Publié le 2 Mars 2015

leJDD.fr dans son article du 1er mars 2015 nous montre que selon l’hebdomadaire L’Espresso, la guérilla fait rage au Vatican. Deux camps s’affrontent : les proches du pape François et celui emmené par le cardinal Pell, secrétaire pour l’Économie.

"Un second VatiLeaks", c'est ainsi que sont qualifiées dans les couloirs du Vatican les révélations de l'hebdomadaire L'Espresso. Un nom qui fait écho aux précédentes révélations par la presse italienne de documents secrets mettant en cause le puissant cardinal Bertone, numéro deux de la Cité éternelle, et qui ont mené à sa démission. Au centre du nouveau scandale dévoilé vendredi, les luttes entre cardinaux de la curie pour le contrôle des finances du Vatican ; et particulièrement le cardinal australien George Pell, nommé secrétaire pour l'Économie par le pape François afin de remettre de l'ordre dans ces finances. C'est lui qui, déjà, avait mené la fronde des "cardinaux conservateurs" lors du synode sur la famille, en octobre 2014.

Il y aurait aujourd'hui deux camps à la curie. Celle autour du cardinal Pell, en quelque sorte numéro trois du Vatican, appuyé par le directeur de l'IOR (la "banque du Vatican"), le Français Jean-Baptiste de Franssu; et celle des proches du pape François, autour de Mgr Parolin, le numéro deux du Vatican, avec le cardinal français Jean-Louis ­Tauran.

L'Espresso dévoile notamment un procès verbal qui rend compte d'une réunion de l'organisme administrant le patrimoine du Saint-Siège, le 12 septembre dernier. Le cardinal Pell y apparaît être détesté de l'entourage immédiat du pape. Le cardinal Tauran y fustige, toujours selon l'hebdomadaire italien, la concentration des pouvoirs entre les mains du cardinal australien : "Nous sommes entrés dans une phase de soviétisation, c'est très préoccupant." Le cardinal George Pell vient alors de mener une guerre éclair pour récupérer dans son portefeuille les biens immobiliers du Vatican, contre l'avis du pape François, qui aurait bloqué le transfert de ces activités in extremis.

Censé moraliser les finances du Vatican, le cardinal Pell se révélerait par ailleurs fort dépensier. L'Espresso rapporte une conversation entre le cardinal australien et le pape il y a quelques semaines : "Cher George, tu m'expliques comment tu as fait pour dépenser un demi-million d'euros? Il y a des vols en business class, des habits sur mesure, tu as également acheté un meuble sous évier à 4600 €… Mais il est en or massif ?" "Sainteté, ayez confiance en moi, j'ai acheté uniquement ce dont j'avais besoin. Je sais ce que je fais", aurait alors répondu du tac au tac le cardinal au Saint-Père. Les 500 000 € en question ont été dépensés entre juillet et janvier… De quoi faire désordre au moment où le pape François en appelle à une révolution de l'Église.

Le père Lombardi, porte-­parole du Vatican, a immédiatement réagi vendredi. Dénonçant des articles "indignes", il a ­défendu l'autorité du pape : "Le fait que des arguments complexes du point de vue économique ou juridique soient objets de discussion et de points de vue différents est normal. À la lumière des avis émis, le pape donne ses orientations et tous les responsables le suivent." Sous peu, les budgets 2014 et 2015 du nouveau secrétariat pour l'Économie seront également publiés.

Selon The Tablet, la résistance au cardinal australien venant de sections de la bureaucratie vaticane, ou de la curie, n'a cessé de croître depuis décembre 2014, quand le cardinal Pell a fait savoir qu'il avait "découvert" des centaines de millions d'euros qui avaient été "nichés" dans des comptes transversaux de bilan du Vatican. Les fuites semblent viser à discréditer les efforts de réforme du cardinal Pell, de la même manière que le scandale Vatileaks de 2012 visait à discréditer le secrétaire d'État du pape Benoît XVI, le cardinal Tarcisio Bertone, mais dans le sens d'éviter cette fois-ci les réformes.

Cette affaire nous montre l'une des maladies qui touche la curie, le "terrorisme des bavardages", et elles peuvent toucher un cardinal conservateur comme le cardinal George Pell. Attendons les budgets 2014 et 2015 du nouveau secrétariat pour l'Économie pour démeler le vrai du faux.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 2 Mars 2015

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Moscou à la mémoire de Nemtsov

BFMTV.com nous montre que ce dimanche 1er mars 2015, Moscou devait voir défiler dans ses rues une importante manifestation d'opposition aux politiques économique et ukrainienne de Vladimir Poutine. Après le tragique événement de la soirée du 27 au 28 février, au cours de laquelle le charismatique et écouté opposant russe Boris Nemtsov, a été assassiné, cette manifestation s'est muée en marche funèbre, le plus important rassemblement depuis la réélection de Poutine, en 2012.

Entre 10 000 et 70 000 personnes, selon la police ou les organisateurs, se sont retrouvées au pied du Kremlin pour rendre hommage au leader d'opposition assassiné dans la nuit du 27 au 28 février. Émotion et colère se lisent sur les regards de cette manifestation en forme de marche funèbre. Elle remplace le rassemblement d'opposition que Boris Nemtsov avait prévu ce dimanche, mais qui a été annulé à l'annonce de sa mort. Le député, âgé de 55 ans, était un ancien ministre de Boris Eltsine et l'un des plus farouches opposants à Vladimir Poutine.

À l'approche du Kremlin, les cordons de police se sont montrés plus serrés. Cela faisait longtemps que les opposants voulaient, en vain, défiler sous les fenêtres du centre du pouvoir russe. Après ce tragique événement, les autorités ont laissé la marche s'organiser à cet endroit, sous haute surveillance. L'heure est au recueillement, et au rassemblement : les manifestants ont mobilisé bien au-delà des partisans de Nemtsov.

Le cortège s'est rendu sur les lieux du crime, entre le fleuve Moskva et le Kremlin. Alors que Vladimir Poutine dénonce en ce meurtre une "provocation", les autorités évoquent cinq pistes, dont celle d'un opposant politique voulant faire porter la faute au Kremlin, ou encore celle d'un islamiste voulant lui faire payer son soutien à Charlie Hebdo... Les opposants accusent plus volontiers Vladimir Poutine. Difficile de comprendre comment un tel meurtre a pu être commis presque sous les fenêtres de Poutine, dans l'une des zones les plus surveillées de la capitale russe, quadrillée de caméras de surveillance et de patrouilles. C'est ce qui renforce les accusations de l'opposition, et la colère des manifestants.

Il est de notoriété publique que Boris Nemtsov était étroitement surveillé par les renseignements russes et recevait régulièrement des menaces de mort. Il avait d'ailleurs déclaré, le 10 février à l'hebdomadaire Sobesednik, craindre "un peu pour sa vie". Lorsque les manifestants n'accusent pas directement le pouvoir, ils le blâment du "climat de haine" qu'il a instauré.

La manifestation que Boris Nemtsov avait prévue était une manière de protester contre l'échec économique de Vladimir Poutine et l'intervention en Ukraine. Dans un communiqué, le Comité d'enquête précise que l'oppposant "se rendait avec sa compagne à son appartement", et que "les auteurs du crime étaient informés de son trajet". Six douilles de munition de calibre 9 mm de fabricants différents ont été retrouvées sur les lieu par les enquêteurs. Le Comité d'enquête a promis une récompense de 3 millions de roubles (43 500 euros) pour toute information susceptible d'aider à l'avancement de l'enquête.

À Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, plus de 6000 personnes, selon la police, se sont rassemblées pour honorer la mémoire de l'opposant. Des centaines de personnes ont également rendu hommage à Boris Nemtsov en province, notamment à Ekaterinbourg, dans l'Oural, et Tomsk, en Sibérie. Les hommages ont aussi eu lieu à l'étranger où des rassemblements ont été organisés à Paris, Kiev, Budapest, Varsovie et Vilnius.

La mort de Boris Nemtsov est l'une des nombreuses images de la dérive impérialiste et autocratique de Poutine, qui est bien décidé à museler l’opposition. Les médias sont aux ordres, les opposants ne peuvent pas s'exprimer, ou sont soit emprisonnés ou assassinés, tandis qu'on use du nationalisme pour faire la guerre à ses voisins afin de faire oublier aux russes la corruption du régime. Voilà le grand démocrate que soutiennent la Manif pour tous et le FN, un homme d'État infréquentable.

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Publié le 1 Mars 2015

DirectMatin.fr montre dans son article du vendredi 27 février qu'alors que les clivages interreligieux semblent s'accentuer, des musulmans ont lancé une initiative originale et solidaire pour favoriser le dialogue : en plein Carême, ils vont jeûner avec les chrétiens.

L'initiative a pour nom de code #Muslims4Lent, soit "Musulmans pour le Carême". Dans son esprit, elle évoque des campagnes consacrées à des causes tragiques comme #Bringbackourgirls, en faveur des fillettes enlevées par Boko Haram au Nigeria. La mécanique est identique : il s'agit de poster une photo de soi-même sur les réseaux sociaux, Twitter ou Facebook, en tenant entre les mains un message dont la base est commune, et qu'il est possible de personnaliser légèrement.

Dans le cas présent, il est proposé à des musulmans de s'associer au Carême des chrétiens - cette période de 40 jours qui précède Pâques - en s'engageant à un petit sacrifice quotidien en signe de solidarité. Le message du panneau est simple : "Je m'appelle X. Je suis un musulman de telle nationalité, et en signe de solidarité, pendant les 40 prochains jours, je m'engage à tel sacrifice. #muslims4lent".

L'initiative fait du bruit car de nombreux internautes se sont prêtés au jeu. La BBC ou le Los Angeles Times ont d'ores et déjà relayé cette campagne. Pour le moment, les participants sont surtout issus de la communauté musulmane des Etats-Unis, mais pas seulement. De tous les âges et de tous les sexes, voilées ou non voilées pour les femmes : ils et elles partagent ce message et prennent des engagements variés : beaucoup renoncent au soda pour ce Carême, d'autres aux bonbons, aux frites, au shopping... ou à se disputer avec les petits frères ou petites sœurs.

Une belle initiative qui montre plus que jamais que les musulmans ne sont pas représentés par les djihadistes et qu'ils souffrent autant que les autres du sort que subissent les chrétiens au Proche-Orient. Alors oublions les préjugés faciles des populistes d'extrême droite.

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Publié le 1 Mars 2015

RTL.fr montre dans son article que le pape François a dénoncé ce dimanche 1er mars l'"intolérable brutalité" subie par des chrétiens et d'autres minorités menacés en Irak et en Syrie par les jihadistes de l'organisation État islamique (EI).

"Malheureusement, les nouvelles dramatiques ne cessent d'arriver de Syrie et d'Irak", a-t-il déploré après la prière hebdomadaire de l'Angélus sur la place Saint-Pierre de Rome, sans toutefois mentionner nommément l'EI. En début de semaine, le groupe jihadiste a lancé une attaque contre des villages et hameaux dans le nord-ouest de la province syrienne de Hassaké et a enlevé 220 chrétiens assyriens, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. "Nous voulons assurer tous ceux qui se trouvent dans ces situations que nous ne les oublions pas, mais que nous sommes auprès d'eux, et que nous prions avec insistance pour que cesse au plus vite l'intolérable brutalité dont ils sont victimes".

Le pape François a également évoqué le Venezuela, "qui vit de nouveau des moments de forte tension" et a prié "pour les victimes, et en particulier pour le garçon tué il y a quelques jours à San Cristobal". Clivert Roa, 14 ans, a été tué lors d'une manifestation d'étudiants à San Cristobal, qui avait été l'une des premières villes touchées par les protestations estudiantines ayant fait plus de quarante morts entre février et mai 2014.

Le Proche-Orient, où le sort des chrétiens ne cesse de préoccuper l’ensemble de la communauté chrétienne syrienne tout comme les Eglises occidentales, et le Venezuela, où le le Saint-Siège a été invité à participer à des discussions officielles et a manifesté sa disponibilité pour promouvoir le dialogue entre les différentes forces politiques, ont été au coeur du pape François. Cet Angélus permet au pape d'adopter une position ferme contre la persécution des chrétiens et ouverte vu la situation politique au Venezuela.

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Publié le 28 Février 2015

L'OBS dans son article du samedi 28 février 2015 nous monte que le cardinal guinéen Robert Sarah assure que les Africains "joueront leur rôle" pour défendre la famille traditionnelle au prochain synode d'octobre, reconnaissant des incompréhensions profondes avec une partie des Occidentaux sur le divorce et l'homosexualité.

"L'Afrique propose à l'Occident ses valeurs sur la famille, l'accueil, le respect de la vie", explique à l'AFP ce cardinal réservé et modeste, l'un des deux membres africains de la curie romaine. "Les derniers papes ont eu une grande confiance dans l'Église d'Afrique, et c'est une invitation à jouer notre rôle".

Lors du premier synode sur la famille en octobre 2014, les ouvertures sur les divorcés remariés, les unions libres et les homosexuels ont beaucoup irrité les évêques africains, qui peinent déjà à défendre le modèle catholique monogame dans des pays à tradition souvent polygame. "Les Africains ne se sont pas plaints de n'être pas écoutés! Ce sont les autres qui se sont plaints que nous ne comprenions pas leurs problèmes, que nous avions des questions que nous ne voulons pas toucher", réagit le prélat avec humeur. Mais, c'est la réalité, car ces problèmes qui touchent l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Amérique latine ne concernent pas l'Afrique.

"Dieu s'est prononcé de manière claire sur l'homosexualité (...). Si un prélat se met contre la révélation, c'est son affaire, mais nous continuerons à affirmer ce que Dieu entend de l'homosexualité. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas accompagner pastoralement ces personnes", explique-t-il. Non, ce n'est pas Dieu qui s'est prononcé sur l'homosexualité, mais la Bible écrite par les hommes. Accompagner les couples de même sexe n'est pas la solution, car leur sexualité sera toujours vu par l'Église comme contre nature, et ils seront donc traités comme des chrétiens de seconde zone. La miséricorde divine n'y est pas.

"La même chose vaut pour les divorcés civilement remariés: là aussi il y a une déclaration du catéchisme de l'Église catholique, et une déclaration ferme de Jean Paul II (...), qu'il n'est pas possible de donner l'accès à la communion aux divorcés remariés. Il n'empêche que le prêtre doit accompagner ces personnes, les encourager à participer à la messe, à éduquer leurs enfants chrétiennement", ajoute-t-il. Accompagner les divorcés remariés alors qu'on pense qu'ils sont adultères, et leur demander ensuite de participer à la messe sans qu'ils puissent y communier et d'éduquer leurs enfants, alors qu'on leur apprend que leurs parents sont des pécheurs est risible.

Dans un livre d'entretiens avec le vaticaniste Nicolas Diat, "Dieu ou rien" (Fayard), le cardinal guinéen de 69 ans condamne comme "une confusion entre le bien et le mal" les tentatives de l'Occident d'imposer en Afrique ses conceptions sur la famille et la contraception. "L'Occident ne doit pas refuser d'écouter ce que l'Esprit dit aux Églises, même si elles sont africaines !", lance-t-il. L'Esprit n'évite pas la surpopulation mondiale, les famines et les maladies, comme le fait l'Occident.

"Comment comprendre que des pasteurs catholiques soumettent au vote la doctrine, la loi de Dieu et l'enseignement de l'Eglise sur l'homosexualité, le divorce et le remariage ?", ajoute le prélat. La consultation des fidèles ne va pas contre la doctrine, elle la rend plus vivante en posant des questions saines à l'Église qui se montre incapable d'avoir une réflexion crédible à ce sujet.

"J'affirme avec solennité que l'Église d'Afrique s'opposera fermement à toute rébellion contre l'enseignement de Jésus et du magistère ! Comment un synode pourrait-il revenir sur l'enseignement constant" de Paul VI, Jean Paul II et Benoît XVI ? "Je place ma confiance dans la fidélité de François." La Tradition est la solution miracle. On ne veut pas que ça change, utilisons la Tradition. Pauvre Tradition, devenue un alibi constant, alors qu'elle accepte aussi les changements.

Dans ce livre d'entretien, ce cardinal théologiquement proche de Benoît XVI raconte sa vie: une enfance "heureuse" à Ourous, village pauvre de la Guinée des Hauts plateaux, et la résistance à la dictature marxisante de Sekou Touré, puis les postes éminents au Vatican. Revenant avec l'AFP sur ses origines, Mgr Sarah tient à "faire la distinction" entre pauvreté et misère. "Je suis d'un continent qu'on dit pauvre mais quelle dignité dans cette pauvreté ! Chez nous, la plus grande pauvreté c'est d'être isolé, seul".

Le cardinal Sarah montre que les Églises africaines ou plutôt leurs hiérarques ne sont pas prêts à écouter la souffrance des divorcés remariés et des homosexuels considérés comme des chrétiens de seconde zone. La miséricorde divine proposée par le pape François a été bien vite oublié par les évêques, archevêques et cardinaux nommés à l'époque de Jean-Paul II et de Benoit XVI. Le prochain synode des évêques va vite devenir une bien belle déception.

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Publié le 27 Février 2015

Europe1.fr dans son article du vendredi 27 février 2015 nous montre qu'après sa mort, un sans-domicile belge, qui vivait aux abords de la place Saint-Pierre, a été enterré au cimetière teutonique du Vatican.

Il aura finalement trouvé le repos éternel à deux pas du Saint-Siège. Un SDF belge a été enterré au cimetière teutonique du Vatican, entre la basilique Saint-Pierre et la Salle Paul VI. Un cloître entouré d'un mur d'enceinte, lieu de sépulture normalement réservé aux religieux des maisons allemandes.

Il avait son santon à la crèche de la paroisse. Mais Willy, c'était son prénom, était la coqueluche du quartier. Assidu à la paroisse Saint-Anne, à l'intérieur du Vatican, il avait même "sa" statuette parmi les santons de la crèche. Un curé avait en effet installé une figurine de clochard pour lui prouver qu'il était bien intégré.

Willy était nourri en partie par les prélats de la curie, rapporte Radiovaticana, ce qui ne l'aura pas sauvé du froid qui l'a emporté le 12 décembre dernier. À sa mort, une famille allemande a financé son enterrement. Ce n'est pas la première attention de la part du Vatican envers les plus démunis. En effet, des douches publiques gratuites avaient été installées début février et le pape avait également distribué 400 sacs de couchage à des SDF.

Ce geste montre le dernier effort du pape pour promouvoir les droits et le bien-être des pauvres, et il franchit une étape supplémentaire pour mettre en place une Église pauvre pour les pauvres en permettant à un SDF d'être enterré à l'intérieur du Vatican. Willy est maintenant entérré entre les diplomates éminents et les riches bienfaiteurs de l'Église. Intéressant.

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Publié le 26 Février 2015

Comme le résume leur slogan, ils ne lâchent rien. Après les municipales et les européennes, la Manif pour tous s'invite jeudi 26 février 2015 comme le montre 20minutes.fr dans la campagne des élections départementales en engageant les candidats à signer une charte défendant «l'intérêt supérieur de l'enfant» face à «l'idéologie de genre», qui n'existe pas sauf dans la tête des membres de cette organisation réactionnaire.

Cette charte réaffirme les convictions du mouvement qui s'était fortement mobilisé contre l'ouverture du mariage aux couples homosexuels: «L'intérêt supérieur de l'enfant est d'être élevé par son père et sa mère», «il ne peut être l'objet d'aucun commerce ni d'aucun don. La grossesse ne peut être l'objet d'aucun contrat».

Elle «va être soumise au plus grand nombre possible de candidats par tout le réseau de la Famille pour tous», a expliqué la présidente Ludovine de la Rochère, lors d'une conférence de presse à Paris. Cette charte a déjà été signée par «200 candidats en trois jours, alors que nos militants commencent à peine à la faire circuler», se félicite-t-elle. Les noms des signataires seront rendus publics «10 à 15 jours» avant le premier tour, a-t-elle précisé.

En la signant, les candidats s'engagent à «préserver la neutralité républicaine des collèges publics», en s'opposant par exemple au soutien du conseil départemental «à toute organisation promouvant l'idéologie du genre en milieu scolaire». La Manif pour tous parlant de neutralité républicaine est plus que risible. «Le lobby LGBT (lesbien, gay, bi et trans) doit rester en dehors de l'école», assène Ludovine de la Rochère. Le lobby catholique ne doit pas être oublié non plus et lui mérite plus qu'un hypothétique lobby LGBT d'être en dehors de l'école.

Les signataires veilleront à ce que le Conseil départemental n'apporte aucune subvention aux associations «promouvant explicitement ou implicitement l'idéologie de l'indifférenciation sexuelle, la gestation pour autrui ou la protection médicalement assistée sans père». Les études de genre ne sont pas une idéologie sauf dans l'esprit de ce mouvement, mais utiliser le mot 'indifférenciation' sert avant tout à la Manif pour tous pour condamner l'homosexualité.

Il s'agit aussi de s'assurer que les dossiers de demandes d'adoption, désormais ouverte aux couples de même sexe au grand dam de la Manif pour tous, «soient examinées sans idéologie aucune dans le respect des personnes et de l'intérêt supérieur de l'enfant». Donc, à chaque fois, ce sera le couple de même sexe, qui sera à chaque fois débouté pour adopter des enfants. Sans idéologie ? Mais la Manif pour tous fait de l'idéologie.

La charte diffusée lors des élections municipales avait été signée par 2.402 candidats, dont 51% sans étiquette, 31% par la droite et le centre et 18% par le FN et assimilés, selon la Manif pour tous. Ce qui n'est en rien étonnant, les éléments les plus réactionnaires viennent de ces mouvements politiques.

La Manif pour tous s'implique dans les départementales, après un succès mitigé pour les municipales et les européennes de 2014, et ne regarde pas l'implication politique des candidats qu'elle partenarise. Son but est de porter sa vision conservatrice du monde sur des thèmes comme l’adoption ou l’IVG.

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Publié le 25 Février 2015

Renforcer le dialogue avec l'islam de France et améliorer la formation des imams... Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dévoilé ce mercredi 25 février 2015 à l'issue du Conseil des ministres, quelques pistes pour développer un islam compatible avec la République, selon BFMTV.com.

Ne pas laisser l'islam aux extrémistes et aux djihadistes. Le gouvernement a affiché mercredi sa volonté d'accompagner un islam modéré et "compatible" avec la République. Plusieurs pistes ont été présentées en ce sens par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, mercredi matin à l'issue du Conseil des ministres.

Première piste présentée : l'instauration, "deux fois par an autour du Premier ministre" d'une instance de dialogue réunissant le CFCM, des représentants régionaux du culte musulman et des imams. Au menu de ces rencontres seront débattues "les questions de la formation des imams" et de "l'abattage rituel".

Autre piste avancée par Bernard Cazeneuve : durcir les conditions pour devenir imam. "Nous avons souhaité développer les diplômes des imams: 6 diplômes universitaires sont déjà en vigueur. L'objectif est de porter ces diplômes à 12", a défendu le ministre de l'Intérieur. Par ailleurs, sur la délicate question des aumôniers musulmans, qui officient dans les hôpitaux, les prisons ou dans l'armée par exemple, Bernard Cazeneuve a affirmé qu'il ne seraient recrutés que s'ils avaient obtenus ces 12 diplômes.

Enfin, Bernard Cazeneuve a souligné la "volonté de développer des laboratoires de recherche dans les universités", ceci "pour augmenter significativement le niveau de connaissance et de recherche universitaire de l'islam."

Le gouvernement cherche de nouvelles pistes pour améliorer le dialogue avec l'islam de France, et améliorer sa représentativité pour qu'il s'adapte pleinement à son environnement.

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Publié le 25 Février 2015

LePoint.fr nous montre dans son article que l'écrivain appelle la communauté internationale à intervenir pour sauver les chrétiens victime d'"une sorte de génocide" perpétré par l'EI.

Jean d'Ormesson a dénoncé un "génocide" des chrétiens d'Orient. L'écrivain a appelé la communauté internationale à agir après l'annonce de l'enlèvement de 90 chrétiens par le groupe État islamique (EI) en Syrie. "Il n'y a pas de privilège pour les chrétiens", a expliqué Jean d'Ormesson, rappelant que les violences touchent toutes les populations des pays ou le groupe État islamique (EI) est présent. Cependant "pour les chrétiens je me demande s'il n'y a pas une sorte de génocide dans cette région du monde", a-t-il déclaré à l'AFP le mercredi 25 février 2015.

"Il semble qu'on veuille extirper le christianisme de ses origines. Les chrétiens d'Irak parlaient araméen, c'étaient les plus anciens établissements chrétiens du monde. Ils ont souffert affreusement. Maintenant ça s'étend à la Syrie, à la Libye", constate-t-il. "Le massacre de ces malheureux coptes est une scène abominable", s'emporte l'écrivain en évoquant la décapitation en Libye mi-février de 21 coptes égyptiens, dont l'enlèvement et le meurtre a été revendiqué par la branche libyenne de l'EI.

Pour Jean d'Ormesson, "il faut montrer le plus de solidarité possible avec ces chrétiens d'Orient qui sont en train d'être exterminés". L'écrivain estime "que la France seule ne peut rien faire". Mais "il espère que l'Europe va se pencher sur ce problème tragique, et peut-être plus que l'Europe, les Nations-Unies". "Il semble qu'une action internationale devrait absolument venir au secours de ces malheureux chrétiens qui doivent s'imaginer qu'ils sont entièrement abandonnés", déclare-t-il.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé mardi que des djihadistes du groupe EI ont attaqué deux villages chrétiens sous contrôle des forces kurdes dans le Nord-Est syrien et enlevé 90 habitants. Ce serait la première fois que l'EI kidnappe un aussi important groupe de chrétiens en Syrie. La principale raison serait que les chrétiens syriaques s’affichent en première ligne lors des combats au côté des kurdes dans la région de Hassaké face aux djihadistes de l'EI. En Irak voisin, l'organisation extrémiste sunnite a enlevé des milliers de soldats et membres de minorités, notamment des Yazidis. Les chrétiens ont commencé à former leurs propres milices, ne se sentant pas protégés par les forces kurdes et irakiennes face à la menace djihadiste.

L'EI semble perdre du terrain en raison des frappes de la coalition et ils ont sans doute pris ces otages pour en faire des boucliers humains, et Jean d'Ormesson n'a pas tort il faudrait une action internationale pour se débarrasser de ces barbares de l'EI afin d'aider les chrétiens d'Irak et de Syrie.

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Publié le 24 Février 2015

Cukierman et Boubakeur : le Crif et le CFCM mènent "le même combat"

BFMTV.com nous montre que le président du Crif Roger Cukierman et son homologue du CFCM Dalil Boubakeur se sont entretenus mardi 24 février 2015 avec François Hollande au lendemain des propos polémiques tenus par le premier. Une poignée de mains sur le perron a scellé cette entrevue.

"Nous sommes sur le bateau. Nous menons le même combat contre le racisme et l'antisémitisme". Les président du Crif et du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Roger Cukierman et Dalil Boubakeur ont enterré la hache de guerre à l'Elysée mardi après une entrevue d'une trentaine de minutes avec le président de la République François Hollande. Cette rencontre est intervenue, après "plusieurs échanges téléphoniques entre les deux hommes", au lendemain de propos controversés de Roger Cukierman sur "les violences" commises par "les jeunes musulmans", qui avaient conduit le CFCM à boycotter le dîner annuel du Crif.

Le chef de l'État comptait sur cette rencontre pour délivrer "un message de rassemblement de tous pour défendre les valeurs de la République". Il a semble-t-il été entendu. "Nous portons le message d'un apaisement nécessaire et utile afin que les fidèles de nos deux communautés partagent à nouveau le principe du vivre-ensemble", a jugé Dalil Boubakeur sur le perron de l'Elysée avant que Roger Cukierman n'insiste sur "la conception commune des communautés juives et musulmanes du vivre tous, car nous sommes tous citoyens de la nation française".

"Je salue l'esprit de responsabilité des présidents du CRIF et du CFCM. Autour du Président, ils ont montré la force du vivre ensemble", a écrit le Premier ministre Manuel Valls sur twitter.

Lundi soir, à l'occasion de cette réception, François Hollande avait annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite. "Il n'y a pas d'antisémitisme ordinaire", a déclaré le président de la République parlant d'une "lèpre" qui est "toujours là 70 ans après la Shoah" et que "la France combattra sans faiblesse".

Plus tard à la tribune, Roger Cukierman avait tenté de faire retomber la pression en exprimant, en introduction de son discours, son "vif regret" de l'absence du CFCM. "Juifs et musulmans, nous sommes sur le même bateau, j'espère que le contact sera rapidement rétabli", avait-il déclaré rappelant son amitié "ancienne et sincère" avec Dalil Boubakeur.

François Hollande a poussé les président du Crif et du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Roger Cukierman et Dalil Boubakeur a apaiser leur tension, car comme il le signale c'est "l'esprit du 11-janvier qui doit nous élever, à chaque fois".

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