Publié le 23 Février 2017

rte.ie dans son article du jeudi 23 février nous montre que l'archevêque de Sydney a dit que la réponse des autorités ecclésiastiques australiennes sur les abus sexuels sur mineurs par des prêtres constituait une négligence criminelle dans certains cas. La Commission royale, qui a été réunie pendant quatre ans, calcule qu'entre 1980 et 2015 près de 1900 personnes de l'Église ont fait face à des allégations de mauvais traitements. Plus d'un quart d'entre eux étaient des prêtres.

 

Plus tôt aujourd'hui à Sydney, l’archevêque Fisher a été interrogé par la Commission à propos de l'avocat de l'archevêque et de l'utilisation de l’archevêque de Perth du terme «absolument insuffisante» pour décrire la réponse de certaines autorités de l'Église au scandale.

 

Mgr Fisher a répondu : "Je pense que vous pouvez utiliser des mots plus forts dans certains cas, qu'il était dans une sorte de négligence criminelle pour faire face à certains des problèmes qui nous regardaient en face." "Dans d'autres cas, je pense qu'il y avait des gens qui étaient comme des lapins devant les phares. Ils n’ont juste eu aucune idée de ce qu'il fallait faire, et leur performance était épouvantable."

 

Mgr Denis Hart de Melbourne a dit à la Commission qu'il acceptait que la réponse de l'Église était totalement fausse. Mgr Fisher a également dit que certains individus doivent être tenus responsables de terribles actes ou de terribles échecs pour ne pas avoir répondu une seule fois alors qu'ils savaient les choses qui se passaient. Il a dit que les dirigeants de l'Église ont fait ce qu'ils pouvaient pour apporter la réparation et la guérison afin de veiller à l’avenir que l’Église soit un endroit plus sûr.

 

Mais peut-on faire confiance à des hommes qui ont soutenu le cardinal Pell en 2015 ? Rien n’est moins sûr, surtout quand on sait que certains prêtres abuseurs n’ont pas été dénoncés. De sérieux doutes ont été mis en avant par la Commission sur l’honnêteté des cinq archevêques prétendant ne pas être au courant.

 

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Publié le 22 Février 2017

Radio Vatican nous montre que le sixième forum international sur les migrations et la paix s’est ouvert ce mardi 21 février à Rome. Organisé par le réseau international Scalabrinien des migrations, le dicastère pour le développement humain intégral du Saint-Siège et la fondation Konrad Adenauer. Ce forum qui doit durer deux jours a pour thème cette année «Intégration et développement: de la réaction à l’action». C’est par une audience avec le pape François dans la salle Clémentine du Vatican que les 250 participants ont ouvert leurs travaux. Le pape a livré de nouvelles clés pour mieux accueillir et intégrer les migrants aujourd’hui.

 

En dressant un large panorama des migrations contemporaines, le pape a regretté que dans la plupart des cas il s’agisse de déplacement forcés, causés par des conflits, des désastres naturels, des persécutions, des changements climatiques ou des conditions de vie indignes. «Les flux migratoires contemporains constituent le plus vaste mouvement de personnes, sinon de peuples, de tous les temps» a relevé le pape François. Face à ce scénario complexe de la nature “forcée” des conflits, le pape propose, comme il l’avait déjà fait, une pédagogie pour affronter ce défi, qui s’articule autour de quatre verbes : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.

 

Accueillir d’abord suppose un changement de comportement : face à des comportements de refus, enracinés dans l’égoïsme et amplifié par de la démagogie populiste dénonce le pape, il est nécessaire de dépasser l’indifférence et la peur. Le pape François plaide ainsi pour des canaux humanitaires «accessibles et sûrs» pour accueillir en particulier ceux qui subissent de terribles persécutions ou pris au piège d’organisation criminelles. Protéger signifie mettre en place des instruments qui permettent de lutter efficacement contre l’exploitation. «C’est un impératif moral qui doit se traduire en adoptant des instruments juridiques internationaux et nationaux, clairs et pertinents» précise le pape.

 

Mais la protection ne suffit pas, il est pour le pape François essentiel de promouvoir le développement intégral des migrants et réfugiés, dans l’esprit de la doctrine sociale de l’Église car il s’agit d’un droit inaliénable de l’être humain. Cette promotion humaine, note le pape, doit commencer dans les communautés d’origine, là où doit être garantit, en même temps le droit de pouvoir émigrer, celui de pouvoir rester. Il s’agit donc de continuer à développer la coopération internationale pour que soit assurés une vie digne dans de nombreux pays. Enfin, le pape insiste sur l’intégration qui se fonde avant tout sur la reconnaissance de la richesse culturelle de l’autre. Cela se fait dans les deux sens : pour celui qui arrive, il est nécessaire de respecter les traditions du pays d’accueil et ses lois, et que le pays d’arrivée veille à ne pas négliger la politique d’accueil, en privilégiant notamment le regroupement familial.

 

Dans son discours, le pape François précise que conjuguer ces quatre verbes répond à un devoir de justice, face aux inégalités économiques aujourd’hui croissantes, un devoir de civilité car en appliquant cette culture de l’accueil se construit un patrimoine commun d’humanité et de sagesse, enfin, un devoir de solidarité qui s’inscrit dans le besoin de comprendre les souffrances de nos frères et sœurs. En concluant, le pape a tenu à mettre en évidence une catégorie particulièrement vulnérable : les enfants et les adolescents forcés à vivre loin de leur terre d’origine, séparés de leurs familles.

 

Les inquiétudes du pape sont fondées comme le montre l’article de Libération.fr de ce mercredi 22 février 2017 : «Pays-Bas : les partis de Geert Wilders et de Mark Rutte à égalité dans les sondages». Le Parti pour la liberté (PVV) du député islamophobe Geert Wilders, qui était jusqu'alors en tête des sondages, est mercredi à égalité avec la formation du Premier ministre libéral Mark Rutte, à trois semaines des élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas. Si le scrutin se tenait cette semaine, le PVV remporterait de 24 à 28 sièges alors que le VVD de Mark Rutte récolterait entre 23 et 27 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement, a indiqué le site de référence Peilingwijzer, qui compile six enquêtes différentes. Cette différence entre dans la marge d'erreur et n'est donc pas «significative», précise la chaîne de télévision publique NOS.

 

En pourcentage, le VVD recevrait entre 15,2 et 16,9% des votes alors que le PVV aurait entre 15,8% et 17,6% des votes. Près de 13 millions de Néerlandais sont appelés le 15 mars aux urnes, un vote qui sera scruté par l'extrême droite en Europe. Des élections sont prévues en France et en Allemagne et une victoire de Geert Wilders pourrait être dynamisant pour ses alliés idéologiques. En lançant samedi sa campagne officielle dans la banlieue de Rotterdam, Geert Wilders, déjà condamné pour incitation à la discrimination après des déclarations sur des Marocains, a promis de débarrasser le pays de «la racaille marocaine».

 

Amnesty se place pleinement dans le souci du pape quand elle voit des régimes démocratiques brader la liberté et les paroles de haine se banaliser comme le montre l’article d’euronews.com de ce mercredi nommé «Amnesty dénonce les discours de haine de certains dirigeants». Des dirigeants du monde entier, comme Donald Trump aux États-Unis, propagent des discours de haine “diabolisant” certains groupes, une rhétorique “toxique” qui rend le monde plus dangereux, s’alarme Amnesty international dans son rapport annuel mercredi.

 

“Les discours clivants de Donald Trump, Viktor Orban (Hongrie), Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Rodrigo Duterte (Philippines)… s’acharnent sur des groupes entiers de population, les désignent comme boucs émissaires et propagent l’idée selon laquelle certaines personnes sont moins humaines que d’autres”, les premiers visés étant les réfugiés, dénonce Amnesty international. Et de citer le décret anti-immigration fermant temporairement les frontières des États-Unis aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, suspendu depuis, ou encore l’accord “illégal et irresponsable” conclu entre l’Union européenne et la Turquie, permettant de renvoyer des demandeurs d’asile dans ce pays. Au total, l’ONG a dénombré 36 pays ayant “violé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés”.

 

Ces discours de rejet et de haine ont des effets directs sur les droits et libertés, pointe Amnesty : “Des gouvernements ont fait voter des lois qui restreignent le droit d’asile, la liberté d’expression, qui légitiment la surveillance de masse ou donnent aux forces de l’ordre des pouvoirs illimités”. Loin d‘être l’apanage de leaders extrémistes, ces paroles stigmatisantes ont été adoptées “parfois de façon voilée, parfois de façon plus ouverte” par “des partis dits centristes”, souligne John Dalhuisen, directeur d’Amnesty international pour l’Europe.

 

“Les discours déshumanisants, c’est quand le Premier ministre hongrois qualifie les migrants de poison, c’est quand Geert Wilders (député néerlandais d’extrême droite) parle de la racaille marocaine, c’est aussi quand le Premier ministre néerlandais écrit une lettre ouverte invitant les migrants à se comporter de façon normale ou de rentrer chez eux”, cite M. Dalhuisen en guise d’exemple. Les étrangers et les musulmans, “cibles principales de la démagogie européenne” sont “présentés comme une menace à la sécurité, à l’identité nationale, des voleurs d’emplois et des abuseurs du système de sécurité sociale”, insiste-t-il.

 

En France, où l’ONG basée à Londres a exceptionnellement présenté son rapport annuel, Amnesty dénonce la restriction des droits fondamentaux dans le cadre des mesures prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier l‘état d’urgence, décidé après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 et prolongé depuis. Selon son recensement, de fin 2015 à fin 2016, “seules 0,3% des mesures liées à l‘état d’urgence ont débouché sur une enquête judiciaire pour faits de terrorisme”.

 

En revanche, “ces assignations à résidence ont entraîné des pertes d’emploi ou la marginalisation de ces personnes”, déplore Camille Blanc, présidente d’Amnesty international France. L’ONG considère par ailleurs qu’en matière d’accueil des réfugiés, “la France n’a pas pris ses responsabilités au niveau international” et ne protège pas suffisamment les réfugiés et migrants présents sur son sol. “Dans le cadre des élections présidentielle et législatives qui vont avoir lieu en 2017, la France est à la croisée des chemins concernant les droits humains, qui font écho à une tendance mondiale, et les citoyens ne doivent pas tomber dans le piège de ces discours qui entraînent la haine, la peur, ou le repli de soi”, selon Camille Blanc.

 

Face aux renoncements des grandes puissances à se battre pour le respect des droits et libertés, et la passivité des États face aux atrocités et crises vécues en Syrie, au Yémen, ou encore au Soudan du Sud, Amnesty international appelle chacun à se mobiliser et agir. “2017 sera une année de résistance”, a dit à l’AFP le président d’Amnesty Salil Shetty. “Nos espoirs reposent sur le peuple”.

 

La résistance, une bonne idée, mais elle ne doit pas être violente. Une résistance non violente pour réveiller les populations devant le défaitisme ambiant qui a cours actuellement et qui ne profite qu’à l’extrême droite en Europe. L’exemple des États-Unis est révélateur et des milliers de manifestants anti-Trump ont défilé, lundi, à New York et dans plusieurs grandes villes américaines à l’occasion du «Presidents Day», un jour férié en l’honneur des présidents des États-Unis, qui tombait le jour d'anniversaire du premier mois de Donald Trump à la Maison blanche, au profit d’un «Not My President Day».

 

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Publié le 21 Février 2017

RFI.fr nous montre ce mardi 21 février 2017 que la procédure canonique contre Tony Anatrella se poursuit. C'est ce qu'a décidé l'archevêque de Paris. L'été dernier, André Vingt-Trois avait mis en place une commission chargée d'enquêter sur les agissements présumés de ce religieux très en vue. Tony Anatrella, 75 ans, prêtre-psychanalyste est accusé d'agressions sexuelles dans le cadre de son activité professionnelle.

 

Ce n'est pas la première fois que Tony Anatrella est au cœur d'une enquête judiciaire, civile ou au sein de l'Eglise. Il y a 16 ans, en 2001, une plainte arrive au diocèse de Paris. Elle ne connaîtra pas de suites. Cinq ans plus tard, en 2006, 3 plaintes sont déposées, cette fois au parquet de Paris. Mais les faits sont prescrits ou «non constitutifs d'une infraction». La procédure est classée.

 

En 2016, de nouvelles accusations tombent toujours pour le même genre de faits : des thérapies censées «guérir les patients de leur homosexualité» qui dévient et tournent à l'agression sexuelle. L'archevêque de Paris reçoit plusieurs témoignages et met en place une commission pour auditionner «tous ceux qui le souhaitent». On ne sait pas combien ils sont, ni la nature des faits dénoncés, mais le dossier est assez lourd pour que la procédure canonique se poursuive, a décidé Monseigneur Vingt-Trois.

 

«Spécialiste en psychiatrie sociale», «consulteur» auprès du Vatican, farouchement opposé au mariage homosexuel. Tony Anatrella est connu pour ses écrits sur la sexualité des adolescents. Il officiait aussi régulièrement comme expert auprès du tribunal ecclésiastique de Paris. L'instruction par l'Église de ce dossier a donc été dépaysée par le Vatican. Elle se fera à Toulouse.

 

Plus rien ne peur être caché, et même ceux qu’on pensait intouchables peuvent subir la justice canonique, mais le renvoi de la prêtrise n’est pas assez et il faut une condamnation civile exemplaire. Il est heureux qu’une de ses victimes n’a pas renoncé à entamer un procès au civil.

 

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Publié le 20 Février 2017

LePoint.fr nous montre dans son article du dimanche 18 février 2017 qu’il n’est pas facile d’être surtout quand on veut réformer. Défiance ouverte de cardinaux, affiches anonymes et pamphlet satirique : jusqu'où ira le "House of cards" vaticanesque pour déstabiliser le pape ? Dans le dernier épisode de son duel contre les conservateurs, la pape François a intensifié la riposte et appelé du renfort.

 

Au centre de ce scénario à rebondissements, le pape argentin veut ouvrir l'Église aux fidèles "en situation irrégulière", comme les divorcés remariés civilement, qui peuvent recevoir dans certains cas la communion. En embuscade, les gardiens intransigeants d'un dogme millénaire sont ulcérés par cette recommandation papale laissée au discernement des évêques locaux. Ils répètent que le mariage est indissoluble et toute relation avec un nouveau conjoint un péché mortel d'adultère.

 

Quatre cardinaux conservateurs ont envoyé cet automne une lettre explosive au pape l'accusant d'avoir semé la confusion et exigeant une réponse à leurs "doutes" sur ses recommandations sur la famille publiées en avril. Parmi eux, le cardinal américain Raymond Burke a endossé au fil des semaines le rôle de conjuré en chef, préconisant de sanctionner le pape pour "ses erreurs".

 

De précédentes flèches lui avaient déjà valu, voici deux ans, d'être écarté d'un poste élevé au Vatican pour être relégué patron de l'Ordre de Malte. Mais il a probablement attisé une fronde historique au sein du vieil ordre catholique, conduisant le pape à exiger fin janvier le départ de son "Grand maître". La pape François a nommé le 4 février le numéro trois du Vatican pour remettre les chevaliers de Malte dans le droit chemin spirituel et a relégué Mgr Burke au rang de figurant.

 

Le même jour, les Romains découvraient à leur réveil plus de 200 affiches anonymes placardées dans la ville... "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient-elles en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé d'avoir "ignoré les cardinaux" et "décapité l'Ordre de Malte". L'enquête est en cours, mais des catholiques ultras semblent à la manœuvre. Une façon de peser à l'avenir sur le choix du successeur du pape ? La semaine suivante, le pape était la cible d'un faux "Osservatore Romano", journal officiel du Vatican, transformé en pastiche sarcastique dans lequel le pape répond avec ambiguïté aux cardinaux frondeurs.

 

"En lien avec des événements récents, le Conseil des cardinaux exprime son plein appui à l'œuvre du pape", a enfin écrit lundi le "C9", groupe de neuf cardinaux conseillant le pape sur ses réformes internes. Dans l'univers feutré du Saint-Siège, où le respect au pape va de soi, ce soutien n'est pas passé inaperçu. S'il permet au pape François de paraître moins isolé dans les couloirs du Vatican, il peut aussi être perçu comme un signe de faiblesse par ses détracteurs.

 

L'un des cardinaux du C9, l'Allemand Reinhard Marx, a expliqué mercredi que le groupe ne voulait pas dramatiser, mais qu'il était grand temps de réaffirmer "la loyauté au pape". "C'est clair que nous avons des discussions et des tensions au sein de l'Église, mais il en sera toujours ainsi", a-t-il tempéré. Un autre cardinal, chargé de l'interprétation des textes législatifs, sortait de son côté un livre confirmant la possible communion des divorcés remariés, totalement en phase avec le pape...

 

Ces derniers mois, le souverain pontife, qui jouit d'une grande popularité dans le monde, s'était défendu tout seul, précisant dormir "comme une souche", peu soucieux de ceux qui voient le monde en "noir et blanc".

 

Décrit comme "autoritaire" par ses ennemis, le pape a aussi le pouvoir de faire les carrières. Il vient ainsi de nommer archevêque un ardent défenseur des migrants, en remplacement d'un opposant conservateur italien partant à la retraite. Des vaticanistes observant les soubresauts du Vatican depuis des décennies avancent des analyses divergentes sur cette version papale de "Tout cela est l'expression d'une grande résistance face à un pape qui ouvre les portes dans toutes les directions et parle avec ambiguïté", juge Sandro Magister, qui a sorti sur son blog la lettre des quatre cardinaux.

 

Luigi Accattoli minimise l'intensité dramatique : "Aucun pape ne contrôle tout. Les résistances, y compris de cardinaux, ont toujours existé". Pour autant, "elles sont aujourd'hui plus vivaces et plus nombreuses", "et nous ne sommes pas habitués à une contestation de droite !"

 

Le pape François n’est pas au bout de ses peines notamment avec la réforme de l’IOR comme le montre l’article de RFI.fr de ce lundi 19 février intitulé : «Blanchiment d'argent: le Vatican a gelé 2 millions d'euros suspects en 2016». Le Vatican a gelé en 2016 deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical. C'est une étape de plus dans la lutte contre le blanchiment d'argent sale, entamée par Benoit XVI et poursuivie par le pape François.

 

Les deux millions d'euros gelés en 2016 portent à 13 millions d'euros les fonds ainsi neutralisés depuis 2013 par la banque du Vatican en raison de leur origine douteuse. De la même façon, 5000 comptes suspects ont déjà été fermés quand la banque n'en connaissait pas les détenteurs ou qu'ils n'avaient pas de lien avec l'Église catholique ni ses activités caritatives.

 

La banque vaticane baptisée «Institut des œuvres religieuses» a donné lieu à des scandales retentissants dans les années 1980 car elle comptait parmi ses clients des mafieux notoires. Mais en 2010, le pape Benoit XVI avait entrepris de remettre de l'ordre et de soumettre la banque vaticane aux critères internationaux de transparence.

 

Une action poursuivie par le pape François qui a lancé une vaste restructuration. Dernière mesure en date : les cardinaux chargés de surveiller la banque vaticane ne participeront plus aux conseils d'administration. Ils siègeront dans une commission séparée afin de bien marquer la distinction entre le rôle des laïcs et celui des prélats.

 

Réformer demande de la patience et il va en falloir au pape face à ses adversaires qui resteront toujours fixé à la lettre plutôt que sur l’humain.

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Publié le 19 Février 2017

L’OBS dans son article intitulé «#THÉO Des milliers de manifestants contre les violences policières, incidents à Paris» nous montre ce dimanche 19 février 2017 que plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi après-midi dans plusieurs villes de France à l'appel notamment d'associations antiracistes et de syndicats, pour protester contre les violences policières, donnant lieu à quelques incidents à l'issue du rassemblement parisien.

 

À Paris, 2300 personnes selon la police, 4000 à 5000 selon les organisateurs, se sont rassemblées sur la place de la République, plus de deux semaines après l'agression de Théo, ce jeune homme victime d'un viol présumé lors de son interpellation.

 

Quelques incidents ont eu lieu après la fin du rassemblement, qui avait été déclaré auprès de la préfecture de police par les organisateurs, des associations antiracistes (SOS Racisme, Cran, Ligue des droits de l'Homme, Mrap, Egam...), des syndicats (CFDT, CGT, FSU), des organisations lycéennes et étudiantes (Fidl, Unef, UNL, Fage, La Fabrique), auxquels s'est associé le Syndicat de la Magistrature.

 

Un groupe de quelques centaines de personnes qui n’avait rien à voir avec la manifestation a "testé les barrages des forces de l'ordre", a indiqué une source policière. Puis, après avoir essuyé des jets de divers projectiles (bâtons de bois, canettes, pavés), les forces de l'ordre ont riposté avec charges et tirs de gaz lacrymogènes après 17h. Deux policiers ont été légèrement blessés, selon une source policière.

 

D'autres manifestations ont réuni environ 250 personnes à Nice, 200 à Poitiers, 150 personnes à Montpellier, 150 à Dijon -où des incidents ont également eu lieu-, une centaine à La Rochelle, 80 à Avignon. Vendredi soir, une centaine de personnes avaient également défilé à Marseille.

 

Benoît Hamon dans ce climat tendu se décide à faire des propositions dans la banlieue dans l’article pour LeMonde.fr : «Hamon regrette «le rendez-vous manqué» entre Hollande et les banlieues». Dans un entretien au «Journal du dimanche», le vainqueur de la primaire promet de «pacifier la relation entre la police et le contrôlé» et juge que le récépissé est «l’un des moyens» pour y parvenir, puis rappelle sa conception de la laïcité en proposant de «rappeler le principe absolu, la laïcité, et de revenir à la loi de 1905, qui protège aussi bien la fille habillée en short que celle qui veut librement porter le foulard». M. Hamon rappelle aussi qu’il veut mettre en place «une police des discriminations». Il s’agirait d’«un corps d’inspecteurs qui, par des contrôles inopinés, s’assure[rait] qu’il n’y a pas de discriminations, à l’embauche ou à la location, ou encore à l’entrée d’un lieu public en raison de son sexe».

 

À ses yeux, il existe «un double déni», celui «de la République, qui a laissé se développer des ghettos sociaux et territoriaux» et «celui de musulmans qui disent que cette dérive-là est extérieure à l’islam» alors qu’il y a «une offensive très forte de groupes religieux qui testent la République et veulent mordre sur les libertés fondamentales, notamment celles qui concernent les femmes». Sur ce terrain, le candidat socialiste met en garde contre la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen, qui «détourne la laïcité pour en faire un instrument antimusulman ». Si elle arrive au pouvoir, « c’est l’embrasement garanti des banlieues», prédit-il.

 

Par ailleurs, alors que la perspective d’un rapprochement avec le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, semble s’éloigner, M. Hamon a déclaré, samedi, en marge d’un déplacement au Portugal : «Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n’oblige personne.» Comme le montre LeParisien.fr dans son article de ce dimanche «Hamon : "ma priorité ne consiste pas à parler aux appareils"», Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle, a affirmé dimanche que sa "priorité ne consiste pas à parler aux appareils" politiques mais à tous les électeurs, épinglant les "conditions fortes" posées par Jean-Luc Mélenchon en préalable d'un rassemblement. "Si l'on fait du covoiturage et que l'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement", a-t-il ajouté.

 

Le député des Yvelines souhaite s'adresser "au-delà même des formations politiques, aux grands réseaux qui sont ceux de la lutte contre la pauvreté, contre l'exclusion, dans le domaine de l'écologie, de l'éducation, pour leur dire qu'il n'est pas possible que la gauche soit absente du deuxième tour de l'élection présidentielle". "Nous ne pouvons pas nous permettre d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite", a-t-il insisté.

 

Benoît Hamon dans son compte Twitter délivre aussi son programme, comme sur la loi travail où il dit : «je maintiendrai les aspects positifs : compte personnel d'activité, garantie jeune...et j'abrogerai le reste.» Il propose aussi : «Je veux reconnaître le vote blanc, je propose le 49.3 citoyen, et le droit de vote des étrangers aux élections locales.» Selon lui, pour la sécurité : «Il faut mieux payer et mieux former les policiers. Je veux une police de proximité, pour renforcer le lien avec la population.» Tout en ajoutant, qu’il «propose qu'un corps d’inspecteurs contrôle et s'assure de l'absence de discriminations.» et pour «lutter contre les trafics, je veux légaliser le cannabis. Nous ne pouvons pas rester passif face aux dangers engendrés.» Ensuite, il veut faite du revenu universel le nouveau pilier de notre protection sociale. Enfin, «Pour renforcer la solidarité entre les États», il veut «mutualiser la dette européenne et annuler la dette des pays en difficulté».

 

Pendant ce temps, comme le montre le Direct Élections présidentielles 2017 de LCI.fr, Jean-Luc Mélenchon présente son programme sur You Tube sans contradicteurs. Il propose un plan de relance de 100 milliards d'euro qui seraient empruntés à la Banque centrale européenne et 173 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires sur le quinquennat dans lequel il y a 55 milliards de recettes par le programme de relance économique. Il voit les choses en grand, le seul problème c’est qu’il est peu envisageable que la Banque centrale européenne lui donne 100 milliards d'euro puisqu’elle a pour objectif prioritaire de maintenir la stabilité des prix dans la zone euro. Elle renfloue les banques pas les États. Cela risque de finir comme la Grèce, où la BCE a surtout été le bras armé des créanciers du pays.

 

Enfin, L’OBS dans son article «#ESPAGNE 160 000 personnes ont manifesté samedi à Barcelone pour réclamer l'accueil des réfugiés», nous montre que Dès 16h locales (15h GMT), des dizaines de milliers de manifestants envahissaient les rues du centre, souvent vêtus de bleu pour former une "marée" d'où surnageaient des pancartes portant le slogan du rassemblement : "plus d'excuses, accueillons maintenant". En vertu de ses engagements envers l'Union européenne, l'Espagne devait recevoir quelque 16 000 candidats à l'asile déjà admis dans d'autres pays, à partir de 2015. Mais seuls 1100 sont arrivés jusqu'à présent.

 

Le défilé était organisé dans le cadre de la campagne "Chez nous c'est chez vous" ("Casa nostra casa vostra", en catalan). Selon son site internet, elle avait été lancée par "un groupe de personnes indépendantes travaillant dans le monde de la communication" en Catalogne, qui s'étaient retrouvés en mai 2016 dans les camps de réfugiés, à la frontière entre Grèce et Macédoine, en tant que professionnels ou bénévoles.

 

Le rassemblement de samedi était cependant soutenu par la majorité des partis politiques, syndicats et entités en Catalogne, selon les médias espagnols.

 

"C'est la manifestation la plus grande qui ait été faite en Europe pour la défense des droits des réfugiés", a affirmé le secrétaire aux migrations du gouvernement catalan, Oriol Amoros. La manifestation s'est terminée symboliquement au bord de la mer Méditerranée, où plus de 5000 migrants ont péri en 2016.

 

Il faudrait comme le souhaite les maires des villes de Catalogne que la Commission européenne commence à sanctionner de façon sévère les pays ne respectant pas leur engagement en la matière. L’Espagne n’a pas été très fiable en la matière.

 

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Publié le 18 Février 2017

CatholicHerald.co.uk nous montre dans son article le vendredi 17 février 2017 que le cardinal Gerhard Müller, chef de la doctrine du Vatican, dit que les évêques locaux ne peuvent pas réinterpréter l’enseignement de l'Église subjectivement.

 

Dans un entretien avec le magazine allemand Rheinische Post, le cardinal Müller a déclaré que ce n’était "pas son style" de critiquer les publications des évêques. Cependant, il a ajouté : "Je ne pense pas qu'il est particulièrement bénéfique pour chaque évêque de commenter les documents pontificaux individuellement pour expliquer comment il comprend subjectivement le document."

 

Au cours des dernières semaines, les évêques de Malte et d’Allemagne ont émis des lignes directrices permettant la communion pour les divorcés remariés. Les évêques maltais ont déclaré qu'il pourrait être "impossible" pour certains couples d’éviter le sexe, et que les gens ne pouvaient pas se voir refuser la communion si elles discernent qu'elles étaient "en paix avec Dieu". Cependant, plusieurs évêques ont affirmé l'enseignement traditionnel qui veut les divorcés remariés ne puissent pas recevoir la communion, sauf quand ils cherchent à vivre "dans la continence complète".

 

Le cardinal Müller a récemment dit qu’il approuvait l'enseignement traditionnel. Il a également souligné l'enseignement magistral, plus récemment celui de Jean-Paul II, de Benoît XVI et de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui dit continence est nécessaire. Donc pour le cardinal Müller la communion pour les divorcés remariés est contre la loi de Dieu.

 

Pourtant, l'Église essaye de trouver une solution afin que les divorcés remariés puissent aller vers les sacrements et cela s'avère compliqué. Nicolas Senèze dans son article de la-Croix.com intitulé ‘Le Vatican publie une interprétation autorisée d’«Amoris laetitia»’ du mardi 14 février nous montre que le cardinal Francesco Coccopalmerio, principal canoniste du Vatican, entre dans le débat sur l’accès à l’eucharistie de certaines personnes divorcées remariées en donnant dans un livre une interprétation personnelle mais autorisée du chapitre VIII de l’exhortation apostolique Amoris laetitia, où il commence par souligner sa pleine cohérence avec la doctrine de l’Église sur le mariage et son indissolubilité.

 

Ce petit livret d’une cinquantaine de pages publié par la Librairie éditrice vaticane se veut un guide de lecture de l’exhortation sur un de ses points les disputés par ceux qui tentent d’amoindrir la portée magistérielle du texte pontifical. «Il est évident que les conditions essentielles dont il est question devront être soupesées par un discernement attentif et autorisé de la part de l’autorité ecclésiastique», relève le cardinal Coccopalmerio pour qui cette autorité sera «le curé, qui connaît directement les personnes et peut, à cause de cela, exprimer un jugement adéquat sur ces situations délicates».

 

Il n’exclut toutefois pas la création d’un service diocésain pour conseiller les curés ou auquel l’évêque pourrait transmettre les cas les plus difficiles. Il souligne aussi que «les conférences épiscopales devraient émettre avec sollicitude des lignes directrices pour instruire fidèles et pasteurs sur ces questions délicates». Certains épiscopats l’ont déjà fait, comme les évêques de la région de Buenos Aires – dont le texte a été loué par le pape – ou ceux de Malte et d’Allemagne. Le livret du cardinal Coccopalmerio ne se veut pas pour autant une interprétation officielle d’Amoris laetitia. Ce n’est pas non plus un texte juridique, même s’il émane du président du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, l’organe justement chargé d’interpréter les textes de droit du Saint-Siège.

 

Difficile de faire une place aux divorcés remariés quand le sommet de l’Église se limite à la loi, plutôt que de pratiquer la miséricorde. Espérons que l’ouverture puisse venir de la base pour ouvrir les yeux au sommet de l’Église qui ne comprend toujours pas la vie réelle de ses paroissiens.

 

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Publié le 18 Février 2017

actu.orange.fr nous montre dans son article du jeudi 16 février 2017 qu’un prêtre de 73 ans, soupçonné d'actes de pédophilie, a été déféré au Palais de justice de Rouen après une garde à vue de 48 heures, selon le parquet.

 

Entendu depuis mardi au commissariat de Rouen (Seine-Maritime), le père Bernard Lecoquierre a été mis en examen pour viols et tentatives de viols aggravés sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, selon parquet, qui confirme une information révélée par M6. L'affaire a débuté en 2016, après la plainte déposée par un jeune homme, majeur, accusant le septuagénaire de l'avoir agressé sexuellement plusieurs années auparavant.

 

La brigade des mineurs de la Sûreté départementale lance alors une enquête qui permet d'identifier un autre jeune homme, également majeur, qui fait part de tentatives d'abus sexuels de la part du prêtre. Les faits reprochés à Bernard Lecoquierre se seraient produits à Yerville, près de Rouen, sur une période allant de septembre 2007 à janvier 2016. Selon les enquêteurs, l'homme aurait partiellement reconnu les faits.

 

L'archevêque de Rouen, Monseigneur Dominique Lebrun, s'est déclaré "coupable et trahi" et a tenu à adresser une pensée "aux personnes qui seraient victimes d'agissements inqualifiables et encore plus scandaleux de la part d'un prêtre, et dont les effets destructeurs sont connus" dans un communiqué publié par le diocèse. Le prêtre risque jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.

 

Le diocèse de Rouen a pris l’affaire au sérieux puisque le prêtre sera suspendu s'il était mis en examen, mais l’exemple suisse est plus porteur comme le montre Radio Vatican dans son article du vendredi 17 février intitulé : «Suisse : une marche blanche contre les abus sexuels dans l'Église». Une Marche Blanche est organisée à Fribourg, place Python, dans l'après-midi du 18 février 2017, de 15h à 16h. Cette initiative vise à dénoncer l'absence de mesures à l'encontre des personnes qui ont commis des actes pédophiles. La Marche Blanche vise à dénoncer l'absence de mesures à l'encontre des personnes qui ont commis des actes pédophiles et demande la reconnaissance des victimes par toutes les autorités concernées.

 

L'événement, initié par Chistine Bussat (UDC/VD), la fondatrice de l'association Marche Blanche qui lutte contre la pédophilie, fait suite à la sortie du livre-témoignage de Daniel Pittet : Mon Père, je vous pardonne (éditions Philippe Rey) qui relate les nombreux viols commis par un capucin, le père Joël Allaz, entre 1968 et 1972. Dans cet ouvrage préfacé par le pape François en personne, Daniel Pittet relate aussi tout le processus de guérison et de pardon qui lui a permis de garder la foi.

 

Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg et de Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion, soutiennent cette démarche. Ils rappellent qu'une telle revendication interpelle également l'Église et son rôle dans la gestion de faits pédophiles.

 

Les prêtres pédophiles sont peu à peu découverts et cela permet à l’Église de voir que les loups peuvent se trouver au milieu des brebis. Il est heureux qu’elle réagisse enfin.

 

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Publié le 17 Février 2017

LeMonde.fr dans son Live Présidentielle 2017 du vendredi 17 février 2017 nous montre que Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont en tête des intentions de vote selon une enquête électorale menée par le Cevipof pour Le Monde. Les deux candidats ont toutefois une base électorale qui n'a pas la même solidité. Pourtant comme le montre francetvinfo.fr dans son article «Présidentielle : à deux mois du premier tour, "il y a un certain désarroi pour une partie de l'opinion"», rarement une élection présidentielle a été aussi indécise sous la Ve République. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria, diffusé jeudi 16 février, François Fillon est en forte baisse sur un mois avec 18,5% d'intentions de vote et se voit distancé par Marine Le Pen (26%) et Emmanuel Macron (23%) au 1er tour. Mais cette enquête révèle aussi une forte incertitude dans le choix des électeurs.

 

Ensuite le parquet national financier (PNF), chargé de l'enquête préliminaire concernant les soupçons d'emploi fictif pesant sur l'épouse de François Fillon a communiqué, hier, affirmant qu'"en l'état", elle écarte "un classement sans suite". Cela ouvre deux perspectives : l'ouverture d'une information judiciaire ou un renvoi du candidat en correctionnelle. francetvinfo.fr nous montre dans son Direct que sur LCI, Thierry Solère a exclu tout retrait de son candidat. Un comité d'accueil à la mairie de Tourcoing s’en est donné à cœur joie avec des casseroles, des banderoles et le slogan "Fillon en prison".

 

Dans une autre affaire d'emplois fictifs présumés, qui concerne cette fois le Front national au Parlement européen, Marianne et Mediapart ont révélé, hier, un rapport qui accable Marine Le Pen. L’OBS nous montre dans son article «Emplois fictifs au Parlement européen : Marine Le Pen nie avoir reconnu quoi que ce soit», que Marine Le Pen a démenti ce vendredi avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire européen, contredisant un rapport de l'organisme antifraude de l'UE dévoilé jeudi par Mediapart et "Marianne". Cependant selon le rapport de l'Olaf, la députée européenne a reconnu avoir salarié fictivement son garde du corps, Thierry Légier, comme assistant parlementaire pour "régulariser des salaires et charges".

 

Pendant ce temps à gauche, les militants Europe écologie-Les Verts ont voté à 89 % pour que Yannick Jadot travaille à un rapprochement avec Benoît Hamon (PS) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). Comme le montre le Direct de francetvinfo.fr, invité de franceinfo, Yannick Jadot estime qu'"il y a un incroyable potentiel d'une grande aventure politique", alors que les militants écologistes ont largement approuvé hier, par un vote, un rapprochement avec Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans l’article de francetvinfo.fr «Élection présidentielle : 60% des sympathisants de gauche appellent à une candidature unique», on nous fait savoir que selon un sondage Odoxa pour franceinfo, plus de la moitié des sympathisants de gauche souhaiteraient qu'il n'y ait qu'un seul candidat de la gauche à l'élection présidentielle. Pour 44% d'entre eux, Jean-Luc Mélenchon doit se retirer, pour céder sa place à Benoît Hamon. Seuls 16% des sympathisants de gauche préfèreraient le scénario inverse.

 

C’est sans doute pour cela que Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon se parleront aujourd'hui d’après le Direct de francetvinfo.fr. C'est ce qu'a indiqué ce dernier sur franceinfo. "Ce ne sera pas facile", a-t-il concédé à propos des négociations entre les deux hommes. Pour cela LCI.fr nous montre dans son article «Benoît Hamon va "parler" avec Jean-Luc Mélenchon ce vendredi» qu’avant cet entretien, Jean-Luc Mélenchon a envoyé une lettre au candidat PS pour poser ses conditions, et lui expliquer ce qui pour lui sera non-négociable.

 

Tout d'abord, il veut s'assurer que Benoît Hamon rompra avec la politique du quinquennat. Pour cela, il lui demande "l’engagement clair à en abolir les mesures emblématique c’est-à-dire essentiellement la loi El Khomri, le CICE et l’état d’urgence permanent. Cela se traduira par la mise à l’écart des prochaines élections notamment des ministres du gouvernement qui a imposé cette 'loi-travail' à coup de 49/3". Ensuite, il ne veut "aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement" qui est selon lui "la poursuite ou le durcissement de la politique mise en œuvre par François Hollande".

 

Enfin, Donald Trump dans le Direct de francetvinfo.fr a promis un nouveau décret sur l'immigration "la semaine prochaine", lors d'une conférence de presse. Il en a également profité pour attaquer la presse, qu'il juge "malhonnête". Il n’aura pas le soutien de la hiérarchie catholique à ce niveau là comme le montre l’article de Rina Guidos sur NCRonline.org du jeudi 16 février intitulé : «Les évêques frontaliers appellent à la dignité, indépendamment de la "condition de migration"». Dans une déclaration conjointe, les évêques catholiques dont les diocèses sont le long de la frontière américano-mexicaine ont parlé de la "douleur, de la peur et de l'angoisse" qu'ils voient chez les immigrants et ont promis de suivre l'exemple du pape dans la construction de "ponts, plutôt que les murs d'exclusion et d'exploitation".

 

La déclaration 14 février a été lue à la basilique du Sanctuaire national de Notre-Dame de San Juan del Valle au Texas après une visite par les évêques d’un centre de retenue de l'immigration ainsi que d'un centre de répit humanitaire à la paroisse du Sacré-Cœur à McAllen, au Texas, dans le diocèse de Brownsville.

 

Cette déclaration intervient après deux jours d'une assemblée d'évêques dont les diocèses sont le long de la frontière américano-mexicaine. Le nonce apostolique aux États-Unis, Mgr Christophe Pierre, y a également assisté. La réunion d'environ 20 évêques incluait l’évêque Daniel E. Flores de Brownsville et Mgr Gustavo Garcia-Siller de San Antonio.

 

Ils ont parlé de la situation de la Sainte Famille qui a cherché refuge et une réponse humaine de compassion, et disent qu'ils ont vu la même chez les immigrants qu’ils ont rencontrés. Pour eux, les migrants ont le droit d'être respecté quel que soit l’état de migration. Dans l'Église, ils disent qu’"il n'y a pas d'étrangers", et ont promis de continuer à soutenir les services aux familles de migrants "y compris ceux qui sont spirituels, juridiques et d’assistance matérielle."

 

Le modèle Trump a du plomb dans l’aile puisque Donald Trump ne peut pas fermet partiellement les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans puisqu’un juge de Seattle en a bloqué l'application, puis la cour d'appel de San Francisco a maintenu cette suspension. Heureusement que des contre pouvoirs permettent de limiter le pouvoir d’un président qui improvise et qui a déjà deux de ses ministres démissionnaires comme Michael Flynn, le conseiller, à la sécurité nationale à cause de ses liens avec la Russie et de son secrétaire au travail, Andrew Puzder, qui a retiré mercredi sa candidature, plombée par des révélations sur d’anciens épisodes de sa vie personnelle. Cela donne une idée de la direction de la France par le FN : totale improvisation, promesses non tenables et des ministres peu fait pour le travail.

 

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Publié le 16 Février 2017

Fabienne Béranger dans son article du mercredi 15 février 2017 pour france3-regions.francetvinfo.fr nous montre que l'évêque d'Angers, Monseigneur Emmanuel Delmas, vient d'adresser un message aux prêtres sur le site du diocèse. Il les alerte au sujet de témoignages accusant l'abbé Houard, aujourd'hui décédé.

 

"Comme vous le savez peut-être, j’ai reçu des témoignages de jeunes adultes qui m’ont confié avoir subis dans leur enfance des comportements inappropriés de la part d’un ancien aumônier, l’abbé Houard, aujourd’hui décédé.

 

Ce sont des agissements graves et profondément destructeurs. Ils demandent un long chemin de guérison. Le fait que ces jeunes aient pu en parler et se confier participe à ce travail essentiel de reconstruction. Il est courageux de leur part qu’ils aient pu s’en ouvrir à moi. Ce prêtre est aujourd’hui décédé. Il ne s’agit donc pas d’ouvrir une action en justice", peut-on lire sur le site internet du diocèse d'Angers.

 

Dans ce courrier qu'il adresse aux prêtres de son diocèse, monseigneur Delmas tient à exprimer sa "disponibilité auprès de toute personne qui aurait eu à subir de tels agissements de la part de ce prêtre, espérant ainsi contribuer à les aider dans l’avenir qui s’ouvre devant elles."

 

Il demande également aux prêtres de son diocèse "de faire preuve de disponibilité, en accueillant le cas échéant, toute personne qui souhaiterait se confier sur ce sujet, et de (l)’en informer."

 

Le père Hyacinthe-Marie Houard, soupçonné de pédophilie, est décédé en décembre 2012. Il est le fondateur de l'IRCOM d'Angers.

 

Comme nous pouvons le voir les langues se délient et Mgr Delmas choisit de s’inscrire dans la politique de tolérance zéro souhaitée par le pape en montrant une certaine transparence. Espérons que cela dure et remercions les victimes qui ont pu grâce à leur dénonciation des prêtres pédophiles pousser l’Église à réagir.

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Publié le 16 Février 2017

Dans le LIVE Présidentielle 2017 de ce jeudi 16 février 2017, LeMonde.fr nous montre que François Fillon a proposé mercredi d’abaisser la majorité pénale à 16 ans. Selon lui, "les individus de 16 ou 17 ans profitent de la clémence du système. Il est donc temps d’en finir avec un système qui ne fonctionne pas". Il s'agit d'une proposition de l'ancien président Nicolas Sarkozy, avec qui le candidat de la droite a déjeuné mercredi.

 

Mais peut-il faire la morale en cette matière, puisque comme le montre francetvinfo.fr dans son Direct, François Fillon dénonce "un acte de communication", après la décision du parquet national financier, jeudi 16 février, de poursuivre l'enquête sur les soupçons d'emploi fictif qui pèse sur sa famille. Le procureur, qui a indiqué avoir reçu les premiers résultats de l'enquête préliminaire, estime que "les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d'envisager, en l'état, un classement sans suite". Le candidat a immédiatement dénoncé "un acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique". "Il n'y a rien de nouveau", a-t-il estimé dans les colonnes du Figaro.

 

Jean-Luc Mélenchon est revenu, mercredi lors d'un meeting à Strasbourg, sur la possibilité d’une union de la gauche à la présidentielle, estimant toutefois que la seule candidature possible était la sienne. Mais il lui sera difficile de maintenir un tel entêtement puisque dans son article «Présidentielle : Hamon en nette progression, au détriment de Mélenchon», LeMonde.fr nous montre que le candidat socialiste est crédité de 14 % à 14,5 % d’intentions de vote, un gain de sept points en un mois, selon l’enquête du Cevipof réalisée par Ipsos-Sopra Steria pour «Le Monde». Ce serait drôle de les voir se rassembler et les obliger les sociaux-libéraux à faire des mesures de gauche, quelle plus belle vengeance sur ceux qui pendant 5 ans au gouvernement n’ont fait que des mesures de droite.

 

En voyage en Algérie en début de semaine, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de "crime contre l’humanité", dans une interview à la chaîne algérienne Echorouk News, diffusée mardi. Au lendemain de la mise en ligne de cette interview, plusieurs responsables politiques des Républicains (LR) et du Front national (FN) ont fortement critiqué cette position.

 

Comme nous montre L’OBS dans l’article «Colonisation : "Les gars, faites de l'histoire ou lisez des historiens"», l’'historienne Laurence de Cock a réagi sur Twitter aux propos d'Emmanuel Macron sur la colonisation. Pour elle, les hommes politiques ne doivent pas s’occuper d’histoire : "Ce que l'on peut en retenir : les gars, faites de l'histoire ou lisez des historiens. Cessez ce supermarché permanent du passé et des historiennes. Ça nous fera des vacances. Le passé colonial est un enjeu suffisamment chaud qui n'a pas besoin de toutes ces confiscations. Travailler à diffuser les résultats de la recherche récente sur le sujet me semblerait une marque d'intelligence plus appropriée."

 

N’en ratant pas une, Emmanuel Macron a tendu la main à la Manif pour tous comme le monte l’article de Libération.fr : «Pour Emmanuel Macron, «on a humilié» les anti-mariage pour tous». Pour le candidat du mouvement En Marche ! «ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes» a été «une des erreurs fondamentales de ce quinquennat», pas moins. Dans une interview-fleuve accordée à l'hebdomadaire l'Obs, Emmanuel Macron fustige l'humiliation des opposants au mariage pour tous et prône le dialogue «il faut "partager" des désaccords.» Il revendique aussi le fait d'entretenir un dialogue avec le souverainiste Philippe de Villiers à qui il a rendu visite au Puy du fou, cet été. Autre visite intéressante, le 6 septembre dernier, le Journal du dimanche révélait qu'Emmanuel Macron avait déjeuné avec des prêtres engagés contre le mariage pour tous. Oublie-t-il les  violences homophobes subies par les personnes LGBT ? Sans doute.

 

Interpellé par les députés Pouria Amirshahi et Noël Mamère, Claude Bartolone a annoncé, dans un courrier daté du mardi 14 février, qu’il allait saisir le défenseur des droits, Jacques Toubon, sur la question de la doctrine du maintien de l’ordre et sa pratique en France. Mais Libération.fr dans son Direct nous montre le Parlement a définitivement approuvé le projet de loi de sécurité publique, qui assouplit les règles de légitime défense pour les policiers, durcit les peines pour outrage aux forces de l'ordre et autorise l'anonymat des enquêteurs. Et ce, en plein débat sur les violences policières. Le pire est à craindre.

 

francetvinfo.fr nous montre dans son article «Ce que veut faire Benoît Hamon pour la transparence de la vie publique» nous montre qu’en pleine affaire Fillon, le candidat socialiste à la présidentielle a dévoilé, jeudi 16 février, dix propositions. C'était il y a dix jours, le 6 février dernier. François Fillon faisait face à la presse pour s'expliquer sur les soupçons d'emplois fictifs qui touchent son épouse et deux de ses enfants. Entre deux phrases, il a exigé de ses adversaires la même transparence que lui. Le message semble avoir été entendu par Benoît Hamon qui a dévoilé, jeudi 16 février, sa déclaration de patrimoine (lien en PDF). Mais il a surtout présenté ses dix propositions sur la transparence de la vie publique : il s’engage à publier les déclarations de patrimoine des parlementaires sur internet, à mettre fin à l’embauche d’un membre de leur famille par les parlementaires, à ce que seuls les seuls les parlementaires au casier judiciaire vierge pourront être candidats, à donner le nom de ses donateurs ainsi que la liste des lobbyistes qu'il rencontre et à rendre obligatoire le dépôt d'une déclaration de patrimoine et d'intérêts par les candidats à la présidentielle dès les premières publications de parrainages.

 

Au niveau de la transparence le FN va devoir revoir sa copie comme nous le montre le Direct de Libération.fr. Au Front national aussi, de coquettes sommes auraient été étrangement distribuées. La justice soupçonne ainsi le FN d'avoir mis en place un système frauduleux : ses assistants parlementaires européens, payés sur fonds européen, n'auraient en fait pas travaillé à ce poste mais pour leur parti. Marianne et Mediapart ont publié un rapport confidentiel de l'Office européen de lutte contre la fraude (OLAF) transmis le 26 juillet dernier à la justice française, qui conforte cette thèse. On y apprend notamment que Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen, aurait bénéficié d'un emploi fictif couvert par «un contrat de travail apparemment faux».

 

Enfin, ce jeudi L’OBS dans son article «Le Parlement adopte définitivement le délit d'entrave à l'IVG sur internet» nous fait savoir que le Parlement a adopté définitivement ce jeudi, par un dernier vote de l'Assemblée, la proposition de loi PS visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l'IVG, âprement combattue par une partie de la droite et le mouvement "pro-vie". Ce texte, voté à main levée, prévoit d'étendre au numérique le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, créé en 1993 et sanctionné par une peine pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Comme l’a dit le député UDI Philippe Vigier : «La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté de tromper les personnes». Une phrase plein de bon sens.

 

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