Publié le 25 Juin 2016

Le pape François se recueille au Mémorial du génocide arménien : "La mémoire ne peut être étouffée"

RTL.be nous montre que Le pape François s'est recueilli ce samedi 25 juin matin solennellement devant la flamme perpétuelle du Mémorial du génocide arménien de Tzitzernakaberd, avec le président Serge Sarkissian, en soulignant que "la mémoire" d'une tragédie "ne peut pas être étouffée".

Le pape François a déposé une couronne de fleurs devant le mausolée, puis est descendu quelques marches jusque dans une petite cour intérieure ronde entourée de 12 stèles géantes de basalte inclinées qui représentent les douze provinces où les Arméniens avaient enduré sous l'Empire ottoman les grands massacres en 1915/1916.

Une étole rouge sur les épaules, au milieu des évêques de l'Église apostolique arménienne vêtus de noir et portant une capuche de même couleur, le pape a écouté très concentré les chants d'un chœur de femmes puis un groupe de flûtistes. L'assemblée a entonné le chant religieux arménien "Hrashapar" ("Miraculeux"). Un évêque a lu un épitre : "Vous avez dû supporter un grand combat" et le pape a prononcé une prière d'intercession.

Il s'est rendu ensuite en voiture découverte dans les jardins où il a arrosé un arbre en signe de paix et de renaissance, puis s'est assis à une table en plein air, sur laquelle était ouvert un grand livre d'or. "Je prie ici, avec la douleur au cœur, pour que plus jamais de telles tragédies ne se passent, pour que l'humanité n'oublie pas et sache vaincre le mal par le bien", a-t-il écrit dans son message. "Que Dieu protège la mémoire du peuple arménien ! La mémoire ne peut être étouffée ni oubliée! La mémoire est source de paix et d'avenir !"

Au loin, alors qu'une petite foule applaudissait, on distinguait le Mont Ararat enneigé, lieu symbolique de la culture chrétienne arménienne, où se serait posé selon la légende l'Arche de Noé, et situé aujourd'hui en Turquie.

C’est un autre signe fort du voyage du pape François en Arménie et comme le dit le père Federico Lombardi à propos de l’utilisation du génocide arménien : "Il n'y a aucune raison de ne pas utiliser ce mot dans ce cas". Le pape a longtemps défendu la cause arménienne du temps où il était archevêque en Argentine. Pour l’instant, toujours pas de réaction de la Turquie.

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Publié le 24 Juin 2016

En Arménie, le pape dénonce le «génocide» des Arméniens

Comme le montre LeMonde.fr le pape François a dénoncé, vendredi 24 juin, le «génocide» des Arméniens en 1915/16 sous l’Empire Ottoman, prononçant pour la deuxième fois ce mot jugé inacceptable par la Turquie. Il s’exprimait devant le chef de l’État, Serge Sarkissian, la classe politique et le corps diplomatique.

«Cette tragédie, ce génocide a marqué malheureusement le début de la triste série des catastrophes immenses du siècle dernier», s’est exclamé au palais présidentiel le pape.

Le mot «génocide» ne figurait pas dans son texte distribué à l’avance. Le pape l’avait déjà prononcé une première fois au Vatican en avril 2015, déclenchant la colère d’Ankara.

Un peu plus tôt, dans la cathédrale d’Etchmiadzin près d’Erevan, le pape avait rendu hommage à la déclaration commune signée en 2001 par Jean Paul II et le chef de l’Église arménienne, Karékine II, dans laquelle ils mentionnaient le «génocide» des Arméniens, mais sans citer le mot. Cette déclaration avait, à l’époque, provoqué la fureur d’Ankara.

La Turquie récuse le terme de génocide pour les massacres de 1915/17 sous l’Empire ottoman, affirmant que les victimes, dans le cadre d’une guerre civile, ont été moins nombreuses et étaient aussi bien turques qu’arméniennes.

Le pape François est très clair; il dit les choses comme elles sont et a utilisé encore une fois le mot génocide pour dénoncer le massacre d’1,5 millions d’Arméniens entre 1915 et 1917 à la fin de l’Empire Ottoman. Même si c’est une visite avec une dimension œcuménique, il n’a pas ménagé la Turquie et c’est une bonne chose.

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Publié le 24 Juin 2016

Comme le montrent Europe1.fr et franceinfo.fr le pape est arrivé vendredi en Arménie où il est attendu avec ferveur par une population chrétienne qui le voit en messager de paix. Le pays est considéré comme le premier Etat à avoir adopté le christianisme au tout début du IVe siècle. Il est attendu avec ferveur par une population chrétienne qui le voit en messager de paix et comme son meilleur avocat face à Ankara, toujours dans le déni du génocide de 1915-1917.

Deux moments politiques seront particulièrement suivis. Tout d'abord la rencontre, vendredi, avec le président Serge Sarkissian et 240 représentants du monde politique, civil et diplomatique. Et samedi, la visite au mémorial de Tsitsernakaberd, où est commémoré le génocide du peuple arménien sous l'empire ottoman pendant la Première guerre mondiale. Beaucoup d'Arméniens espèrent qu'à cette occasion, le pape prononcera en terre arménienne le mot génocide.

À bord de l'avion qui l'emmenait dans ce quatorzième voyage à l'étranger, le pape François a également réagi au Brexit. Il en a appelé à la "responsabilité" de l'Europe pour "garantir le vivre ensemble", après le vote historique britannique en faveur d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Selon les résultats définitifs, publiés vendredi 24 juin dans la matinée, les Britanniques ont choisi à 51,9% l'option du "Leave", lors du référendum sur le Brexit organisé jeudi. Sur les 12 régions électorales qui composent le Royaume-Uni, seules 3 ont exprimé leur volonté de rester dans l'Union européenne. Il s'agit de l'Irlande du Nord, de l'Ecosse et de la périphérie de Londres. Gibraltar, au sud de l'Espagne, ne veut pas non plus sortir. L'Espagne vient de proposer une "souveraineté partagée" sur ce territoire, pour lui conserver l'accès à l'UE. Première conséquence politique du Brexit : le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé vendredi qu'il démissionnerait d'ici octobre.

Comme nous le montre Radio Vatican le pape reste sur la ligne choisie par l’Église catholique et la communion anglicane avaient publié un document commun, intitulé «pense, prie, vote». Sans se positionner sur la question, elles appelaient les citoyens à ne pas sous-évaluer la portée historique de ce référendum. En Irlande du Nord, les évêques s’étaient prononcé eux contre le Brexit.

L’Europe a besoin d’une «nouvelle vision» affirmait la Conférence des Églises d’Europe (CEC), l’organisme qui réunit les Églises chrétiennes de traditions orthodoxe, protestante et anglicane. Dans une lettre ouverte envoyée à leurs communautés et organisations, elles invitaient à «une discussion sur le futur de l’Europe et sur le rôle des Églises dans ce processus». Matteo Renzi s’est retrouvé dans la vision du CEC puisque pour lui il est désormais essentiel de "rénover" la "maison Europe". "L'Europe est notre maison", mais "cette maison doit être rénovée, rafraîchie", a affirmé M. Renzi, lors d'une brève allocution devant la presse.

Même François Hollande sur franceinfo.fr a plaidé pour le changement : "l'Europe doit porter des projets et ne pas se perdre en procédures. Elle doit être comprise et contrôlée par les citoyens. Elle doit décider vite là où on l'attend. Laisser une fois pour toute aux États nations ce qui relève de leur seule compétence." François Hollande a prévenu que "la France sera à l'initiative pour que l'Europe se concentre sur l'essentiel. La sécurité et la défense de notre continent pour protéger nos frontières et préserver la paix face aux menaces. L'investissement pour la croissance et pour l'emploi (…), l'harmonisation fiscale et sociale pour donner à nos économies des règles, et à nos concitoyens des garanties. Enfin, le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique."

Mais l’absence de Royaume-Uni est-elle si attristante ? Non ! Comme le montre Nicole Fontaine, l'ancienne présidente du Parlement européen, dans l’EXPRESS.fr la sortie du Royaume-Uni de l'Union est une chance historique de reprendre sa construction, sans les défauts qui l'ont caractérisée jusque là. Ainsi, le Royaume-Uni n'aura plus son mot à dire sur la politique économique et il ne pourra plus empêcher les avancées de l'Union.

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Publié le 23 Juin 2016

La manifestation du 23 juin ou la continuation du mouvement contre la loi travail

Comme le montre LeMonde.fr, francetvinfo.fr, franceinfo.fr, BFMTV.com et Twitter ce jeudi 23 juin 2016, c’est au terme d'un bras de fer avec le gouvernement, les syndicats opposés au texte ont obtenu le droit de manifester. Initialement, le défilé parisien n'était pas censé être une date-clé de la mobilisation contre le projet de loi. Mais l'annonce de l'interdiction du défilé a changé la donne et a suscité un tollé côté syndical et politique. Malheureusement le chef de l'État a réaffirmé ce jeudi son intention de faire aboutir le projet de loi El Khomri : "Sur ce projet de loi, nous irons jusqu'au bout parce que c'est essentiel de pouvoir non seulement permettre que les entreprises puissent embaucher davantage, permettre qu'il puisse y avoir davantage de formations pour ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi, davantage d'embauches avec des contrats à durée indéterminée et davantage aussi pour ce que nous pouvons faire en matière d'insertion", a dit le chef de l'État lors d'un discours ce jeudi à la Cité de refuge de l'Armée du salut, à Paris.

Les manifestations ont été nombreuses dans toute la France. Au Havre, la manifestation se déroulait dans le calme. Elle rassemblait 3400 personnes selon la police, 20 000 selon les manifestants. À Marseille, ils étaient 2840 selon la police et 45 000 selon les organisateurs. À Toulouse, la police en comptait 3500 et les syndicats 12 000. À Rennes où il y avait entre 2000 et 3000 personnes selon la CGT, une manifestation sauvage s'est détachée du parcours officiel, où des manifestants cagoulés et armés de marteaux s'en sont pris à des vitrines. À Nantes environ 200 personnes se sont réunies Place Bouffay dans le calme. À Caen, où il y avait une faible présence policière, la manifestation réunissant un millier de personnes avec les lycéens en tête de cortège s’est déroulé sans incident. À Lyon, 8000 personnes furent annoncés par les syndicats, et une centaine de personnes ont essayé de bloquer la gare de Lyon puis ont finalement quitté les lieux dans le calme.

Camille Senon, 91 ans et mémoire vivante du massacre d'Oradour, a défilé à Limoges où était présentes 8000 personnes, elle qui a dernièrement refusée d'être distinguée par Manuel Valls. À Bordeaux, 7 000 selon personnes ont défilé selon la CGT sans incident de la place de la République à la place de la Bourse. Près de 600 personnes étaient dans les rues de Lorient, à Saint-Brieuc, 500 personnes ont défilé, tandis que près de 2000 personnes ont défilées à Montpellier. Il y avait 1300 manifestants selon la préfecture du Puy de Dôme, 2500 selon les organisateurs pour s’opposer à la loi travail à Clermont-Ferrand, tout cela dans une ambiance festive.

Les principales organisations syndicales ont annoncé 60 000 participants lors de la manifestation à Paris. La préfecture de police annonce entre 19 000 et 20 000 manifestants à Paris. On annonce une baisse de la participation, mais la réalité est tout autre car le parcours, proposé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et resserré sur 1,6 km, démarrant de la place de la Bastille, et tournant autour du bassin de l'Arsenal puis revenant à la célèbre place. Au vu de la physionomie du parcours défini par la préfecture, la manifestation parisienne pourrait bien connaître des problèmes de place. Selon les calculs, impossible de faire entrer plus de 60 000 personnes autour du bassin de l'arsenal. À moins de rester complètement statiques. C'est donc une baisse en trompe l’œil . Autre fait intéressant, aucun incident n’est survenu. Vers 17 h 30, les policiers commençaient à vider la place et encerclaient les derniers manifestants sur le terre-plein central. Sur Twitter, journalistes et manifestants ont ironisé sur ce cortège qui se mord la queue.

Contrairement à ce que l’on a pu attendre, la mobilisation ne s’essouffle pas. Le mouvement continue et le gouvernement va devoir faire des efforts, c’est-à-dire céder sur les points sensibles de la loi travail. Et l’on peut garder comme image le beau geste des membres de la CGT qui ont offert des fleurs à des gendarmes et l'une d’entre elle leur a dit : "n'oubliez pas de boire".

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Publié le 22 Juin 2016

RTL.fr nous montre que quelques heures auparavant, le préfet de police de Paris avait interdit la manifestation contre la loi Travail le jeudi 23 juin à Paris.

Elle a été interdite pendant quelques heures. La manifestation contre la loi Travail à Paris aura finalement lieu jeudi 23 juin. Les syndicats ont "obtenu le droit" de manifester "sur un parcours proposé par le ministre de l'Intérieur", depuis la place de la Bastille jusqu'au bassin de l'Arsenal, a annoncé, ce mercredi 22 juin le leader de la CGT, Philippe Martinez, lors d'une conférence de presse.

"Après des discussions serrées avec le ministre de l'Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris sur un parcours proposé par le ministre de l'Intérieur, ainsi que l'autorisation de manifester le 28 juin selon des modalités à déterminer", a expliqué Philippe Martinez, qui parlait au nom des sept syndicats opposés à la loi travail réunis au siège de la CGT. Mercredi matin, le défilé prévu par les syndicats avait été interdit par la préfecture de police.

Saluant "une victoire de la démocratie", il a appelé les salariés "à manifester massivement". Selon lui, "le président n'a d'autre issue que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement" pour trouver une sortie de crise. Le cortège partira de la place de Bastille, puis fera le tour du bassin de l'Arsenal, avant de retourner à Bastille, a précisé Jean-Claude Mailly (FO), tout en annonçant qu'une "réunion" se tiendrait mercredi "après-midi à la préfecture sur toutes les modalités pratiques de la manifestation". Selon Jean-Claude Mailly, Bernard Cazeneuve a jugé que ce parcours, d'une longueur de 1,6 kilomètre, était "plus sécurisé". Le ministre a précisé qu'"aucun débordement" et "aucune violence" ne seront tolérés.

Tous les leaders syndicaux de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL) seront présents, ont-ils indiqué, y compris Philippe Martinez, initialement attendu à Bordeaux. "Le principal, c'est qu'il y a le respect de la liberté de manifester, c'est un point clef", a estimé Jean-Claude Mailly. Mercredi matin, le défilé prévu par les syndicats, qui devait partir de Bastille pour rejoindre la place de la Nation, avait été interdit par la préfecture de police, qui proposait un rassemblement "statique" à Nation.

Mais comme le montre francetvinfo.fr lors d'une déclaration à la presse, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, met en garde mercredi les participants à la manifestation contre la loi Travail finalement autorisée jeudi à Paris. Il prévient qu'"aucun débordement, aucune violence" ne seront "tolérés". Tandis que les syndicats réclament une enquête parlementaire sur ces violences : "Dans le même temps, certains individus responsables de 'casse' sont contenus en tête de cortège sans jamais être neutralisés par les forces de police." "De nombreux manifestant-tes sont victimes de graves dysfonctionnements : délogés, pourchassés, blessés, interpellés par les forces de police alors même qu'ils n'ont commis aucune infraction !"

Il est bon qu’un gouvernement laisse l’expression populaire se faire. Ici la ligne dure de Manuel Valls vient de perdre, au profit de François Hollande, qui veut négocier avec les syndicats, qui semble avoir repris la main dans ce dossier.

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Publié le 22 Juin 2016

Francetvinfo.fr nous montre que lors de son audience générale hebdomadaire, place Saint-Pierre, mercredi 22 juin, le pape François a invité une douzaine de réfugiés originaires d'Afrique à s'installer à sa droite et à sa gauche, au premier rang.

"Aujourd'hui, je suis accompagné par ces jeunes gens. Beaucoup pensent qu’il serait mieux qu’ils soient restés chez eux, mais là-bas, ils souffraient tellement. Ce sont nos réfugiés, mais nombreux sont ceux qui les considèrent comme exclus", a lancé le chef de l'Église catholique en les présentant aux 15 000 fidèles qui assistaient à l'audience, écrit La Croix.

C'est en faisant le tour de la place Saint-Pierre dans la Papamobile, bénissant et saluant les fidèles, que le pape François s'est dirigé vers les jeunes réfugiés. Il leur a alors demandé de se joindre à lui sur la scène. Les jeunes tenaient une banderole sur laquelle était inscrit : "Les réfugiés veulent un même avenir".

Le pape souhaite que l'Europe accorde l'asile à plus de réfugiés afin de ne pas avoir peur de tendre la main aux plus vulnérables dans notre société.

Enfin, RTS.ch nous montre que les victimes d'abus sexuels commis au sein de l'Église catholique suisse mais dont les faits sont prescrits pourront adresser une demande de réparation auprès d'une commission spécialisée.

La Commission d'écoute, de conciliation, d'arbitrage et de réparation (CECAR), organe "neutre et indépendant des autorités de l'Église catholique", s'adresse à des victimes mineures au moment des actes et dont les faits sont prescrits. "La prescription n'efface pas la souffrance", a estimé Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, l'un des signataires fin 2015 de cet accord entre les institutions catholiques et l'association Soutien aux personnes abusées dans une relation d'autorité religieuse.

Dès septembre, les victimes pourront déposer une requête auprès de la CECAR, dont la création a été facilitée par des parlementaires fédéraux. Elle vise à une reconnaissance des actes commis et une réparation financière pouvant aller jusqu'à 20 000 francs pour les cas les plus graves. "La Conférence des évêques suisses avance 500 000 francs pour répondre aux décisions prises", a précisé la présidente de la CECAR, Sylvie Perrinjaquet. Ce montant pourra être augmenté si nécessaire. Pour les victimes, cette démarche est utile à la société, surtout pour que de tels abus ne se reproduisent plus.

Cette démarche est utile et beaucoup plus démonstrative que la Conférence des évêques Suisses a prise au sérieux le problème comparé à l’Église en France.

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Publié le 21 Juin 2016

Libération.fr nous montre le lundi 20 juin 2016 que les évêques catholiques ont publié lundi un texte de «réflexions» en sept points visant à éclairer les débats à moins d’un an de l’élection présidentielle, en espérant une campagne qui évite «les risques de crispations identitaires».

Cette déclaration du conseil permanent - l’exécutif - de la Conférence des évêques de France (CEF) aborde notamment le thème de l’identité, qui pourrait être au cœur de la présidentielle et des législatives du printemps 2017.

«Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions», écrivent les dix membres de ce conseil présidé par Mgr Georges Pontier.

Sur le projet de société, le texte souligne que c’est «vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail».

Concernant l’éducation et la politique familiale, les évêques redisent que «la marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes: les enfants».

Au chapitre solidarité, le conseil permanent regrette que «l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître», et appelle l’Etat à «gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale».

«Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?», se demandent ensuite les évêques, qui s’interrogent aussi sur «la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années», qui vivent «dans des conditions trop souvent inhumaines».

Sur ces questions, soulignent les responsables de l’Église de France, «notre vieille Europe joue son avenir». Il lui faut «une véritable adhésion des peuples d’Europe», qui passe par une authentique «pratique de la subsidiarité». Dans le sillage de l’encyclique «Laudato si'» du pape François, l’épiscopat fait valoir que «la sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste».

La Conférence des évêques de France se réveille enfin après toute cette actualité sociale, où elle était devenue inaudible. Encore une fois, la critique du divorce et de l’adoption d’enfants par les Couples LGBT viennent se glisser sur ces ses bonnes intentions, mais cela peut servir les crispations identitaires amenées par les débats nationaux qu’il faut éviter. Il est bon que les évêques veulent une économie du partage, mais il est difficilement pensable de faire vivre en harmonie le libéralisme et le social comme on le voit actuellement avec la loi travail. Il est bon aussi de rappeler la France à ses devoirs envers les migrants, et de souhaiter un monde plus juste. Entre le bon et le moins bon, la CEF parle enfin de social, même si on aurait aimé qu’elle parle de la loi travail.

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Publié le 21 Juin 2016

Libération.fr nous montre le lundi 20 juin 2016 que les évêques catholiques ont publié lundi un texte de «réflexions» en sept points visant à éclairer les débats à moins d’un an de l’élection présidentielle, en espérant une campagne qui évite «les risques de crispations identitaires».

Cette déclaration du conseil permanent - l’exécutif - de la Conférence des évêques de France (CEF) aborde notamment le thème de l’identité, qui pourrait être au cœur de la présidentielle et des législatives du printemps 2017.

«Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions», écrivent les dix membres de ce conseil présidé par Mgr Georges Pontier.

Sur le projet de société, le texte souligne que c’est «vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail».

Concernant l’éducation et la politique familiale, les évêques redisent que «la marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes: les enfants».

Au chapitre solidarité, le conseil permanent regrette que «l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître», et appelle l’Etat à «gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale».

«Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?», se demandent ensuite les évêques, qui s’interrogent aussi sur «la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années», qui vivent «dans des conditions trop souvent inhumaines».

Sur ces questions, soulignent les responsables de l’Église de France, «notre vieille Europe joue son avenir». Il lui faut «une véritable adhésion des peuples d’Europe», qui passe par une authentique «pratique de la subsidiarité». Dans le sillage de l’encyclique «Laudato si'» du pape François, l’épiscopat fait valoir que «la sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste».

La Conférence des évêques de France se réveille enfin après toute cette actualité sociale, où elle était devenue inaudible. Encore une fois, la critique du divorce et de l’adoption d’enfants par les Couples LGBT viennent se glisser sur ces ses bonnes intentions, mais cela peut servir les crispations identitaires amenées par les débats nationaux qu’il faut éviter. Il est bon que les évêques veulent une économie du partage, mais il est difficilement pensable de faire vivre en harmonie le libéralisme et le social comme on le voit actuellement avec la loi travail. Il est bon aussi de rappeler la France à ses devoirs envers les migrants, et de souhaiter un monde plus juste. Entre le bon et le moins bon, la CEF parle enfin de social, même si on aurait aimé qu’elle parle de la loi travail.

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Publié le 20 Juin 2016

Petit tour de l’actualité

HuffingtonPost.fr ce lundi 20 juin 2016 se demande si les syndicats pourront-ils exprimer leur mécontentement jeudi 23 juin ? Quelques jours après les menaces d'interdiction de nouvelles manifestations faites par François Hollande et Manuel Valls, la CGT a demandé à manifester entre les places de Bastille et de Nation. Un parcours rejeté par la préfecture de police de Paris chargée de délivrer les autorisations dans la capitale. La PP préférerait un rassemblement statique plutôt qu'un défilé, a-t-elle fait savoir lundi en fin de matinée.

Cette position a été rappelée par Bernard Cazeneuve qui a écrit une lettre à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. "Le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable, écrit le ministre de l'Intérieur. (...) Pour garantir la liberté d'expression, le préfet de police cous a proposé à ma demande la tenue d'une démonstration de voie publique alternative consistant en un rassemblement statique place de la Nation."

"Nous avons pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible. On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc", a expliqué la CGT qui n'a visiblement pas réussi à convaincre les autorités.

Au lendemain de la manifestation du 14 juin -émaillée de violences notamment près de l'hôpital Necker- l'exécutif avait haussé le ton. Manuel Valls puis François Hollande avaient affirmé que "si la sécurité des biens et des personnes n'est pas assuré", il pourrait interdire toute nouvelle mobilisation. L'interdiction totale n'est visiblement pas à l'ordre du jour. Reste aux deux camps à se mettre d'accord d'ici au milieu de semaine.

La CGT qui a pris acte de la décision de la préfecture de police a indiqué se rapprocher des six autres organisateurs (FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) pour arrêter une position commune. Ils ont décidé ensemble de maintenir leur appel à manifester jeudi en attendant une éventuelle interdiction.

L’intersyndicale et la préfecture de police sont d’accord pour garantir la liberté d'expression toute en la conciliant avec la préservation de l'ordre public et la sécurité des participants, encore fau-il que les deux sachent de quelle manière pour éviter une interdiction de la manifestation, ce qui ne donnerait pas une excellente image du gouvernement.

Le gouvernement doit faire attention à ne pas aller trop loin où il aura le même résultat qu’en Italie. Comme le montre aujourd’hui franceinfo.fr le Mouvement 5 étoiles a triomphé dimanche aux municipales en Italie en s'offrant les mairies de Rome et Turin. Milan reste toutefois entre les mains du Parti démocrate de Matteo Renzi. Mais le président du Conseil ressort affaibli de ce scrutin.

À l'issue du second tour dimanche des élections municipales en Italie, le Mouvement 5 étoiles (M5S) est devenu la deuxième force politique du pays. Le parti contestataire de Beppe Grillo a remporté deux victoires de taille. Virginia Raggi est devenue la première femme élue maire de Rome. Une autre représentante du M5S, Chiara Appendino, est arrivée en tête à Turin. La victoire de Virginia Raggi à Rome est triomphale. La jeune femme, une avocate de 37 ans, s’engage à "ramener la légalité et la transparence dans les institutions". Les militants du Mouvement 5 étoiles ont salué leur nouvelle héroïne dans la capitale italienne.

Le Parti démocrate du président du Conseil, Matteo Renzi, s’attendait à une défaite, mais pas de cette ampleur et les chiffres sont accablants. Le choc le plus important est venu de Turin où le parti du chef du gouvernement italien est détrôné après plus de vingt ans de règne. La gagnante, comme à Rome, est une jeune femme du Mouvement 5 étoiles. Chiara Appendino est élue dans la quatrième ville d’Italie. Elle n’a que 32 ans. Le centre gauche sauve la face en conservant la ville de Milan. Giuseppe Sala, qui s’est fait connaitre en tant que Commissaire de l’Exposition universelle, en est le nouveau maire.

Le Mouvement 5 étoiles en remportant Rome et Turin a désormais l’occasion de montrer qu’il est capable d’administrer de grandes villes, et éventuellement le pays. Le mouvement fondé par Beppe Grillo il y a seulement sept ans confirme ainsi son ancrage sur tout le territoire italien et dans le même temps, le front Anti Renzi se muscle. Mais le président du Conseil avait prévenu que quels que soient les résultats aux municipales, il ne modifierait pas son gouvernement.

Le Mouvement 5 étoiles profite surtout de l’impopularité de Matteo Renzi en souhaitant mettre en place un revenu universel pour les pauvres, renforcer les sanctions contre la criminalité en col blanc et la fraude fiscale, fermer ou privatiser un certain nombre de sociétés du secteur public et réduire la fiscalité des petits entreprises.

L’échec de Matteo Renzi s’explique aussi par le fait qu’il favorisé les contrats de travail à durée indéterminée précaire avec des droits sociaux croissants au fur et à mesure de l’ancienneté du salarié, tout en offrant aux entreprises d’importantes exemptions de charges sociales, facilitant le droit de licenciement et supprimant l’article 18 du code du travail, qui protégeait des licenciements abusifs. Résultat une croissance faible et le chômage qui ne baisse pas. Ici, en France la loi travail ressemble beaucoup à ça.

Enfin, ce lundi Libération.fr nous signale dimanche, quelque 3 000 personnes ont défilé à Mantes-la-Jolie (Yvelines) à l’appel d’associations musulmanes locales. En tête du cortège, un slogan : «Mobilisons-nous contre la barbarie» et deux portraits, ceux des deux policiers, Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, assassinés la semaine dernière par un terroriste se réclamant de l’État islamique. Devant le commissariat de la ville, ils ont observé une minute de silence et déposé une gerbe, avant d’applaudir les fonctionnaires de police présents.

Un geste de plus qui vient battre en brèche l’idée fausse que les musulmans hésiteraient à condamner le terrorisme islamiste et le cortège musulman a été de loin le plus nombreux à rendre hommage aux deux policiers.

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Publié le 20 Juin 2016

À Orlando en Floride : des funérailles perturbées par des homophobes dont la meilleure réponse a été la veillée hommage aux victimes

Francetv.info nous a montré le dimanche 19 juin 2016 qu’il y a eu un face à face tendu aux abords de la cathédrale Saint-Luc d'Orlando, samedi 18 juin. Lors des funérailles de Christopher Leinonen, l'une des 49 victimes de la tuerie du club gay Pulse, une quarantaine de manifestants homophobes sont restés debout, pendant près d'une heure. Face à eux, des contre-manifestants avaient déployé des draps blancs, accrochés à leurs épaules, tels des ailes.

Aux pancartes assurant que "l'homosexualité est un péché" ou aux slogans affirmant qu'il n'est "jamais OK d'être gay", les contre-manifestants, principalement membres de la compagnie de théâtre Shakespeare d'Orlando, ont opposé leur costume immaculé, relate BuzzFeed. Reuters rappelle que ces ailes sont apparues pour la première fois en 1998, lors des obsèques de Matthew Shepard, un jeune homme gay tué dans le Wyoming.

Ces "anges", qui étaient environ 200, intervenaient à l'appel de la communauté LGBT qui entendait ainsi contrer la mobilisation de la Westboro Baptist Church, une organisation fondamentaliste basée au Kansas et connue pour ses positions homophobes, explique l'Orlando Sentinel. Elle a déjà organisé de nombreuses manifestations lors des obsèques de personnes homosexuelles et est qualifiée de "groupe de haine le plus odieux et le plus enragé d'Amérique" par le Southern powerty law center, une association de lutte contre l'extrême droite.

En plus des contre-manifestants costumés, de nombreuses personnes arborant le drapeau arc-en-ciel et d'autres pancartes de soutien à la communauté LGBT avaient fait le déplacement pour dénoncer le message de haine des membres l'église Westboro, indique le Washington Post. Elles ont applaudi la police locale lorsque celle-ci a escorté les militants loin de la cathédrale où se déroulaient les funérailles.

Les obsèques d'une autre victime du Pulse ont été perturbées samedi. Deux shérifs-adjoints du comté d'Osceola ont été blessés alors qu'ils escortaient le cortège funèbre de Jean Carlos Mendez à Kissimmee, à 32 km au sud d'Orlando, après avoir été percutés par une voiture qui a coupé la procession. Les deux policiers ont été hospitalisés, et sont dans un état stable. L’EXPRESS.fr nous fait savoir que cet incident n’avait rien d’homophobe. "Nous pensons que c'était dû à l'impatience (de la conductrice)", a précisé une porte-parole de la police de la route, le sergent Kim Montes. "Ce n'était pas intentionnel. Ça peut arriver avec les cortèges funèbres, et celui-ci était particulièrement long". Les deux policiers sont à l'hôpital, dans un état stable, selon Kim Montes.

Ce groupement homophobe ne respecte rien, pas même un enterrement. Dans l’ignoble, on ne fait pas mieux, on ne peut pas laisser ces victimes de l’homophobie reposer en paix, doivent-t-elles encore subir cette haine qui a provoqué leur mort. Aimer son prochain a été oublié par ces pseudo-chrétiens.

Au moins L’OBS ce lundi 20 juin 2016 nous montre que l’homme sait être solidaire comparé à la Westboro Baptist Church. Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies dimanche à Orlando pour une veillée aux chandelles en hommage aux victimes de la tuerie commise il y a une semaine dans une boîte de nuit gay de cette ville du sud-est des Etats-Unis.

Le maire d'Orlando, Buddy Dyer, a tenu à remercier les secours et a promis aux survivants et aux familles des victimes que la communauté locale les soutiendrait. Il a également dénoncé "l'acte haineux d'un tueur fou", selon la chaîne de télévision locale News 13. Selon l'agence de tourisme d'Orlando, 50 000 personnes ont assisté à la veillée sur les rives du lac Eola pour rendre hommage aux victimes de l'attaque du Pulse, la boîte de nuit gay où a eu lieu le 12 juin la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis.

Beaucoup arboraient des drapeaux aux couleurs arc-en-ciel - symbole de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre) - et américaines, ou tenaient une fleur blanche à la main. En présence du gouverneur de la Floride, Rick Scott, la foule a observé une minute de silence après la lecture des noms des 49 morts. "Il faut souvent un catalyseur de ce genre pour générer un mouvement plus progressiste", a déclaré un des participants à la veillée, Rod Lynn, au journal Orlando Sentinel. "Personne ne mérite ce qui est arrivé. Ce genre de chose doit cesser", a-t-il ajouté.

C’est le meilleur exemple à donner face à la haine homophobe que cette veillée hommage pour les victimes où les 50 000 personnes s’y rendant ont tenus à porter des drapeaux aux couleurs arc-en-ciel - symbole de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre) - et américaines, ou tenaient une fleur blanche à la main. Espérons que cet événement génère véritablement un mouvement progressiste qui en finira avec ce fléau qu’est l’homophobie, qui est une peur de la différence qui n’a plus lieu d’être.

Mais comme le montre euronews.com l’homophobie a la vie dure. La police en Turquie a fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc pour disperser des militants LGBT qui s‘étaient réunis près de la place Taksim, à Istanbul, ce dimanche. Plusieurs centaines de représentants des forces de l’ordre ont encerclé la place pour empêcher la tenue de cette manifestation en faveur des transsexuels. Les participants, rejoints par des sympathisants de la cause, se sont alors réfugiés dans les rues adjacentes.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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