Publié le 28 Mai 2015

Vatican Insider nous montre dans son article du mercredi 27 mai 2015 que le cardinal allemand Walter Kasper, l'ancien président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens a parlé le samedi 23 mai à la cathédrale nationale de Washington dans le cadre d'une conférence théologique de repère sur le Concile Vatican II intitulée "Vatican II, souvenir de l'avenir . Œcuménique, perspectives interreligieuse et séculières sur l'impact et la promesse du Conseil" co-organisé par la cathédrale, l'université de Georgetown, et l'université de Marymount à Arlington, en Virginie.

"Le pape François veut réorganiser la hiérarchie catholique de sorte que non seulement elle définit et applique les enseignements de l'Église, mais écoute et réponde aussi aux laïcs sur comment comprendre la volonté de Dieu", nous dit le cardinal Kasper.

Le cardinal Kasper, qui est un théologien bien connu dont les écrits sont connus pour avoir influencé le pape François, a déclaré que le pape veut créer un "magistère l'écoute."

Le cardinal Kasper a déclaré que le concept important pour le pape est celui du sensus fidei, la capacité de chaque croyant et de l'Église dans son ensemble à discerner les vérités de la foi. Ce concept, nous dit le cardinal Kasper, "a été souligné par le concile ... [mais] François souhaite maintenant lui donner un sens complet." "Il veut un magistère de l'écoute, qui fait référence à sa position, le oui," a dit le cardinal, "mais il rend sa position après avoir entendu ce que l'Esprit dit aux églises."

"La catholicité nous inclue ... tous", a déclaré le cardinal Kasper. "Les femmes et les hommes, les jeunes et les vieux, les membres du clergé et les laïcs. Les laïcs n'en sont pas seulement les bénéficiaires, mais aussi des acteurs. Plus seulement des objets, mais beaucoup plus, des sujets dans l'Église."

Le cardinal Kasper a également déclaré que la langue œcuménique dans l'Église a toujours insisté sur le dialogue qui, selon lui implique l'écoute réciproque. "Ce que le [dialogue] signifie n'est pas hiérarchique, mais une contre-pensée", a déclaré le cardinal. "Il est ouvert pour valoriser les autres, cherchant des points communs, et entrant dans un processus d'apprentissage réciproque dans une collaboration créative."

En parlant de la façon dont le pape François voit la valeur des différentes églises chrétiennes, le cardinal Kasper a déclaré: "Le tout est plus grand que les parties et n'est donc pas la somme de ces parties." "Pour lui, le mode qu'il propose c'est un ... un prisme à facettes multiples, dans lequel toutes les parties forment un tout, mais elles participent à l'ensemble de différentes façons", a-t-il dit. "Et c'est précisément parce qu'elles conservent leur caractère unique qu'elles contribuent à la ... beauté de l'ensemble."

"Les grandes attentes suivant le concile n'ont pas été suivies", at-il dit. "Nous sommes à l'arrêt." "Un œcuménisme de l'amour, de la rencontre, de l'écoute et de l'amitié sont ce qui est nécessaire." Le cardinal Kasper a terminé son exposé en citant le regretté père jésuite allemand Karl Rahner, qui avait dit que le concile "était que le début d'un commencement." "Avec l'actuel pontificat, une nouvelle phase de sa réception a commencé", a-t-il dit.

Le cardinal Walter Kasper montre que le concile Vatican II a montré la voie et qu'il doit être une voie de lancement pour une réforme salutaire, celle de l'écoute qui ne semble pas encore être entré dans les mœurs du Vatican puisqu'il n'a pas accepté le vote pour le mariage gay en Irlande, tout en développant un véritable dialogue entre les Église chrétiennes.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 28 Mai 2015

Dans cet article d'Anaïs Feuga dans franceinfo.fr du mercredi 27 mai 2015 nous voyons que d'abord réticent à l'idée de délivrer l'agrément de Laurent Stefanini, nommé ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, en raison de son homosexualité, le Vatican pourrait bientôt adoucir sa position. Le "dialogue reste ouvert" assure le numéro deux du Vatican.

Ce sont des paroles certes diplomatiques mais encourageantes que tient le cardinal Pietro Parolin, le numéro deux du Vatican, à propos de la situation de Laurent Stefanini. "Le dialogue est encore ouvert et nous espérons qu'il puisse se conclure de manière positive", a-t-il déclaré mardi à propos du dossier du candidat présenté par la France pour être l’ambassadeur auprès du Saint-Siège.

Nommé le 5 janvier dernier au 23 via Piave, l'adresse de l'ambassade de France près le Saint-Siège, Laurent Stefanini attend toujours l'agrément du Vatican. L’homosexualité de ce catholique pratiquant, ayant déjà été en poste à Rome et grand connaisseur du Vatican avait été avancée par les médias comme une raison possible du blocage.

Récemment, François Hollande avait réaffirmé que la France maintenait son candidat. C’est donc un bras de fer feutré qui se joue sur fond de loi sur le mariage homosexuel. Mardi, l’équivalent du premier ministre du pape François a douché ceux qui s’attendaient à une ouverture de l’Église. Réagissant au référendum sur le mariage homosexuel en Irlande, il s’est déclaré "très triste" après ce résultat. "C’est non seulement une défaite pour les principes chrétiens mais aussi pour toute l’humanité."

Le fait que François Hollande soit resté ferme semble payer, mais la curie romaine à travers le cardinal Pietro Parolin semble continuer sa politique de vexation envers les homosexuels. L'Église si elle se veut accueillante doit déjà le montrer en actes fondateurs, comme le fait d'accepter le choix de Laurent Stefanini et sa défaite sur le mariage gay.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 27 Mai 2015

BFMTV.com dans son article du mercredi 27 mai nous monte que la très catholique Irlande est le premier pays à avoir adopté par référendum le mariage de couples de personnes du même sexe. Une décision qui ne passe pas du côté du Vatican.

Pietro Parolin est secrétaire d'État du Saint-Siège. Un poste stratégique dans la Curie romaine qui fait de lui le numéro 2 du Vatican et une sorte de Premier ministre du pape. Selon la presse italienne, il a estimé que l'approbation du mariage des homosexuels par les Irlandais vendredi 22 mai n’était pas "seulement une défaite des principes chrétiens, mais une défaite pour l'humanité".

C’est dans le cadre d’une conférence "Economie et société" au Palais de la chancellerie à Rome, que le cardinal s'est déclaré "très triste" de ce résultat. "L'Église doit tenir compte de cette réalité, mais dans le sens d'un renforcement de son engagement pour l'évangélisation", a-t-il poursuivi, y voyant un “défi”. Tenant la ligne qui a toujours été celle du Vatican, il explique que "nous devons tout faire pour la défendre, la protéger et la promouvoir".

Lors du dernier synode, l’assemblée des évêques, il avait justement été question des défis de la famille chrétienne face au monde contemporain. Les responsables de l'Église s'étaient montrés divisés sur les sujets des divorcés remariés, des couples en union libre et des homosexuels. Le pape François avait alors appelé à un accueil plus bienveillant des homosexuels dans l'Église sans pour autant remettre en question la doctrine qui juge leur comportement "désordonné". Pour bien, les accueillir, il faudrait déjà utilisé d'autre mots pour désigner des personnes qui s'aiment et veulent vivre leur amour.

Le Vatican toujours aussi mauvais joueur ne comprend plus le monde dans lequel il vit et en subit le conséquences. L'ouverture ne pourra se faire que par le changement des mots et la prise en compte de la réalité. L'humanité, elle bouge. L'Église fait du surplace.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 27 Mai 2015

Au Panthéon, Hollande célèbre la Résistance contre "l'ennemi de l'indifférence"

TF1.fr nous montre que dans un discours historique mais aussi politique, le président de la République a mis en garde les Français contre le retour "des haines", faisant allusion aux attentats de janvier.

L'Elysée annonçait un moment important pour le quinquennat. Mercredi 27 mai 2015, François Hollande aura fait un discours en deux parties pour célébrer les quatre résistants qui sont entrés au Panthéon. D'abord un cours d'histoire précis aux jeunes pour raconter les parcours très différents de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay. Ensuite un éloge des valeurs de la résistance, des valeurs de la République, des valeurs du projet républicain qu'il souhaite pour la France.

Dans des allusions assez fréquentes mais sobres à l'époque actuelle, François Hollande a appelé au "devoir de vigilance" et de "résistance" face à "l'indifférence", qui est "l'ennemi contemporain". "Indifférence face au fanatisme, au racisme, à l'antisémitisme. Indifférence face aux inégalités, aux injustices, aux indécences. Indifférence face aux catastrophes, aux désordres climatiques, à l'épuisement de notre planète", a déclaré le chef de l'État, devant le Panthéon. "Jusqu'à quels abandons, jusqu'à quels renoncements s'il est mauvais, ou à l'inverse jusqu'à quel accomplissement et quel dépassement s'il est bon", a-t-il ajouté après avoir longuement rendu hommage à Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

Dans un discours qu'il a peaufiné jusqu'au dernier moment, le président de la République s'est alarmé que "reviennent", 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les "haines" de la "démocratie", des juifs, des francs-maçons ou encore des "libres penseurs". François Hollande est revenu sur l'assassinat par la Milice de Jean Zay, une des quatre figures de la Résistance entrées mercredi au Panthéon. "Il rassemblait sur lui les haines dont Vichy s'était emparée : haine du protestant, haine du juif, parce qu'il était par ses origines familiales les deux à la fois. Haine du franc-maçon et du libre penseur. Haine du Front populaire, haine de la Ligue des droits de l'Homme, haine de la démocratie", a-t-il rappelé. "Avec d'autres figures, dans d'autres circonstances, mais avec toujours les mêmes mots", a mis en garde le président de la République.

"Elles frappent des journalistes, des juifs, des policiers, toujours des innocents", a-t-il ajouté, en allusion aux attentats de janvier à Paris contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. "C'est pour conjurer cette résurgence funeste que les Français se sont levés le 11 janvier". À ceux qui affirment, comme l'essayiste Emmanuel Todd, que cette marche du 11 janvier n'a réuni que certaines catégories de la population, M. Hollande a répondu que "tous n'étaient pas là, mais la marche était pour tous".

Les Parisiens interrogés sur place par différents médias ont, semble-t-il, apprécié le discours du chef de l'État. L'écueil d'une trop grande récupération par François Hollande de l'événement a été évité. Reste qu'à deux ans de l'élection présidentielle, le président a incontestablement voulu marquer les esprits avec des mots qui parlent à la gauche mais au-delà à l'esprit français. Face à Nicolas Sarkozy qui entend faire de son nouveau mouvement «Les Républicains» le fer de lance de sa campagne en 2017, François Hollande a voulu lui opposer sa conception de la République.

François Hollande a livré un bel hommage un bel hommage à la République à travers ces 4 Résistants qui à travers "Quatre histoires qui donnent chair et visage à la République, en en rappelant les valeurs", mais aussi celle d'être vigilant fac aux menaces qui veulent mettre fin à la démocratie.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 26 Mai 2015

20min.ch nous montre dans son article du lundi 25 mai 2015 que des évêques de Suisse, d'Allemagne et de France ont organisé lundi à Rome une réunion de réflexion à huis clos sur les thèmes de la famille.

Les ecclésiastiques ont évoqué «la nécessité que des choses bougent» dans la perspective du synode d'octobre. Selon François-Xavier Amherdt, professeur de théologie à Fribourg, la réflexion des 50 participants a porté «sur le langage de l'Eglise sur le mariage, la sexualité, la famille, les enfants» et sur les manières de lui donner «une clarté humble».

Les participants ont évoqué «la nécessité que des choses bougent». «On ne peut pas arriver à la fin de ce deuxième synode en répétant ce que l'Église a toujours dit», a expliqué le théologien valaisan à l'AFP, citant trois thèmes d'approfondissement du symposium. Le premier est revenu sur les textes où «Jésus parle de l'indissolubilité du mariage», afin d'envisager «quel type d'interprétation utiliser pour respecter ces textes et les adapter au contexte d'aujourd'hui».

Les participants ont aussi débattu de «la théologie de l'amour et du sens de la sexualité», en examinant comment la sexualité pouvait s'exprimer «pour des personnes qui cohabitent en vue du mariage». Troisième sujet : l'examen de «la sexualité à l'intérieur de la biographie d'un individu, avec son histoire, sa spécificité, ses ruptures, sa vulnérabilité, sa fragilité, pour éviter de tomber dans des généralisations».

Le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands, artisan de cette réunion restreinte, s'est refusé à tout commentaire, à l'instar des autres évêques présents. Selon un participant ayant requis l'anonymat, cette «réunion de travail de type universitaire et théologique» n'avait «rien de secret, les présidences des trois épiscopats se réunissant chaque année pour faire le point sur des questions d'intérêt commun».

Plusieurs des théologiens présents militent pour une évolution de la position de l'Église vis-à-vis des divorcés remariés et des personnes homosexuelles. Les catholiques de Suisse veulent une Eglise plus ouverte. Ils estiment dépassée la position dogmatique envers les divorcés remariés ou les couples homosexuels. C'est ce qui ressort des discussions synodales publiées au début du mois, auxquelles 6000 personnes ont pris part. Mais les cardinaux des pays du Sud, en particulier africains, sont vent debout contre ces éventuelles réformes. Le pape ne se prononce pas et reste en retrait, même si on sait que le sujet des divorcés remariés lui tient très à cœur.

Le référendum en Irlande ouvrant le mariage aux personnes de même sexe n'a en revanche été évoqué que de façon marginale, le thème de l'homosexualité n'ayant pas été retenu parmi les sujets de réflexion. Dans une interview au quotidien catholique français «La Croix», le cardinal de Lyon Philippe Barbarin a toutefois estimé que l'Église doit «'ouvrir les yeux', c'est-à-dire écouter, entendre le désir des personnes homosexuelles, ne pas détourner le visage lorsqu'elles viennent nous voir». «Chez les couples homosexuels que je connais, il y a des aspects que j'admire : leur combat, leur foi, leur générosité», ajoute le primat des Gaules. Qui précise toutefois ne pas pouvoir bénir l'union de deux personnes homosexuelles, mais accorder sa bénédiction «à chaque personne, individuellement».

Cette réunion est salutaire pour l'Église, on se demande même si les évêques réunis sont pour une Église progressiste. Même si elle s'est faite à huit clos, les évêques suisses, allemands et français on débattus sur les thèmes de la famille et notamment le remariage et l'homosexualité pour essayer de trouver des solutions concrètes pour que les choses bougent.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 26 Mai 2015

Je vais vous révéler aujourd'hui notre identité secrète. Nous sommes deux Hémois habitant le Nord de la France, Casimiro Alexandre (tai_gong_wang) et Raphaël (freyr1978), tous les deux âgés de 37 ans, nous faisons partie de la paroisse de la Trinité, qui est constitué de 2 églises, Saint-Jean-Baptiste à Roubaix et Saint-Paul à Hem. Nous sommes aussi les chefs quêteurs de l'église Saint-Paul à Hem. Notre paroisse est connue dans l'actualité nordiste pour avoir aidé des familles Roms et pour notre prêtre Michel Clincke pour qui ce n'est pas les bâtiments qui forment les fidèles et pour qui il faut acquérir "l’audace des chemins nouveaux".

Nous faisons partie de la génération X né entre 1960 et 1980, celle qu'on appelle la "génération sacrifiée", qui a le sentiment que ses prédécesseurs lui ont volé une partie des richesses dont elle aurait pu bénéficier avec une meilleure gestion. Mais contrairement, à la génération X qui a le respect des règles de l'entreprise et des institutions, et qui ne s'est pas rebellé, nous sommes entrés dans le marché du travail avec la génération Y, née dans les années 1980 et au début des années 2000, et comme eux nous nous posons beaucoup de questions et nous ne sommes pas prêts à suivre aveuglément les institutions, qui nous demandent de nous contenter de notre sort. Nous avons une préférence pour le monde horizontal et démocratique, que propose Anonymous, le mouvement des Indignés, ou Occupy Wall Street, plutôt que le monde vertical et autoritaire que l'on nous propose actuellement, et où tout se décide sans la population.

Nous ne faisons pas partie de cette nouvelle génération de catholiques montrée dans les médias, qu'on appelle la génération Jean-Paul II et Benoît XVI, qui peut ne représenter que 1% des catholiques pratiquants, venant souvent des grandes écoles et qui n'a pas à se battre pour trouver du travail. Elle est réactionnaire, obéissant à la hiérarchie ecclésiale, accros aux valeurs familiales et aux génuflexions. Nous faisons partie de cette "génération catholique sacrifiée" à l'époque de Jean-Paul II et Benoît XVI, venant des milieux ouvriers et agricoles, voire des classes moyennes, que l'on peut retrouver au sein de la JOC et la JOCF, la JEC, ou le MRJC, qui ont refusé de soutenir la Manif pour tous. Cette nouvelle génération de catholiques ont choisi comme en Irlande de s'ouvrir aux autres.

Pourquoi la révéler ? Parce cela peut nous donner une nouvelle dimension et une nouvelle motivation. Pour que les gens aient confiance en nous, il faut donc que le masque tombe. Renoncer aux faux-semblants et aux déguisements est une bonne chose, mais cela peut générer l'inquiétude de certains paroissiens qui n'ont pas notre ouverture d'esprit. Vous pouvez toujours nous surnommer tai_gong_wang et freyr1978, car ces pseudos font partie de notre vie sur internet.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Publié le 25 Mai 2015

fr.euronews.com nous montre dans son article du lundi 25 mai 2015 que deux nouvelles forces politiques font une entrée spectaculaire sur la scène politique espagnole, à l’occasion des élections locales et régionales de ce dimanche : d’une part, Ciudadanos, formation libérale centriste, et surtout Podemos, parti de la gauche radicale, issu du mouvement des Indignés.

Manuela Carmena, la candidate de Podemos à Madrid, est en passe de remporter la mairie de la capitale. “Les électeurs ont clairement exprimé une volonté de changement”, a déclaré cette ancienne magistrate. Le changement est d’autant plus remarqué que la ville était dirigée depuis près de 25 ans par les conservateurs du Parti populaire (PP).

“Les partisans de Podemos font la fête ici, explique le correspondant d’euronews. Manuela Carmena a réussi à mettre un terme à la domination du Parti populaire sur la capitale. A présent vont s’engager les négociations pour former une coalition. Mais ce qui est sûr, c’est qu’une nouvelle ère s’ouvre ici dans la capitale espagnole”.

Ces scrutins locaux et régionaux auront été marqués par un recul des socialistes mais surtout des conservateurs. Le Parti populaire risque de perdre une partie des villes et des régions qu’il dirigeait. Esperanza Aguirre était la candidate du PP à Madrid. Elle a avancé quelques explications à la débâcle de son parti, évoquant notamment les difficultés économiques du pays liées à la crise financière, le problème du chômage, mais aussi les affaires de corruption…

Tout aussi symbolique, à Barcelone : le score de Podemos qui fait mieux que les indépendantistes, et qui pourrait donc remporter la mairie de la capitale catalane.

Pour les observateurs, ces scrutins d’hier pourraient marquer la fin du bipartisme en Espagne. Confirmation (ou non) lors de la prochaine élection, les législatives, prévues à la fin de l’année.

Espérons que Podemos chasse le PP du pouvoir en faisant des alliances à gauche, avec notamment le Parti socialiste. Son objectif sont les élections législatives et ce résultat est des plus encourageant.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 24 Mai 2015

Comme le montre Vatican Insider ce dimanche 24 mai 2015, pour le pape François au Regina Coeli de ce jour de la Pentecôte dans le palais apostolique : "L'Esprit est répandu parce que nous sortons de notre médiocrité, de nos fermetures et nous communiquons l'amour de Dieu. Telle est notre mission !"

Toujours selon le pape, l'Église n'est pas né "isolée", mais elle est "universelle et catholique." L'Église a "une identité précise, mais ouverte, qui embrasse le monde entier, sans exclure. Personne n'y ferme la porte à la figure, même au plus pécheur. Et cela pour la force et la grâce de l'Esprit Saint. Elle ouvre, ouvre ses portes à tout le monde, car elle est la mère. "

Après le Regina Coeli, le pape François dit "suivre avec une profonde préoccupation les événements à propos de ces nombreux réfugiés dans la baie du Bengale et la mer d'Andaman. J'exprime ma gratitude pour les efforts déployés par les pays qui ont exprimé leur volonté d'accueillir ces gens qui sont confrontés à une grande souffrance et au danger. J'encourage la communauté internationale à leur fournir l'assistance humanitaire nécessaire".

Le pape François lors du Regina Coeli montre l'image de l'Église qu'il attend : accueillante et ouverte. Il est heureux que le pape parle du drame de ces milliers de migrants venus de Birmanie et du Bangladesh qui sont en perdition en mer depuis le jeudi 14 mai, alors que les gouvernements de la région continuent de repousser les bateaux hors de leurs eaux territoriales respectives.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 23 Mai 2015

Au Salvador, la foule acclame Mgr Romero, béatifié 35 ans après son meurtre

actu.orange.fr nous montre dans son article du samedi 23 mai 2015 que l'archevêque salvadorien Oscar Romero, dont l'engagement social puis l'assassinat en 1980 avaient eu un large écho en Amérique latine, a été béatifié samedi lors d'une cérémonie à San Salvador, devant des dizaines de milliers de fidèles du monde entier.

"En vertu de notre autorité apostolique, nous procédons pour que le vénéré serviteur de Dieu, Oscar Arnulfo Romero Galdamez, évêque, martyr, pasteur selon le cœur du Christ, évangélisateur et père des pauvres, témoin héroïque du royaume de Dieu, royaume de justice, fraternité, soit déclaré béatifié", a déclaré le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des Saints, lisant une lettre apostolique du pape François.

Dans le public, des délégations de 57 pays, quatre présidents latino-américains (Salvador, Honduras, Equateur, Panama) et, selon les prévisions du gouvernement, près de 300 000 personnes, amassées dès l'aube sur la place Salvador del Mundo, dans l'est de la capitale. Warner Castellanos, jeune étudiant guatémaltèque, confiait même avoir passé la nuit sur place avec des compatriotes, dans l'attente de la célébration. "Mgr Romero est un pasteur pour nous aussi au Guatemala, et je veux lui demander de ne pas oublier mon pays, qu'il nous aide à sortir de tant de difficultés que nous avons, avec la corruption et la violence", témoignait-il. Derrière lui, sous un grand soleil, un groupe entonnait des chants religieux, d'autres criaient "Vive notre pasteur".

Décrit comme un homme simple et proche du peuple, Oscar Romero, né en 1917, s'était fait connaître en devenant l'archevêque des "sans voix", défenseur de la justice sociale. En prenant la défense des paysans sans terre et en appelant les soldats à ne plus tirer sur la foule, il avait suscité la colère des milieux les plus conservateurs de son pays : le 24 mars 1980, il était abattu en pleine messe par un tireur d'extrême droite.

Présent dans la foule, le frère cadet d'Oscar Romero, Gaspar, âgé de 85 ans, était entouré d'une centaine de membres de la famille du religieux. "Nous, en tant que membres de sa famille, nous nous sentons honorés par ce cadeau que nous a donné notre Seigneur à travers le pape (François) : nous avons dans la famille un saint que tout le monde appelle déjà Saint Romero d'Amérique", s'exclame-t-il.

Samedi, le président américain Barack Obama a lui aussi rendu hommage au religieux : "l'archevêque Oscar Romero a été une inspiration pour le peuple au Salvador et dans les Amériques", a-t-il salué dans un communiqué. "Aujourd'hui au Salvador, et dans toute l'Amérique centrale, les Etats-Unis sont guidés par la vision de l'archevêque Romero", a-t-il ajouté.

Dans ce pays d'Amérique centrale où près de 30% de la population est pauvre selon la Banque mondiale, la mort de cet archevêque dévoué aux plus démunis, au sortir d'une dictature militaire, avait marqué le début d'une douloureuse guerre civile qui allait durer de 1980 à 1992 et faire 75 000 morts et au moins 7000 disparus.

Son assassinat avait aussi eu un large impact dans toute l'Amérique latine, continent majoritairement catholique où plusieurs régimes d'extrême droite luttaient alors contre des guérillas marxistes. Encore aujourd'hui, le Salvador est sous la coupe de nombreuses bandes criminelles, les maras, qui sèment la terreur dans la population.

Sur la place Salvador del mundo, deux jeunes au visage couvert tenaient samedi une banderole proclamant "l'assassin a un nom : Roberto d'Aubuisson", du nom de ce dirigeant militaire et leader de droite reconnu commanditaire du meurtre en 1993, soit un an après sa mort, par une Commission de la vérité de l'ONU.

Mais encore aujourd'hui, Oscar Romero, dont la béatification a longtemps été bloquée par les milieux conservateurs, jusqu'à ce que le Vatican ne le reconnaisse comme martyr cette année, ne fait toujours pas l'unanimité dans son propre pays. "En dehors du Salvador il a une image de saint, mais ici nous savons que c'était une figure qui a divisé les Salvadoriens. Pour moi, il ne mérite pas une telle reconnaissance", estime Alberto Mojica, commerçant de 28 ans interrogé près d'un centre commercial du nord de San Salvador.

De manière inattendue, le parti de droite Alliance Républicaine nationalise (ARENA), fondé par Roberto d'Aubuisson, qui avait longtemps dénoncé le discours marxiste de Mgr Romero, a fait samedi un geste d'apaisement. Il a publié une page entière dans les journaux locaux, affirmant : "nous nous joignons à la célébration de l'Église catholique dans la béatification de Mgr Romero et partageons son message de réconciliation et de défense de la vie, pour que nous les Salvadoriens vivions comme des frères".

La béatification de Mgr Romero est un choix qui montre la voie choisie par le pontificat du pape François pour l'Église, celle des "sans voix", qui va vers des engagements envers les plus pauvres et montre qu'elle suit enfin les évangiles.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 23 Mai 2015

Pour l'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, le "Oui" au mariage gay doit mettre l'Église dans la réalité

theguardian.com et RTE.ie nous montre dans leurs articles du samedi 23 mai 2015 que l'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, a décrit le "Oui" au mariage gay comme un appel au réveil de l'Église catholique. "Ceci est une révolution sociale", -t-il déclaré à RTE Télévision. "L'Église a une tâche énorme devant elle pour faire passer son message aux jeunes ... L'Église a besoin d'être dans la réalité." Il a également dit qu'il apprécie la façon dont les gays et les lesbiennes se sentent aujourd'hui.

Interrogé pour savoir si l'Église était mal équipé pour faire face à ces questions, il dit : "Nous avons tendance à penser en noir et en blanc, mais la plupart d'entre nous vivons nos vies en gris." "L'Église a besoin d'utiliser le résultat pour en exploiter l'énergie qui a été déclenché en faveur de l'égalité pour tous", a ajouté l'archevêque.

Et il se pose une bonne question : "L'Église doit se demander si elle est complètement éloignés de jeunes". Il a ajouté que la plupart des gens qui ont voté "Oui" sont allés à l'école catholique pendant 12 ans, donc "c'est un grand défi pour nous de faire passer le message de l'Église catholique à travers cela".

40 des 43 circonscription irlandaises ont votées, le "Oui" arrive largement en tête avec 62,3 % face au non avec 37,7 %. L'Irlande un pays catholique montre la voie pour mettre fin à cette homophobie mortifère au sein de l'Église. L'analyse de Mgr Diarmuid Martin montre que l'Église peut s'ouvrir aux autres en travaillant sur elle-même.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités