Publié le 25 Mai 2016

Radio Vatican nous montre que e Sommet mondial humanitaire s'achèvera mardi 24 mai 2016 au soir à Istanbul, en Turquie. Institutions internationales, ONG, membres de la société civile présents sur les cinq continents, ont poursuivi pendant toute la journée de mardi leurs interventions lors de diverses tables-rondes. Ce mardi matin, l'accent a été mis notamment sur l'évaluation des risques face aux crises climatiques, ou encore sur le renforcement du rôle des femmes et des filles dans les sociétés où leurs droits sont bafoués.

Ce sommet permet d'écouter la voix des plus vulnérables touchés par les catastrophes humanitaires, victimes de guerre, de persécutions, des changements climatiques, contraints à la fuite, à l'exil. Aujourd'hui, la crainte de ceux qui les défendent et parlent en leur nom, est de ne pas être entendu, que les politiques ne donnent pas suite aux promesses faites lors de ce premier sommet humanitaire mondial.

À la tête de la délégation vaticane à Istanbul, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège, nous a accordé un entretien, il espère que sortiront des mesures concrètes de ce sommet, pour que "les pleurs de ceux qui souffrent" soient entendus… Le cardinal Parolin s'est exprimé ce mardi 24 mai lors d'une table-ronde de dirigeants autour du thème 'maintenir les normes qui sauvent l'humanité'. Lors de son intervention, le Secrétaire d'État du Saint-Siège a expliqué que l'aide humanitaire ne devrait jamais être marchandée, ou être instrumentalisée à des fins politiques ou encore subir des pressions économiques ou idéologiques.

Le numéro deux du Saint-Siège a aussi jugé que personne ne pouvait être silencieux devant des crimes qui sont commis au nom d'une religion. Il s'est également exprimé sur la délicate question de l'avortement après des viols comme arme de guerre, en précisant que le droit humanitaire international ne garantit en aucun cas le recours à l'IVG, et qu'il fallait donc se garder d'en avoir une interprétation trop large. Le Saint-Siège, a t-il rappelé, soutient les organisations catholiques et les institutions religieuses dans leur aide psychologique, matérielle et spirituelle aux victimes de viol, mais aussi les enfants qui en sont nés. «Chacun de nous a la responsabilité de défendre les normes qui sauvent et protègent l'humanité de la souffrance et des barbaries», a conclu le cardinal.

L’aide humanitaire ne doit pas être marchandée, ou être instrumentalisée ? Mais en s’opposant à l’IVG et la contraception n’est-ce pas la marchander et l’instrumentaliser aussi ? N’est-ce pas aussi vouloir le pire, car cela laisse comme seul recours aux femmes l’IVG clandestin qui souvent peut être fatal.

Mais il ne fait que reprendre ce que le pape François a envoyé dans un message écrit aux participants du sommet mondial humanitaire qui s’est ouvert le lundi 23 mai à Istanbul. Un message dans lequel le Saint-Père dénonce des efforts humanitaires parfois dictés par des considérations idéologiques ou financières.

«J’espère que vos efforts contribueront à soulager les souffrances de millions de personnes, pour que les fruits de ce sommet puissent montrer une solidarité sincère et un profond respect pour les droits et la dignité de ceux qui souffrent», écrit le Pape. «Nous ne pouvons nier le fait que de nombreux intérêts aujourd’hui imposent le Dieu-argent, explique t-il, alors que dans le même temps les efforts humanitaires sont souvent conditionnés par des contraintes commerciales ou idéologiques.»

Pour cette raison, poursuit le pape, «ce dont avons besoin aujourd’hui est de renouveler notre engagement à protéger chaque personne dans sa vie quotidienne et de protéger sa dignité. Ce sommet exige que nous ne baissions pas les bras et que nous prenions la responsabilité de nos actions envers les victimes elles-mêmes», écrit-il.

Dans ce message, le pape souligne aussi que «personne n’aime un concept ou une idée» mais que l’on aime «des personnes». Le pape achève ce message fort en lançant un défi à ce sommet : «écoutons les pleurs de victimes et de ceux qui souffrent. Changeons nos comportements et nos attitudes de supériorité culturelle.»

L’Église est-t-elle bien placée pour parler de supériorité culturelle pour l’aide humanitaire puisqu’en s’opposant à la contraception et à l’IVG elle met en avant sa supériorité culturelle qu’elle a imposée dans les pays du Sud durant la colonisation. Au lieu de faire des reproches qui lui seront retourné et si elle aidait les pauvres là où ils en ont besoin et pas dans leur chambre.

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Publié le 24 Mai 2016

Raffineries : le conflit se durcit après le déblocage de Fos-sur-Mer

euronews.com et francetvinfo.fr nous montrent ce mardi 24 mai 2016 que le conflit entre la CGT et le gouvernement s’envenime autour des sites pétroliers français. Mardi matin, la raffinerie de Fos-sur-Mer a été reprise par les forces de l’ordre après de violents affrontements qui ont fait plusieurs blessés parmi les policiers et les manifestants.

Alors que la CGT appelle à la grève générale pour protester contre le projet de “loi travail”, les blocages des sites pétroliers n’en finissent pas de provoquer des pénuries d’essence dans les stations-service.

Le déblocage de la raffinerie de Fos-sur-Mer ne change pas grand chose à la situation. À la mi-journée, sur les huit raffineries du pays, six étaient toujours à l’arrêt ou tournaient au ralenti tandis que plusieurs dépôts restaient bloqués (près de Dunkerque, à Lorient et à Brest notamment).

Mardi matin, le Premier ministre a dénoncé ce type de conflit frontal, qualifié de “conservateur”. “Prendre ainsi en otage les consommateurs, notre économie, notre industrie, continuer des actions qui visent à faire retirer le texte (de la loi), ce n’est pas démocratique”, a insisté Manuel Valls.

Un véritable dialogue de sourds : au Havre, dans le principal terminal pétrolier où transitent 40% des importations françaises, le personnel a voté la grève à partir de mardi après-midi. Plus que jamais, le conflit se durcit. La CGT appelle à la grève reconductible chaque jour à partir du mardi 31 mai. Elle rejoint ainsi l'appel lancée par l'Unsa et la CFDT, dans le cadre des négociations lancées sur les conditions de travail des cheminots.

Et la ministre du travail Myriam El Khomri n’arrange en rien les choses en disant à l’assemblée nationale que «La loi travail poursuivra son processus législatif». Le dialogue social ne se fait pas à coup de 49.3 ou de menace aux syndicats, mais avec un dialogue construit et ouvert.

Dans un autre pays la Belgique, le projet de modification de la législation sur le travail en Belgique crée également des fortes tensions entre le gouvernement de droite et les syndicats. 60 000 manifestants arboraient des banderoles avec des slogans tels que "Non à la semaine des 45 heures !", "Pas touche à nos pensions !" ou encore "Non à la flexibilité !" et faisaient exploser de nombreux pétards. La manifestation était soutenue par les principaux syndicats de Belgique, mais aussi par le Parti socialiste (PS).

Le gouvernement qui se prétend socialiste devrait peut être imiter le PS belge qui lui soutien les revendications des travailleurs et pas du patronat.

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Publié le 24 Mai 2016

kath.net ce mardi 24 mai 2016 que le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, attend la reconnaissance sans réserve de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X de la liberté religieuse comme un droit humain et une obligation à l'œcuménisme. "Si vous voulez être pleinement catholique, vous devez reconnaître le pape et le Concile Vatican II ", a déclaré Mgr Müller à Fribourg au "Herder Korrespondenz" (en juin). Il prévoit aussi une reconnaissance de fait des déclarations du Concile qui traitent de ces questions.

Mgr Müller a aussi fait remarquer que l'on ne peut écarter le Concile Vatican II, du fait qu'il n’avait pas adopté de dogmes contraignants, "comme un concile de bavardage pastoral." Il signale aussi que la résurrection du Christ n’est finalement pas dans le sens formel un dogme, mais il appartient de façon centrale au Credo. "Je ne peux pas prendre une chose et en rejeter d'autres", dit Mgr Müller.

Une bonne mise au point qui montre à la FSSPX que contrairement à ce qui avait été dit il n’y aura pas de textes du concile qui seront objets de discussion et de clarification.

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Publié le 23 Mai 2016

Autriche : l'écologiste Alexander Van der Bellen remporte l'élection présidentielle face au candidat d'extrême droite

Comme le montre francetvinfo.fr, LeMonde.fr et euronews.com l'issue était incertaine. L'écologiste Alexander Van der Bellen a finalement remporté l'élection présidentielle de justesse, lundi 23 mai, d'après plusieurs médias, dont Die Presse (en allemand).

À 72 ans, Alexander Van der Bellen, est un professeur d‘économie à la retraite, plutôt austère qui incarne une vision du pays aux antipodes de celle de Norbert Hofer. Au nationalisme du candidat populiste, il oppose son projet d’une société ouverte et multiculturelle. Il est apparu pendant la campagne comme le candidat des catégories aisées, des intellectuels, des artistes, des féministes et des minorités.

Il a été élu avec 50,3% des voix, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Donné perdant par les sondeurs, le candidat écologiste a bénéficié d’un regain de participation, en hausse, à 72 %, pour faire barrage à l’extrême droite. De son côté, peu avant, le candidat d'extrême droite Norbert Hofer, qui était favori, a reconnu sa défaite sur Facebook (en allemand), se disant "triste".

Sur les bulletins déposés dans les urnes, dimanche, Norbert Hofer avait recueilli 51,9% des suffrages, contre 48,1% pour Alexander Van der Bellen. Il comptait une avance de 144 006 voix. Mais les votes par correspondance, traditionnellement peu favorables au FPÖ, le parti d'extrême droite ont été déterminants. Ils ont représenté 14% des votants lors de ce scrutin.

Avec cette courte défaite, le FPÖ réalise toutefois son meilleur score à un scrutin national, surfant sur la vague des migrants qui a vu 90 000 personnes demander l'asile dans le pays en 2015, soit plus de 1% de la population. Il faut aussi préciser qu’aucun des candidats défaits n'avait donné de consigne de vote en vue du second tour, ce qui favorisait le candidat du FPÖ.

Manuel Valls a exprimé son "soulagement" à la suite de l'annonce des résultats. Mais malgré la victoire sur le fil du candidat écologiste, le très bon score réalisé par le candidat du FPÖ reste préoccupant. Il peut être un moteur pour l’extrême droite européenne qui risque de prendre comme modèle l’Autriche pour arriver au pouvoir.

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Publié le 23 Mai 2016

Rencontre au sommet entre les deux plus grandes religions du monde

L’OBS nous montre que le pape François et le grand imam d'Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, se sont rencontrés lundi 23 mai 2016 à la mi-journée au Vatican, pour une réunion historique entre les hauts représentants des deux plus importantes religions de la planète.

Le "message, c'est notre rencontre", a affirmé le pape François à l'imam, considéré comme la plus haute autorité de l'islam sunnite, selon des propos rapportés par l'entourage du souverain pontife à la presse. Les deux hommes, qui ne s'étaient jamais vus jusqu'à présent, se sont donné une accolade à l'issue de leur entretien, qui a duré une petite demi-heure, selon un communiqué du Saint-Siège.

C'est la première fois qu'une telle rencontre se déroule au Saint-Siège. Le 24 février 2000, Jean-Paul II avait rendu visite au grand imam d'Al-Azhar, le cheikh Mohammed Sayed Tantawi, au Caire. Les deux hommes ont salué "la signification importante de cette nouvelle rencontre dans le cadre du dialogue entre l'Église catholique et l'Islam".

Selon le Vatican, ils se sont entretenus principalement de "la paix dans le monde, du refus de la violence et du terrorisme, de la situation des chrétiens dans le contexte des conflits et des tensions au Moyen-Orient, ainsi que de leur protection". Pour traduire leur échange, les deux hommes étaient assistés par le secrétaire particulier du pape, l'Égyptien Yoannis Lahzi Gaid.

L'entretien s'est tenu dans la bibliothèque du Vatican, un cadre moins formel et sans le protocole réservé d'habitude aux chefs d'Etat en visite officielle. Le pape François a offert à son invité son encyclique sur l'environnement, "Laudato si", ainsi qu'un médaillon de la paix.

Cette rencontre entre Ahmed al-Tayeb et le pape François marque une nouvelle étape dans la réconciliation, après 10 ans de relations tendues entre leurs deux institutions en raison de propos controversés de Benoît XVI semblant associer islam et violence, lors d'un discours à Ratisbonne (Allemagne) en 2006. Les liens se sont peu à peu resserrés après l'arrivée du pape François, qui a fait du dialogue interconfessionnel l'une de ses priorités. Il avait notamment salué les musulmans en 2013 à l'occasion de la fin du ramadan.

Depuis son arrivée, le pape François multiplie les messages de tolérance et d'ouverture à l'égard des autres grandes religions. Déconcertant une partie des catholiques, il a ainsi ramené trois familles musulmanes syriennes de sa visite en avril sur l'île grecque de Lesbos : "Je n'ai pas fait de choix entre chrétiens et musulmans (... Tous) sont fils de Dieu", avait-il alors expliqué.

Le vice-grand imam d'Al-Azhar, Abbas Choumane, a expliqué dimanche à l'AFP que l'organisation de cette rencontre avait été favorisée par ces gestes d'ouverture du pape François envers les musulmans. "Si ce n'était pour ces prises de position positives (du pape), cette rencontre n'aurait pas lieu", a précisé M. Choumane, indiquant alors que le grand imam était porteur d'un message pour l'occident et les musulmans.

La visite du grand imam d'Al-Azhar a pour objectif de présenter "le vrai islam, et dissiper les malentendus créés par les groupes terroristes extrémistes", a souligné M. Choumane.

En novembre 2013, Jorge Bergoglio s'était inquiété d'"épisodes de fondamentalisme violent" mais il avait invité aussi à éviter "d'odieuses généralisations", "parce que le véritable islam s'oppose à toute violence". Dans l'avion qui le ramenait d'Istanbul en novembre 2014, il avait aussi pris un risque en réclamant une condamnation claire et forte du terrorisme de la part de "tous les dirigeants musulmans du monde, politiques, religieux et universitaires".

Homme de rencontre et de contact, Jorge Bergoglio multiplie les rendez-vous historiques avec des responsables chrétiens et d'autres religions. Il a ainsi rencontré le patriarche orthodoxe russe Kirill en février, plus d'un millénaire après la rupture entre chrétiens d'Orient et d'Occident. Il sera en Suède en octobre, au côté des protestants, pour le lancement du 500e anniversaire de la Réforme de Martin Luther. Il s'est aussi rendu à plusieurs reprises dans une mosquée ou une synagogue, et entretient des rapports courtois y compris avec l'Iran des ayatollahs.

Comme le montre le pape François seul le dialogue apporte la paix, encore plus celui entre les religions qui servent souvent d’alibi pour prendre le pouvoir.

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Publié le 23 Mai 2016

Comme le montre Marine Chassagnon dans HuffingtonPost.fr ce dimanche 22 mai 2016, c’est après douze jours de compétition, le jury a fait son choix. "I, Daniel Blake" de Ken Loach remporte la Palme d'or du Festival de Cannes 2016. Il devient ainsi le huitième réalisateur à être doublement palmé après Francis Ford Coppola, Shōhei Imamura, Emir Kusturica, Bille August, les frères Dardenne et Michael Haneke.

Lors de son discours, ce cinéaste militant a dénoncé les idées "néolibérales" qui "risquent de nous mener à la catastrophe". "Ce monde dans lequel nous vivons se trouve dans une situation dangereuse. Nous sommes au bord d'un projet d'austérité qui est conduit par des idées que nous appelons néolibérales, qui risquent de nous amener à la catastrophe", affirmé Ken Loach avant d'insister : "Ces pratiques néolibérales ont entraîné dans la misère des millions de personnes, de la Grèce au Portugal, avec une petite minorité qui s’enrichit de manière honteuse". Ken Loach a également tenu à mettre en garde contre le retour de l'extrême droite. "Il faut dire qu’un autre monde est possible et même nécessaire", a-t-il encore lancé, en français et en anglais, après avoir mis en garde contre le retour de l'extrême droite.

Ce film raconte l'histoire d'un menuisier anglais de 59 ans, contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au "job center", Daniel va croiser la route de Rachel, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450 km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Rachel vont tenter de s’entraider…

En cinquante ans de carrière, Ken Loach, 79 ans, a été primé six fois à Cannes notamment en 2006 par la Palme d'or pour "Le Vent se lève". Toujours sur la croisette, il a reçu le Prix du Jury pour son film "La Part des Anges" en 2012. Il avait reçu le même prix en 1993 pour "Raining Stones". Ce cinéaste est connu pour dénoncer, à l'aide de ses films, la misère sociale, notamment dans son pays d'origine, la Grande-Bretagne à l'image de ses films "Ladybird", "Carla's Song" ou encore "Sweet Sixteen" entre autres. Un artiste militant qui ne laisse jamais indifférent.

parismatch.com signale qu’à travers ce film Ken Loach montre une terrible réalité que "Ce sont les gens les plus vulnérables qui ont le plus souffert de la baisse des allocations (...) et on leur dit que s'ils sont pauvres, c'est de leur faute", avait-il déclaré lors de la conférence de presse qui avait suivi la projection du film. Les agences de recherche d'emploi n'ont pas pour but "d'aider les gens, mais d'ériger des obstacles sur leur chemin". Pire, on fixe à leurs conseillers "des objectifs chiffrés de gens à pénaliser", afin de réduire les allocations versées. Et on les forme à "gérer de potentiels suicides", s'était-il indigné devant la presse. Le cinéma de protestation de Ken Loach devrait guider un gouvernement français qui ne fait pas face à la réalité des travailleurs et qui souhaite les précariser encore plus avec la loi travail.

Tandis qu’ouest-france.fr nous montre dans son article de ce lundi 23 mai qu’à travers les blocages de raffineries et de ports, la 8e journée nationale d'action, montre une généralisation de la grève : les opposants à la loi Travail vont encore durcir leur mouvement cette semaine.

Les opposants au projet de loi battront le pavé jeudi, lors d'une huitième journée nationale de grèves et de manifestations à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl, UNL). Une neuvième journée est déjà programmée le 14 juin, avec ce jour-là, un rassemblement uniquement à Paris.

Alors que le mouvement semblait s'essouffler depuis le 31 mars (entre 390 000 et 1,2 million de manifestants), il a repris de l'ampleur jeudi, avec entre 128 000 et 400 000 manifestants. Mais l'enjeu, pour les syndicats, est désormais de propager la mobilisation de la rue aux entreprises, en multipliant les arrêts de travail. Le leader cégétiste Philippe Martinez a appelé mardi à «généraliser les grèves».

Jeudi, l'objectif sera de «s'appuyer sur les secteurs en grève reconductible - raffineries, cheminots - pour faire la jonction avec ceux qui vont entrer dans le mouvement», expliquait vendredi Fabrice Angéi, membre de la direction de la CGT. C'est désormais l'épicentre de la contestation. Six des huit raffineries de pétrole implantées dans l'Hexagone, qui représentent près de 70 % de la capacité de raffinage française, sont affectées par la grève. «Cinq raffineries Total (Gonfreville-l'Orcher, Donges, Grandpuits, Feyzin et Provence-la-Mède) ainsi que la raffinerie Petroineos de Lavéra à Martigues» sont soit «à l'arrêt, soit en phase d'arrêt» détaille Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole de la CGT.

Tout le week-end, par crainte de pénurie, les automobilistes ont pris d'assaut les pompes à essence du nord-ouest. Résultat : 1 500 stations en rupture partielle ou totale, sur 12 000 en France, selon les chiffres du secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies. Plusieurs départements ont pris des arrêtés limitant la distribution de carburant. «Nous sommes très déterminés à ce qu'il n'y ait aucune pénurie en France», a prévenu dimanche Manuel Valls. «Nous maîtrisons pleinement la situation», a-t-il assuré, «je pense qu'un certain nombre de raffineries ou de dépôts qui étaient bloqués sont débloqués ou vont l'être dans les heures ou dans les jours qui viennent.»

Vendredi et dimanche, les forces de l'ordre ont débloqué plusieurs importants dépôts de carburants, permettant de réalimenter certaines stations, mais en courant le risque de mettre de l'huile sur le feu. «Hollande et Valls utilisent les mêmes méthodes que M. Sarkozy en 2010. Face à la lutte des salariés, ils envoient les forces de l'ordre pour casser les grèves», a dénoncé samedi Philippe Martinez, promettant «une réaction à la hauteur de ce que le gouvernement fait». «Des discussions et des assemblées générales sont engagées pour amplifier le mouvement» dans le secteur, a-t-il prévenu.

Malheureusement le gouvernement prend le mauvais cap comme le montre franceinter.fr puisque Michel Sapin, le ministre des Finances, a jugé ce lundi matin les blocages illégitimes, et accuse la CGT de prendre les Français en otage. Il a réaffirmé que le projet de loi Travail irait jusqu’au bout. Au lieu de "l’écoute de ceux qui ne sont pas contents, on choisi de bomber le torse, de gonfler les muscles" a rétorqué le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. "Il n’y a qu’une manière de débloquer la situation, c’est de retirer la loi Travail" a prévenu Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole de la CGT. Depuis Tel Aviv, en Israël, où il est en déplacement pour trois jours, Manuel Valls a affiché sa fermeté ce dimanche soir : le gouvernement va "continuer à évacuer un certain nombre de sites et notamment les dépôts".

Un tel entêtement sera fatal au gouvernement et au PS. Sait-il encore ce qu’est la gauche ? Faut-il qu’il soit éliminé dès le premier tout des présidentielles comme en Autriche pour se souvenir ce qu’est la social démocratie ? Pas cette pseudo social-démocratie mise en place en 1999 qui s’est alliée au libéralisme économique.

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Publié le 22 Mai 2016

Europe1.fr dans son article du samedi 21 mai 2016 nous montre que l’Église protestante d'Écosse a voté samedi à Édimbourg en faveur de l'ordination d'hommes et de femmes mariés avec une personne du même sexe, trois ans après avoir accepté l'ordination des homosexuels. Ce vote étend au mariage une motion adoptée l'année dernière autorisant l'ordination de personnes du même sexe engagées dans une union civile.

L'Eglise d'Écosse avait reporté sa décision sur les membres du clergé mariés en 2015 pour consulter les presbytères et leur laisser le temps de débattre la question. "En quelque sorte, nous avions franchi le Rubicon l'année dernière et pour beaucoup aujourd'hui il s'agissait d'abord de clarifier la situation et de se mettre en conformité avec la loi écossaise", a commenté le révérend John Chalmers. La motion a été adoptée par 339 voix pour et 215 contre.

L'Église d'Ecosse avait voté dès 2013 une motion autorisant l'ordination d'homosexuels après des années de débats entre le camp libéral et le camp traditionaliste. L'Église d'Angleterre, en revanche, interdit toujours aux membres homosexuels de son clergé de se marier. Elle sera peut-être la suivante à franchir le Rubicon, pendant ce temps l’Église catholique refuse toujours l'ordination des prêtres jugés homosexuels. Un petit effort ne ferait pas de mal.

Tandis que DirectMatin.fr dans son article du mercredi 18 mai nous montre le père Paul Kelly combat la loi baptisée «gay panic defense», qui permet de se défendre d'une accusation de meurtre quand la victime a fait des avances homosexuelles. En Australie-Méridionale et dans le Queensland, cette loi vieille de plusieurs siècles permet de transformer un meurtre en légitime défense s'il y a eu des avances homosexuelles de la part de la victime. Son nom est la «gay panic defense» et elle est encore utilisée en Australie.

Si Paul Kelly mène aujourd'hui ce combat, c'est parce qu'il a pu observer de près les effets de cette loi : en 2010, un dénommé Wayne Ruks a été tué dans la cour de son église. Les deux meurtriers ont mis en avant une prétendue remarque sexuelle de leur victime, alors même que Wayne Ruks n'était pas homosexuel. Mais l'un des deux tueurs à fait seulement quatre ans de prison et le second sera bientôt libéré.

Ecœuré par cette histoire, le père Kelly à lancé une pétition en ligne sur le site Change.org. Celle-ci à récolté plus de 250 000 signatures (sur un total de 23 millions d'habitants) en quatre ans, ce qui en fait l'une des trois pétitions les plus signées du pays. Récemment, cette pétition a obtenu le soutien de Tom Ballard, un humoriste australien populaire et ouvertement homosexuel.

En 2013, la Haute Cour australienne a maintenu l'interdiction du mariage homosexuel et a annulé tous les mariages ayant eu lieu durant cinq jours dans l'état de Canberra, après que soit passé une loi autorisant l'union de personnes de même sexe.

LeMonde.fr dans sont article du jeudi 19 mai 2015 nous dit que le «gay panic defence» pourrait être sur la sellette. La nouvelle avocate générale du Queensland, Yvette D’Ath, a annoncé que le Parlement local évaluerait cette semaine l’entrée au code pénal d’une «interdiction» d’invoquer les «avances homosexuelles» comme circonstance atténuante.

Mais le prêtre Kelly s’inquiétait, la semaine dernière, de la nonchalance législative. «240 000 personnes et moi-même avons signé une pétition. Nous espérons que l’exécutif local adopte urgemment cette législation et s’assure que plus personne n’utilise cette défense choquante de “gay panic defence”

Le combat de ce prêtre est un acte honorable en voulant mettre fin à une loi homophobe qui sert de prétexte pour tuer et espérons qu’il soit suivi pour mettre fin à une loi d’un autre âge.

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Publié le 21 Mai 2016

Comme le montre ABC.es ce samedi 21 mai 2016 le pape François a reçu vendredi en audience le cardinal archevêque de Valence, Antonio Cañizares, dans une réunion qui avait été organisée "Il y a plus d'un mois", et finalisée "Il y a quinze jours", où ont été abordées "différentes questions déjà abordées", selon EFE, ont indiqué des sources de l'archevêché de Valence. A côté de lui, le pape a également rencontré le controversé cardinal Barbarin, interrogé en France pour avoir caché plusieurs prêtres pédophiles.

L'audience papale s’est produite deux jours après que Cañizares a défendu sa vision de la "bonne famille chrétienne précieuse" avant l’"escalade contre elle de ses dirigeants politiques", de l’"empire gay" et "certaines idéologies féministes." L’association LGBT de Valence, Lambda, a annoncé aujourd'hui le dépôt d'une plainte conjointe de plusieurs groupes contre le cardinal archevêque de Valence pour ses déclarations.

Le vice-président du Conseil, Monica Oltra, a émis l'opinion aujourd'hui que Cañizares devrait être plus attentif à ce que dit le pape Francisco "et a accusé ses mots de promouvoir le sentiment de haine et de crimes associés".

Comme le signale periodistadigital.com, le cardinal Cañizares met le pape dans une position fâcheuse puisque "l’Espagne vit un moment électoral et politique très compliquée" dans laquelle l'Église "doit être un outil constructif, et non pas un élément déstabilisateur".

Mgr Blazquez, Mgr Osoro ou Mgr Omella, mandatés par le pape François pour "adoucir" l'image de l'Église en Espagne, n’ont pas besoin des déclarations telles que celles de Cañizares. D’ailleurs il y a une contradiction entre promouvoir la haine et représenter une idéologie mettant en avant l'amour.

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Publié le 21 Mai 2016

CatholicHerald.co.uk nous apprend le jeudi 19 mai que prenant la parole à la National Catholic Prayer Breakfast à Washington DC, le cardinal Sarah, responsable de la commission de la liturgie du Vatican, a déclaré que le monde était "de plus en plus coupé de Dieu par le colonialisme idéologique". Si monde s’est coupé de Dieu, c’est aussi un peu de la faute de l’Église qui ne sait livrer de lui qu’une image terrible.

Le cardinal a dit que le diable veut détruire la famille, afin de rendre plus difficile aux gens d'entendre "la Bonne Nouvelles de Jésus-Christ : le don de soi, l’amour fécond." Cette parole n’a pas beaucoup d’amour fécond. Il dit aussi les chrétiens doivent combattre les idéologies qui nient l'importance des enfants ayant une mère et son père. Les études de genre ne sont pas une idéologie ni une théorie et elles n’ont jamais nié l’hétérosexualité, elles permettent de comprendre que d’autres sexualités existent et qu’elle ont aussi leur place dans la société en pleine égalité.

Il a dit le divorce, la cohabitation et le mariage gay "causent des dommages aux petits enfants à travers infliger eux un doute existentiel profond de l'amour." "Ils sont un scandale - une pierre d'achoppement - qui empêche les plus vulnérables de croire en un tel amour, et un fardeau écrasant qui peut les empêcher de l'ouverture à la puissance de guérison de l'Évangile." Non, ce n’est pas cela qui empêche les gens d’entendre l’Évangile mais une hiérarchie qui parle des plus vulnérables et s’allie toujours aux élites dominantes qui les exploitent et les trahissent.

Le cardinal Sarah a dit que la légalisation de ces situations, comme les États-Unis le font, ne pouvait pas résoudre les problèmes sociaux. Il était nécessaire de "se battre pour protéger la famille", a-t-il dit. Mais ces problèmes n’ont rien à voir avec les problèmes sociaux, le cardinal devrait savoir que ces mesures sont sociétales et non sociales. Protéger la famille ? Mais il n’y pas un modèle unique. Il existe les familles monoparentales, recomposées et homoparentales. Il faut les prendre en compte.

On pourrait éclater de rire, malheureusement ce cardinal pense réellement ce qu’il dit, à force de voir des complots n’importe où, on devient de moins en moins sérieux à entendre.

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Publié le 21 Mai 2016

"Pas un seul enfant" n'a eu "à souffrir des décisions qu'il a prises en tant qu'évêque" de Lyon, assure le prélat dont le diocèse est agité par des scandales de pédophilie comme le montre francetvinfo.fr.

"On ne quitte pas le navire en pleine tempête !", lâche le cardinal Philippe Barbarin dans un entretien au Figaro, vendredi 20 mai 2016. Le prélat y confirme son intention de rester à son poste, conforté dans son attitude par le pape François. En le recevant au Vatican, quelques heures plus tôt, le souverain pontife lui aurait redit "sa confiance" et lui aurait conseillé "d'attendre paisiblement" que la justice fasse son travail dans les affaires de pédophilie qui secouent son diocèse de Lyon.

"Si la justice mettait en lumière un grave manquement dans la conduite de ma mission, [une démission] serait effectivement une perspective à envisager. Pour l'heure, ce ne serait pas responsable, ce serait même contraire à mon devoir", explique le cardinal. Selon lui, "pas un seul enfant" n'a eu "à souffrir des décisions qu'[il] a prises en tant qu'évêque". Et il dit attendre "avec sérénité" sa convocation par les enquêteurs dans le cadre des procédures pour non-dénonciation engagées à son encontre.

Philippe Barbarin a reconnu une nouvelle fois ses erreurs dans la gestion des dossiers antérieurs à son arrivée. Il a estimé que la responsabilité envers les victimes "doit désormais s'appliquer à tous les cas, aussi anciens soient-ils". Et il a reconnu que "l'Église ne pouvait considérer la question" sous l'angle de la prescription, comme le fait la justice.

Le cardinal a par ailleurs tendu la main à l'association de victimes La parole libérée qui a eu des mots très durs à son égard et réclame sa démission. Et le prélat d'assurer : "Je m'engage à prendre une obligation de moyens pour que soit regardé attentivement le cas de tous les prêtres concernés de près ou de loin, même pour des faits très anciens, même juridiquement prescrits, et à rendre publiques mes décisions cet été."

C’est maintenant trop tard, l’association de victimes La parole libérée n’a plus confiance en lui, puisqu’il était bien au courant de la dangerosité du père Preynat et a été pris en flagrant délit de mensonge vu qu’il a dit qu’il était n’était au courant qu’en 2014 de ce cas, avant de se démentir en disant que c’était en 2007-2008. Ce n’est pas une erreur de laisser un prêtre pédophile jusqu’en 2015 au contact des enfants, c’est de la complicité.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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