Publié le 29 Juillet 2014

20minutes.fr dans son article du lundi 28 juillet 2014 nous montre que le pape François a demandé pardon ce lundi aux pentecôtistes persécutés par des catholiques durant le fascisme en Italie dans les années 1930, après la promulgation de lois raciales, lors d'une visite privée et inédite à Caserte (sud), rapporte l'agence I-Média. Dans cette ville située près de Naples, le pape argentin a également invité à «dépasser les barrières» entre les différentes confessions chrétiennes.

Le pape François, qui s'était déjà rendu samedi à Caserte, où il avait célébré une messe devant 200 000 personnes, a rendu visite au pasteur Giovanni Traettino, qui dirige dans cette ville l'église évangélique de la Réconciliation. Les deux hommes se sont connus à Buenos Aires, ville dont Jorge Mario Bergoglio était l'archevêque, où ils se sont régulièrement rencontrés à l'occasion de réunions œcuméniques, en particulier lors d'un grand rassemblement des églises en 2006 dans la capitale argentine.

Intervenant devant quelque 350 fidèles, le pape a assuré que l'unité des chrétiens, «commandement du Christ», était «fondamentale», selon l'agence spécialisée dans l'actualité religieuse, citant plusieurs médias italiens ayant pu entendre le discours du pape François. «Il faut chercher quelque chose de nouveau», «dépasser les barrières entre les Églises chrétiennes» qui «ne sont pas nées séparées», a particulièrement demandé le pape.

«Parmi ceux qui ont persécuté et dénoncé les pentecôtistes, comme s'il s'agissait de fous qui gâtaient la race, il y avait aussi des catholiques», a assuré le pape, avant de poursuivre : «je suis le pasteur des catholiques et je vous demande pardon pour ces frères et sœurs catholiques qui n'ont pas compris et ont été tentés par le diable».

Le pape qui appelle à dépasser les barrière entre les différentes confessions chrétiennes et à chercher quelque chose de nouveau, cela est intéressant, mais il faut que le discours soit suivi d'actes pour que l'œcuménisme soit réellement appliqué et ce n'est pas seulement au pape de faire le travail, mais aussi à toute l'Église, qui elle ne se trouve pas qu'à Rome.

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Publié le 28 Juillet 2014

TF1.fr dans son article du dimanche 27 juillet 2014 que plusieurs centaines de personnes se sont rassemblés dimanche à Paris pour attirer l'attention des Français sur la situation des chrétiens d'Irak victimes de persécutions de la part des Jihadistes de l'État islamique (EI), notamment à Mossoul.

"France, tourne ton regard vers l'Irak, un peuple se meurt sous tes yeux". Derrière cette banderole, élus, religieux et croyants, membres de la communauté assyro-chaldéenne notamment, se sont rassemblés dimanche devant Notre-Dame de Paris en soutien aux chrétiens d'Orient menacés par les jihadistes.

Ils étaient au moins plusieurs centaines (des milliers selon le Comité de soutien aux chrétiens d'Irak) à braver la chaleur sur le parvis écrasé de soleil, en fin d'après-midi, avant une "messe pour la paix" en Orient prévue dans la cathédrale. Parmi eux figuraient des prêtres, des parlementaires et élus d'Île-de-France (les UMP Rachida Dati, Nathalie Kosciusko-Morizet, Roger Karoutchi, Claude Goasguen, le PS Philippe Kaltenbach...), le grand rabbin parisien Olivier Kaufmann et de nombreux fidèles et jeunes arborant bleu, blanc et rouge de la communauté assyro-chaldéenne, venus notamment de Sarcelles (Val-d'Oise) ou des environs. Beaucoup portaient sur des pancartes ou des autocollants le "n" arabe signifiant "nazaréen", la lettre peinte sur les maisons des chrétiens de Mossoul depuis que les jihadistes de l'État islamique (EI) en ont pris le contrôle. Les chrétiens ont fui en masse la deuxième ville irakienne depuis une semaine, après un ultimatum de l'EI leur donnant quelques heures pour quitter les lieux. Seules quelques familles chrétiennes y subsisteraient, contre 35 000 personnes il y a dix ans, selon le CSCI.

Dans tout le pays, les chrétiens seraient 400 000 aujourd'hui, contre 1,5 million avant la première guerre du Golfe, selon la même source. "Nous voulons faire entendre la voix des sans-voix, et attirer l'attention des médias et des hommes politiques français sur la situation dramatique des chrétiens d'Irak. Personne n'agit, personne ne bouge, c'est un vrai génocide", a déclaré le père Sabri Anar, curé de la paroisse chaldéenne Saint-Thomas à Sarcelles, avant de réciter le "Notre Père" en araméen avec la foule. Dans la foule avaient pris place aussi des fidèles de l'Église catholique de France, par "solidarité" avec leurs coreligionnaires d'Orient. "Les chrétiens font entendre leur voix, mais elle n'est pas relayée, ensuite, dans les médias, de manière scandaleuse", a estimé Jérôme, 50 ans, portant un haut drapeau "Save" représentant le poisson - signe des premiers chrétiens - et le "n" arabe.

Il faut surtout essayer de comprendre pourquoi les chrétiens sont visés en Irak et le HuffingtonPost.fr nous en donne les véritables raisons. Sous le régime de Saddam Hussein, les chrétiens n'étaient pas considérés comme une menace, ayant peu d'ambitions politiques. Mais après l'invasion américaine, le pays est devenu un champs de bataille entre insurgés et troupes étrangères. Associée aux "croisés" occidentaux, la communauté chrétienne a été visée par les violences confessionnelles qui ont suivi. En dix ans, 61 églises ont été attaquées et un millier de chrétiens tués, mais pas tous dans des attaques ciblées, selon le patriarche chaldéen Louis Sako. L'attentat le plus sanglant a eu lieu le 31 octobre 2010, lorsque 44 fidèles et deux prêtres sont morts dans l'attaque de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, par la branche irakienne d'Al-Qaïda. En avril dernier, Mgr Sako avait évoqué dans un entretien la montée de l'extrémisme religieux, les menaces de mort formulées à l'encontre des chrétiens, et la saisie de leurs propriétés par des gangs armés, qui poussaient sa communauté à l'exil.

Comme le signale Mgr Sako sur les chrétien d'Irak : "Nous sommes un minorité très fragile, nous n'avons ni armée, ni milice." Pourtant ceux qui décident de rester n'attendent pas de se faire tuer et ont commencé à former des milices depuis 2011. Maintenant, attendons de voir si le sort des chrétiens va enfin intéresser l'ONU, après tout elle a bien permis à La France d'intervenir en Centrafrique pour éviter un bain de sang. Et voyons aussi ce que la France peut faire surtout qu'elle était l'un des pays à demander un gouvernement d'union nationale en Irak pour mettre fin aux divisions en Irak.

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Publié le 27 Juillet 2014

NouvelObs.com nous montre que le pape François s'est livré dimanche 27 juillet 2014 à un vibrant plaidoyer pour la paix dans le monde, lors de la traditionnelle prière dominicale de l'Angélus place Saint-Pierre à Rome.

Après avoir évoqué le centenaire de la Première Guerre mondiale, le chef de l'Église catholique a dit que ses pensées allaient tout particulièrement aujourd'hui aux peuples du Proche-Orient, d'Irak et d'Ukraine.

"S'il vous plaît, arrêtez ! Je vous le demande de tout mon cœur, il est temps d'arrêter ! Arrêtez, s'il vous plaît !", a lancé le pape. "Frères et sœurs, plus jamais de guerre, plus jamais de guerre! Je pense avant tout aux enfants, qui sont privés de l'espoir d'une vie digne et d'un avenir."

"Des enfants tués, des enfants blessés, des enfants mutilés, des enfants orphelins, des enfants qui jouent avec ce que leur laisse la guerre, des enfants qui ne peuvent plus sourire", a poursuivi le pape François.

Le pape n'a fait aucune référence directe à la situation à Gaza, mais ses commentaires sont venus après qu'une trêve humanitaire a échoué ce le dimanche et que les combats ont repris. Il a pour cela cité la dénonciation de la Première Guerre mondiale par le pape Benoît XV comme un "massacre inutile". C'est un plaidoyer passionné où le pape demande aux personnes à "ne pas répéter les erreurs du passé", tout en les exhortant à adopter une attitude dialogue pour surmonter les conflits. Sera-t-il écouté ? Espérons le.

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Publié le 26 Juillet 2014

katolische.de nous montre que d'après le quotidien italien "Avvenire" du jeudi 24 juillet 2014, le préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ne voit pas de place pour une autre façon de traiter les divorcés et remariés, car ils ne peuvent pas communier, car ils auraient soit disant une conduite contraire au dogme de l'indissolubilité du mariage. Même un concile ne pourrait pas changer cela, selon lui. Les conciles ont souvent donné tort à de telles assurances.

Dans le même temps Mgr Müller, souligne que peut-être beaucoup de mariages étaient invalides parce que les couples n'étaient pas au courant au moment de leur cérémonie de mariage de l'importance du sens catholique du mariage. En gros, les couples sont des enfant qui ne savent pas ce qu'il font. Ils apprécieront. Actuellement, le cardinal déclare que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi recherche une réponse à ce défi. La réponse tout le monde la connait, mais Mgr Müller ne veut pas l'entendre.

Pour Mgr Müller l'objectif prioritaire du synode des évêques sur la famille en octobre, est de redécouvrir le caractère sacramentel du mariage et de la famille, mais aussi d'encourager les jeunes gens à se marier. Ici, cependant, il ne faut pas compter uniquement sur la publication d'ouvrages et d'articles. Il sera nécessaire d'avoir des «preuves solides» de mariages réussis, déclare l'ancien évêque de Ratisbonne. En gros, pas de place pour les évolutions de la famille, restons à la famille traditionnelle du XIXe siècle.

Mgr Müller déclare que les enfants touchés par le divorce sont "peut-être les plus pauvres des pauvres dans le monde". selon lui, nous l'aurions négligé non seulement dans les pays du Tiers-Monde, mais aussi dans les pays les plus riches en Europe et en Amérique du Nord. Ces enfant risquent d'apprécier une telle comparaison qui ne correspond pas à leur réalité.

Mgr Müller nous met en avant vers une réalité que l'Église ne veut pas voir, elle ne connait plus rien aux couples et ni aux familles, elle se base sur des valeurs d'un autre temps sans pouvoir répondre aux problèmes des familles actuelles.

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Publié le 25 Juillet 2014

APIC dan son article du jeudi 24 juillet nous montre que le diocèse de Ciudad del Este au Paraguay traverse actuellement une situation difficile. Son évêque, Mgr Rogelio Livieres Plano, issu de l’Opus Dei, est accusé de malversations financières, mais également d’avoir nommé, comme vicaire général, un prêtre traditionaliste accusé d’abus sexuels. A cela s'ajoutent des doutes sérieux quant à la qualité de formation des séminaristes. Des inquiétudes suffisamment fondées pour que Rome décide d'ouvrir une enquête et de dépêcher sur place le cardinal Abril y Castello ainsi qu'un autre évêque, indique le quotidien français «La Croix».

Sur le plan financier, l’évêque est notamment accusé d’avoir détourné plusieurs millions de dollars reçus d'une entreprise locale qui exploite un gigantesque barrage hydroélectrique sur le Parana. Elle aurait versé 300 000 dollars et octroyé au diocèse un théâtre d’une valeur de 1,5 million de dollars. Selon des organisations de laïcs, avec lesquelles l’évêque est en difficulté, l’argent devait servir à des œuvres sociales, mais Mgr Livieres Plano l’aurait utilisé pour son nouveau séminaire.

Ce séminaire, qui accueille 200 séminaristes, un record dans la région, est justement l’autre difficulté du diocèse. Les évêques paraguayens accusent Mgr Livieres Plano d’y dispenser un enseignement très conservateur, mais aussi bâclé – les études durent 4 ans au lieu de 6. De son côté, l’évêque de Ciudad del Este a accusé ses confrères, dans une lettre à Benoît XVI, d’être des tenants de la théologie de la libération.

Dernière difficulté, mais non des moindres, le cas du vicaire général du diocèse de Ciudad del Este, le père Carlos Urrutigoity, accusé d’abus sexuels il y a une dizaine d’années quand il exerçait son ministère dans le diocèse américain de Scranton en Pennsylvanie. Ce prêtre argentin avait été ordonné pour la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX), séparée de Rome depuis 1988, avant d’en être exclu pour homosexualité. Il avait alors fondé sa propre structure traditionaliste ralliée à Rome.

Finalement accusé d’attouchements sexuels sur un jeune garçon, il était parti suivre une thérapie au Canada avant de rallier le Paraguay où il était devenu vicaire général de Mgr Livieres Plano, malgré une mise en garde de l’évêque de Scranton qui l’avait été averti que le prêtre constituait «une sérieuse menace pour les jeunes» et lui demandant «de ne pas permettre que le Père Urrutigoity soit incardiné dans son diocèse».

En juin dernier, un reportage de la chaîne américaine NBC reprenant les accusations contre le père Urrutigoity avait mis le feu à l’épiscopat paraguayen. L’archevêque d’Asuncion, Mgr Pastor Cuquejo, avait demandé une réouverture de l’enquête, ce qu’avait vertement refusé l’évêque de Ciudad del Este accusant son confrère de la capitale d’être lui-même «homosexuel» et dénonçant des «attaques contre l’Église».

Cet échange musclé entre évêques avait finalement motivé la visitation apostolique décidée par le pape François dans ce diocèse de Ciudad del Este, limitrophe de l’Argentine. Les deux visiteurs apostoliques doivent rester jusqu’au 26 juillet 2014. Ils remettront ensuite leur rapport au Vatican.

Pour paraguay.com, en ce qui concerne l'intervention des envoyés du pape François, le rapport final sera prêt dans les prochains jours, après une analyse approfondie de la situation de Mgr Livieres Plano et du père Carlos Urrutigoity dans les cas de mauvaise gestion de fonds et de pédophilie. "Le journal ABC Color" aurait soit disant lancé une campagne de dénigrement contre le diocèse de Ciudad del Este. Il y aurait aussi des stations de radio concernées et plusieurs laïques qui voudraient soit disant nuire à l'évêque Rogelio Livieres, selon son porte-parole le père Antonio Ortigoza. C'est qu'il voudrait en faire un martyr.

Pourtant comme le signale ABC Color, dans leur tentative de minimiser l'enquête sur Mgr Livieres, ils insistent pour dire que ce n'est tout simplement qu'une "visite apostolique" demandé par le diocèse. C'est un peu gros. L'arrivée de Santos Abril y Castelló et Milton Luis Troccoli vient surtout après de nombreuses plaintes contre le père Carlos Urrutigoity accusé de pédophilie et d'abus sexuels et aussi sur les ouvrages religieux dans le diocèse de Ciudad del Este de Mgr Livieres.

Cela a le mérite d'être clair, et montre que cet évêque au lieu d'apporter la communion dans son diocèse a apporté la division. Espérons que le pape François trouve une solution qui puisse satisfaire le peuple de Dieu et pas la hiérarchie comme à l'époque de Benoît XVI.

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Publié le 24 Juillet 2014

catholicherald.co.uk nous montre dans son article du lundi 21 Juillet 2014 que le pape François exhorte les catholiques de Grande-Bretagne et d'Irlande à lutter contre la soit disant "culture de la mort" dans un message avant la Journée pour la vie qui aura lieu dimanche.

Le message, signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Vatican, déclare que le pape était convaincu que la Journée pour la vie allait inspirer "les jeunes catholiques en particulier" non seulement pour l'aider à assurer "une protection juridique appropriée pour le droit humain fondamental à la vie, mais aussi en cherchant à apporter l'amour miséricordieux du Christ comme un baume qui donne la vie à ces troublantes nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité qui sont de plus en plus évident dans la société contemporaine". Il ajoute : "Pour toutes les personnes impliquées dans la journée pour les célébrations de la vie, Sa Sainteté donne sa Bénédiction apostolique en gage de sagesse, de joie et de paix dans le Seigneur ressuscité."

Le thème de la Journée de cette année pour la vie est de "Protéger et chérir la vie", avec le hashtag # Twitter livelife. Plus d'un demi-million de cartes postales ont été envoyées aux paroisses en Angleterre et au Pays de Galles en préparation pour dimanche. Le produit de la Journée pour la vie aidera le travail du Centre de bioéthique Anscombe et d'autres activités liées à la vie soutenus par l'Eglise. Cela sent le lobbying, mais c'est vrai on nous dira qu'ils n'existent pas dans l'Église. C'est très drôle. La journée est célébrée chaque année par l'Eglise en Irlande, en Écosse, en Angleterre et au Pays de Galles.

L'interdiction de l'avortement voulue par l'Église n'est pas la solution. La recherche montre que rendre l'avortement illégal n'évite pas qu'il se produise, mais le rend invisible et oblige les femmes à avoir des procédures clandestines et risquées. Chaque année, 47 000 femmes meurent suite à des avortements non médicalisés et des millions d'autres sont blessées, dont certaines grièvement et de façon permanente. Presque tous ces décès et traumatismes ont lieu dans des pays où les lois sur l'avortement sont très restrictives. Presque tous sont aussi entièrement évitables.

Enfin, pour le pape les lobbies ne sont pas bons, mais il les a limités aux affaires, à la politique, les francs-maçons et les gays. Pourtant rien sur les lobbies catholiques qui abreuvent d’argent des organisations pro-life aux méthodes douteuses et pas des moindre comme le Chemin néocatéchuménal, l'Opus Dei, le Renouveau Charismatique, et les Focolari. Ici l'aveuglement est roi. Toujours la sexualité, le Vatican s'occupe de la seule chose qu'il ne connait pas au lieu d'être aux côté des pauvres. Je n'ai jamais vu ces lobbies catholiques faire une marche pour les pauvres ou être aux côtés des syndicats.

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Publié le 23 Juillet 2014

Dans l'Église existe des outils de parole et d'ouverture, comme les synodes diocésains qui ne peuvent pas traiter des questions sensibles, le conseil pastoral et de paroisse qui sont seulement consultatif, les colloques, les conférences, les groupes paroissiens de réflexion, et les assemblées paroissiales qui devraient être des lieux de dialogue et d’échange. Ces lieux doivent mettre en avant la liberté et un souci d'égalité et de justice sociale.

En ces lieux, on devrait donner la primauté à l'échange d'informations, à la confrontation des idées, à l'exercice de la critique et à l'élaboration de projets pour la paroisse. Ce débat public doit être ouvert, contradictoire, s'enrichir de la libre discussion, et être convaincant. Ainsi, dans ces espaces d'expression devrait être aussi accordé aux femmes une place primordiale. Elles pourraient même les présider.

Cela vient à mettre en avant la délibération dans l'Église, c'est en gros à discuter avec d'autres en vue d'une décision à prendre, ou bien consulter, tenir conseil, et décider. La délibération serait donc une forme de coresponsabilité dans l'Église. Les fidèles ont droit à une correcte information ecclésiale pour pouvoir prendre part à l'édification de l'Église. L'information due en justice concerne tous les aspects de la vie de l'Église : pastoral, sacramentel, liturgique, biblique, catéchétique, etc.

Comme le disait Jean Monnet : "Sans les institutions, les choses meurent; sans les personnes, elles ne vivent pas". Prenons alors comme exemple Santo Stefano de Paterno, dans le diocèse de Florence, s'est fixé pour objectif de passer d'un fonctionnement "hiérarchique" à un mode de vie fraternel et participatif, le Centre pastoral des Halles Beaubourg qui "cohabite" avec l'église Saint-Merri à Paris, est un espace de liberté pour des gens qui se sentent "aux marges", un lieu de recherche sur la liturgie, d'approfondissement de la foi et de solidarité, et la Fraternité diocésaine des Parvis, à Lille, qui est issue du Synode des jeunes, et elle est devenu, depuis 2006, une association publique de fidèles.

Nous pouvons donc avoir un autre regard sur la vie de Église, qui peut devenir plus libre, créative, et avec un sens certain des responsabilités. Créons ces lieux où nous pourrions avoir une liberté de parole et un vrai attachement à l'Église, tout en gardant une capacité de critique sans pour autant avoir de ton revendicatif.

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Publié le 22 Juillet 2014

NouvelObs.com nous montre qu'au lendemain d'un week-end marqué par des violences lors de manifestations pro-palestiniennes, François Hollande a reçu six représentants des cultes.

Après un week-end marqué par des violences en marge de manifestations pro-palestiniennes à Paris et à Sarcelles (Val d'Oise), alors qu’elles avaient été interdites, une rencontre entre le président de la République et les représentants des cultes religieux a eu lieu lundi 21 juillet en fin d'après-midi au Palais de l’Elysée.

Parmi les représentants : Dalil Boubakeur, le président du Conseil français du Culte musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris, Joël Mergui, le président du Consistoire central israélite de France, Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise pour la Conférence des Evêques de France, mais aussi les représentants des cultes protestant (Georges Michel), orthodoxe (Mgr Joseph) et bouddhiste (Vô Minh Tri) se sont donnés rendez-vous au Palais de l’Elysée. Dalil Boubakeur et Joël Mergui sont restés quelques instants au bas des marches de l'Elysée pour une poignée de mains devant les photographes de presse.

"Au-delà du non à l’antisémitisme, il est fondamentale qu’on trouve des moyens pour que ce soit toute la France qui dise non à l’antisémitisme", a déclaré Joël Mergui à la sortie de réunion, sur le perron de l’Elysée. Le président du Consistoire central israélite de France a déploré la situation dans laquelle les fidèles de confession juive se trouvaient : "Aujourd’hui quand il n’y a pas de policiers devant une synagogue ou une école, on m’appelle. J'ai demandé à mon ami le recteur Dalil Boubakeur que cette dénonciation de l’antisémitisme soit relayée par l’ensemble des imams et des relais à travers la France, représentants des cultes pour que l’antisémitisme soit arrêté", a-t-il annoncé.

Le président du Conseil français du Culte musulman a pour sa part déclaré avoir une "très grande responsabilité à informer" les fidèles et à "dialoguer" avec eux afin "d’ appliquer les notions de vivre ensemble qui est un impératif". Dalil Boubakeur a par ailleurs affirmé que "la communauté musulmane n’[était] pas antisémite". "Elle souffre elle-même du racisme",a-t-il précisé.

Par ailleurs, les évêques d’Île-de-France se sont déclarés "choqués" par les violences du week-end : "De tels actes ne peuvent en aucun cas être justifiés par la situation internationale", ont-ils affirmé dans un communiqué commun. "Nous demandons au gouvernement de tout faire pour maintenir l'ordre républicain."

Dimanche, lors de la remise de décorations à Beate et Serge Klarsfeld à l'Elysée, François Hollande a réaffirmé sa volonté "que ne soit tolérés aucun acte, aucune parole qui puisse faire ressurgir l'antisémitisme et le racisme", alors que d'autres appels à la manifestation sont prévus mercredi et samedi prochains.

Une question aussi sensible que l'antisémitisme fait parler en France les religions d'une seule voie pour soutenir le président de la République dans la lutte contre une haine qui n'a plus lieu d'être, et espérons que cette initiative portera ses fruits.

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À l'Elysée, les chefs religieux font front commun contre l'antisémitisme

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Publié le 21 Juillet 2014

Bernard Starr dans son blog sur Huffingtonpost.com, nous mets face à une pensée intéressante le mercredi 4 janvier 2013 : Que pourrait dire le Jésus juif aux dirigeants de l'église, aux monarques, et autres despotes qui ont lancé actes meurtriers tels que les Croisades, l'Inquisition, et les génocides en son nom.

Les chrétiens appellent Jésus l'Agneau de Dieu, le Prince de la paix et la personnification de l'amour. Ces représentations spirituelles et humanistes de Jésus, tirées des Évangiles, ont attiré des milliards de fidèles dans le christianisme à travers les âges et ont inspiré la dévotion qui se poursuit aujourd'hui.

Pourtant, l'histoire du christianisme est marqué par des actes de violence qui ne concordent pas aux images de l'esprit de paix ou d'amour, et qui sont l'antithèse de la vie et du ministère de Jésus et vont à l'encontre de son enseignement le plus important : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Marc 12,31). Qu'est-ce qui inspira les croisades, l'Inquisition, et d'autres violences et meurtres qui ont défini le christianisme au cours des siècles ? Était-ce des images hautes de Jésus et de sa maxime "aime ton prochain" ?

Quel était la pensée du pape Urbain II quand il lança la première croisade au nom de Jésus et du christianisme, déclarant que "Dieu lui-même les conduisaient, car ils devaient faire son travail. Qu'il y aurait l'absolution et la rémission des péchés de tous ceux qui meurent au service du Christ" ? Et celle du pape Grégoire IX ? Eut-il les sentiments de paix et d'amour qui se trouvaient en lui pour lancer l'Inquisition et promouvoir la sixième croisade ? Ceux qui amenèrent ces dirigeants de l'Église à croire que Jésus leur inspirait leur instigation de la guerre ?

Croyez cous que Jésus un juif aurait acclamé le roi Ferdinand d'Espagne et la reine Isabelle en 1492 pour leur expulsion de 200 000 Juifs, soit 10 % de la population espagnole ? Le roi et la reine réclamèrent la haute autorité pour leurs ordres, soutenus par "un conseil d'avocat et des prélats, de grands seigneurs de leur royaume, et d'autres personnes dans l'apprentissage et la sagesse de leur Conseil." Les Juifs devaient "quitter le pays et ne jamais revenir" sous peine de mort et la confiscation de leurs biens.

Et quelles doctrines et images chrétiennes de Jésus conduisit Martin Luther à exhorter ses disciples pour mettre le feu aux synagogues et à enterrer et couvrir avec de la terre tout ce qui ne brûlait pas, de sorte que personne ne puisse plus jamais voir d'elles une pierre ou une cendre ... à le faire en l'honneur de notre Seigneur et de la chrétienté ... Martin Luther pensait-il que Jésus aurait applaudi ce saccage génocidaire de la synagogue qui était sa maison spirituelle ["Et il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, comme à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat et se leva pour faire la lecture " (Luc 4:16)] ?

En effet, comment Jésus aurait répondu aux abus fait en son nom avec violence avant et à l'antisémitisme ? Pour remédier à cette épineuse question, dans mon nouveau livre "Jesus Uncensored: Restoring the Authentic Jew", je crée un simulacre de procès dans lequel Jésus témoigne contre des personnages historiques importants du IVe au XXe siècle pour avoir commis des atrocités en son nom. Il demande à ces acteurs historiques de lui fournir des citations dans les Évangiles et dans autres parties du Nouveau Testament, ou dans écrits et des témoignages supplémentaires sur sa vie qui, selon eux, soutiendraient leurs crimes contre l'humanité.

Malheureusement, nous ne saurons jamais comment les défendeurs répondront. Auraient-ils osé justifier leurs actes en la présence de Jésus ? Mais le procès illustre de façon spectaculaire que Jésus n'a rien à voir avec les actes odieux commis en son nom. La meilleure expression de ce que sont les débordements émotionnels des observateurs dans la galerie des visiteurs de ce simulacre de procès: "Auriez-vous expulsé Jésus, Marie et Joseph - ils étaient aussi des Juifs?" Et "Où était l'amour que Jésus a enseigné - Jésus est tout amour ?"

Une belle réflexion sur les crimes qu'on peut commettre au nom de sa foi et qui reposent toujours sur rien, surtout quand Jésus n'a jamais demandé prônait la paix et non la violence.

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Publié le 20 Juillet 2014

BFMTV.com et Le Point.fr dans leurs articles du dimanche 20 juillet 2014 nous montrent qu'au lendemain des violences lors d'une manifestation à Paris, le président a rappelé que "lutter contre le racisme" doit être "une grande cause nationale".

François Hollande a affirmé dimanche sa volonté "que ne soient tolérés aucun acte, aucune parole qui puissent faire ressurgir l'antisémitisme et le racisme", au lendemain de violences lors d'une manifestation pro-palestinienne interdite à Paris. Le président de la République s'exprimait lors d'une remise de décorations aux chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfeld à l'Élysée.

"La République, c'est la capacité de vivre ensemble, de regarder son histoire et en même temps d'être toujours prêts à défendre les valeurs démocratiques, de ne pas se laisser entraîner par des querelles qui sont trop loin d'ici pour être importées, de ne pas se laisser emporter par les déflagrations du monde", a-t-il dit. Il faut, a-t-il ajouté, "faire en sorte que ne soient tolérés aucun acte, aucune parole qui puissent faire ressurgir l'antisémitisme et le racisme".

"Ce doit être une grande cause nationale que de lutter inlassablement contre le racisme et l'antisémitisme, je le dis aujourd'hui en particulier, nous devons écarter toutes les menaces, tous les périls et faire que notre sol soit le sol de tous dans la République", a encore dit François Hollande.

Serge Klarsfeld, qui a reçu les insignes de grand officier de la Légion d'honneur au côté de Beate Klarsfeld, faite commandeur, a ensuite déclaré ne pas vouloir "finir (sa) vie dans un climat délétère". En référence aux tensions entre musulmans et juifs en France, Serge Klarsfeld s'est dit devant le président et le Premier ministre Manuel Valls, également présent, "un peu inquiet", mais "si la République, si les partis politiques surmontent leurs querelles, l'unité peut être retrouvée", a-t-il estimé.

Cette cérémonie était organisée le jour de la commémoration du 72e anniversaire de la rafle du Vél'd'Hiv des 16 et 17 juillet 1942, la plus massive des arrestations de juifs (plus de 13 000 personnes en deux jours) réalisées en France. L'ancien président Jacques Chirac a eu "l'immense mérite" de reconnaître la responsabilité de la France dans cette rafle, a souligné François Hollande, rappelant que lui-même en 2012 avait reconnu que "ce crime a été commis en France, par la France, contre la France".

Le chef de l'État a rendu un vibrant hommage au couple Klarsfeld qui a mené "un demi-siècle de luttes communes", depuis la rencontre inopinée dans le métro parisien entre ce fils de déporté et cette Berlinoise jusqu'au travail d'"avocat militant" de Serge en passant par la célèbre gifle donnée par Beate au chancelier Kiesinger en 1968. "C'est une histoire à la fois double et unique (...), une histoire franco-allemande", a souligné François Hollande face à Serge et Beate Klarsfeld, âgés respectivement de 78 et 75 ans.

Comme historien, sous l'égide de l'association Fils et filles de déportés juifs de France, Serge Klarsfeld a entrepris de dresser la liste de ces victimes et ainsi de "faire revivre un peuple de morts pour que les vivants s'en souviennent à jamais". Ensemble, "vous avez cherché les bourreaux partout dans le monde", tel Klaus Barbie, ensuite extradé en France, et "avez pris des risques partout dans le monde", effectuant quelques séjours en prison, a aussi rappelé M. Hollande.

"Ensemble, vous avez aussi retrouvé la trace d'Aloïs Brunner, celui-là même qui était allé chercher votre père, le responsable de la rafle à Nice de septembre 1943", a-t-il dit à Serge Klarsfeld. "Il vous a échappé, protégé qu'il était par la dictature d'Assad en Syrie, dont nous connaissons aujourd'hui de quoi elle est capable en matière de barbarie", a ajouté le président français.

Un peu plus tôt Manuel Valls a eu le courage de dénoncer les "plaisanteries infâmes" faites sur la Shoah. "Insulter les morts, insulter les survivants, c'est insulter la France", a-t-il martelé. Il a aussi condamné "un antisémitisme qui cache sa haine du juif derrière un antisionisme de façade et une haine d'Israël". "S'en prendre à un juif c'est s'attaquer à la France", a-t-il continué.

François Hollande et Manuel Valls en ce jour de mémoire de la rafle du Vél'd'Hiv nous montrent que le combat contre l'antisémitisme et le racisme n'est pas fini, et qu'il doit continuer car il faut extirper ces ennemis de la cohésion nationale et de la République, car un pays sain ne se met pas à faire des différences, mais doit accepter tout de l'autre, car le sang qui coule dans nos veines a la même couleur.

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