Publié le 28 Août 2016

Comme le montre Radio Vatican ce dimanche 28 août 2016 c’est sur l’évangile de ce dimanche que s’est longuement arrêté le pape François, citant en exemple deux comportements diamétralement opposés que peuvent être l’opportunisme d’un côté, et l’humilité de l’autre.

L’Évangile de Luc raconte comment Jésus, dans la demeure d’un chef des pharisiens, observe les invités se battre pour s’accaparer les premières places au banquet. Jésus intervient alors pour leur dire que lorsque l’on est invité, c’est la dernière place qu’il convient de choisir et attendre que le maitre des lieux vous invite à vous avancer. «Une leçon sur la valeur de l’humilité», dit le pape François ajoutant que l’orgueil, l’arrivisme, la vanité et l’ostentation sont les causes de bien des malheurs. C’est Jésus qui nous fait comprendre la nécessité de choisir la dernière place. Lui, qui indique aussi le comportement désintéressé, toujours chez le pharisien. Jésus demande de ne pas inviter au banquet les amis ou les riches voisins, tous ceux qui pourraient l'inviter en retour, mais d’inviter plutôt les pauvres, les exclus, les réfugiés, tous ceux qui n’ont rien à offrir en retour.

"Ainsi, Servir gratuitement son prochain est un témoignage d’amour, qui rend crédible et visible l’amour du Christ".

En évoquant le service aux autres, le Saint Père oriente sa pensée vers les bénévoles qui apportent leur aide dans les cantines pour les plus démunis; puis une nouvelle fois vers les victimes du séisme de mercredi dernier dans le centre de l’Italie :

"Je désire renouveler ma proximité spirituelle aux habitants du Latium, des Marches et de l'Ombrie, durement touchées par le tremblement de terre de ces derniers jours. Je pense en particulier aux habitants de Amatrice, Accumoli, Arquata del Tronto, et Norcia. Encore une fois, je dis à ces chères populations que l'Église partage leurs souffrances et leurs inquiétudes. Elle prie pour les morts et les rescapés. L’attention avec laquelle travaillent les autorités, la police, la sécurité civile et les bénévoles, montre l'importance de la solidarité pour surmonter ces épreuves douloureuses. Chers frères et sœurs, j'espère mois aussi venir vous voir, le plus tôt possible, pour vous apporter en personne, le réconfort de la foi et le soutien de l'espérance chrétienne".

Cela est pleinement dans le sens du passage de l’évangile que j’ai toujours aimé appelé «l’Évangile social», car il nous pousse aux actes plutôt qu’aux belles paroles. Poussons plus loin, cette vision. Une chanson assez connue intitulée «Laisserons nous a notre table», pose une excellente question dans son premier couplet : «Laisserons nous à notre table un peu de place à l'étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra un peu de pain et d'amitié ?» Mais cette question n’est-elle pas celle que se pose le croyant qui se demande qui est l’étranger pour lui et ce dernier a aujourd’hui tout autant de visage qu’à l’époque de Jésus : il est tout ceux que l’on ne veut pas voir à sa table, le pauvre, l’exclu par son handicap, par sa maladie, par son mode de vie, par sa couleur ou son origine, le réfugié, ou le migrant.

Notre table ne doit-elle pas être vaste pour accueillir ceux qui ont faim et soif, qui ont peur ou qui souffrent. L’homme n’est différent qu’à travers nos préjugés. L’amour lui ne fait pas de différence. La justice ne se fait pas en invitant les personnes qui nous ressemblent mais en accueillant le plus grand nombre. Après tout Jésus n’est pas venu pour les biens portant. Plutôt que de s’élever face à ceux qui ne sont pas du même milieu que nous, traitons-le comme notre frère qui nous ouvrira les yeux sur le monde. Nous sommes tous égaux devant Dieu et lui ne fait pas de différence sur ses enfants.

L’Italie à travers son aide envers les villages d’Amatrice, d’Accumoli, d’Arquata del Tronto, et de Norcia ayant subi un tremblement de terre a montré que les hommes sont solidaires pour aider ceux qui souffrent à se relever. Le pape François a choisi aussi que sa place est avec les habitants de ce village pour leur apporter leur soutien mais aussi pour montrer que notre place est là où les hommes souffrent.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 27 Août 2016

Claire Lesegretain nous montre ce vendredi 25 août 2016 que le mardi 23 août, le conseil d’administration du séminaire Saint-Patrick de Maynooth s’est réuni pour «faire le point sur les besoins des étudiants et du personnel», peut-on lire dans un communiqué de la Conférence des évêques d’Irlande. Après avoir «reconnu la générosité qui motive les jeunes hommes qui se lancent dans une formation au sacerdoce» et «remercié les enseignants et tout le personnel pour leur dévouement», ces responsables ont «prié pour les nouveaux séminaristes».

Cette réunion de rentrée a eu lieu quelques jours après une décision très médiatisée de l’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin. Le 1er août, celui-ci avait annoncé qu’il n’enverrait plus «pour le moment» ses séminaristes se former au séminaire Saint-Patrick de Maynooth, s’appuyant sur des lettres anonymes faisant état de comportements sexuels inappropriés au sein de cette institution.

Mgr Diarmuid Martin avait déploré la «culture gay» qui prévaudrait dans ce séminaire qui forme les futurs prêtres irlandais depuis le XVIIIe siècle. Il avait dénoncé également l’utilisation, par certains séminaristes, de l’application Grindr (pour rencontres homosexuelles). Interrogé sur la radio nationale RTE, il avait même répété des propos disant que «quiconque essaie de prévenir les autorités est renvoyé du séminaire».

Après la vive polémique que cette décision a suscitée dans l’Église irlandaise, l’équipe de direction du séminaire se dit «préoccupée par l’atmosphère malsaine créée par des accusations anonymes et des commentaires malveillants sur les réseaux sociaux», selon ce communiqué.

Elle prend aussi plusieurs décisions, notamment celle de «passer en revue les procédures actuelles de dénonciation en vue de les améliorer et de mieux protéger (les dénonciateurs)». Le conseil d’administration demande aux autorités du séminaire «d’évaluer la politique quant à l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux».

Surtout, les administrateurs de Maynooth demandent à la Conférence des évêques d’Irlande de solliciter «un audit indépendant à propos de la gouvernance et des règlements dans les séminaires irlandais» et de mettre en place «d’urgence une politique unique pour les admissions dans les séminaires».

Autres demandes du conseil d’administration de Maynooth adressées à la Conférence des évêques : introduire une année de propédeutique, avant l’entrée au séminaire, pour tous les candidats; créer un comité de consultants et de conseillers pour examiner les besoins de formation des jeunes prêtres en tenant compte, entre autres, de la recommandation récente du pape François sur «la présence de laïcs et de femmes dans la formation de prêtre, qui promeut une appréciation de la diversité et de la complémentarité des vocations dans l’Église» (Amoris laetitia).

L’équipe de direction du séminaire Saint-Patrick de Maynooth a sans doute choisi la meilleure façon de régler les accusations à son encontre en demandant qu’une enquête indépendante soit menée suite à des accusations anonymes qui n’avancent pas de preuves tout en voulant aider les jeunes prêtres en formation.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 27 Août 2016

L'Italie en deuil après le séisme qui a fait 290 morts

L'OBS nous montre que le bilan est désormais de 290 victimes après le séisme qui a rasé plusieurs villages italiens. L'Italie qui a proclamé un jour de deuil national leur a rendu samedi un hommage solennel.

Dans un gymnase d'Ascoli Piceno, au pied des montagnes meurtries, le président de la République, Sergio Mattarella, le chef du gouvernement, Matteo Renzi et des centaines d'habitants et de secouristes ont participé à une messe de funérailles pour 35 victimes d'Arquata et Pescara del Tronto. Les cercueils recouverts d'une gerbe de fleurs blanches étaient alignés en face de l'autel. Autour, des proches parfois eux-mêmes blessés, souvent en larmes, se serrant dans les bras ou agitant un éventail dans la chaleur étouffante.

"N'ayez pas peur de crier votre souffrance, mais ne perdez pas courage", a lancé pendant le sermon l'évêque d'Ascoli, Mgr Giovanni D'Ercole. "Ensemble, nous reconstruirons nos maisons et nos églises. Ensemble surtout nous rendrons vie à nos communautés, en repartant de nos traditions et des décombres de la mort".

Visiblement ému, Mateo Renzi ne s'est pas exprimé mais a pris le temps, comme les autres responsables politiques, de saluer les proches des victimes et les élus locaux à la fin de la cérémonie. Parmi les cercueils, celui de Giulia, 9 ans, dont le corps a protégé celui de sa sœur Giorgia, 5 ans, l'une des dernières personnes sorties vivantes des décombres. "Désolé si nous sommes arrivés trop tard (...) mais je veux que tu saches de là-haut que nous avons fait notre possible pour te sortir de là", a écrit un secouriste sur un papier scotché au petit cercueil blanc.

Une autre cérémonie, sans les corps, est prévue la semaine prochaine pour les victimes d'Accumoli et surtout d'Amatrice, une localité de 2500 habitants qui pleure au moins 230 morts, sur l'autre versant de la montagne. En signe de deuil, les chaînes de télévision publique arboraient samedi un bandeau noir et ne diffusaient pas de publicité, tandis que les cloches de la basilique d'Assise, elle-même frappée en 1997 par un violent séisme, ont sonné en l'honneur des victimes.

À Amatrice, dont l'artère principale a été réduite en un tas de décombres, les secouristes ont continué à extraire de nouveaux corps dans la nuit et samedi matin, portant à 290 le nombre de décès constatés, même si d'autres victimes sont probablement encore bloquées, a annoncé samedi la protection civile.

Au moins 16 étrangers, touristes ou installés de longue date en Italie, figurent parmi les tués, selon les autorités de leur pays: dix Roumains, trois Britanniques, une Espagnole, un Salvadorien et une Canadienne. Dans un va-et-vient incessant de secouristes et maîtres-chiens et les volutes de poussière soulevées par les engins de chantier, les secouristes ont commencé à déblayer les décombres avec des pelleteuses, signe que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise. Les décombres offrent "très peu de caches de survie", a expliqué à l'AFP Bastien Bizieux, responsable d'une brigade française d'intervention spéciale.

Le travail des secouristes était cependant compliqué par les multiples répliques: plus de 1.300 ont été enregistrées depuis mercredi, en particulier une secousse d'une magnitude de 4 samedi à l'aube, alors que le sol s'est affaissé d'une vingtaine de centimètres sur 10 km de long. À chaque réplique, un nouveau mur s'écroule, un autre se fissure, et les petites routes deviennent de moins en moins praticables, au risque de laisser des villages et des hameaux complètement isolés.

La protection civile a recensé près de 2500 personnes désormais privées de toit, qui ont passé la nuit de vendredi à samedi dans l'un des 42 camps de tentes aménagées. Depuis le séisme, des initiatives ont éclos aux quatre coins de la péninsule pour venir en aide aux sinistrés. Les centres de collecte débordent et la protection civile a annoncé avoir reçu plus de 6 millions d'euros de dons.

"En ce qui concerne l'urgence, rien ne manque (...) mais quand la dépression accompagne le désespoir, envoyez des cigarettes, envoyez du vin", a cependant écrit un correspondant du quotidien "La Stampa". Et quand l'urgence sera passée, la reconstruction se chiffrera en milliards d'euros, même si l'évaluation des dégâts n'a pas encore pu commencer, alors que le pays s'interroge sur les raisons du lourd bilan humain dans une zone clairement identifiée comme à risque.

Cette catastrophe laisse des morts, des familles dans une situation précaire, des villages entièrement détruits comme celui de Pescara del Tronto, mais il s’en dégage aussi un bel élan de solidarité et un soutien poussé aux villages détruits. Espérons que de ces décombres, les hommes apprendront des leçons tant sur le plan humain qu’utile.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 26 Août 2016

L'OBS nous montre que sa décision était très attendue. Le Conseil d'État, juridiction de dernier recours, examinait depuis jeudi la légalité des arrêtés "anti-burkinis", très critiqués en France comme à l'étranger. La plus haute juridiction administrative française a finalement décidé, vendredi 26 août, de suspendre l'arrêté "anti-burkinis" de la commune de Villeneuve-Loubet.

Désormais, cette décision doit faire jurisprudence et pourra s'appliquer à la trentaine d'arrêtés municipaux similaires pris en France depuis plusieurs semaines.

Dans son ordonnance rendue à 15 heures, le Conseil d'État précise qu'"aucun élément produit devant lui ne permet de retenir que les risques de trouble à l'ordre public aient résulté [...] de la tenue adopté en vue de la baignade par certaines personnes. [...] Le juge des référés en déduit que, dans ces conditions, le maire ne pouvait, sans excéder ses pouvoirs de police, édicter des dispositions qui interdisent l'accès à la plage et la baignade alors qu'elles ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l'ordre public ni, par ailleurs, sur des motifs d'hygiène et de décence".

En outre, le Conseil d'État rappelle à tous les maires qui ont invoqué le principe de laïcité qu'ils ne peuvent se fonder sur "d'autres considérations" que l'ordre public, "le bon accès au rivage, la sécurité de la baignade ainsi que l'hygiène et la décence" pour interdire l'accès aux plages.

Le Conseil d'État avait été saisi en particulier par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Au nom de la LDH, Me Patrice Spinosi avait dénoncé jeudi une "atteinte à la liberté de conscience et de religion", demandant aux juges de "s'abstraire de la polémique politique pour dire le droit". "Vous devez être la boussole qui indique le chemin des libertés", avait-t-il lancé, soulignant l'"impact considérable" de la décision du Conseil d'État.

À l'annonce de la décision du Conseil d'État ce vendredi, le Conseil français du culte musulman salue une "décision de bon sens" et "une "victoire du droit" : "C'est une victoire du droit, de la sagesse, de nature à favoriser le vivre-ensemble dans notre pays", s'est réjoui le secrétaire général du CFCM, Abdallah Zekri.

En première instance, le tribunal administratif de Nice avait validé l'arrêté de Villeneuve-Loubet, rappelant le "contexte" des attentats djihadistes, dont celui de Nice le 14 juillet, qui a fait 86 morts. La juridiction locale a aussi estimé que le port de ces tenues de bain pouvait "être ressenti comme une défiance ou une provocation exacerbant les tensions".

La décision du Conseil d’État a par sa décision a suscité la colère de l'extrême droite et d'une partie de la droite. Mais sont-ils si naïfs, la législation porte sur le voile intégral pas sur des tenues de bains, de plongée ou de natations. Si les hommes politiques parlent de l’Islam si souvent, c’est qu’ils désirent faire oublier leurs politiques économiques depuis une trentaine d’années par le bouc-émissaire idéal, le musulman. Il y avait un risque de stigmatisation pour seulement quelques cas et là le cadre légal ne pouvait pas être d'accord. La laïcité est là pour éviter le prosélytisme pas d'empêcher les gens d'aller et venir ou d'interdire une religion.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 26 Août 2016

Libération.fr nous montre dans son direct du vendredi 26 août 2016 que la lubricité, activité sexuelle précoce, confusion des genres et des préférences sexuelles, angoisses : voilà le cocktail de «séquelles» que croient diagnostiquer des associations mexicaines de parents d'élèves et qu'ils attribuent à un excès de contenus sexuels dans les manuels scolaires de biologie. À Monterrey, ville la plus riche du pays, la polémique est attisée depuis début août par des élus issus de la droite catholique, qui invitent les parents à brûler les livres, arracher les pages consacrées à la biologie et aux droits sexuels, voire à occuper les écoles.

Il faut dire que 97% des mineures enceintes au Mexique ont connaissance des méthodes contraceptives, mais ne savent pas les utiliser ou n’envisagent pas d’y avoir recours. Encore faudrait-il que certains grands magasins n’occultent pas les préservatifs ou encore que la maternité ne soit pas aussi sacralisée dans la société mexicaine, surtout quand jeunes filles aspirent à autre chose.

Le boom des grossesses d’adolescentes ne s’explique pas par la lubricité, activité sexuelle précoce, confusion des genres et des préférences sexuelles, et les angoisses, mais bien par un manque d’éducation sexuelle. La réalité est tout autre, car au Mexique, il y a beaucoup de désinformation concernant la sexualité. Le meilleur serait davantage d’éducation, au lieu de la censure sur la sexualité. Les critiques ont heureusement provoqué un revirement des

associations.

Cela le Vatican n’en a que faire de ces adolescentes puisque pour lui l’éducation sexuelle est soit disant entravée par «certains moyens de communication sociale», tels que les communautés virtuelles et les réseaux sociaux comme le montre la-Croix.com. Il n’en est rien, dans de nombreuses familles catholiques les enfants sont mal informés sur la sexualité certains ne voient pas ces communautés virtuelles et les réseaux sociaux. Le Conseil pontifical pour la famille va travailler avec les évêques et des mouvements et des associations de familles qui travaillent dans l’évangélisation et la pastorale familiale qui ont montré leur limite sur le sujet.

Peut-on attendre mieux de l’Église qui est contre la contraception et qui voit la sexualité que dans le mariage. Le mariage de même sexe a permis de voir que l’Église voyait la sexualité que dans le cadre reproductif. Mais le sexe pour le sexe est étranger à cette vision restrictive. Le plaisir et la satisfaction sexuelle ne pas être fermé seulement dans le cadre reproductif.

Malheureusement comme le montre Libération.fr ces groupes catholiques conservateurs ont annoncé des mobilisations massives «pour la famille» ou plutôt sa vision limitée en septembre afin de s’opposer aux unions de même sexe. L’Église devrait sans doute revoir sa vision de la sexualité qui la rend de moins en moins crédible dans la société.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 25 Août 2016

francetvinfo.fr et Libération.fr nous apprennent que le Conseil d'État devait se prononcer ce jeudi 25 août 2016 sur la légalité des arrêtés municipaux visant à interdire le burkini sur les plages, mais il le fera demain. Retour sur l'origine de la polémique.

Un vêtement de plage qui fait débat depuis le début de l'été. Premier remous près de Marseille dans un parc aquatique qu'une association voulait privatiser. L’événement n'aura finalement pas lieu, mais la polémique est lancée et elle gagne l'espace public. Le 28 juillet, le maire les Républicains de Cannes prend un arrêté interdisant le burkini sur ses plages.

Depuis, les arrêtés se multiplient. Au moins 26 communes, majoritairement de droite, mettent toutes avant le risque de trouble à l'ordre public. Les associations de défense des Droits de l'homme et de lutte contre l'islamophobie dénoncent une atteinte grave aux libertés individuelles. Risque de surenchère ou de stigmatisation, à l'image d'un contrôle de police à Nice qui a fait la une de la presse internationale. Il appartient ce jeudi au Conseil d'État de trancher et de fixer la jurisprudence en la matière.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve lui craint une stigmatisation des musulmans et il n’a pas tort. François Hollande a appelé, dans une allusion bien claire au débat insupportable sur le port du burkini en France, à ne céder ni à la «provocation» ni à la «stigmatisation», à l'issue d'une rencontre avec des dirigeants sociaux-démocrates européens à la Celle Saint-Cloud. La «vie en commun», un «grand enjeu» en France, «suppose aussi que chacun se conforme aux règles et qu'il n'y ait ni provocation ni stigmatisation», a-t-il déclaré devant la presse.

Laissons au Conseil d’État de traiter sérieusement cette question pour empêcher plus longtemps ceux qui voudront utiliser le burkini pour libérer les voix racistes et l’utiliser comme un moyen électoral. Après tout, il doit s'abstraire de cette polémique politique, avec une approche purement juridique et les maires le suivront.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 24 Août 2016

Ils ont tué la gauche

Aujourd’hui sort le livre de Pierre Jacquemain, ex-conseiller de Myriam El Khomri, Ils ont tué la gauche (Fayard), et voilà comment il décrit ce gouvernement du renoncement et du reniement de ses valeurs :

«Ils ont renoncé à faire ce pour quoi ils ont été élus : mener une politique de gauche. Peut-être parce qu’ils sont devenus de droite. Version naïve. Peut-être l’ont-ils toujours été. Version éclairée. Nos gouvernants ont cessé de faire de la politique. Ils gèrent le bien public, l’État, comme on dirige une entreprise. Il ne s’agit plus de rêver ou d’améliorer la vie des Français. L’heure est au pragmatisme, au «laisser faire, laisser passer», au libéralisme.

Fort de son expérience de conseiller stratégie de la ministre du Travail de septembre 2015 à février 2016, Pierre Jacquemain raconte comment la technocratie a pris le pouvoir sur le et la politique. En dévoilant les coulisses de la loi El Khomri, il nous montre une ministre dépossédée de ses prérogatives, récitant les éléments de langage de Matignon, reléguée au rôle de figurante et condamnée – parce qu’elle le veut bien – à porter une loi qu’elle n’a ni pensée, ni rédigée. Pas même négociée. Une loi faite par et pour des technocrates hors-sol dans une France paupérisée.

Ils ont tué la politique. Ils ont tué la pensée. Ils ont tué la gauche.»

Ce livre est une critique acerbe comme le montre Europe1.fr, car il est une véritable charge contre le gouvernement. Pierre Jacquemain y cible notamment Matignon, qui aurait selon lui court-circuité la rue de Grenelle en mettant Pierre-André Imbert pour rédiger un projet de loi auquel Myriam El Khomri n'adhérait pas. Elle fut mise sur la touche, avec son équipe de conseillers, pendant que le texte est "rédigé en chambre" par "l'équipe techno", qui s'inspire plus volontiers des idées d'Emmanuel Macron que de celles de la ministre du Travail. Mais l'ex-conseiller égratigne aussi la ministre du Travail, qu'il accuse d'avoir "renié ses propres convictions".

Sont-ils aveugles du danger mortel qu’est l’extrême droite, croient-ils que des lois profitant aux plus riches et amenant la précarité de l’emploi leur amèneront de nouveaux électeurs alors qu’ils les tourneront vers cette dernière promettant monts et merveilles avant d'établir une dictature. Cela rappelle étrangement le film le Dictateur de 1940 où Charlie Chaplin présente le nazisme comme un danger mortel pour les communautés juives d'Europe, pour l'humanité entière et pour la démocratie, et à la fin du film dans son discours «Espoir... Je suis désolé», le barbier défend la liberté de tous les humains, et prône la tolérance, la démocratie et la paix :

« Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.

L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.

Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.

Vous n’êtes pas des machines.

Vous n’êtes pas des esclaves.

Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.

Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.

Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous ! »

Un discours inspiré est encore très actuel où Charlie Chaplin nous demande d’oublier nos égoïsmes, d’arrêter de croire en l’homme providentiel et enfin de prendre nos responsabilités pour changer le monde. Il est grand temps de ne plus subir le monde, mais de faire changer les politiques trop libérales en des politiques solidaires et humaines. Car, comme le disait Berthold Brecht : «Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde.»

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 24 Août 2016

Le pape François fait part de sa "grande douleur"

BFMTV.com, euronews.com et francetvinfo.fr nous montrent ce mercredi 24 août 2016 que quelques heures après le tremblement de terre de magnitude 6,2 qui a frappé le centre de l’Italie, le pape François, ému, a tenu à exprimer sa proximité avec toutes les personnes touchées par la catastrophe lors de son audience hebdomadaire devant la Basilique Saint-Pierre. Le bilan qui n’est encore que provisoire est lourd, il y a au moins 38 morts, selon un dernier bilan revu à la hausse par la protection civile.

"J'avais préparé la catéchèse d'aujourd'hui comme tous les mercredis mais devant la nouvelle du tremblement de terre (...) je ne peux pas ne pas exprimer ma grande douleur et ma proximité à toutes les personnes présentes dans les lieux frappés par le choc, à toutes les personnes qui ont perdu des êtres chers", a déclaré le souverain pontife, cité par Adnkronos.

Insistant sur la sollicitude de toute l'Église envers les victimes et leurs proches, le pape a également remercié tous les volontaires et les agents de la Protection civile qui sont à l'œuvre sur le terrain. L‘épicentre du séisme se trouvait à 10 km au sud-est de Norcia, une ville de la région d’Ombrie, à environ 150 km au nord-est de Rome. Dans une région montagneuse. Les communes les plus touchées sont Accumoli, Amatrice, Posta et Arquata del Tronto.

C’est dans ces moments là qu’on peut voir la solidarité d’un pays et comme le dit Matteo Renzi la priorité est de creuser dans les décombres, et de ne laisser personne seul, ni de laisser aucune famille, aucune ville, et aucun hameau.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 23 Août 2016

Un nouvel appel à la mobilisation, le 15 septembre, a été lancé par les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, UNL et Fidl pour réclamer le retrait de la loi travail promulguée le 8 août à l'issue de cinq mois de conflit social. La réforme du droit du travail profitera surtout aux grandes entreprises, puisque le prétendu gouvernement socialiste a privilégié les accords d’entreprise et prévoit de privilégier les accords d’entreprises aux accords de branches qui sont défavorables aux salariés. Il existe aussi des dérogations à la durée légale du travail, tandis que le recours au licenciement économique est facilité. Le gouvernement ne peut désormais plus se prétendre socialiste avec cette loi.

Quand Manuel Valls nous dit ce mardi 23 août 2016 que «la gauche doit se réconcilier avec les Français, c’est cela qui m’intéresse. Je veux les convaincre que la France a besoin de la gauche, qu’elle seule peut porter le progrès, l’optimisme, l’espérance.» On se demande s’il réalise que les Français ne sont plus derrière lui et que le Parti socialiste en supportant une politique qui n’est pas de gauche ne peut nullement amener le progrès, l’optimisme, l’espérance.

Comme le montre publicsenat.fr pour bien cacher la misère d’un gouvernement qui a fait perdre toutes les élections locales et nationales au PS, Manuel Valls essaye de faire peur aux électeurs de gauche en notant surtout que «les idées de Nicolas Sarkozy, celles d'une droite dure et populiste, sont en train de l'emporter.» Et il nous vend que face à l'opposition, «celui qui, malgré la montée des populismes, portera un projet profondément républicain, démocratique, qui incarne l'état de droit face à l'arbitraire, la défense des libertés, la lutte contre les discriminations, l’égalité portée par l'école de la République, sera le candidat écouté par les Français». Ne nous dit-il pas de voter François Hollande ? Un peu de sérieux, on ne peut pas parler de cela quand on utilise le 49.3 pour faire passer une loi à laquelle tout le monde s'oppose.

Pendant ce temps, les candidatures à gauche se multiplient et celle de Nicolas Sarkozy très identitaire et proche du patronat ne fait pas vibrer les électeurs. Et si la gauche au pouvoir faisait vraiment de la gauche pour enthousiasmer les électeurs plutôt que de trahir ceux qui ont voté pour elle, que de faire revenir la droite au pouvoir ou pire de faire passer l’extrême droite au second tour. Le PS ne fait plus envie et la gauche avec ses divisions va vers sa déroute, ce qui montre que les idéaux ont été oubliés par des hommes ne recherchant plus que le pouvoir.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 22 Août 2016

Vatican Insider dans son article du dimanche 21 août 2016 nous montre que dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, le pape François a envoyé ses «salutations cordiales et les bons vœux» aux participants au synode, qui commence aujourd'hui à Torre Pellice.

Le pape appelle à un chemin «vers la pleine communion» avec les Vaudois. Il dit dans le message envoyé au synode des Vaudois et des églises méthodistes qui s’ouvre le dimanche 21 août à Torre Pellice (Turin) et dans lequel il souligne que les catholiques et les Vaudois peuvent encore fonctionner déjà ensemble en particulier dans le service des pauvres et des migrants.

Le pape François «comme un signe de sa proximité spirituelle» envoie ses «salutations cordiales et ses bons vœux» aux participants au synode des Vaudois et des églises méthodistes. Dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, le pape a assuré «un souvenir spécial dans la prière et invoque le Seigneur pour le don de la marche avec un cœur sincère vers la pleine communion pour assister efficacement le Christ pour toute l'humanité, en longeant les hommes et les femmes d'aujourd'hui pour leur transmettre le cœur de l'Évangile».

Le cardinal Parolin explique comment le pape souhaite que «les différences entre les catholiques et les Vaudois n'empêchent pas de trouver des formes de collaboration dans l'évangélisation, le service aux pauvres, aux malades, aux migrants et pour l'intégrité de la Création.» Et il conclut : «Avec ces souhaits, le Pape invoque l'Esprit Saint pour nous aider à vivre cette communion qui précède chaque contraste et obtenir pour nous le Seigneur par sa bonté et sa paix.»

Le pape François a très bien compris que ce qui fait l’unité ne base pas sur de vaines querelles dogmatiques, mais bien de faire que les chrétiens portent leurs efforts dans le service envers les pauvres et les migrants qui est un véritable acte de foi qui permet de chasser des oppositions qui n’ont pas lieu d’être.

cath.ch nous montre aussi que le pape François a rédigé une lettre à l’occasion de la 67e Semaine liturgique nationale, organisée par l’épiscopat italien à Gubbio (Italie), du 22 au 25 août 2016. Il y rappelle que chaque évènement liturgique doit être vécu “avec le regard fixé sur Jésus et sur son visage miséricordieux”.

Dans ce message, signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, et envoyé à Mgr Claudio Maniago, évêque de Castellaneta, le pape François précise que la liturgie est “le lieu de la miséricorde rencontrée et accueillie pour être donnée, le lieu où le grand mystère de la réconciliation est rendu présent, annoncé, célébré et communiqué”.

Le sacrement de la pénitence doit être perçu comme l’expression d’une “Église en sortie”, comme “un seuil ouvert vers les diverses périphéries d’une humanité qui a toujours plus besoin de compassion”, écrit encore le Saint-Père. C’est dans ce sacrement que “s’accomplit la rencontre avec la miséricorde recréatrice de Dieu, de laquelle sortent des femmes et des hommes nouveaux pour annoncer la vie bonne de l’Évangile à travers une existence réconciliée et réconciliatrice”.

Le pape donne un sens ouvert de la liturgie qui doit amener l’Église à sortir, à être compatissante et miséricordieuse. La liturgie doit donc suivre Jésus et accueillir le plus grand nombre sans se fermer aux autres.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Liturgie