Publié le 1 Août 2015

NYtimes.com dans son article du vendredi 31 juillet 2015 nous montre des scènes de tristesse, mêlées de colère, qui se sont déroulés dans la région de New York, où près de 40 bâtiments de l'église ont été fermés, le point culminant de la plus grande refonte structurelle de paroisse dans l'histoire de l'archidiocèse catholique de New York concerne celle du Bronx, Manhattan et Staten Island dans la ville et six comtés au nord de celui-ci.

Les paroissiens dont les églises sont touchées se sont réunis une dernière fois le vendredi. Les fidèles pleurent les fermetures, mais beaucoup ont également promis de se battre et sont en attente de l'issue de leurs appels déposés auprès du Vatican. Ces tensions représentent un casse-tête potentiel pour le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, en tant que responsables de l'église où se prépare la visite à New York en Septembre du pape François.

Plus de deux douzaines d'églises ont déposé des requêtes à Congrégation pour le Clergé contestant les décisions de l'archidiocèse. Certaines des requêtes ont été rejetées pour des motifs de procédure. L'organisation du Vatican a dit aux églises restantes qu'elle envisage de rendre des décisions sur leur cas après le 1er septembre. "Si je devais être le cardinal, je serais très inquiet d'avoir tous ces paroissiens en colère quand le pape va venir", a déclaré sœur Kate Kuenstler, une avocat du droit canon qui représente huit églises dans leurs appels.

Les fermetures font partie d'un plan de réorganisation de l'archidiocèse qui réduit le nombre de paroisses de 20 %. Les réductions, qui selon les responsables de l'archidiocèse sont entraînées par les changements démographiques et une baisse du nombre de prêtres, se produisent à travers des fusions. Dans certains cas, les églises des paroisses fusionnées continueront à détenir des messes; dans d'autres, une ou plusieurs églises seront fermées, sauf pour des occasions spéciales. Dans leurs appels, les paroissiens ont fait valoir que le processus a été, dans les paroles de sœur Kuenstler "invalide et illicite."

Pendant des mois, les responsables de l'archidiocèse ne fournissaient pas aux paroissiens des copies des décrets officiels ordonnant les fermetures. Les documents sont nécessaires pour les paroisses afin de faire appel. Après les questions du New York Times en février, l'archidiocèse a publié les décrets sur son site Internet, affirmant que ne pas le faire auparavant, avait été une erreur. "Le droit canonique exige que lorsque le cardinal fusionne deux paroisses, il doit examiner spécifiquement les questions concernant ces deux paroisses et prendre une décision impliquant ces deux paroisses", a déclaré sœur Kuenstler.

Bien que le Vatican n'a pas indiqué comment il va se prononcer sur l'une des requêtes, l'archidiocèse a nié les prolongations éventuelles pour les paroisses qui leur permettraient de rester ouverte jusqu'à ce que les décisions soient rendues. Les "recours" au Vatican sont de longs documents, pleins de langage juridique et d'arguments techniques. Mais en eux, ils sont également les arguments passionnés des paroissiens sur le fait qu'ils croient que leurs communautés spirituelles devraient rester ouvertes et aussi des dépliants contre l'archidiocèse.

De nombreux paroissiens ont mis l'accent dans leurs campagnes d'appel à leurs services pour les pauvres et les marginalisés. L'un des objectifs centraux de la papauté du pape François a été de réaligner l'Église avec sa mission de servir les pauvres, mais les membres de certaines paroisses fermées disent que les services sociaux vitaux ont été coupés.

À la chaire à Notre-Dame de la Paix dans l'Upper East Side pour sa dernière messe, Mme Lynch Dooner a sonné une note de défi en prenant les enseignements de Paul dans un cri de ralliement sur la nécessité de continuer à se battre pour l'église, un appel qui a été accueilli avec des applaudissements, des acclamations et les murmures de fidèles. "Nous avons combattu pour le bon combat, nous avons gardé la foi", dit-elle. "Mais nous avons pas encore fini notre chemin."

Les fermetures d'églises et les réductions de paroisse entraînent la colère et la tristesse, mais les paroissiens en ont assez car on prend ces décisions sans les prévenir et en ne leur laissant pas le choix. Cela ne peut mener qu'à une chose la résistance.

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Publié le 31 Juillet 2015

Joanna Moorhead dans son article du vendredi 31 Juillet 2015 sur le site de The Tablet nous montre qu'une initiative du diocèse de Westminster vient saluer tout particulièrement les catholiques gays et lesbiennes qui ont une messe régulière qui a connu un tel succès que le cardinal Vincent Nichols aimerait qu'elle soit déployé au niveau national, pour les gays, les lesbiennes, les bisexuels et la transgenres (LGBT), nous dit le prêtre de liaison.

Les messes à l'église des Jésuites, à Farm Street dans le centre de Londres, ont remplacé les plus controversées "messes gays" qui ont été désignées pour les LGBT catholiques dans l'église Notre-Dame de l'Assomption à Soho jusqu'en 2013. La clé de la transition était que les messes à Farm Street sont une extension de la pastorale du diocèse pour les homosexuels. Les LGBT catholiques rejoignent la congrégation régulière à 18h15 durant la messe du dimanche soir deux fois par mois et se rencontrent ensuite pour un rassemblement social dans la salle paroissiale.

Le père Keith Barltrop, qui a été nommé aumônier de la communauté LGBT par le cardinal Vincent Nichols cette année, a déclaré que le cardinal aimerait voir les messes de Farm Street comme un modèle pour les autres paroisses de son diocèse. Il a ajouté que l'idée pourrait être reprise par les paroisses d'autres diocèses. Les messes Farm Street sont semblables à celles dites pour la communauté LGBT à Chicago et Los Angeles.

Martin Pendergast du LGBT Catholics Westminster Pastoral Council a déclaré que toute initiative visant à étendre le modèle serait dépendante des paroissiens intéressés qui en prennent l'initiative. Dans la perspective du synode d'octobre sur la famille à Rome, M. Pendergast a déclaré que son groupe était en train d'élaborer un document d'information dont il espère que le cardinal Nichols et Mgr Peter Doyle, de Northampton, les délégués au synode de l'Angleterre et du Pays de Galles, prendront avec eux pour alimenter le débat. Un axe majeur de cet argument dans le document, a-t-il dit, serait un geste pour encourager le Vatican à entreprendre un "examen sérieux" du vocabulaire utilisé dans ce rapport à l'homosexualité.

"Les deux termes qui ont été utilisés par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à l'égard de l'homosexualité sont 'désordre objectif' et 'désordre moral intrinsèque'", a-t-il dit. "Mais ce sont des mots inexacts et théologiquement très inappropriés, et les gens qui sont les plus lésés par ce genre de langage sont les parents d'enfants qui ont révélé qu'ils étaient gays. Qu'est-ce que cela signifie pour eux d'entendre leurs enfants décrits en ces termes ?", a-t-il ajouté.

Pendant ce temps la chef de Stonewall, Ruth Hunt, a déclaré qu'elle ne voyait pas qu'être gay "comme étant en contradiction avec ma foi, ce qui est une partie intégrante de ma vie, et qui je suis." Dans une interview avec The Tablet, Mme Hunt, qui assiste à la messe à Brixton, au sud de Londres, a dit qu'elle était "stupéfaite" par les catholiques qui insistent sur le fait qu'il n'y a pas de place pour les homosexuels et leurs relations dans l'Église. "Cela conduit à un fossé sans cesse grandissant pour certaines personnes entre une ferme conviction [catholique] de la croyance en Dieu et un sens très réel de rejet de notre Église", a-t-elle dit.

Le geste du cardinal Vincent Nichols est un signe d'ouverture très important envers la communauté LGBT, et espérons que le cardinal entendent les espoirs d'une communauté qui souhaite que les mots et les attitudes changent à leur encontre, car le travail est encore long même pour ce dernier.

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Publié le 30 Juillet 2015

Vatican Insider nous montre dans son article du jeudi 30 juillet 2015 que dans son interview à La Civiltà Cattolica le théologien émérite du pape juge que la formule "divorcé remarié" est trop générique et s'applique à des situations fondamentalement différentes. Pour lui, il y a différentes variantes qui s'applique à la formule qui ne peuvent pas être vues de la même manière.

"La rigueur est la brutalité inhérente sont contraires à la délicatesse avec laquelle Dieu guide chaque personne." : soutient le cardinal Georges Cottier, dominicain, théologien du pape émérite (il a été nommé à ce poste par Jean-Paul II et confirmée par Benoît XVI), dans un entretien avec le directeur de la Civiltà Cattolica, le père Antonio Spadaro, qui, en vue du synode sur la faille et du Jubilé, axé sur le thème de la miséricorde. Cette interview apparaîtra dans le prochain numéro du bimensuel jésuite, qui ces derniers mois a déjà interviewé un autre théologien dominicain, le père Miguel Jean Garrigues.

Pour le théologien émérite du pape mettre en œuvre un nouveau ministère pour la préparation au sacrement du mariage répond à la gravité de la crise, tandis que la pratique actuelle est devenue insuffisante, et semble souvent être plus une formalité que l'éducation à un engagement qui dure toute une vie. Pour lui, la solution à certains problèmes doit venir du jugement prudentiel de l'évêque surtout dans certaines situations où il ya un risque sérieux de nullité du premier mariage, mais pour lesquels il est aussi difficile de fournir des preuves canoniques. Cela ne donne pas de solutions viables aux divorcés remariés.

Le cardinal pousse aussi plus loin, puisqu'en vertu de sa mission pastorale, l'Église doit toujours rester attentive aux changements historiques et à l'évolution des mentalités. Certainement pas en se soumettant, mais en surmontant les obstacles qui peuvent l'opposer à la réception de ses recommandations et de ses directives. Pour le cardinal Cottier, "on doit respecter les approches coordonnées existentielles de la vie spirituelle du peuple." "Dans la rigorisme, dit le théologien émérite, se trouve une brutalité qui est contraire à la délicatesse avec laquelle Dieu guide chaque personne".

"La miséricorde est la doctrine. Elle est le cœur de la doctrine chrétienne", dit le cardinal suisse. "Seule une étroitesse d'esprit peut défendre le légalisme et imaginer que la miséricorde et l'enseignement sont deux choses distinctes. À cet égard, l'Église de nos jours, se rend compte que personne, quelle que soit sa position, peut être laissé seul. Nous devons accompagner les personnes justes et les pécheurs."

Le cardinal Cottier conclue en soutenant qu'"Il ya des gens qui ont été choqués par l'Église, des hommes et des femmes qui, en raison d'un avis négatif émis de façon impersonnelle et sans âme, se sentaient expulsés, jetés d'une manière sérieuse." Pour lui, la miséricorde est la solution et que le prêtre ne juge pas les personnes durant les confession.

Le cardinal Georges Cottier ne souhaite pas que le synode soit rigoriste et désire que les évêques agisse prudemment. Mais, il ne donne pas de véritables solutions espérant sans doute que le synode règle les problèmes auxquels l'Église se refuse de donner une solution.

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Publié le 29 Juillet 2015

Stéphane Bern dans cet article de RTL.fr du mercredi 29 juillet 2015 nous montre que les prêtres n'ont pas toujours eu l'obligation d'être célibataires. Les choses ont changé seulement à partir du XIe siècle.

La question du mariage des prêtres ne cesse de diviser les fidèles catholiques. Pour ses défenseurs, le célibat est un dogme qui organise le clergé depuis des siècles, d'autres souhaitent une Église plus moderne. À l'origine les compagnons du Christ n'étaient pas tous célibataires, Pierre par exemple, premier évêque de Rome, était marié.

Aucun texte conservé des premiers siècles de l'église ne fait mention du célibat pour les prêtres. Ce n'est qu'à partir du Concile d'Elvire, vers l'an 305, que l'église interdit aux membres du clergé de prendre une épouse dans un souci d'élévation morale. Le Concile de Nicée en 325 même interdit de cohabiter avec une femme.

Mais aucune consigne de célibat n'est respectée. L'Église recrutait ses prêtres parmi les hommes mariés, et des papes ont même eu des enfants. Félix III en a deux, Hormisdas en 514 a un fils qui deviendra lui-même pape à son tour.

À partir du XIe siècle Grégoire VII impose d'avantage de rigueur après que des prêtres mariés avaient profité de leur famille pour s'enrichir en offrant une rente à leurs descendants. L'obligation du célibat est formellement réitérée lors du Concile du Latran II en 1139 afin de protéger le patrimoine de l'église.

En gros, le célibat des prêtres est une mesure disciplinaire pour éviter que les enfants des prêtres n'héritent de biens que l'Église souhaitait garder. Si, le célibat des prêtres n'est pas mentionné, alors pourquoi encore freiner des 4 fers pour choisir des hommes mariés prêtres, vu qu'il y a une place pour des prêtres mariés.

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Publié le 28 Juillet 2015

Aaron Morrison dans son article du mardi 28 juillet 2015 sur ibtimes.com nous montre que sur les talons d'une victoire historique aux États-Unis pour le mariage de même sexe, les lesbiennes, les gays, les bisexuelles et les transgenres catholiques disent qu'il est grand temps pour l'Église de prendre le cours l'histoire. Les gays et transgenres croyants veulent que l'Église embrasse leur cause.

Le pape François fera sa première visite aux États-Unis en septembre, où un grand groupe de paroissiens LGBT fera pression pour une rencontre avec le souverain pontife, selon le New York Times. Quand le pape viendra à Philadelphie le 26 et le 27 septembre pour la Rencontre mondiale des familles, les catholiques LGBT devraient demander au pape de prendre la parole sur des questions qui divisent la branche américaine de l'Église, comme le mariage de même sexe et les droits des transgenres.

"Je veux qu'il étende sa main ouvertement, en particulier pour la communauté transgenre", a déclaré au New York Times Luis Akira Francesco Matsuo, un homme transgenre de 28 ans originaire de Détroit. "Je suis un catholique pratiquant. Je n'ai pas justement une paroisse que je peux appeler ma maison".

Les groupes LGBT ont envoyé une lettre officielle adressée au Vatican demandant une rencontre avec le pape, alors qu'il sera aux États-Unis. "Nous voyons tant de gens que nous aimons abandonné par l'Église à cause des types d'indignités et des douleurs auxquelles sont soumises", a déclaré Marianne Duddy-Burke, le directeur exécutif de DignityUSA, un groupe LGBT catholique, qui est parmi ceux qui ont demandé la rencontrer. "Tout le monde a des histoires de douleur et d'aliénation, et ces choses sont un préjudice réel pour les gens. Et cela doit cesser."

Le pape François a été largement considéré comme un chef de file de l'Église progressiste sur des questions allant du traitement des pauvres, des immigrés et des prisonniers à la lutte contre le changement climatique. Il a également fait des commentaires sur les questions LGBT, bien qu'il soit opposé à la légalisation du mariage homosexuel dans son pays natal de l'Argentine, il n'a pas commenté la décision de la Cour suprême des États-Unis qui a décidé que le mariage de même sexe soit déclaré un droit à l'échelle nationale en juin.

Le pape François fera-t-il un geste envers les couples LGBT ? C'est ce qu'ils attendent lors de la Rencontre mondiale des famille à Philadelphie et vu qu'il surprend toujours, qui sait ?

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Publié le 27 Juillet 2015

IrishTimes.com dans son article du dimanche 26 juillet 2015 nous montre que des groupes religieux pro-homosexuels ont décrit la réunion qu'ils ont tenu avec Mgr Eamon Martin, l'archevêque catholique d'Armagh et primat de toute l'Irlande comme "importante".

Suite à la réunion de 90 minutes, les membres des groupes ont déclaré que l'archevêque avait entrepris de revoir un certain nombre de questions entourant le traitement des homosexuels par l'Église. La réunion a été demandée par le groupe Faith in Marriage Equality au cours de la récente campagne du référendum sur le mariage de même sexe.

Les membres de Gay Vox et de Nous sommes l'Église en Irlande avaient été offensés par certaines littératures qui avait été mises à disposition dans leurs églises au cours de la campagne référendaire, a fait savoir l'archevêque.

Le Dr Richard O'Leary de Faith in Marriage Equality dit que la réunion qui a eu lieu à la maison de l'archevêque d'Armagh fut sans précédent entre chrétiens pro-gays et le primat catholique. Il a dit qu'il aussi qu'il avait été impressionné par le fait que l'archevêque a oublié que les affirmations sur les personnes homosexuels de la part des Églises contribuent à des taux élevé de suicide.

Il dit que la réunion était une étape positive pour l'ouverture du dialogue "comme une contribution à la vérification de la réalité" signalé par lui après le vote pour l'égalité dans le mariage civil. "Nous avons été positivement reçu par l'archevêque Martin qui a dit qu'il était déterminé à poursuivre le dialogue et qu'il était particulièrement préoccupé par la pastorale des personnes gays", a déclaré le Dr O'Leary.

Lors de la réunion Jim O'Crowley, un catholique gay, a également partagé avec Mgr Martin les expériences et les points de vue des catholiques homosexuels et de leurs familles. L'archevêque a dit également qu'il avait une copie de "To have and to Hold" : les histoires et les réflexions des personnes LGBT, de leurs familles et amis édités par Patricia Devlin et Brian Glennon, et qu'il avait trouvé utile de lire.

Brendan Butler, de Nous sommes l'Église en Irlande, dit-il qu'il attiré l'attention de l'archevêque sur le troisième paragraphe de la Letter to the Bishops of the Catholic Church on the pastoral care of homosexual persons, qui était pour lui "moralement offensive" car elle décrit l'orientation homosexuelle comme un désordre objectif et ordonné vers un mal moral intrinsèque.

La délégation pro-gay de foi a demandé à Mgr Martin d'examiner cette question lors de ses discussions au synode des évêques à Rome en octobre, quand il représentera les évêques catholiques irlandais. "L'archevêques Martin a dit qu'il était ouvert à la réception du matériel supplémentaire de Nous sommes l'Église en Irlande sur ce sujet", a déclaré M. Butler.

Un porte-parole des évêques catholiques Irlandais a dit qu'il n'y aurait pas de réponse officielle à la réunion, mais a fait savoir qu'il y aura une déclaration sur le site de Nous sommes l'Église en Irlande à son sujet.

Espérons que cette réunion avec Mgr Eamon Martin apporte une ouverture manifeste envers tous les homosexuels catholiques qui méritent mieux qu'une vision déformée de leur sexualité établie sur des préjugés qui n'ont plus lieu d'être.

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Publié le 26 Juillet 2015

Le suaire de Turin, un faux médiéval qui fait encore parler de lui

Pour l'Église, le suaire de Turin une pièce de lin de 4,36 m sur 1,10 m, tissé à chevrons, n'est pas une relique, mais une représentation permettant aux croyants d'entrer en contact avec un mystère de la foi catholique, la mort de Jésus crucifié sur la croix. En gros une icône. Selon la tradition, l'empreinte du corps de Jésus supplicié qui mesure ici entre 1,87 et 1,62 m (la taille la plus souvent gardée est 1,78 m), et qui porte une barbe longue qui se divise en deux parties et des cheveux jusqu'à mi-épaule, se serait imprimé sur cette toile, découverte au XIVe siècle dans une collégiale près de Troyes (France), et acquise par le Vatican en 1983. Mais l'Église ne s'est jamais prononcée sur son authenticité, qui est de moins en moins probable, selon des études scientifiques. En 2010, Gregory S. Paul, un chercheur américain en paléontologie, a déclaré que les proportions de l'image ne sont pas réalistes, que le front est trop petit, les bras sont trop longs et les longueurs sont différentes, tandis que la distance entre les sourcils et le sommet de la tête est non représentatif. Il a conclu que les caractéristiques peuvent être expliqués si l'enveloppe est une œuvre d'un artiste gothique.

Le Suaire apparaît en 1357 à Lirey, dans l’est de la France, où il fait l’objet d’ostensions sous l’autorité de sa propriétaire, Jeanne de Vergy, veuve du chevalier Geoffroy Ier de Charny. On ne peut dater de façon précise l’origine de l’objet. Les ostensions dureront jusqu’en 1360. L’évêque de Troyes, Henri de Poitiers, les interdit car il pense que le linceul doit être faux vu que les Évangiles n’en fait pas mention. De plus, le linceul contredit l'Évangile de Jean, qui décrit plusieurs pièces de tissus (des bandelettes et une "serviette" séparée sur le visage). (Jean 20,6). En 1388, Geoffroi II décide de faire revivre le culte, et peut reprendre les ostensions à Lirey. Entre août 1389 et mai 1390, un mémoire fait par le nouvel évêque de Troyes, Pierre d'Arcis, apprend au pape Clément VII que le linge a été peint et qu'il a retrouvé le faussaire et meurtrier avoué sans pour autant le nommer. Clément VII malgré cela permet d'exposer le droit d’exposer le linceul en demandant de prévenir les fidèles que ce n'est pas le vrai suaire. Le linceul a été endommagé par un incendie en 1532, tout en étant stocké dans la chapelle de Chambéry, en France. En 1578, Emmanuel Philibert, duc de Savoie l'amena à Turin et en 1694 il fut placé dans son propre sanctuaire dans la chapelle royale de la cathédrale de Turin. Il a fallu attendre 1898, lorsque la première photo a prise le négatif de la «relique», montrant l'image obsédante d'un homme apparue dans tous ses détails réalistes pour que le suaire fasse parler de lui. Le linceul a eu de nombreux admirateurs notoires. Adolf Hitler, était même obsédé par lui, et voulait le voler afin qu'il puisse l'utiliser dans une cérémonie de magie noire. En 1972, un intrus grimpa sur le toit, fit irruption dans la chapelle royale et a essaya de mettre le feu au linceul. Il a été sauvé par la partie de l'amiante formant les dispositifs de protection autour de lui. En 1983, le dernier roi d'Italie, Humbert II [qui a régné durant 35 jours, du 9 mai au 13 juin 1946, ce qui lui vaut le surnom de Re di Maggio (« roi de mai »)], lègue le suaire au pape Jean-Paul II. En 1997, l'enveloppe a été de nouveau menacé par le feu. La restauration de 2002, a retiré les morceaux de tissu brûlé et les "correctifs" appliquées par les Clarisses en 1532.

En 1978, une équipe de scientifiques américains nommée Shroud of Turin Research Project (STURP) a effectué un examen de l'enveloppe et a conclu qu'il n'y avait aucune preuve de la falsification, disent ses origines étaient un "mystère". Un peu rapide comme conclusion, car Walter McCrone, qui a collaboré avec l'équipe du STURP a montré en 1979 que les taches rouges attribués à du sang étaient en fait des particules minuscules d'oxyde de fer provenant de pigment rouge ou d'ocre rouge utilisés dans la peinture médiévale, démentant ainsi l'hypothèse arguée par les docteurs John Heller et Alan Adler du STURP. Il sera invité à partir et continuera jusqu'à sa mort à dire que le suaire est une peinture. En 1987, Joe Nickell dans son livre Inquest on the Shroud of Turin, démontre que la présence de sang est incompatible avec le fait que ce fluide a eu le temps de coaguler avant sa mise au tombeau, avec la coutume juive de l'inhumation au Ier siècle, notamment l'obligation de laver la dépouille même un jour de Sabbat et de l'oindre d'aromates avant l'ensevelissement, ce qui implique que le corps de Jésus n'était plus recouvert de sang lors de son inhumation. En 1988, les équipes d'Oxford, de l'Université de l'Arizona et de l'Institut fédéral suisse de technologie, sous les auspices de l'Académie pontificale des sciences, ont fait des tests au radiocarbone sur de petits échantillons de l'enveloppe, en les datant entre 1260 et 1390. Les partisans du suaire ont répliqué avec les revendications que les chercheurs avaient à tort testés des inserts modernes sur la toile, ce que Jacques Evin, spécialiste du carbone 14, dénonce formellement en expliquant que les prélèvements et analyses avaient été effectuées selon toutes les procédures habituelles et que l'attribution d'une origine moyenâgeuse au tissu est dès lors incontestable, et ils disent également que d'autres essais ont suggéré qu'il contenait des grains de pollens de plantes qui ne peuvent être trouvés en dehors de la Terre Sainte à travers les études de Max Frei-Sulzer, criminologue suisse, en 1973 et 1978, et du professeur Avinoam Danin en 1999, qui furent contestées, car il est presque impossible de préciser l'espèce végétale à partir de son pollen, il faut alors se contenter du genre. On observe l'absence du chêne, de l'olivier et de graminées (à l'exception du riz), des espèces abondantes dans les régions méditerranéennes où le suaire a séjourné depuis le XVIe siècle. La présence de ces pollens orientaux s'explique aussi par la vente d'onguents et de parfums orientaux contenant ces pollens vendus aux foires de Champagne, ces substances ayant pu servir à l'embaumement et être utilisées pour fabriquer le suaire au Moyen-âge.

Ils mettent aussi en avant son identification avec le Mandylion connu qu'à partir du Ve siècle, qui n'est pas le suaire funéraire de Jésus mais son image donnée au roi d'Édesse Agbar, avec une illustration du Codex de Pray hongrois (1192), mais dont le linge funéraire ne semble pas avoir imprimé le corps de Jésus, avec le portrait des pièces de monnaies (solidi) de Justinien II (692) qui n'est pas très ressemblant au suaire de Turin, et avec le suaire d'Oviedo (entre 554 et 711), qui prouverait que le suaire est un faux, puisque s'il y a un linge sur le visage de Jésus, il ne devrait pas se trouver sur le suaire de Turin. Des représentations tardives qui ont pu être utilisées par un faussaire habile, et qui ne collent pas avec les représentations faites de Jésus jusqu'au IVe siècle où il est souvent montré les cheveux bouclés et court, la barbe courte, et de peau foncée, mais elle cadre avec les représentations tardives faite à partir du VIe siècle à Byzance et dans l'Occident médiéval. En 1976 puis en 1979, on cru voir des pièces de monnaies romaines sur les yeux du personnage du suaire. En réalité après avoir vu les photographies de 1978, on vit qu'il n'y avait rien. En 1980, le professeur Yitzhak Levy Rahmani, directeur des musées de Jérusalem et spécialiste des cimetières judaïques, a dit qu'il n'y avait aucune preuve archéologique qu'il y avait une coutume juive du 1er siècle de mise de pièces de monnaie sur les paupières des morts. En 2009, le Dr Barbara Frale, un chercheuse dans les archives du Saint-Siège affirme qu'elle avait déchiffré le certificat de décès du Jésus à partir de mots écrits sur le suaire. Le Dr Frale, dit avoir trouvé les mots "Jésus Nazaréen" sur le linceul. L'analyse informatique des photographies de l'enveloppe a révélé un fouillis de mots faibles écrits en grec, araméen et en latin. Mais est-ce bien le cas ? Il faut dire le négatif photographique utilisé date de 1931 et il est sujet à des protubérances dans la toile de lin, ainsi qu'éventuellement à la modification et à l'influence de la texture du négatif photographique. On ne trouve pas sur les photographies de 1978 de symboles ou d'écriture sur l'image, et on peut noter que ces signes peuvent être lié à des protubérances sur la toile de lin, qui peuvent ainsi modifier éventuellement la texture du négatif photographique lors de son développement.

En 2010, Joseph Kohlbeck de la société aérospatiale Hercules dans l'Utah et Richard Levi-Setti de l'Institut Enrico Fermi examinèrent certaines particules de saleté à la surface du suaire. La saleté a été jugée comme étant de l'aragonite de travertin. Ils prétendirent que ce calcaire provenait des tombeaux de Jérusalem à l'époque de Jésus. Un avis un peu précipité puisque l'on sait aussi si l'on s'intéresse à la peinture médiévale que l'aragonite servait de teinte claire pour les peintures au Moyen-âge et qu'on la faisait aussi venir d'Orient (où se trouve l'aragonite de travertin). En 2013, Giulio Fanti et son équipe affirmèrent que les précédentes datations au carbone 14 sont erronées du point de vue méthodologique et que la relique date d’entre 300 avant notre ère et 400 après. Ils se sont servi pour cela des spectrométries Raman et infrarouge à transformée de Fourier (IRTF), ainsi que des propriétés mécaniques des fibres du suaire. Ces méthodes ne permettent pas de donner des datations. Selon des chercheurs du Politecnico di Torino en 2014, le suaire de Turin serait né d'une émission de neutrons provoquée par un tremblement de terre, qui aurait faussé la datation au Carbone 14. Selon eux, seul un séisme peut créer des images en 3D sur des tissus de lin. Pourtant avec un bon programme informatique, on peut créer sans problème un effet 3D à partir de peintures, sans crier au miracle. Toutefois, cette hypothèse est déjà contredite par d'autres chercheurs qui expliquent que la datation au carbonne 14 d'objets provenant de zones sismiques au Japon n'a jamais enregistré de résultats aussi différents que ceux du saint suaire. D'ailleurs trois études menées par trois laboratoires indépendants à partir de 1988, soutiennent que le lin ayant servi à tisser la pièce n’a pas été récolté avant le XIIIe siècle. Par la suite, le sindonologues utilisèrent une phrase en 2003 de Mechthild Flury-Lemberg, une experte internationale suisse en textile ancien qui vit une couture dans le tissu qui pouvait correspond à un tissu trouvé dans la forteresse de Massada près de la Mer Morte, qui date 1er siècle. Le propriétaire d'une entreprise textile, Michael Ehrlich a souligné en 2005 que Flury-Lemberg ne connaissait pas la "technique de tissage français médiéval". C'est une réparation textile pratiquée dans des périodes médiévales et de la Renaissance tardive qui implique une restauration fastidieuse fil par fil qui est indétectable comme celle faite en 1534, et qui aurait pu faire croire à la spécialiste que le suaire aurait pu être plus ancien.

L'Enea, l'Agence nationale pour les nouvelles technologies, l'énergie et le développement économique durable a affirmé en 2011 que le suaire ne pouvait pas avoir été contrefait au Moyen-âge étant donné l’état peu avancé des technologies de l’époque. ce n’a pas été récolté avant le XIIIe siècle. Les scientifique de l'Enea concluent que pour obtenir de telles couleurs, on ne pouvait utiliser que des lasers ultraviolets, une technologie clairement pas adaptée au Moyen-âge, ce qui finit d'entacher la crédibilité de cette étude. Très rapidement, de nombreux experts contestent les conclusions de ces trois laboratoires. Certains affirment qu’un incendie, celui de Chambéry en 1532, a abîmé le tissu et a pu le "charger isotopiquement le linceul en carbone 14", biaisant ainsi la datation. D’autres pensent que les échantillons étudiés, qui ont été prélevés sur des franges ne contenant pas l’image du crucifié, ne sont pas des spécimens probants. Les scientifiques de l'Enea concluent aussi qu'on ne pouvait pas faire un faux avec les technologies de l'époque, ce qui est contredit par des expériences menées qui montrent qu'on peut faire un faux suaire à partir des méthodes médiévales sur un bas-relief ou avec un homme. Comme l'a montré Henri Broch, il faut une toile de lin humidifiée, on l'applique sur le bas-relief. On utilise ensuite des pigments qui forment l'image principalement d'ocre rouge pour la forme et le sulfure pour le sang, et on tamponne tout simplement. Tamponner permet de déposer plus de pigment sur les parties en relief plutôt qu'en creux et l'intensité de l'image dépend du bas-relief en dessous. Il détient après le travail fini toutes les caractéristiques du suaire effet en 3D, résistance à l'eau et pas de pigments sur les parties extérieures. En 2005, une expérience menée par Science et Vie, montre Paul Éric Blanrue appliquer un petit drap de lin sur un bas-relief et utiliser des techniques médiévales pour faire un suaire. De l'eau, de l'oxyde de fer et de la gélatine comme liant sont des matériaux cohérents selon les experts. On trempe un drap de lin, on l'humidifie et on l'applique ensuite sur le bas-relief. On ajoute de la gélatine, une pincée d'oxyde de fer, on tamponne le tout. Et pour le négatif, comme pour le suaire, il révèle un visage criant de vérité. En 2005 , le chercheur Jacques Costanzo avait fait une image similaire du suaire en posant un linge de lin sur un visage sculpté et à l'aide d'un chiffon pour marquer les caractéristiques avec de l'oxyde de fer et de la gélatine. Donc pas besoin de traces de pinceau pour réaliser un suaire. En 2008, le chimiste Luigi Garlaschelli, de l'Université de Pavie (Italie), a déclaré qu'il avait réussi à créer une image sur un tissu identique à celui du saint suaire de Turin, en utilisant des substances qui étaient accessibles durant l'époque médiévale. Il montre qu’il est possible de créer un suaire avec de l’ocre et de l’acide sulfurique. Sa réplique inclut même les taches qui, sur l'original montrent du sang suintant des mains et les pieds cloués du Christ. La procédure de Garlaschelli était de frotter un pigment acide sur une toile de lin tandis qu'un bénévole gisait sous elle (dont le visage était protégé). Garlaschelli cuit ensuite le tissu dans un four et le lave pour lui donner l'apparence de d'être plus ancienne. Enfin, pour les taches de sang, on brûle les marques et les taches d'eau ont été ajoutés pour correspondre à l'original. Le chercheur et écrivain britannique Charles Freeman est allé beaucoup plus loin et a dit, en 2014, que le tissu est non seulement apparu au XIVe siècle, mais que son but était de servir comme un accessoire dans les rituels de la semaine sainte au Moyen-âge.

En 2009, une autre découverte a soulevé de sérieux doutes sur l'authenticité du saint suaire. Une équipe d'archéologues de l'Université hébraïque de Jérusalem et d'instituts au Canada et aux États-Unis ont découvert dans une tombe des fragments d'un linceul de l'époque de Jésus à Jérusalem. Les scientifiques ont annoncé que l'enveloppe nouvellement découverte était très différente du controversé suaire de Turin. En plus d'être assez vielle, l'enveloppe a été tissé avec une technique assez simple à l'époque de Jésus, tandis que le suaire de Turin a été fait avec une méthode qui aurait été développée mille ans après Jésus. Une autre caractéristique de cette nouvelle découverte montre qu'un linge de tissu était superposé sur la tête, tandis que l'enveloppe considérée comme le suaire est une seule pièce de tissu. Selon le chef de l'équipe archéologique, Shimon Gibson, le fameux saint suaire de Turin ne correspond pas aux descriptions des cérémonies funéraires de la Palestine du Ier siècle. Les différentes couches de tissu pour couvrir la tête et le corps était une pratique courante. Le linge séparant la tête trouve une signification, puisque lorsqu'on se préparait à enterrer quelqu'un, on mettait un linge sur le visage du cadavre ici d'un homme qui n'était pas vraiment mort et qui avait seulement perdu conscience, pour récupérer le tissu et pouvait siffler pour appeler à l'aide, selon Gibson. D'ailleurs Joe Nickell dès 1983 avait montré que l’image imprimée sur le tissu contenait de nombreuses incohérences par rapport aux rites funéraires juifs : les cheveux semblent tomber droit, comme pour un homme se tenant debout et non couché, les mains sont placées le long des lombes (une posture également contraire à la pratique juive). En 2011, le spécialiste de la spectrométrie Timothy Jull, a décidé de mettre fin à la controverse. Sciences et Avenir a eu accès en avant-première aux résultats de ses travaux publiés dans la revue Radiocarbon. Timothy Jull, a soumis à deux techniques de microscopie un petit échantillon du suaire, un morceau prélevé en 1988 qui n’avait pas été détruit pour la datation. Il montre ainsi, photos à l’appui, que les analyses ont bien porté sur le tissu originel du suaire et que rien n’a pollué la datation.

En 2012, dans le magazine l'Histoire Jean Wirth, historien de l'art à l'Université de Genève, fait savoir que le suaire de Turin est une peinture en très mauvais état qui serait les restes d'une toile peinte a tempera vers 1355. Pour lui l'absence de distorsion de la silhouette exclut qu'il puisse s'agir d'un objet aux dimensions tridimensionnelles. Son état de conservation a accentué son aspect fantomatique qui a favorisé toutes les rêveries. Cela s'explique par le fait que toutes les toiles médiévales peintes a tempera ont été détruites suite à leur dégradation rapide, et le suaire n'aurait pas survécu s'il n'avait pas été considéré comme une relique. Pour enfoncer le clou, en 2014 les professeurs Matteo Borrini et Luigi Garlaschelli ont analysé les soit disant tâches de sang sur le Linceul de Turin et ont déterminé que les artistes médiévaux ont peut-être cru que Jésus a été crucifié en "Y", au lieu de l'avoir été en "T", une position beaucoup plus douloureuse que n'utilisait pas les Romains. Les victimes de torture médiévale étaient souvent placés dans des positions similaires, mais au lieu d'être attachés par des clous, leurs poignets étaient liés avec une corde. L'empreinte sur le suaire ne correspond donc pas aux nombreuses images artistiques traditionnelles de la crucifixion. Indépendamment de son authenticité, Borrini pense que le suaire est un artefact important du monde médiéval. D'ailleurs, l'homme du suaire ne correspond pas aux méthodes de crucifixion romaine, ce que semble confirmer la découverte en 1968 à Giv'at ha-Mivtar dans le nord de Jérusalem les restes d'un homme nommé Johanan, qui avait été crucifié au 1er siècle. Ses jambes avaient été brisées. Encore plus frappant, il y avait encore un clou dans l'os du talon. ce qui suggère que les pieds étaient cloués sur les côtés et traversés par un seul clou. L'homme du suaire avait les pieds cloués. L'absence de mains cloutées, suggère qu'elles devaient être liées. Les poignets pouvaient être également percés de clous. En 1971, dans un ossuaire de l'«Abba Cave» à Givat HaMivtar on découvrit que les bras du supplicié pouvaient être encordés et passés derrière le patibulum, les mains étant cloutées non dans la paume mais par derrière, ce qui n'est pas le cas pour l'homme du suaire. De plus, L'homme du suaire a reçu 120 coups de flagra, alors que les Romains se limitaient à 60, les clous ne sont pas sur les poignets mais selon Frederick Zugibe à la base de la paume. L'homme du suaire est percé au flanc gauche alors que seul l'évangile de Jean en parle, et que les évangiles synoptiques n'en parlent pas. Ce n'est pas une méthode romaine, peut être un ajout de l'évangéliste appelé Jean. Le débat est clos.

Et si finalement comme le cardinal et archevêque de Turin Anastasio Ballestrero apprenant les résultats de l'analyse au carbone 14 en 1988 nous voyons le suaire de Turin comme une "vénérable icône du Christ", et rien de plus.

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Publié dans #Histoire de l'Eglise

Publié le 25 Juillet 2015

The Tablet dans l'article de Christa Pongratz-Lippitt du vendredi 24 juillet 2015 nous montre que le doyen élu de la faculté catholique de théologie de l'Université de Salzbourg a fait un appel pour des prêtres mariés et des femmes diacres dans l'Église.

"Les prêtres mariés et les femmes diacres devraient être réintroduits dès que possible. Cela amènerait un nouveau dynamisme à l'Église", a déclaré au quotidien autrichien Salzburger Nachrichten le futur doyen de faculté de théologie catholique de l'Université de Salzbourg, le professeur Dietmar Winkler.

L'interview a été publiée au cours du Festival de Salzbourg et a immédiatement défrayé la chronique. Le professeur Winkler a dit qu'il ne voyait pas pourquoi les hommes qui se sentaient appelés à la prêtrise devaient être forcés à rester célibataires. L'ascétisme, pour celui qui se sentait appelé à devenir religieux était un charisme qui ne pouvait pas être forcé sur les personnes, tandis que le célibat obligatoire n'a pas été introduit pour plusieurs centaines d'années, il le fut ensuite pour des raisons diverses, dont l'une était d'empêcher les dynasties impériales d'hériter des biens de l'Église.

Interrogé sur ce qui se passerait si les prêtres qui s'étaient mariés puis ont divorcés, le professeur Winkler a répondu qu'il y avait beaucoup de prêtres qui ont échoué à rester célibataire. "Jésus est venu pour ce qui est cassé et pas pour ce qui est parfait", a-t-il rappelé. L'Église orthodoxe avait trouvé une bonne solution, a-t-il rappelé, permettant prêtres mariés et sous certaines conditions, de se remarier à l'église après le divorce.

Selon l'enseignement catholique actuel, les partenaires d'un second mariage vivraient dans un état de péché permanent. "Je pense qu'il que c'est vraiment mauvais et que cette question sera un point critique au synode en octobre. La discussion sur la théologie du mariage est un devoir". La question des femmes prêtres est "théologiquement compliquée", mais les femmes diacres, "qui ont bien documentées jusqu'au Moyen-âge" devrait être réintroduites dès que possible, a-t-il dit.

Le professeur Winkler, âgé de 52 ans, a été nommé conseiller auprès du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens par le pape Benoît XVI et a été confirmé dans cette fonction par le pape François. Il est également conseiller de la Congrégation pour les Églises orientales.

Le professeur Dietmar Winkler très implanté au sein de la curie propose pour faire face à la crise des vocations d'appeler des hommes mariés et essaye de régler le problème du sacerdoce des femmes, avec les diaconesses, tout en disant que le cas des divorcés remariés peut avoir sa solution au synode. Une parole ouverte qui espérons le sera écoutée.

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Publié dans #Sacerdoce

Publié le 24 Juillet 2015

Christophe Chaland dans son article du vendredi 24 juillet 2014 sur la-Croix.com nous montre qu'après la décision du docteur Daniela Simon, jeudi 23 juillet, de saisir la justice pour que soit désigné un représentant légal de ce patient en état végétatif, la Conférence des évêques de France invite «à la pudeur et à la modération».

Dans un bref communiqué publié jeudi 23 juillet, la Conférence des évêques de France (CEF) a immédiatement réagi à la décision du docteur Daniela Simon au sujet de Vincent Lambert. Après que plusieurs évêques ont affirmé ces derniers jours des positions tranchées sur la poursuite des traitements du patient tétraplégique hospitalisé au CHU de Reims, la CEF, elle, «invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion».

«La Conférence des évêques de France a pris connaissance de la décision du docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale concernant M. Vincent Lambert, et en prend acte», lit-on sous la signature du P. Olivier Ribadeau-Dumas, secrétaire général et porte-parole de la CEF.

Alors que l’annonce d’un arrêt des traitements de Vincent Lambert était attendue ou redoutée par la famille divisée du patient, le docteur Daniela Simon a annoncé vouloir saisir le procureur compte tenu des risques courus selon elle par le patient et l’équipe de soignants. «Cette décision manifeste l’extrême complexité de la situation et son caractère infiniment douloureux », constate la CEF qui «invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion». «Les évêques» concluent par un appel à prier «pour M. Vincent Lambert, sa famille, ainsi que pour ceux à qui il appartiendra de prendre des décisions».

Cette réserve fait écho à la position de Mgr Pierre d’Ornellas, chargé des questions bioéthiques pour la CEF, une semaine après le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme jugeant qu’une décision d’arrêt des traitements de Vincent Lambert n’était pas illégale. En revanche, mardi 21 juillet, les neuf évêques des diocèses de la région Rhône-Alpes, où résident les parents de Vincent Lambert, ont pour leur part publié un communiqué commun pour soutenir sans réserve la poursuite des traitements. Ils y affirmaient notamment : «Notre frère Vincent n’est pas en fin de vie», il «ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné». Ils estimaient que la décision médicale attendue risquait «de provoquer délibérément» sa mort.

Il est bon que les évêques en France rappellent les autres à leur devoir de modération qu'ils ont souvent oublié sur le mariage gay et maintenant sur le cas Vincent Lambert. La pudeur, la modération et la discrétion sont la bienvenue sur ce cas qui ne concerne que la famille.

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Publié le 23 Juillet 2015

Libération.fr, L'OBS et BFMTV.com dans leurs articles nous montrent le médecin en charge de Vincent Lambert s'en remet au ministère de la Santé. La poursuite ou non de l'alimentation artificielle n'a pas été statuée.

Coup de théâtre au CHU de Reims ce jeudi 23 juillet 2015. À la surprise générale, le Dr Simon, qui devait se prononcer sur l’arrêt des soins de son patient Vincent Lambert a décidé de se référer au ministère de la Santé quant aux suites à donner à ce dossier. Le Dr Simon a également déclaré à la famille qu'elle souhaitait saisir le procureur de la République, car Vincent Lambert aurait été victime d’un projet d’enlèvement. Elle a par ailleurs demandé la mise sous protection de son service qui aurait fait l’objet de menaces.

Dans une déclaration écrite transmise à l’AFP, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, "apporte tout son soutien à l’équipe soignante". D’après la ministre, le corps médical "n’a pas pris cette décision parce qu’elle refuse d’arrêter le traitement de Vincent Lambert […] Mais parce qu’elle considère que les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires pour mettre en œuvre ce type de décision ne sont pas réunies."

Pourtant, c’est sous les applaudissements et les accolades que Viviane Lambert a annoncé la nouvelle aux dizaines de militants présents devant le CHU. "C’est une preuve que Vincent est bien vivant", a-t-elle répété. Au micro d’i-Télé, le demi-frère de Vincent Lambert, David Philippon, explique : "Le Dr Simon a abordé la partie juridique du cas de Vincent. Elle estime qu’il est en danger, par rapport à certaines menaces qui arrivent de partout. Le docteur a donc saisi le procureur afin qu’il statue sur la protection globale de Vincent.» En plus de sa protection, le procureur devra se prononcer «sur une éventuelle mise sous tutelle» du jeune homme. Pour lui, «c’est un soulagement, c’est une preuve que Vincent est bien vivant si on veut le protéger".

Cette annonce du Dr Simon a également surpris l’un des avocats des parents Lambert, Me Jean Paillot. Contacté par Libération, l’avocat se félicite de ce retournement de situation : "C’est une grande surprise, nous étions prêts à aller dès cet après-midi au tribunal administratif avec un référé sous le bras. Nous étions persuadés que le Dr Simon allait arrêter les soins." Quant aux raisons de cette volte-face du CHU de Reims, l’avocat lui-même semble perplexe. "Je ne sais pas sur le compte de quoi il faut le mettre", explique-t-il. "Je ne sais pas ce qui a joué exactement. Je sais juste qu’un certain nombre de personnes sont intervenues, notamment en sous-marin, comme le professeur Lyon-Caen et des membres du ministère de la Santé."

Rien de tout cela. Dans un communiqué, l'hôpital explique que "les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de la procédure ne sont pas réunies". Le médecin en charge de Vincent Lambert, le Dr Simon, "a décidé de suspendre la procédure collégiale placée sous sa responsabilité", indique le CHU. "L'évaluation de Vincent Lambert a conduit à constater que la situation clinique était comparable à celle qui avait été rapportée par les experts mandatés par le Conseil d'État", note toutefois l'hôpital dans son communiqué. "Les conditions d'un échange serein doivent absolument être rétablies dans l'intérêt de Vincent Lambert et de son accompagnement", ajoute l'établissement.

De son côté, Rachel Lambert, l’épouse de Vincent Lambert, est apparue en pleurs à la sortie du CHU : "Ce sont des groupes de pression qui terrorisent l’hôpital. Je suis dans l’incompréhension, je pensais que Vincent pouvait enfin être respecté. Difficile de subir ce parcours judiciaire, je pensais qu’avec la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), Vincent pouvait enfin être respecté. Ce n’est pas le cas." Également ému aux larmes, le neveu, François Lambert est sous le choc : "On ne vit pas dans un État de droit mais un État où les intégristes font ce qu’ils veulent." La sœur de Vincent, Marie, s'en prend, elle, aux militants pro-vie : "C’est une forme de terrorisme catholique qu’ils mettent en place, ils sont prêts à tout".

Cette annonce surprise ouvre la porte vers un éventuel transfert de Vincent Lambert vers un autre hôpital, ce que souhaitent ses parents et son demi-frère, qui militent depuis plusieurs mois et qui ont déposé une demande formelle de transfert au CHU le mois dernier. Selon eux, six établissements se seraient portés volontaires pour accueillir Vincent Lambert.

L’affaire a scindé la famille en deux à tel point que le "conseil de famille" qui s’est déroulé le 15 juillet au CHU de Reims a dû entendre chaque membre séparément, "pour éviter les conflits". D’un côté la femme, le neveu, et une bonne partie des frères et sœurs souhaitent l’arrêt des soins alors que les parents qui s’y opposent. Les deux camps s’affrontent devant les tribunaux depuis 2013, et les possibilités de recours s’amenuisent depuis que le Conseil d’État puis la CEDH ont validé l’arrêt des soins.

Ces derniers jours, à l’approche de la décision du Dr Simon, la crispation est montée d’un cran autour du cas du patient. Sur les réseaux sociaux, certains militants pro-vie préconisaient des actions très radicales comme le blocus des fournitures alimentaires du CHU, empêchant tous les patients de manger tant que Vincent Lambert ne sera pas réalimenté, ou encore l’enlèvement de l’équipe médicale et "d’un ou plusieurs des membres de la Cour européenne des droits de l’homme dans un endroit secret, sans alimentation ni hydratation".

Mardi, les évêques de Rhône-Alpes qui n'ont rien à faire dans cette affaire qui ne les concerne pas se sont opposés dans une déclaration commune publiée sur le site internet du diocèse de Lyon à cette décision médicale qui "risque de provoquer délibérément sa mort".

Les médecins souhaitent saisir le procureur de la République "pour mettre Vincent sous protection globale et déterminer un référent qui pourrait le représenter légalement", déclare de son côté à l'AFP François Lambert, neveu de Vincent Lambert.

Voilà Vincent Lambert l'otage d'intégristes qui ne l'ont jamais connu, lui qui était opposé à tout acharnement thérapeutique et n'aurait jamais voulu être maintenu artificiellement en vie. Des propos corroborés par des camarades de promotion du patient, ancien infirmier psychiatrique, qui ont recueilli quelque 13 témoignages en ce sens, qu'ils ont remis au CHU de Reims fin juin.

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