Publié le 25 Septembre 2016

Ne pas ignorer la souffrance

Dans blogs.periodistadigital.com, le père José Antonio Pagola à travers son blog Buenas Noticias nous invite à ne pas ignorer la souffrance à travers la parabole de Lazare et l’homme riche le lundi 19 septembre 2016 :

«Le contraste entre les deux protagonistes de la parabole est tragique. Le riche vêtu de sa tunique de pourpre et de lin. Toute sa vie est dans le luxe et l’ostentation. Il pense se "régaler magnifiquement tous les jours". Ce riche n'a pas de nom parce qu'il n'a pas d'identité. Il n’est rien. Sa vie vacante de compassion est un échec. On ne peut pas vivre seul à banqueter.

Allongé sur le seuil de sa maison se trouve un mendiant affamé, couvert de plaies. Personne ne l’aide. Seuls les chiens l'approchent pour lécher ses plaies. Il n'a rien, mais il a un nom porteur d’espoir. Il est appelé "Lazare" ou "Eliezer", qui signifie "Mon Dieu est mon aide".

Sa chance a radicalement changé au moment de la mort. L'homme riche est enterré, sûrement avec toute la solennité, mais est pris dans l’«Hades» ou «royaume des morts». Lazare meurt aussi. On ne dit rien à propos de son rite funéraire, mais "les anges le portèrent au sein d’Abraham». Avec des images populaires de son temps, Jésus rappelle que Dieu a le dernier mot sur les riches et les pauvres.

Les personnes riches ne sont pas jugées par l’exploiteur. On ne dit pas être qu’il est un impie loin de l'Alliance. Il a simplement apprécié sa richesse en ignorant le pauvre. Il était là, mais il ne l’a pas vu. Il était à la porte de sa maison, mais ne l'a pas approché. Il l’a exclu de sa vie. Son péché est l'indifférence.

Selon les observateurs, il croit de plus en plus l’apathie dans notre société ou un manque de sensibilité à la souffrance des autres. Nous évitons de mille façons tout contact direct avec les gens qui souffrent. Peu à peu, nous devenons de plus en plus incapable de percevoir leur affliction.

La présence d'un enfant mendiant sur notre chemin nous dérange. La rencontre avec un ami, malade en phase terminale, nous effarent. Nous ne savons pas quoi faire ou dire. Il est mieux de prendre de la distance. Allant vers nos occupations. Ne nous laissant pas touchés.

Si la souffrance se produit aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile. Nous avons appris à réduire la faim, des données sur la pauvreté et les maladies, des chiffres et des statistiques qui nous disent la réalité touchant à peine nos cœurs. Nous savons aussi regarder les horribles souffrances à la télévision, mais à travers l'écran, la souffrance est toujours plus irréelle et moins terrible. Lorsque la souffrance affecte quelqu'un de plus proche de nous, nous nous efforçons de mille manières à anesthésier nos cœurs.

Qui suit Jésus devient plus sensible à la souffrance de ceux qui dans son chemin. Il se rapproche du besoin et, si ils sont entre vos mains, essayer de soulager leur situation.»

Ici comme le met en avant le père José Antonio Pagola, c’est l’indifférence des plus riches envers les pauvres que Jésus critique et le fait qu’il ignore leur souffrance. Les riches doivent alors employer leurs richesses pour aider les pauvres. Comme l’avait montré Jésus avec le gérant habile, au moment de la mort de l'argent ne servira à rien aux riches et ce sont les gens avec qui il auront partagé leur richesse qui les accueilleront «dans la maison du Père.»

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Publié dans #Culture biblique

Publié le 24 Septembre 2016

RFI.fr, TV5monde.com et LeMonde.fr nous montrent un moment d’émotion ce samedi 24 septembre au Vatican. Le pape François a reçu les familles des victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet dernier, qui a fait 86 morts et 434 blessés. Organisé par la ville de Nice et l’association Alpes-Maritimes fraternité fondée par l’ancien maire de la ville, Christian Estrosi, près de 1000 personnes avaient fait le déplacement à Rome. Le pape leur a fait part de son émotion, a rendu hommage à toutes les personnes qui s’étaient mobilisées pour venir en aide aux victimes, mais surtout il a appelé à une conversion des cœurs pour ne pas répondre à la haine par la haine.

«C’est une grande émotion pour moi de vous rencontrer, vous qui souffrez dans votre corps ou dans votre âme parce qu’un soir de fête la violence vous a frappés aveuglément, vous ou l’un de vos proches, sans considération d’origine ou de religion», a-t-il lancé aux familles des victimes. Le pape a souhaité partager leur peine affirmant qu’il priait pour les personnes parfois atrocement mutilées, et celles encore hospitalisées.

«Le drame qu’a connu la ville de Nice, a-t-il poursuivi, a suscité, de toutes parts, de belles initiatives de solidarité et d’accompagnement» et face aux différents représentants de communautés religieuses venues au Vatican, le pape François s’est réjoui de voir qu’à Nice les relations interreligieuses sont bien vivantes.

Dans son discours, il a aussi invité à «une authentique conversion du cœur» alors que la tentation de se replier sur soi-même, ou bien de répondre à la haine par la haine et à la violence par la violence est grande. «L’établissement d’un dialogue sincère et de relations fraternelles entre tous, en particulier entre ceux qui confessent un Dieu unique et miséricordieux, est une urgente priorité», a t-il rappelé. 86 œillets ont, par ailleurs, été offerts au pape, par la ville de Nice représentant les 86 victimes de l’attentat du 14 juillet 2016.

Cette dimension interreligieuse a été saluée par le pape François pour qui, "on ne peut répondre aux assauts du démon que par les oeuvres de Dieu qui sont pardon, amour et respect du prochain, même s’il est différent". Un tiers des victimes décédées étaient de confession musulmane, a rappelé l'imam Boubekeur Bekri, vice-président du conseil régional du culte musulman dans le sud-est de la France, qui s'est rendu lui aussi à Rome avec une poignée de musulmans. M. Bekri a souligné "l'humanisme intense" du pape François, exprimé par exemple lors de sa visite aux réfugiés principalement musulmans sur l'île grecque de Lesbos. Maurice Niddam, président du consistoire de Nice, n'accompagne pas des victimes juives, mais il a voulu soutenir cette démarche. Pour Pierre-Etienne Denis, président de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac), ce type de rendez-vous permet aussi de sortir de la solitude et de "progresser vers la résilience".

Pour Vincent Delhommel Desmarest, responsable d'un restaurant de la Promenade des Anglais, en arrêt de travail depuis l'attentat et suivi trois fois par semaine par un psychologue, le pontife argentin est "un homme de bonté et d'ouverture" qui aidera peut-être à apaiser les scènes de carnage qui tournent en boucle dans sa tête. "Les nuits, on ne dort pas. J'ai vu la scène complète de la progression du camion, des corps mutilés, décapités, des entrailles...", a-t-il confié.

L'opposition écologiste municipale à Nice a exprimé son objection au nom de la laïcité au choix de la mairie d'affréter deux avions. Selon la municipalité, le coût moyen par personne participant au voyage est de 300 euros. Le déplacement de trente choristes de l’opéra de Nice, qui chanteront à Rome Nissa la bella, l’hymne de la ville, est également pris en charge par la mairie. Les élus ont, en revanche, payé le vol de leur poche.

Mais doit-on voir le coût ? Ici, ce sont avant tout des personnes qui avons partagé leurs souffrances, qui ont pleuré ensemble et qui souhaitent travailler entre différentes confessions mais aussi pour mettre en avant le vivre ensemble. Espérons que cette visite aura des résultats.

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Publié le 23 Septembre 2016

Bernadette Sauvaget nous montre dans son article du vendredi 23 septembre 2016 pour Libération.fr que le prélat catholique est assigné dans une procédure au civil, démarche peu courante en France, par un homme de qui l'accuse de l'avoir violé et abusé sexuellement il y a plus de quarante ans.

Cela pourrait faire date. Quatorze ans après avoir été classée sans suite à cause de la prescription des faits, l’affaire mettant en cause Monseigneur Jean-Michel di Falco, l’actuel évêque de Gap, ressurgit. Accusant le prélat de l’avoir violé et abusé sexuellement au début des années 70, «Marc» (un prénom d’emprunt), la victime présumée, a entamé, selon son avocat Jean-Baptiste Moquet, une procédure au civil pour obtenir réparation du préjudice subi et réclamer des dommages et intérêts. Une démarche très peu courante en France contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons.

«Nous avons épuisé toutes les autres procédures judiciaires», explique l’avocat de Marc. Personnalité très médiatique, Mgr Di Falco, un proche de Bernadette Chirac et de l’homme d’affaires François Pinault, a toujours nié les faits. En 2003, le prélat, ancien porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF), promis à un brillant avenir dans l’Église, avait été nommé dans un petit diocèse, peu prestigieux, celui de Gap, dans les Hautes-Alpes. Discret ces dernières années, Mgr Di Falco est revenu sur le devant de la scène grâce au succès du groupe de chanteurs Les Prêtres qu’il a créé.

Selon Me Moquet, les scandales de pédophilie qui ont secoué, ces derniers mois, l’Église catholique en France ont joué un rôle déterminant dans la décision de son client d’entamer une nouvelle procédure. Dans cette affaire, Me Moquet affirme avoir assigné également au civil le diocèse de Paris et lui réclamer aussi des dommages et intérêts. Pour le moment, celui-ci se refuse à tout commentaire. Si la procédure aboutissait, ce serait une première dans l’Hexagone. «À notre connaissance, aucun diocèse en France n’a été poursuivi au civil dans des affaires de pédophilie», affirme une source proche de la Conférence des évêques de France.

De son côté, l’association de victimes, La Parole Libérée, a apporté son soutien à la démarche de Marc avec lequel elle est en lien. «Nous saluons son engagement et son courage, déclare son président, François Devaux. Il ne le fait pas pour de l’argent mais pour faire avancer la cause.» De l’avis de plusieurs spécialistes, il n’y aurait pas eu, en France ces dernières années, de victimes de prêtres pédophiles à entamer des procédures au civil. «Réclamer des dommages et intérêts est une démarche très difficile, estime François Devaux, c’est monétiser, en quelque sorte, une vie.» Aux États-Unis, des milliers victimes de prêtres pédophiles ont réclamé des dommages et intérêts, en portant l’affaire devant les tribunaux ou par des négociations avec les autorités catholiques. Des scandales qui auraient coûté, selon des estimations faites aux États-Unis, trois milliards de dollars à l’Église américaine dont une douzaine de diocèses ont été contraints de déposer le bilan.

L’OBS nous fait savoir que dans sa démarche, il est soutenu par un autre ancien élève de l'évêque de Gap, au collège Bossuet (6e), dirigé par Monseigneur Di Falco. L'homme préfère lui aussi garder l'anonymat. Sa plainte avait également été classée sans suite en 2002 pour cause de prescription : "Nous sommes ensemble contre Di Falco, contre le mal qu’il a fait sur nous et que nous portons toujours malgré les 40 ans passés. C’est un manipulateur", a-t-il déclaré ce matin sur France Inter.

Comme nous pouvons le voir l'affaire Barbarin a encouragé "Marc" à persévérer dans sa démarche et à essayer de provoquer une réaction saine et normale contre de tels actes. Les langues se délient et cela est salutaire pour l’Église.

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Publié le 23 Septembre 2016

NCRonline.org dans son article du jeudi 22 septembre 2016 nous montre que quand un groupe de catholiques polonais, Faith and Rainbow, a déclaré son soutien pour une campagne pour les droits des homosexuels nommée «Allons échanger un signe de paix», à travers des panneaux d'affichage à l'échelle nationale représentant des mains jointes, un avec un bracelet arc en ciel et l'autre avec un chapelet catholique, leur implication a été rapidement condamnée par la conférence des évêques du pays. Pourtant, Plusieurs magazines et journaux catholiques campèrent avec des expressions de soutien sur le site Web de la campagne, znakpokoju.com, y compris Wiez (The Link) à Varsovie, et Znak et Tygodnik Powszechny (Universal Weekly) à Cracovie.

Dans une déclaration du 8 septembre publié dans l'agence catholique polonaise de l'information, KAI, l'archevêque de Cracovie, le cardinal Stanislaw Dziwisz, a accusés les partisans catholiques de cette campagne de citer sélectivement le pape et de falsifier l'enseignement immuable de l'Église. À Varsovie, le cardinal Kazimierz Nycz s’en est aux partisans de la campagne dans un communiqué du 10 septembre à KAI, mécontent qu’ils osent critiquer l’enseignement de l’Église dans ce sens. Enfin le présidium de la Conférence des évêques a attaqué Wiez, Znak et Tygodnik Powszechny, et a rejeté les revendications que l'Église polonaise était homophobe. Donc, si elle ne l’est pas pourquoi s’oppose-t-elle à tout type d’union gay dans le pays ?

Après avoir soulevé la question dans l'église, cependant, le groupe est déterminé à appuyer et garantir que l'atmosphère de compréhension engendrée par le pape François trouve un fort écho en Pologne. Le groupe Faith and Rainbow souhaite que cesse la faiblesse de la voix des laïcs en Pologne et leurs habitudes de soumission solides. Mais les choses sont clairement en train d'évoluer, et permet au groupe d’être optimiste.

Pour ne rien arranger, RFI et Franceinfo.fr nous montrent aussi ce vendredi 23 septembre que le Parlement polonais doit se prononcer sur une proposition de loi interdisant totalement l’interruption volontaire de grossesse. La loi actuelle l’autorise en cas de viol ou d’inceste, de grave malformation du fœtus ou de danger pour la mère. La proposition de loi est à l’initiative du comité polonais "Stop avortement". Il souhaite interdire complètement l’IVG, y compris pour les femmes victimes de viol ou d’inceste. Il va pour cela jusqu’à l’amalgame le plus douteux puisque pour lui c’est un prototype d’Hitler, puis une arme de destruction massive sous régime communiste. La responsabilité pénale doit aussi être débattue : les ONG pro-vie voudraient infliger une peine de prison pouvant aller à 5 ans de réclusion pour la femme avortée et le médecin concerné.

À l’inverse, le comité «Save Women» propose une libéralisation de la législation actuelle en matière d’IVG. Il défend le droit pour une femme d’avorter jusqu’à la douzième semaine, et même après dans certains cas dictés par la loi en vigueur (viol, inceste, danger pour la maman, grave malformation du fœtus). Leur initiative a ramassé 215 000 signatures.

L’Église polonaise qui refuse également d’envoyer des mères en prison, soutient toujours l’interdiction totale de l’avortement. L’interdire totalement ne servira à rien, puisque qu'entre 80 000 et 190 000 femmes polonaises avortent à l’étranger. Le parti conservateur annonce pour sa part que les deux projets de loi iront devant les commissions parlementaires. Histoire de ne pas se mettre à dos les anti- et pro-IVG.

Je laisse le dernier mot à Barbara Nowacka, ex-candidate socialiste à la présidentielle, dont le parti n’est même plus au Parlement, compare la Pologne ultraconservatrice à certains pays d’Amérique latine. Son comité «Save Women» dénonce la proposition des conservateurs de mettre les femmes pratiquant l’avortement en prison. «Ce projet des fanatiques de droite soutenu par une partie de la hiérarchie de l'Église et malheureusement aussi par des députés est un danger pour les libertés citoyennes. Nous ne voulons pas d'une telle Pologne, nous ne voulons pas de l'enfer des femmes», a-t-elle lancé.

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Publié le 22 Septembre 2016

Cameron Doody nous montre dans son article pour periodistadigital.com du jeudi 22 septembre 2016 qu’un groupe d’enseignants parrainé par l'Université catholique d'Amérique (connu pour se travaux avec le groupe conservateur les Chevaliers de Colomb), sont sortis pour défendre "Humanae Vitae", après le manifeste signé par plus d'une centaine de théologiens et experts proposant que l'Église révoque l’interdiction d'utiliser des contraceptifs et d'adopter un «document magistériel» qui bénirait leur utilisation. En revanche, ces chercheurs (590, selon le l'institution), décrivent comme «vrai et défendable de nombreuses perspectives» venant des doctrines de l'Église sur la sexualité, le mariage et le contrôle des naissances ciblées dans l'encyclique de Paul VI.

Leur déclaration, intitulée «Affirmation de l'enseignement de l'Église sur le don de la sexualité», a été présenté mardi à l'Université catholique d'Amérique à Washington. Selon les signataires de la nouvelle proclamation, en niant que ni la loi naturelle, ni les Écritures ne fournissent aucune base solide pour l'opposition de l’Église à la contraception, «la déclaration de l’Institut Wijngaards dénature sérieusement la position réelle de l'Église catholique». Pour eux il est confondant de placer le débat dans le domaine des lois biologiques lorsqu’Humanae Vitae traite à travers un document théologique primaire cette thématique qui serait blanc de critiques de la part des universitaires sur les relations que les gens ont entre eux et avec Dieu.

Les partisans du manifeste Humanae vitae est loin d'être publié dans son intégralité. Pourtant, les chercheurs ont publié une série de 11 points qui délimite «le fondement même» de la demande de l'Église que les contraceptifs sont incompatibles avec le plan de Dieu pour la sexualité et les relations humaines. Voilà pourquoi, ils disent, que «l’enseignement catholique respecte la véritable dignité de la personne humaine et conduit au bonheur».

L'essence de cet argument est l'affirmation que Humanae Vitae est une vérité révélé et que le «sens procréatif» «unitif» de l'acte sexuel ne peut pas être séparé. Parmi les raisons pour lesquelles les universitaires soutiennent une telle posture est le fait que «le don de soi» dans l'acte conjugal est aussi dans la Bible pour refléter le don de Dieu pour créer l'univers et donner son Fils unique. Cet article de foi serait accessible à la raison, comme cela se produit, par exemple, dans la «théologie du corps» de Jean-Paul II. Les méthodes de planification basées sur la sensibilisation à la fécondité des femmes soutenues par l'Église ont aussi l'avantage qu’elles «ne coûtent rien» virtuellement, et qu’elles «promeuvent (soit disant) le respect pour les femmes.»

Parmi les experts du manifeste ont signé la taille du théologien du pape Wojciech Giertych ou des auteurs américains de renom comme George Weigel et Scott Hahn. Conservateurs, ils le sont car réduire les relations sexuelles au simple fait de procréer ne peut qu’échauder les couples qui désirent aussi avoir du plaisir et ne pas faire l’amour que pour avoir des enfants. Ils auraient peut être dû voir les récentes études qui disent que le plaisir de faire l’amour rend heureux, et que l’état de félicité est excellent pour le système immunitaire. Le plaisir physique, source d’énergie, favorise donc un meilleur équilibre hormonal. Le plan de Dieu, interdit-il les couples d’être heureux ? Mettre en avant la contraception naturelle alors qu’elle est peu fiable, complexe, risquée (on évite peu les grossesses) et contraignante, montre que l’Église fait peu de cas d’une sexualité heureuse. La contraception artificielle aide les couples à pouvoir espacer les naissances. Ce n’est pas un mal.

Mais comment s’étonner de cela quand on voit à travers les sources consultées par RD l'opposition de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour mettre en œuvre les réformes qui veut le pape François en matière de protection des mineurs. La congrégation pontificale présidée par le cardinal Müller a refusé en 2015 de mettre en place un tribunal spécial, tel qu’il était proposé par la Commission pour la protection des mineurs pour juger les évêques accusés de négligence dans la gestion des cas de maltraitance d'enfants.

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Publié le 21 Septembre 2016

Traci Badalucco nous montre dans son article du mardi 20 septembre 2016 dans NCRonline.org qu’un archevêque canadien sera reconnu à Cleveland jeudi pour ses efforts afin de faire avancer la discussion des femmes diacres et promouvoir le leadership féminin au sein de l'Église catholique.

FutureChurch, une organisation de réforme catholique qui milite pour des structures plus collaboratives et inclusives dans l'Église, sera présente le 22 septembre avec le J. Trivison Award au moment où Mgr Paul-André Durocher du diocèse de Gatineau sera avec le père Louis à sa prestation annuelle d'automne à Cleveland, dans l’Ohio.

FutureChurch honore Mgr Durocher pour ce qu'elle appelle «sa proposition visionnaire au cours du Synode sur la famille de 2015 à Rome appelant les évêques à discuter des femmes diacres et à élargir le leadership des femmes dans l'Église, y compris de plus grandes opportunités pour la prédication».

Interrogé par NCR, Mgr Durocher déclare qu'un certain nombre d'évêques au synode étaient favorables à étudier l'idée des femmes diacres. Mgr Durocher apparaîtra via livestream pour accepter le prix et aborder l'ensemble.

FutureChurch est également satisfaite de la création de la commission des femmes diacres, mais elle espère qu’il y aura un bon résultat à la commission et pas une future déception. Espérons que ce soit le cas.

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Publié le 20 Septembre 2016

Le pape François à Assise, «Seule la paix est sainte, pas la guerre»

«Ne nous lassons pas de répéter que jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte, pas la guerre !» En quelques mots, prononcés mardi 20 septembre 2016 sur le parvis de la basilique Saint-François, à Assise, le pape François a donné le ton de sa présence au milieu de responsables de toutes les religions comme nous le montre Nicolas Senèze avec Guillaume Goubert dans leur article pour la-Croix.com. Au milieu, mais pas tout à fait au centre : trente ans après le geste prophétique de Jean-Paul II, le pape argentin a voulu être «un parmi d’autres», et se couler dans cette liturgie interreligieuse portée par la Communauté de Sant’Egidio.

Ainsi, au cours de la prière avec les chrétiens, dans la basilique intérieure, c’est après le Dr Justin Welby, archevêque anglican de Cantorbéry, et le patriarche orthodoxe Bartholomeos de Constantinople, que le pape a donné sa méditation. Et c’est avec eux, mais aussi avec son ami, le rabbin argentin Abraham Skorka, et avec le vice-président de l’Université Al-Azhar du Caire, Abbas Shuman, que le pape a ensuite rejoint le parvis où les attendaient les représentants de toutes les religions pour la cérémonie conclusive.

Une cérémonie dont on retiendra le témoignage de la jeune réfugiée syrienne, Tamar Mikalli, évoquant la mosaïque de religions de son enfance. «Puis la guerre a éclaté… Je n’ai pas encore bien compris pourquoi», confie la jeune exilée, implorant «à vous tous hommes de religion, et à vous, Saint-Père, une prière pour la paix».

Mais si le pape François a voulu être un parmi d’autres, sa venue à Assise aura eu le mérite de convaincre quelques hésitants, conscients que mardi, un responsable religieux se devait d’être là, aux côtés du pape. «Même des cardinaux un peu réticents au départ à ce type de rencontre ont accompagné le pape, reconnaît un membre de la communauté. Le fait qu’ils soient là et que, finalement, ils découvrent ce dialogue, est important.»

La rencontre de Sant’Egidio s’est traduite par une multitude de forums où l’on pouvait voir un évêque pakistanais discuter avec un universitaire iranien, une prix Nobel américaine avec un intellectuel saoudien… Des discussions fortes, souvent engagées, qui n’ont pas éludé les questions qui fâchent. Ainsi ce témoignage d’Yvette, réfugiée centrafricaine en Italie, interpellant cardinaux et responsables musulmans sur la situation de son pays : «J’ai risqué ma vie pour fuir mon pays. Mais d’où venaient les armes des mercenaires ? Qui vend les armes de ceux qui massacrent les enfants d’Alep ?»

Signe de cette irruption constante du réel dans les rencontres : le déjeuner auquel participait le pape, mardi, dans le grand et magnifique réfectoire du couvent Saint-François, mélange inédit de mondanité et d’humanité où l’on pouvait voir, à quelques mètres de distance, le grand-duc de Luxembourg et une jeune réfugiée syrienne voilée avec sa petite fille. Devant les responsables chrétiens réunis dans la basilique inférieure pour une prière commune, puis devant tous les responsables religieux réunis ensuite sur la place, la pape François a, à deux reprises, exhorté à se faire les porte-parole des sans-voix. «Nous désirons prêter notre voix à tous ceux qui souffrent, à tous ceux qui sont sans voix et sans personne qui les écoute, a-t-il lancé. Eux savent bien, souvent mieux que les puissants, qu’il n’y a aucun avenir dans la guerre, et que la violence des armes détruit la joie de la vie.»

Surtout, le pape a insisté mardi soir pour que les différentes religions trouvent ensemble, dans la prière, la force de résister à la violence. «Nous n’avons pas prié aujourd’hui les uns contre les autres, comme c’est malheureusement arrivé parfois dans l’histoire, a-t-il relevé. Sans syncrétisme et sans relativisme, nous avons en revanche prié les uns à côté des autres, les uns pour les autres».

Citant ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, il a condamné toute utilisation de la violence au nom de Dieu, mais aussi exhorté les religions à l’action, pour que «la prière et la volonté de collaborer engagent une vraie paix qui n’est pas illusoire». «Notre route consiste à nous immerger dans les situations et à donner la première place à celui qui souffre; d’assumer les conflits et de les guérir de l’intérieur; de parcourir avec cohérence les voies du bien, en repoussant les faux-fuyants du mal; d’entreprendre patiemment, avec l’aide de Dieu et de la bonne volonté, des processus de paix », a insisté le pape qui, quelques instants plus tôt, avait dénoncé «le paganisme de l’indifférence».

«Non à la guerre ! Que le cri de douleur de tant d’innocents ne reste pas inécouté. (…) Qu’augmente l’engagement concret pour éliminer les causes sous-jacentes aux conflits : les situations de pauvreté, d’injustice et d’inégalité, l’exploitation et le mépris de la vie humaine» : l’appel final de la rencontre, avec la ferme condamnation de toute violence au nom de Dieu, devait aussi traduire la volonté d’engagement et d’action des responsables religieux. Beaucoup ont aujourd’hui conscience qu’il ne suffit plus de condamner la violence au nom de Dieu, mais de s’engager concrètement.

Ainsi quand, dans une discussion sur le terrorisme, Anouar Kbibech n’hésite pas à interpeller ses coreligionnaires : «Au-delà du discours sur le fait que les religions ne sont pas violentes, que faisons-nous, comme musulmans, pour que l’islam ne soit plus sali par les terroristes ?» «Que faisons-nous pour les jeunes endoctrinés ? Que proposons-nous pour qu’ils grandissent avec des principes solides ?», interroge en écho Nadia Bouzekri, présidente des Jeunes musulmans d’Italie.

La manière dont les discussions des responsables musulmans s’animent ensuite dans les couloirs montre que, petit à petit, les réflexions s’affûtent. Pour l’instant encore sans résultat concret. En remettant à des enfants leur appel final, le pape et les responsables religieux ont bien conscience que les processus de paix qu’ils veulent entamer prendront du temps.

Le pape François a voulu prendre les rencontres d’Assise pour dire non à la guerre et relancer le dialogue interreligieux tout en souhaitant que l’on trouve des solutions aux problèmes qui font durer les conflits, mais cela ne sera possible que si l’appel est général de la part de tous les responsables religieux qui espérons le saurons écouter pour commencer un véritable engagement contre l’utilisation de la religion de façon politique.

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Publié le 20 Septembre 2016

«La possibilité d'utiliser des contraceptifs pour la planification familiale ou à des fins prophylactiques peut être une décision responsable et éthique et même un impératif moral», c’est ce que nous disent plus d'une centaine de théologiens et d' experts qui ont signé un document, parrainé par l’institut Wijngaards au Royaume-Uni, qui appellent l'Église à inverser son interdiction de la contraception «artificielle» comme nous le montre Cameron Doody dans son article du mardi 20 septembre 2016 sur periodistadigital.com. La déclaration sera présentée mardi à New York, dans un acte du Fonds des Nations Unies pour la population.

Ce manifeste, en substance, fait valoir qu'«il n’y aucun fondement ni dans la Bible ni dans la nature qui soutiennent l'enseignement catholique officiel actuel ... [sur] l'utilisation des contraceptifs "artificiel"... qui est toujours incorrect.» Les signataires font une analyse critique des thèses de l'encyclique Humanae Vitae, sur la base des enseignements du magistère sur le contrôle des naissances à partir de 1968, quand il a été publié, à cette fin.

Le problème, notamment pour les chercheurs, vient d’une certaine confusion entre les sphères scientifiques et théologiques, car «il est erroné de déduire une exigence morale directe à partir d'une déclaration factuelle». Par exemple : Bien que le sexe a la capacité de transmettre la vie, il ne peut pas être déduit que dans cette corrélation, ce qui le donne seulement comme un résultat statistique, et non déterministe comme celui de l'existence d'une loi divine pour envoyer, qui envoie de tels résultats et n’aurait pas été révélé par Dieu comme une vérité éternelle.

La réévaluation offerte dans le manifeste de l’institut de Wijngaards sur la moralité de l’utilisation des contraceptifs «artificiels», indique également que «la Bible identifie une variété de raisons moralement dignes qui ne visent pas à la conception pour s’engager dans des relations sexuelles», parmi lesquels «le plaisir, l'amour, le confort, la célébration et la compagnie». Non seulement cela, amis l'utilisation de contraceptifs peut aussi diminuer la morbidité et la mortalité maternelle, la mortalité infantile et l’avortement en plus de faciliter la planification d'une famille, donc l’utiliser pourrait être considéré comme éthiquement et moralement correct.

Sur la base de cet examen scientifique et d’éthique catholique sur l'utilisation des contraceptifs, les membres de la déclaration de Wijngaards concluent avec une série de six recommandations qui, entre autres choses, sont la publication d'un «document magistériel officiel» qui stipule «que l'utilisation de contraceptifs non abortifs modernes prophylactiques peuvent être moralement légitime et même moralement obligatoire.» Ce document papal suggère les chercheurs, pourraient inclure des dispositions non seulement à la distribution de contraceptifs dans les hôpitaux et les cliniques catholiques, mais aussi pour la relativisation d’Humanae vitae au sein du ministère de la santé, d' une part, et la réhabilitation des savants catholiques censuré pour leur opposition à l'encyclique, d'autre part.

Comme le conclue l'ancienne présidente irlandaise Mary McAleese dans IrishTimes.com sur l’interdiction de la contraception artificielle : «Les dégâts infligés en particulier sur les pauvres, sur les femmes, sur les enfants, sur les relations, sur la santé, sur la société et sur l'église elle-même, est une meule autour de notre cou et nous nous sommes noyés.» Comme elle le dit, à travers le monde des «hommes et femmes bons, décents remplis de foi sont infantilisés et volés» par l’encyclique Humanae Vitae de leur «droit donné par Dieu et de leur obligation de prendre des décisions d'adultes raisonnables dans l'intérêt supérieur de leur la santé, leurs relations et leurs enfants».

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Publié le 19 Septembre 2016

Joshua J. McElwee nous montre dans son article du lundi 19 septembre 2016 pour NCRonline.org nous montre qu’un membre de la commission créé par le pape François sur s’occuper des abus sexuels du clergé sur les mineurs a révélé que l'un de collègues du groupe a démissionné de son poste. La démission, qui na pas été rendu public auparavant, met déjà en avant deux départs sur les dix-sept personnes nommées originellement à la commission.

Marie Collins, une laïque irlandais et membre du Conseil pontifical pour la protection des mineurs, a fait cette révélation à NCR dans une interview en réponse à une question sur le statut de son collègue Peter Saunders, que la commission a mis en congé en Février. "Il y a eu une démission de la Commission", a répondu Mme Collins. "Mais Peter n'a pas démissionné ou été licencié : il est toujours en congé." Mme Collins, une survivante des abus sexuels des prêtres, a alors parlé à NCR suite à la réunion de la commission à Rome la semaine dernière.

Emer McCarthy, la coordinatrice de la commission les projets et les médias, a déclaré ce lundi qu'un membre du groupe a démissionné au mois de mai pour "raisons personnelles". McCarthy a identifié le membre démissionnaire comme Claudio Papale, un Italien qui enseigne le droit canon à l'Université pontificale Urbaniana. "La Commission ne voit aucune nécessité d’arriver à d'autres commentaires pour le respect de sa vie privée", dit-elle.

Maria Collins s’inquiète sur le fait que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi n’a toujours pas mis en place un tribunal pour juger les évêques négligents, alors que la commission l’avait recommandé au pape François, et elle exprimé sa crainte que la commission n'a pas eue donné le pouvoir de superviser la mise en œuvre des efforts contre les abus sexuels des prêtres. Elle souhaite qu’elle et d’autres membres de la commission participent cette année au cours annuel de formation qui a eue lieu au Vatican pour les nouveaux évêques nommés dans le monde entier.

Marie Collins conclue de la meilleure façon cette interview en disant qu'elle avait l'intention de prendre la parole sur l'effet des abus et de "l'importance de traiter l'auteur non seulement comme un pécheur, mais aussi comme un criminel et quelqu'un qui est un danger pour les enfants." Elle voulait aussi dire aux nouveaux évêques que le clergé sexuellement abusif ne nuit pas seulement nuisent pas à ses victimes, mais à toute l'Église dans le monde entier.

Difficile ce combat contre ces prêtres pédophiles où la curie romaine met des lenteurs et ne désire pas que les laïcs de la Conseil pontifical pour la protection des mineurs puissent avoir gain de cause. Il est grand temps que l’Église prenne au sérieux qui a considérablement entaché son image.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 18 Septembre 2016

Radio Vatican nous montre que le pape François s'est arrêté ce dimanche 18 septembre 2016 sur l'Évangile du jour, tiré de Luc : «Nul ne peut servir deux maîtres» : Avec la parabole du gérant malhonnête, Jésus nous invite à choisir entre deux voies : la sienne, celle de la rectitude et du partage, ou celle du monde, marquée par l’avidité et la corruption. Jésus loue l’habileté du gérant malhonnête. Il ne le présente cependant «pas comme un modèle à suivre, mais comme un exemple de ruse». À ce style de vie proprement mondain, fait de corruption, d’illusion, d’abus, somme toute facile à suivre, nous devons répondre avec ce que le pape appelle «l’astuce chrétienne», laquelle requiert un «style de vie sérieux mais joyeux», honnêteté et rectitude, «respect des autres et de leur dignité».

Ce sont à ces deux voies diamétralement opposées que le Christ nous invite à réfléchir, et c’est un choix ferme qui nous est demandé : entre «honnêteté et malhonnêteté, entre altruisme et égoïsme, entre le Bien et le mal». «On ne peut osciller entre l’une et l’autre», assure le pape, car ces voies impliquent des «logiques différentes et contraires». La conclusion du passage évangélique de ce dimanche est d’ailleurs catégorique : «nul ne peut servir deux maitres, ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre» (Luc 16, 13).

Jésus nous pose donc devant «un choix clair, entre Lui et l’esprit du monde», entre la «logique de la corruption et de l’avidité, et celle de la rectitude et du partage». L’usage de la corruption s’apparente à celle des drogues, affirme le pape. «On pense pouvoir en user, et s’arrêter quand on veut». Or la corruption produit une certaine dépendance, «génère pauvreté, exploitation, souffrance». «Combien de victimes de cette corruption dans le monde, aujourd’hui !», a-t-il déploré. En choisissant au contraire la voie de l’Évangile, celle de l’intégrité, nous devenons «artisans de paix et ouvrons des horizons d’espérance pour l’humanité». «Dans la gratuité et le don de nous-mêmes, a-t-il conclu, nous servons le maître juste : Dieu».

Le pape François nous dit ici que l’argent issu du système économique est porteur d’injustice et corrupteur, c’est pour cela que l’argent ne doit pas devenir une nouvelle idole, mais qu’il doit être investi dans le partage et délivrer le nécessiteux. En étant intègre, et en n’attendant rien en retour, alors nous serons porteurs de l’Évangile.

Comme le montre Odon Vallet dans Chroniques du village planétaire (Desclée de Brouwer, 2013), on peut voir la parabole dans un autre sens puisque le gérant habile (Luc 16,9-13) se fait des amis avec l’argent trompeur. Il évite le compromis et efface la moitié de leur dette à celui qui doit cent jarres d’huile à son maître et à celui qui doit cent sacs de blé. Il renégocie la dette qu’il adapte à chaque cas et sait transiger. Mais on peut aussi y voir l’année jubilaire, qui toutes les sept semaines d’années annule les dettes. Dans notre monde actuel, ce gérant évite les faillites potentielles, les banqueroutes probables et les paniques à redouter, ce qui ne peut arriver que dans des institutions rigides comme nous pouvoir le voir durant les crises économiques.

Ainsi cette parabole qui a un sens spirituel peut être aussi vue dans un sens économique, et peut être une critique des institutions économiques qui n’ont pas de gérants habiles à leur tête.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Culture biblique