Publié le 27 Août 2014

RTL.fr dans son article du mercredi 27 août 2014 nous montre que Benoît Hamon, ému, a cédé sa place à Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l'Éducation nationale. Il dit avoir passé "cinq de ses plus beaux mois de (sa) vie politique" au ministère de la rue de Grenelle.

"Tu peux contribuer à ce que l'école forme des républicains, que l'école apprenne à penser, à formuler un jugement", a-t-il adressé à la nouvelle ministre.

"Te succéder ne sera pas une mince affaire", a remercié Najat Vallaud-Belkacem. Son prédécesseur est resté 147 jours à ce poste, un mandat très court.

La nouvelle ministre a également dit son "aversion profonde pour les polémiques stériles". Un message pour la Manif pour tous, qui cible la ministre pour sa défense des ABCD de l'égalité. Plus tôt sur France Info, elle a prévenu qu'elle ne voulait pas d'une école otage "d'instrumentalisations".

"La polémique inutile, les débats stériles, les instrumentalisations insupportables de l'école n'auront pas de place dans le ministère qui est le mien", a-t-elle déclaré.

Une belle mise au point de la première ministre femme de l'éduction nationale, ce qui est une bonne chose, car Najat Vallaud-Belkacem qui remet en place la Manif pour Tous qui reprend les plus folles rumeurs pour avoir gain de cause à propos d'une pseudo théorie du genre qui n'existe pas et c'est dommage pour ceux qui croient leur mensonge.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Publié le 26 Août 2014

Depuis 2012, les médias nous vendent le rêve père Michel-Marie Zanotti-Sorkine qui est un prêtre dans une très grande paroisse marseillaise. À 55 ans, son église fait salle comble, plus de 800 fidèles se pressent chaque dimanche pour assister à sa messe. Il a été ordonné prêtre seulement à l’âge de 40 ans, avant il chantait de cabarets en piano-bars. En gros, la modernité de l'Église, est un prêtre moderne en apparence, mais réactionnaire à l'intérieur.

Le culte proposé à l'église des Réformés à Marseille est célébré dans la grande tradition : processions solennelles, enfants de chœur, encens, grandes orgues, chants, célèbres sermons du nouveau curé, chapelets dits en commun, confessionnal ouvert deux fois dans la journée. Le prêtre reçoit sans rendez-vous tous les soirs à partir de vingt heures. Ce qu'il prêche : les grands préceptes de l'Église catholique, le don de soi, l'amour des autres, la confiance en Dieu, la pratique religieuse. Pourtant, on peut se poser la question de savoir si c'est Jésus que les fidèles veulent entendre ou voir un prêtre faire son show avec une ambiance sentant la naphtaline ? Car, si c'était un autre prêtre les fidèles iraient-ils encore dans cette église. On peut en douter. Et aurait-il rencontré le même succès ailleurs face à des fidèles mieux formés ? Là encore, le doute est permis. Ce prêtre est un communicateur de grand talent, mais il est théologiquement limité puisque sa vision est complètement déconnecté du monde.

D'ailleurs, il se défend de faire du prosélytisme mais parle de l'urgence à évangéliser une société en perte de valeurs. Un peu gros pour quelqu'un qui ne ferait pas de prosélytisme. Le fameux effondrement des valeurs, qui ne semble pas le déranger quand il défend le père Marie Dominique-Philippe qui a eu des manquements à la chasteté. Ces fervents catholiques qui le suivent, donnent leur voix à la droite, il faut dire que le père Zanotti tresse des louanges au maire actuel de la ville, Jean-Claude Gaudin, qui parfois se trouve sur les bancs de l'église des Réformés. Un sérieux manquement à la laïcité.

Mais derrière le rêve d'une Église qui fait un semblant de retour sur le devant de la scène se cache un homme orgueilleux. La forte personnalité médiatique doublée d'un certain ego du père Zanotti dérange. Tous les médias nous annonçaient déjà qu'il allait rejoindre Paris et la rue du Bac, cela paraissait beaucoup pour juste une nouvelle affectation qu'il aurait pris seul. L'Église humble proposée par le pape François n'y est pas, il suffit de regarder le site du père Zanotti pour en être convaincu. Il faut dire aussi que plusieurs évêques français et non des moindres ont émis de sérieuses réserves pour un certain sectarisme de sa part, l'exemple de Mgr Rey est notable puisqu'il refusa de continuer à lui faire assurer la formation des séminaristes qui n'obéissaient qu'à ses ordres.

Pour ne pas être en reste, il se fait le militant de la soutane et dit que le prêtre est un autre Christ. Donc, il n'est pas étonnant qu'il utilise les anciennes méthodes même pour faire la messe. Pourtant le pape François en 2013 n'a-t-il pas mis en garde devant le risque de se limiter à "faire comme on l’a toujours fait". Et pour le pape "La tentation du cléricalisme", "est un obstacle pour le développement de la maturité et de la responsabilité chrétienne d’une bonne partie du laïcat". Il ajoute aussi que le cléricalisme, "entraîne une attitude autoréférentielle, une posture de groupe qui appauvrit la projection vers la rencontre du Seigneur". Au mois d'avril 2014, le pape François a enfoncé le clou en disant que le prêtre ne peut pas être "onctueux, imposant, et présomptueux" et il aussi invité les prêtres à ne pas être déconnectés du reste du monde.

Ce n'est pas ce modèle de prêtres que l'Église doit proposer aux fidèles, mais des hommes simples qui ne perdent pas contact avec la réalité, afin de recentrer vraiment les fidèles sur le message du Christ.

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Publié le 25 Août 2014

Kipa nous montre que le pape François a mis en garde contre une image sécularisée de Jésus. Beaucoup voient seulement aujourd'hui Jésus comme un grand prophète, un maître de sagesse et un modèle de justice, a-t-il dit, le dimanche 24 Août 2014, au cours de sa prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre.

Ce n'est pas un visage sécularisé de Jésus qu'ont les gens, car il est impossible d'enfermer la figure de Jésus dans un portrait unique. Les évangiles canoniques proposent quatre portraits de Jésus différents et complémentaires. Dans les Évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) Jésus est nommé rabbin, prophète, Fils de l'Homme, Messie et Fils de Dieu, tandis que dans l'Évangile de Jean il est le Roi, l'Agneau de Dieu, le Messie, Le Fils de Dieu, le Fils de l'Homme ou la personnification de l'Esprit Saint. Les options sont nombreuses et il n'est pas anormal que la vision qu'on a de Jésus peut différer.

Aujourd'hui encore, tous les gens se posent la question de savoir la position qu'ils lui confèrent au lieu de le nommer Fils de Dieu, comme l'ont fait ses disciples auparavant, déclare le pape François devant des dizaines de milliers de pèlerins et de visiteurs. Il a invité la foule à répéter trois fois avec lui la phrase : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant".

Contrairement à ce que pense le pape François, Jésus n'a pas grand-chose à voir avec la révélation surnaturelle du Jésus-Christ propagée après coup. Et comme le signale Geza Vermes (Enquête sur l'identité de Jésus : Nouvelles interprétations, Bayard, 2003), le terme Fils de dieu servait aussi à désigner le Messie depuis le IIe siècle avant J.-C., mais semble aussi juste désigner par métaphore que Jésus était un juif pieux.

Donc, que le pape François n'ait pas d'inquiétude les gens sont mieux formés et peuvent maintenait mieux comprendre qui était Jésus à travers leurs lectures et leurs actes.

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Publié le 24 Août 2014

Dans la lecture de ce dimanche 24 août, nous voyons le passage de Matthieu 16, 13-20Pierre déclare que Jésus est le Messie. Pourtant en regardant de près ce passage, ce n'est pas la vision chrétienne qui se dessine mais bien celle d'un Messie politique car la christologie qui s’est développée à partir du Nouveau Testament éclipse souvent la messianologie originelle.

Jésus dans ce texte demande à ses disciples : "Mais vous, qui dites-vous que je suis ?" Et Pierre répond : "Toi, tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !"

Quand Pierre dit à Jésus qu'il est le Messie, il y montre ses espoirs politiques et non spirituels. Il désire à travers Jésus la libération de l'Empire romain et la restauration de la grandeur d'Israël (Chrétiens du Nicaragua : l'évangile en révolution, KARTHALA Éditions, 1980). Il faut dire que l'entourage de Jésus l'avait suivi mais dans la forme du Messie qu'ils espéraient eux-mêmes (Minnerath, Jésus et le pouvoir, Éditions Beauchesne, 1987). Ce n'est nullement comme l'annonce l'Évangile de Matthieu son "Père qui est aux cieux" qui lui a "révélé cela", mais son rêve de voir un Jésus politique prenant les armes contre Rome.

Comme le montre Roland Minnerath (Jésus et le pouvoir, Éditions Beauchesne, 1987), Jésus choisit d'être le Messie selon la vision de Zacharie IX, un roi pacifique des petits et des opprimés, contrairement à celle que souhaite Pierre. Mireille Hadas-Lebel (Une histoire du Messie, Albin Michel, 2014) de façon plus précise montre que les Messies juifs se prétendaient d'authentiques descendants de David, justes et bons comme le conseiller merveilleux d’Isaïe XI, humbles comme le roi monté sur un âne de Zacharie IX. Jésus ne différait pas d'eux dans cette prétention, sauf peut être dans ses méthodes. Il ne désirait pas utiliser la violence pour instaurer le Royaume de Dieu.

Jésus reprend Pierre et lui annonce : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux."

Contrairement à ce que l'on pourrait croire dans ce passage, Jésus ne fonde pas l'Église, qui est ici encore une mauvaise traduction, car ekklesia en grec, veut dire assemblée, et dans le papyrus d'Éléphantine, le mot servait à désigner la synagogue, qui est une assemblée des croyants. Donc, Simon devenu Pierre ne sera que l'une des colonnes d'un mouvement purement juif. De plus, Jésus en donnant les clés du Royaume à Pierre ne le fait devenir que son vizir pas son successeur, car cette capacité de lier et de délier est un pouvoir juridique qui fait référence à la prérogative du vizir, lui permettant d’autoriser ou de refuser l’entrée dans le palais et l’accès au roi, et il avait également par ce dernier le pouvoir de lier et délier les affaires (Hyam Maccoby, Paul et l'invention du christianisme, 1987).

Enfin comme le dit l'Évangile de Matthieu : "Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ." Le fait que Jésus demande à ses disciples de taire sa prétention messianique, c'est afin d'éviter le risque que Rome puisse réagir, car le préfet de Judée Ponce Pilate n'hésitait pas à se débarrasser des gêneur sans procès. Il faut dire qu'au tournant du premier siècle, une révolte générale couve et Jésus pourrait devenir le symbole de la résistance juive face à l’occupation romaine. Il préfère la prudence à une mort trop précipitée.

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Publié le 23 Août 2014

La crise actuelle de l'Église n'est pas d'un manque de foi en Dieu, mais plutôt un effondrement de la confiance envers le leadership de l'Église. La direction de l'Église semble indifférent et arrogante, mais aussi réticente à tenir elle-même ses responsabilités devant ses paroissiens sur les abus sexuels des prêtres, sur la chutes des vocations et de la pratique. En fin de compte, il faut mettre plus étroitement dans la direction de l'Église les divers et pieux laïcs qui la compose pour les voir comme les instigateurs de vastes et nécessaires réformes.

Historiquement, les changements dans l'Église catholique est toujours venu du bas vers le haut. Mais durant les temps anciens, le changement venait d'ordres religieux influents, de moines et de religieuses ainsi que de champions individuels, comme Thérèse d'Avila et Hildegarde de Bingen.

Aujourd'hui, avec le nombre de religieuses et de moines qui chutent encore plus vite que les prêtres, c'est aux laïcs de créer la révolution d'en bas. Les laïcs sont ce leadership émergeant d'un mouvement qui est en déjà en place dans l'Église, où ces derniers lisent maintenant les Écritures à la messe, distribuent la communion aux fidèles, donnent des cours de catéchisme et servent comme aumôniers dans les hôpitaux et dans les universités.

Les laïcs devront développer dans l'Église une relation plus complexe avec les écritures, desserrer ses structures de pouvoir afin de permettre une participation plus laïque, purger les prétentions et les comportements politiques de l'Église, abroger l'infaillibilité pontificale et souligner l'enseignement de Jésus, tout en rendant l'Église démocratique, et en se repentant de l'antisémitisme, du sexisme, de l'homophobie, et de bien d'autres maux en admettant que l'Église a péché.

L'Église n'a jamais essayé de se servir des laïcs en dehors du sérail, après tout ils peuvent apporter leur expérience du monde leurs efforts afin que la réforme de l'Église marche. Et si le pape François se tournait vers eux pour réussir sa réforme.

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Publié le 22 Août 2014

20minutes.ch et ABC.net.au nous montrent dans leurs articles du vendredi 22 août 2014 que le cardinal George Pell s'est attiré les foudres des associations de défense des victimes de prêtres pédophiles en minimisant la responsabilité de l'Église.

Pour le cardinal australien, la responsabilité de l'Église est comparable à celle d'une société de transport employant un chauffeur qui aurait commis une agression sur la route. Le cardinal, nommé cette année par le pape François à la tête du nouveau «ministère des Finances» du Vatican, a fait ces commentaires devant une commission d'enquête sur les mesures prises par l'Église australienne pour répondre aux agressions d'enfants dont elle avait la charge.

L'Église a une dette morale envers les victimes de prêtres pédophiles mais sa responsabilité pénale est limitée, a-t-il dit en substance. "Si un chauffeur routier prend une femme en stop et l'agresse, je ne crois pas qu'il soit juste que la société (de transport) soit tenue pour responsable, tout simplement parce que c'est contraire aux valeurs de ses propriétaires et de sa direction", a-t-il déclaré par visioconférence depuis Rome. "Il en va de même pour l'Église et la direction de toute autre organisation", a ajouté cet ancien archevêque de Melbourne et Sydney.

L'Australian Trucking Association déclare que le cardinal Pell avait insulté chaque chauffeur routier en Australie. La présidente de l'association, Noelene Watson, déclare dans un communiqué qu'"Il y a plus de 170 000 conducteurs de camions professionnels en Australie." "Ils ont des familles et des enfants. L'analogie du cardinal Pell est une profonde insulte à chacun d'entre eux."

Pour la présidente d'une association australienne de victimes d'agressions pédophiles, Cathy Kezelman, ces commentaires "scandaleux retournent une fois de plus le couteau dans la plaie". Le cardinal Pell "n'a vraiment aucune idée de ce qu'il convient de dire ou pas aux survivants" d'actes pédophiles, a réagi un responsable d'une autre association, Nicky Davis, interrogé par la radio publique ABC. "Tout ce qui le préoccupe est de se protéger et d'excuser un comportement inexcusable", a-t-il asséné.

Plus tôt cette année, le cardinal avait reconnu que des prêtres et d'autres membres de l'Eglise avaient violenté ceux qu'ils étaient censés protéger et admis que leur hiérarchie les avait couverts. En avril 2013, l'Australie a ouvert une enquête publique sur les abus sexuels perpétrés sur des enfants placés dans des institutions religieuses, associatives ou publiques. Quelque 5000 victimes présumées sont actuellement entendus. Le cardinal George Pell n'avait d'ailleurs "jamais prévu" un tel nombre de plaintes déposées à l'encontre de l'Église.

Rome ne joue pas le jeu puisque la demande du juge Peter McClellan sur des documents relatifs à "chaque cas" d'abus sexuels sur mineurs fut refusé et le cardinal Pell a fait preuve d'un grand manque d'empathie au moment où les victimes des prêtres pédophiles ont besoin de soutien et non d'un mépris caractérisé.

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Publié le 21 Août 2014

FRANCE 24 dans son article du mardi 19 août 2014 nous montre que le pape veut que la béatification de Mgr Oscar Romero, assassiné en 1980, "intervienne rapidement". L’élévation au rang de "bienheureux" de l’ex-archevêque de San Salvador a longtemps été bloquée pour ses sympathies supposées avec le marxisme.

La béatification de Mgr Oscar Arnulfo Romero est-elle imminente ? Dans l’avion le ramenant de Corée du Sud, le pape François a réaffirmé, lundi 18 août, son espoir de voir prochainement le titre de "bienheureux" conféré à cette grande figure de l’Église latino-américaine, assassinée en 1980 par un commando d'extrême droite lors de la guerre civile au Salvador. "Il n’y a plus de blocages idéologiques et il est important que [cette béatification] ait lieu rapidement", a indiqué le souverain pontife devant les journalistes l’accompagnant sur son vol.

Une déclaration qui intervient plus d’un an après que Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, a affirmé, en avril 2013, que le pape avait autorisé le déclenchement du processus. Le procès de béatification de l’ancien archevêque de San Salvador était au point mort depuis des années en raison des résistances opposées par une frange de l’Église estimant l’ancien ecclésiastique trop proche de la théologie de la libération, un courant de pensée chrétien empreint d’idéologie marxiste.

Surnommé "la voix des sans-voix" pour son dévouement envers les plus démunis, Mgr Romero avait beau n’avoir que peu d’accointances avec les courants les plus à gauche de la théologie de la libération, son assassinat avait fait de lui une icône dans les milieux progressistes. Durant son ministère sacerdotal, l’archevêque avait notamment pris fait et cause pour les paysans salvadoriens et, comme le rappelle "La Croix", "admis la légitimité, dans certaines circonstances, de l’engagement politique. Dans ses homélies ainsi qu’à la radio, il avait alors commencé à dénoncer les exactions des militaires au pouvoir, se mettant à dos l’épiscopat et la bourgeoisie catholique."

Considéré par beaucoup comme un "subversif", Mgr Romero s’était senti "abandonné" par Jean-Paul II, avait affirmé en 2011 le théologien italien Giovanni Franzoni. Après sa mort, le Vatican a souvent rechigné à lui accorder le titre de "martyr", lui préférant celui de "témoin de la foi". Lundi, le pape François s’est en tous cas dit persuadé que Mgr Romero était "un homme de Dieu".

Les propos tenus lundi par le souverain pontife envoient un nouveau signal fort au clergé latino-américain qui, sans être engagé dans les luttes les plus radicales et sans prendre les armes, a œuvré pour les plus pauvres en prenant de grands risques. C'est la ligne que semble suivre le pape, qui fut, avant son élection, archevêque de Buenos Aires.

L’élévation de Mgr Oscar Romero au rang de "bienheureux" pourrait ensuite ouvrir la voie à une canonisation. C’est ce qu’espèrent en tous cas quatre évêques du Salvador qui verraient bien la sainteté de l’ancien archevêque reconnue en 2017, année du centenaire de sa naissance.

Si Mgr Oscar Romero est enfin béatifié, puis canonisé, ce sera enfin une personne qui mérite cette distinction, car il fut un fervent défenseur des pauvres. D'ailleurs pour le pape François cette béatification n'a pas de problème doctrinal.

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Publié le 20 Août 2014

Kipa nous montre que le pape François a appelé à la prière pour les chrétiens persécutés à travers le monde. Lors de l'audience générale du mercredi 20 Août 2014, au Vatican, il mentionna spécifiquement les chrétiens et les autres minorités religieuses en Irak, qui souffrent de la terreur du groupe djihadiste "État islamique" ou ont fui.

La semaine dernière, le pape François avait envoyé l'ambassadeur de longue date du Vatican à Bagdad, le cardinal Fernando Filoni en tant qu'envoyé spécial dans le pays déchiré par la guerre afin de faire avancer l'aide pour les minorités persécutées et pour discuter des solutions possibles.

La prière peut soutenir, mais rien ne peut remplacer une intervention militaire contre les djihadistes de l'État islamique, et l'Église semble la soutenir sous le couvert de la communauté internationale.

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Publié le 19 Août 2014

TF1.fr nous montre que le pape François a légitimé lundi 19 août 2014 une action en Irak contre les islamistes tout en précisant qu'"une seule nation ne peut pas décider comment (l'agresseur) doit être arrêté". Le souverain pontife a aussi déclaré qu'il n'écartait pas l'éventualité d'une démission s'il ne se "sentait plus capable d'aller de l'avant".

Alors qu'il rentrait de Corée du Sud, le pape François a répondu aux journalistes, à bord de l'avion, à des questions sur divers sujets de politique internationale mais également plus personnels. Le pape François a estimé que les actions de la communauté internationale visant à stopper la progression des djihadistes en Irak étaient. "Dans les cas où il y a une agression injuste, je peux seulement dire qu'il est légitime d'arrêter l'agresseur injuste", a commenté le souverain pontife s'adressant aux journalistes présents dans l'avion le ramenant de sa visite en Corée du Sud.

Le pape a toutefois critiqué, sans la nommer, l'attaque menée par les États-Unis en Irak. "Je souligne le verbe 'stopper'. Je ne dis pas 'bombarder' ou 'faire la guerre', mais 'arrêter'. Les moyens par lesquels il (l'agresseur) doit être stoppé doivent être évalués. Stopper un agresseur injuste est légitime", a-t-il dit avant d'ajouter : "Une seule nation ne peut pas décider comment il doit être arrêté".

Selon le pape, les Nations unies offrent le forum adéquat pour discuter de cette question et déterminer si cette agression est injuste et comment il doit y être mis fin. Le pape François a également indiqué qu'il avait envisagé de se rendre en Irak mais que pour l'instant il avait préféré s'abstenir d'un tel déplacement. "Ce ne serait pas la meilleure chose à faire en ce moment mais je souhaite toujours y aller", a-t-il dit.

Les djihadistes de l'État islamique ont proclamé l'instauration d'un califat dans les régions sous leur contrôle en Syrie et dans le nord de l'Irak. L'avancée des combattants de l'EI a contraint des milliers de chrétiens et de membres de la communauté yazidie à fuir. Le pape François a précisé qu'il n'approuvait pas les bombardements menés contre les islamistes, ni la guerre en cours, mais il a rappelé que la situation en Irak était grave et que la communauté internationale devait y répondre.

Le pape François a fait part lundi de son "envie" de se rendre en Chine, mais a demandé que l'Église catholique puisse y remplir sa mission. Au cours d'une conférence de presse dans l'avion le ramenant de Corée du sud, le pape François a répondu : "vous me demandez si j'ai envie d'aller en Chine, mais oui certainement ! Même demain". Mais "l'Église demande la liberté pour son métier, son travail (en Chine). Aucune autre condition", a-t-il ajouté.

Pendant son voyage en Corée du Sud, le pape avait demandé à des pays asiatiques comme la Chine et le Vietnam d'accepter "un dialogue fraternel", en soulignant que les catholiques n'entendaient pas se comporter en "conquérants". Le pape, qui parlait alors que l'avion de la Corean Airlines survolait la Chine, a dit son admiration pour "ce peuple sage". "Le Saint-Siège est toujours ouvert aux contacts. Parce qu'il a une véritable estime pour le peuple chinois". Il a rappelé à cet égard une lettre d'ouverture qu'avait envoyée en 2007 le pape Benoît XVI aux catholiques chinois.

Les fidèles chinois sont partagés entre une Église patriotique liée au régime communiste et une Église clandestine fidèle à Rome. Des contacts discrets non officiels existent entre le Vatican et Pékin. Le pape est en outre fasciné en tant que jésuite par l'Asie car les premiers évangélisateurs de la Chine impériale dont le célèbre Matteo Ricci, faisaient partie de la compagnie de Jésus.

Au cours d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait de Corée du Sud, le pape de 77 ans, qui semblait en pleine forme, était interrogé sur sa popularité et le sentiment qu'elle faisait naître en lui. "Je la vis comme une générosité du peuple de Dieu. Intérieurement, je cherche à penser à mes péchés, à mes erreurs, pour ne pas m'enorgueillir. Parce que, je le sais, ça durera peu de temps. Deux ou trois ans. Et puis, à la Maison du Père !", a-t-il lancé sur le ton de la boutade. Jorge Bergoglio a dit vivre cette popularité "plus naturellement qu'au début", car initialement, elle "m'effrayait un peu". S'il n'avait pas jusqu'alors publiquement parlé de sa mort, il avait, selon une source du Vatican, confié à des proches qu'il pensait n'avoir que quelques années seulement devant lui.

Le pape François a en outre, une nouvelle fois, mentionné l'éventualité d'une démission s'il ne se sentait plus en capacité d'assumer ses fonctions. Depuis celle de Benoît XVI en 2013, la démission d'un pape n'est plus "une exception", "même si ça ne plaît pas à certains théologiens", a-t-il à cet égard déclaré. Il a rappelé que les évêques émérites (à la retraite) étaient une exception il y a 60 ans, et que maintenant c'était une pratique courante. "Vous pouvez me dire : si un jour vous ne vous sentiez plus capable d'aller de l'avant, feriez-vous la même chose ? Oui. Je prierais et ferais de même. Benoît XVI a ouvert une porte qui est institutionnelle", a affirmé le pape.

Interrogé sur ses vacances cette année, le pape François, qui ne prend jamais de congés hors du Vatican, a répondu qu'il les prenait "à la maison", à la résidence Sainte-Marthe où il vit. "Je prends toujours des vacances, a-t-il assuré. Alors, je change de rythme. Je lis des choses qui me plaisent, j'écoute de la musique. Je prie davantage. Cela me repose. Une partie du mois d'août, j'ai fait ça. Cela me convient comme ça".

Le pape François a reconnu qu'il avait "quelques problèmes de nerfs. Il faut bien les traiter, ces nerfs. Leur donner du maté (thé argentin qui est plutôt un excitant) chaque jour", a-t-il plaisanté. Avant d'ajouter : "une de ces névroses, c'est que je suis trop casanier", rappelant que "la dernière fois qu'il (avait) pris des vacances hors de Buenos Aires, c'était avec la communauté jésuite en 1975".

Le pape François a l'art de la franchise et dans ses réponses aux journalistes, il souhaite une action en Irak et montre que son pontificat sera court, mais espérons le riche en réformes, ce qui est plutôt intéressant.

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Publié le 18 Août 2014

"La messe d'aujourd'hui est une prière pour la réconciliation dans cette famille coréenne", a déclaré le chef de l'Église catholique, lors d'une messe à la cathédrale Myeongdong de Séoul (Corée du Sud). Le pape François a conclu selon Francetv info et ici.radio-canada.ca, le lundi 18 août 2014, son voyage en Corée du Sud par un appel à l'unité des deux Corées, déchirées depuis six décennies. De son côté, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a lancé, dès l'arrivée du pape, jeudi, des tirs d'essai de missiles tactiques, officiellement pour commémorer la fin de la colonisation japonaise en 1945.

Dans son homélie, en présence de la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, le pape s'est adressé aux Coréens des deux côtés du 38e parallèle en les exhortant, "comme chrétiens et comme Coréens, à repousser avec force une mentalité fondée sur le soupçon, sur la division et sur la compétition".

"Prions (...) pour l'émergence de nouvelles occasions de dialogue, de rencontres et de résolution des différences (...) et pour qu'il soit toujours plus reconnu que tous les Coréens sont frères et sœurs, membres d'une seule famille, d'un seul peuple", a déclaré le pape François. Vers la fin de la messe, un chœur a entonné "Notre souhait est l'unification".

À aucun moment le pape François n'a cité les dirigeants communistes de Pyongyang, lesquels avaient moqué la visite du "pseudo-pape" dans le Sud. Le Vatican n'a aucune relation avec la Corée du Nord, où une petite communauté catholique est reconnue mais sévèrement encadrée et surveillée par le régime. La Corée du Sud, elle, compte cinq millions de catholiques sur 49 millions d'habitants.

Avant de dire la messe à la cathédrale Myeongdong de Séoul, le pape François a prié avec un petit nombre de "femmes de réconfort", ces femmes qui étaient forcées de travailler comme esclaves sexuelles pour les soldats japonais qui occupaient le pays avant et après la Seconde Guerre mondiale. Le souverain pontife avait également invité à la messe un groupe de transfuges de Corée du Nord et des proches de Sud-Coréens enlevés par la Corée du Nord.

Une des "femmes de réconfort" assises au premier rang a fait don au pape d'une petite broche en forme de papillon qu'il a agrafée à son habit. Il s'agit d'un symbole, a expliqué une association qui soutient ces femmes. Elles veulent être libérées de leur fardeau et évoluer dans un monde libre et en paix. De 150 000 à 200 000 Coréennes ont servi d'esclaves sexuelles. Cinquante-six sont encore en vie.

Selon Apic, le pape François avant de célébrer la messe a brièvement rencontré quelques responsables d’autres confessions chrétiennes et de différents cultes asiatiques. "Marchons ensemble" comme des "frères", leur a particulièrement demandé le pape.

Ce voyage été marqué par de nombreux temps forts : la rencontre avec les jeunes participants aux VIe journées asiatiques de la jeunesse, la rencontre avec les évêques de Corée et ceux de l'Asie toute entière, la béatification de 124 martyrs coréens, et s'est conclu par un événement non moins significatif : une messe pour la paix et la réconciliation entre les deux Corées.

Le pape a fait des geste qui ont su conquérir les Coréens comme son soutien aux proches des victimes du ferry Sewol, pourtant le pape doit se montrer prudent car l'Asie même si elle est une terre d'évangélisation, ne voit pas le christianisme à la manière romaine mais de façon asiatique. Il faut accepter que le christianisme s'adapte aux autres cultures et c'est ce que semble souhaiter le pape.

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Le pape François appelle à la réconciliation des deux Corées

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