Publié le 6 Mai 2016

RTL.fr nous montre qu’à l'occasion de sa remise du prix Charlemagne 2016 au Vatican, le pape François a invité les Européens à oser un changement radical de modèle, pour aller vers une Europe plus ouverte mais aussi plus sociale.

Vendredi 6 mai, le pape a reçu le prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle. Cette distinction récompense chaque année une personnalité qui a contribué par son engagement à unifier l'Europe. Le souverain pontife en a profité pour faire passer un message d'ouverture à tous les Européens.

"Les projets des Pères fondateurs (de l'UE), hérauts de la paix et prophètes de l'avenir, ne sont pas dépassés", a lancé le Saint-Père, invitant l'Europe "aujourd'hui plus que jamais, à construire des ponts et à abattre des murs". Il a également exhorté les Européens à oser un changement radical de modèle, pour aller vers une Europe plus ouverte mais aussi plus sociale, au moment où, a-t-il souligné, le chômage fait des ravages en particulier chez les jeunes.

Jorge Bergoglio a également déploré que cette Union européenne ne se contente en ce moment que de "retouches cosmétiques ou de compromis bancals", notamment en matière d'accueil des migrants, dont il s'est fait un grand défenseur, n'hésitant pas à monter l'exemple. Le Pape a ainsi rappelé que "l'identité européenne est, et a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle".

De nombreux dirigeants européens dont la chancelière allemande Angela Merkel, étaient présents à la remise du prix qui se déroulait exceptionnellement au Vatican à la demande du pape et non à Aix-la-Chapelle. Un symbole, car la ville anciennement impériale, est située à la frontière allemande avec la Belgique et les Pays-Bas.

Souvent, ce prix a été remis à des personnalités politiques comme Winston Churchill en 1955, François Mitterrand en 1988 ou encore Valéry Giscard d'Estaing en 2003. Peu de représentants religieux ont été choisis jusqu'à présent. Le frère Roger Schutz de la communauté chrétienne de Taizé l'a par exemple reçu en 1989. En 2004, le pape Jean-Paul II a obtenu quant à lui un "Prix Charlemagne extraordinaire".

Le prix Charlemagne est décerné depuis 1950 à Aix-la-Chapelle. Il fut créé afin de soutenir les efforts de rapprochements des pays européens dans un contexte difficile d'après-guerre. Son nom n'est pas anodin. Charlemagne, aussi appelé "Père de l'Europe", est le souverain du premier empire européen. C'est un Comité comprenant le maire de la ville, le recteur de l'Université aixoise et huit citoyens d'Aix-la-Chapelle, qui choisit le lauréat. 5000 euros et une médaille sur laquelle figure Charlemagne assis sur son trône lui sont donnés symboliquement.

Il est bon de rappeler à l’Europe son "identité dynamique multiculturelle" qui doit la pousser à l’ouverture plus particulièrement envers les réfugiés syriens, alors qu’au Canada un collectif de réfugiés syriens, reconnaissant au Canada de les avoir accueillis à bras ouverts, a souhaité leur rendre la pareille montrant aussi à l’Europe que les préjugés à leur encontre viennent d’une méconnaissance comme le montre HuffingtonPost.fr. Il propose son aide aux victimes de l'incendie de Fort Mc Murray dans l'Alberta via une page Facebook appelant les réfugiés à réunir des victuailles et des produits de première nécessité. Il y a eu aussi la solidarité témoignée par les réfugiés de la région de Manchester, qui ont mis la main à la pâte pour nettoyer les rues lors des graves inondations de Rochdale, fin décembre 2015. Comme quoi la solidarité n’a pas d’origine, pas de couleur, ni de préjugés.

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Publié dans #Actualités

Publié le 6 Mai 2016

la-Croix.com nous montre l’article de Marie Malzac avec Crux du jeudi 5 mai 2015 dans lequel le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a affirmé mardi 3 mai qu’une femme «pourrait» occuper ce poste, car ce rôle «n’est pas lié aux sacrements ou au sacerdoce».

«Une femme pourrait devenir secrétaire d’État, dans la mesure où le rôle du secrétaire d’État n’est évidemment pas lié aux sacrements ou à la prêtrise». C’est ce qu’a assuré le cardinal Pietro Parolin, actuel secrétaire d’État du Saint-Siège, à l’occasion de la présentation au Vatican de la nouvelle formule de L’Osservatore Romano au féminin, mardi 3 mai. «En tous les cas, je le répète, regardons la voie qui a été tracée et le Seigneur nous dira jusqu’où nous pouvons aller», a-t-il encore déclaré.

Cette charge, qui date du XVIe siècle, était à l’origine purement diplomatique. Le rôle du secrétaire d’État a aujourd’hui gagné en importance, puisqu’il est désormais chargé également de la gouvernance globale dans l’Église, ce qui fait de lui le «numéro 2» du Vatican, une sorte de premier ministre.

Lors de cette présentation, le cardinal Parolin a invité à «écouter les femmes, à voir les nombreuses choses qu’elles ont à dire et les nombreuses initiatives qu’elles prennent, en mettant en œuvre la synergie hommes femmes si souvent invoquée dans les documents officiels mais pas toujours mise en pratique». Écartant la possibilité du sacerdoce pour les femmes, le secrétaire d’État et homme de confiance du pape François a cependant indiqué qu’il y avait de nombreux autres rôles à occuper dans l’Église, y compris le sien.

«Je ne crois pas que les femmes veuillent des «quotas», mais elles veulent avancer par leurs mérites et leurs capacités, sans avoir pour autant des places réservées au niveau institutionnel», a-t-il souligné, indiquant que l’on devait en faire «plus» pour les femmes. «Plutôt que de se plaindre de la réalité, nous devrions faire des propositions», a encore soutenu le cardinal italien.

Tandis que periodistdigital.com dans son article du jeudi 5 mai nous montre que le cardinal Karl Lehmann, l'un des dignitaires les plus influents de l'Église catholique en Allemagne, a insisté dans une interview avec dpa sur la nécessité d'ouvrir le diaconat aux femmes.

"Malheureusement, on passe trop de temps à Rome pour prendre une décision sur le diaconat permanent féminin" a déploré le cardinal Lehmann, qui demande au pape François de se retirer de l'archevêché de Mayence quand il aura bientôt 80 ans le 16 mai. Il a été nommé évêque de Mayence en 1980 et cardinal en 2001.

"Pour être honnête, je ne vois pas un moyen pour les femmes d’être prêtres dans notre Église", dit le cardinal Lehmann, qui a présidé la Conférence épiscopale allemande de 1987 à 2008. Les diacres prennent le travail communautaire dans la paroisse et gèrent aussi le soin des âmes, mais ils ne correspondent pas aux prêtres. Dans l'Église catholique à ce jour, seuls les hommes ont accès au diaconat permanent.

Le cardinal a également appelé les évêques allemands de la Conférence épiscopale à porter la possibilité de permettre l'ordination des mariés ("viri probati") pour remédier à la pénurie de prêtres dans le pays. "Ce ne peut pas être la solution que d’apporter des prêtres d'Inde, de Pologne et d’autres pays ", a-t- il dit. Le cardinal Lehmann est convaincu que cette question "doit être analysée avec une plus grande intensité."

En outre, le cardinal de 79 ans est prudent quant à la possibilité de réformer le Vatican avant les propositions de changement du pape François. "Les réformes ne se feront pas si vite", dit-il. "Il est têtu (...) sur différentes positions." "Je prie pour que nous ayons beaucoup de temps le pape François. J'espère qu’il trouvera le temps de prendre les bonnes décisions au sujet des personnes et des fonctions à Rome et dans le monde", a-t- il dit.

"Peut-être trouverons-nous de l'aide avec le concept défendu à plusieurs reprises qui veut que l'église a un caractère synodal, une forme de plus grande indépendance des Églises particulières, sans compromettre ainsi l'unité, si importante dans une Église mondiale. Parce qu’elle peut nous toucher nous aussi. Le pape ne peut pas tout faire tout seul."

On avance mais lentement, le souhait est de donner un meilleur rôle aux femmes dans l’Église se fait à travers des propositions intéressantes, mais comme le cardinal Karl Lehmann nous le montre il est grand temps de passer des propositions aux actes.

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Publié dans #Réforme de l'Église

Publié le 5 Mai 2016

José Antonio Pagola dans un article de periodistadigital.com du jeudi 5 avril nous montre comment bien lire le récit de l’Ascension et le rendre vivant dans l’Église :

«Les Évangiles nous donnent de nombreuses clés pour comprendre comment ont commencé le voyage historique des premières communautés chrétiennes, sans la présence de Jésus en face de ses disciples. Peut-être que ça n'a pas été aussi simple qu'on l’imagine parfois. Comment ont-ils compris et vécu leur relation avec lui, une fois qu'il a disparu de la terre ?

Matthieu ne dit pas un mot de son ascension au ciel. Il termine son évangile avec une scène d'adieu sur une montagne en Galilée où Jésus nous fait cette promesse solennelle : "Sachez que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde." Les disciples n’ont pas à sentir son absence. Jésus est toujours avec eux. Mais comment ?

Luc offre une vue différente. Dans la scène finale de son Évangile, Jésus "est séparé d'eux au ciel." Les disciples doivent accepter avec réalisme la séparation : Jésus vit dans et avec le mystère de Dieu. Mais jusqu'à la "bénédiction" du Père à son Fils. Ses disciples commencent leur voyage protégé par cette bénédiction avec laquelle Jésus a guéri les malades, pardonné les pécheurs et caressé les petits.

L'évangéliste Jean met dans la bouche de Jésus des paroles qui suggèrent une autre clé. Quand il doit quitter ses disciples, Jésus dit : "Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous". La tristesse des disciples est explicable. Ils veulent la sécurité qu'ils ont toujours eue avec Jésus. Est-ce la tentation de vivre puérilement sous la protection du Maître.

La réponse de Jésus montre une sage pédagogie. Son absence va augmenter la maturité de ses adeptes. Il laisse l'empreinte de son Esprit. Celui qui, en son absence, promeut la croissance responsable et adulte qui sera la nôtre. Il est bon de rappeler un temps où semble grandir parmi nous la crainte de la créativité, la tentation de l’immobilisme ou la nostalgie pour le christianisme pensé pour un autre temps et une autre culture.

Les chrétiens ont chuté de plus d'une fois à travers l’histoire à la tentation de vivre la suite de Jésus puérilement. La fête de l'Ascension du Seigneur nous montre qu’après la présence historique de Jésus, nous rappelle que nous vivons dans l’esprit du temps "de la créativité et de croissance responsable. L'Esprit ne fournit pas aux adeptes des recettes éternelles de Jésus". Il nous donne la lumière et l’encouragement à aller chercher des nouvelles pistes pour reproduire sa performance aujourd'hui. Et il nous conduit dans toute la vérité de Jésus.»

Serons-nous aussi participer à la créativité et à la croissance responsable que nous demande Jésus, c’est possible en abandonnant l’Église forteresse et en se risquant à aller vers le monde.

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Publié dans #Culture biblique, #Réforme de l'Église

Publié le 4 Mai 2016

Comme le montre Christopher Lamb dans son article du mardi 3 mai 2016 dans The Tablet l'Église a ignoré la contribution des femmes à la culture catholique au cours de ces dernières années, selon un éditorial paru dans un supplément de l’Osservatore Romano sur les femmes dans l’Église.

Lucetta Scaraffia, la coordinatrice de Femme-Église-Monde, le nouveau magazine mensuel publié par L'Osservatore Romano, a déclaré qu'une «révolution cachée» avait eu lieu au cours du siècle dernier avec les femmes qui apportent une contribution de plus en plus important de la vie intellectuelle du catholicisme. Mais, elle expliqué, qu’elle avait été «presque ignorée» par l'Église, même si elle avait été intensifiée dans les années qui ont suivi le Concile Vatican II où de plus en plus de femmes ont commencé à étudier la théologie.

Le nouveau magazine mensuel lancé hier par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État dont le ministère supervise le journal, a commencé comme une section mensuelle dans L'Osservatore Romano. C’est la première édition qui comprend des articles d’Elisabeth Parmenthier, une pasteure luthérienne qui écrit sur l'œcuménisme, et une analyse de Debora Tonelli, une philosophe politique italienne, sur la figure biblique de Déborah, la seule femme juge mentionnée dans l'Écriture.

Son thème est la Visitation avec une couverture représentant le moment où Marie, enceinte de Jésus, rencontre Élisabeth, qui est enceinte de Jean-Baptiste. Dans son éditorial le Dr Scaraffia dit que l'événement montre le rôle prophétique des femmes et ne doit pas seulement être réduite à un moment de solidarité. "Les deux sont capables de voir la signification vraie et profonde des événements qu'elles vivent à travers eux et sont en mesure de percevoir le divin même quand il est caché", écrit-elle, "et elles le font plus tôt que les hommes devant les prêtres et les sages".

Quelques petits changements, semblent toutefois se dérouler. En mars la section Femmes-Église-Monde de L'Osservatore Romano a appelé pour que les femmes soient en mesure de prêcher à la messe, qui est exclusivement réservé aux prêtres et aux diacres. Mais pour que l’Église change à ce niveau il faudra qu’elle se débarrasse de ses docteurs de la loi.

En parlant de docteur de la loi, José Manuel Vidal dans son article sur periodistadigital.com du mardi 3 mai 2016 nous montre que même s’il a dit qu'il est «absurde» de dire qu’il est contre le pape, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi se permet de contredire le pape François, en disant que les divorcés remariés ne peuvent pas accéder à la communion sacramentelle, ou que l’infaillibilité ne peut pas être remis en question, tout en traitant Hans Küng d’«hérétique», qui «ne croit pas en la divinité du Christ ou de la Trinité». Le cardinal allemand était à Madrid, à Francisco de Victoria, l'Université des Légionnaires du Christ, pour présenter son dernier livre-entretien «Rapport sur ​​l’espoir» et donner une conférence. Soutenu par une partie des milieux conservateurs en Espagne opposés au pape François, comme le cardinal Rouco, évêque d’Alcalá, Juan Antonio Reig, ou les évêques auxiliaires de Getafe et Madrid, Rico Pavés et Martínez Camino.

Plus tôt, dans une conférence de presse bondée, le «gardien de l’orthodoxie», a dit, que contrairement à ce que maintient le pape dans l’exhortation post synodale «Amoris laetitia» les divorcés remariés ne peuvent pas approcher, en tout état ​​de cause, la communion sacramentelle et ils ne peuvent aspirer, qu’après confession, à vivre «comme des frères». Cela donne envie de rire. Avec le langage et doux maniéré, mais très dur sur le fond, le cardinal allemand rejeté qu’elle soit active ou passive, la porte ouverte de «Amoris laetitia» pour les divorcés remariés, entre autres choses parce qu’«il est impossible de vivre dans la grâce Dieu dans des conditions objectives du péché». Bizarre, ce n’est pas Jésus qui a dit : «Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs» (Marc 2,17). Comment chercher les pêcheurs si on leur met comme obstacle leur prétendu péché. Après tout Jésus nous a dit «Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous» (Luc 6,37). Condamner les divorcés remariés pour leur soit disant péché ne serait-ce pas allez à l’encontre de cette parole de Jésus. Et traiter du problème au «cas par cas», ne serait-ce pas cette absolution qu’on peut offrir à tous.

Le cardinal Müller dit qu’il y a «une contradiction» à être divorcé et à vouloir prendre la communion et, comme c’est quelque chose qui appartient à la loi divine, non canonique, «ni l'Église ni aucun pape ne peut la changer». C’est beau de voir le cardinal Müller prétendre qu’on ne peut pas changer cela et oublier l’évangile, vu que Jésus a donné pouvoir à ses disciples de lier et délier sur la Terre comme au Ciel (Matthieu 18,18). Donc si la communion aux divorcés remariés est liée sur Terre comme au Ciel, alors cette loi divine peut être déliée par les successeurs des apôtres, donc ce n’est pas immuable. Et que «le mariage est un sacrement et l'Église ne peut pas changer les éléments de base des sacrements» (les 7 sacrements datent du Moyen-âge) et ne peut «accepter une seconde femme si le mariage est valide.» Il conclut : «Vous pouvez dire oui à Jésus-Christ dans l'eucharistie et non dans le mariage qui est une contradiction objective.» Je ne savais pas que Jésus avait fait un club restreint. Par conséquent, «les interprétations qui vont au-delà du dogme de l'Église sont fausses» et, par conséquent, le pape François, dans son exhortation post synodale a refusé des «interprétations ex cathedra» parce que «tous les éléments sont dogmatisé» et «ni le pape peut changer». Seul problème, l’évangile ne donne pas d’interdiction aux divorcés remariés de communier. Si l’Église apporte le salut, alors refuser le salut par les sacrements la met en porte à faux.

La seule sortie pastorale qu’il offre à ceux qui sont divorcés remariés mais qui veulent d'approcher l’Église, est double. Tout d’abord, "se séparer du conjoint légitime, si elles peuvent" ou vivre avec le nouveau mari, mais la chasteté parfaite, à savoir «comme des frères», parce que «vous ne pourrez jamais justifier une situation qui va à l' encontre de la loi de Dieu.» Loi de Dieu ou de l’Église ? La question mérite d’être posée. Ni la communion puisque le préfet de la foi s’oppose aux images utilisées par le pape sur l'Église, tels que l’«hôpital». Il préfère les images de l'église classique comme une maison de Dieu, mais concède que le pape François, un pape pastoral, est également en droit d'utiliser ses thèmes «éducatifs», mais à condition qu'ils ne correspondent pas à des images classiques.

Pour cette question de critiquer le pape François, le cardinal allemand pousse plus loin et saborde la dernière approche du théologien suisse Hans Küng, qui, dans une lettre personnelle au pape a juste dit qu'il serait bon d'ouvrir la débat de l'infaillibilité et de le remettre dans l'Église. Le cardinal Müller s’est consacré à critiquer le théologien suisse, dont il dit qu’il «a non seulement critiqué les papes, mais aussi l'institution» et le marque comme un hérétique dans sa décision. Le cardinal a-t-il oublié que l’Église n’est pas représenté par lui seul et que le pape François peut discuter de tout sans demander son avis. D'abord parce que «ni sa christologie et son ecclésiologie sont catholiques.» Et d' ailleurs, «il ne croit pas en la divinité du Christ ou de la Sainte Trinité». Ce n’est pas anormal, puisque Jésus n’en parle pas une fois dans les évangiles, ces dogmes sont apparus entre le IIe et le IVe siècle.

Deuxièmement, le cardinal Müller, notant que «l’infaillibilité est un dogme, un trésor et l'essence de l’ecclésiologie catholique», a fustigé à nouveau Hans Küng : «Vous ne pouvez pas dire qu'il se sent justifié par le Pape». Seul problème, l’infaillibilité pontificale est une invention et on peut donc la contredire. Et d'élaborer sur son argument, il a fait la distinction classique, longue, entre un pape théologien comme Benoît XVI et le pape pasteur, comme François. Ce dernier est «un prêtre, avec son propre style pastoral, dans lequel il suffit de parler aux gens, mais dans l’ensemble la doctrine suppose qu’elle a été très bien expliqué par le pape Benoît». «Cela ne signifie pas - qu'elle a été ajoutée, pour guérir en Santé - que François ne sait rien de la théologie. Le pape François en sait savoir beaucoup sur la théologie, mais pour la comprendre il faut connaître la théologie spirituelle. Le pape François a une théologie qui vient de la vie spirituelle» comme saint Bernard, saint François d'Assise ou saint Ignace de Loyola.

Et le cardinal Müller en a profité pour parler ce qu'il appelle pour lui «la mauvaise interprétation de certains» critiquant «ceux qui inventent des contradictions entre les papes récents, parce qu'ils nuisent à l'Église». À son avis, «nous devons marcher ensemble, chacun avec son charisme, pour faire avancer l'Église». L’histoire montre bien que les papes sont différents et n’ont pas la même vision des choses. Faire qu’ils sont tous pareil est contestable. Peut-être que c’est la raison pour laquelle il se consacre à réclamer la «grande vision du monde et de l'Église» qu’ont eu Jean-Paul II et Benoît XVI, mais il a reconnu que le pape François, en bon latin, a une nouvelle vision du monde, différente de l'Europe, qui dirige l'Église dans les «vrais» pourtours. Une vision, en tout cas, différente de l'Europe de ses prédécesseurs, où «nous sommes confrontés à la laïcité et une politique agressive de l’Europe contre le christianisme». Ou plutôt l’obsession de l’Europe chrétienne avec une nouvelle évangélisation qui a échoué.

Je conclurais avec José Manuel Vidal : «Une vision, du gardien de l’orthodoxie qui sonne très différemment de la miséricorde de François. Alors que le pape parle de l’Église comme un l’hôpital de campagne, le cardinal Müller voit l'Église qui continue à prêcher comme douane, une forteresse assiégée par toutes sortes d'ennemis internes et externes. Une Église sans ressort, sans compassion, mais en sécurité dans sa doctrine.» Espérons que l’Église fasse partir ses docteur de la loi pour mettre à la place des pasteurs ouverts sur le monde et préoccupés de leurs paroissiens.

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 3 Mai 2016

LesEchos.fr dans son article du mardi 3 mai 2016 que dans un discours aux tonalités de discours de campagne prononcé en clôture du colloque «La gauche et le pouvoir», le chef de l’État a dressé un bilan exhaustif des réformes économiques, sociales et sociétales engagées depuis 2012.

François Hollande s’en est vivement pris ce mardi à «ceux qui veulent tout défaire» dans une allusion aux conséquences d’une possible alternance en 2017, et a également critiqué la mobilisation contre la loi Travail. «Je sais qu’il y a aussi celles et ceux qui veulent tout défaire, dont le seul projet est d’annuler tout ce que nous avons fait », a-t-il lancé visant clairement les leaders de la droite. Le chef de l’État s’exprimait devant un parterre d’intellectuels et de responsables politiques proches du PS, réunis par la Fondation Jean Jaurès, à l’occasion d’un colloque sur «La gauche et le pouvoir» à l’occasion des 80 ans du Front populaire et des 35 ans de l’élection de François Mitterrand.

«Ca leur prendra du temps car nous avons fait beaucoup», a-t-il cependant observé sur le ton de l’ironie, après avoir dressé un bilan exhaustif des réformes économiques, sociales et sociétales engagées depuis 2012 dans un discours aux tonalités de discours de campagne. «Je suis sûr que si d’aventure, car ce serait une aventure, ils pouvaient en avoir la responsabilité, il y a bon nombre de réformes que nous avons accomplies qui resteront pour toujours», a insisté François Hollande.

Évoquant par ailleurs la mobilisation contre la loi El Khomri, le chef de l’État a critiqué ceux «qui pensent qu’en étant nombreux dans la rue (...) on peut empêcher». Mais si l’on «peut parfois freiner ou contester à juste raison, rien ne remplace l’acte de gouverner», a-t-il martelé. «On ne change pas le monde, on ne change pas l’Europe, on ne change pas la France en restant à sa place», a poursuivi le président Hollande, évoquant à demi-mot les rassemblements de la place de la République, à Paris. «L’envie de changer le monde, l’idée qu’il est possible de participer à tout niveau au changement, il faut que cet espoir-là, à un moment, se traduise dans une perspective politique, un débouché démocratique», a-t-il dit, dénonçant «la violence (qui) doit être proscrite». Ainsi, pour François Hollande, «il n’y a jamais rien qui remplacera le vote, la démocratie et le suffrage universel».

Le président de la république peut critiquer la droite, c’est son adversaire politique, mais aussi Nuit Debout qui est surtout constitué des déçus de sa politique et qui proposent une nouvelle façon de faire la démocratie et de rendre ainsi le vote meilleur avec une véritable offre politique là c’est plus contestable, plus encore est de mettre ce mouvement au même plan que les casseurs. Le vote, la démocratie et le suffrage universel ils ne sont pas contre, ce qu’attendent les personnes qui vont à Nuit debout c’est que les promesses ne restent pas que des promesses mais qu’elles v soient mises en actes jusqu’à l’opposition à Bruxelles pour les tenir. Ils veulent autre chose que la réalité précaire qu’on leur promet.

Comment s’en étonner puisque comme le montre L’OBS François Hollande a également défendu le projet de loi Travail comme "un texte de progrès", "un compromis dynamique et juste". Pour les entreprises, ce texte "va procurer lisibilité et adaptation. Elles en ont besoin et notamment pour embaucher", a argumenté le président. "Pour les salariés, ils vont pouvoir disposer à travers leurs organisations syndicales d'une capacité accrue d'agir dans le cadre de la négociation collective". Le chef de l'État a notamment défendu un des points contestés du texte, l'accord d'entreprise, qui "fait peur à certains". Ce qui est normal puisqu’on peut se passer des syndicats.

Pendant ce temps le PS est trop occupé à faire campagne pour le président de la République pour voir la réalité en face comme le montre L’OBS avec "Regardez avant de juger !" Dans une vidéo, publiée dimanche, le parti socialiste tente de défendre le bilan du quinquennat de François Hollande... et de sa majorité. "Et si on arrêtait de se dénigrer ? Et si on assumait ce que l'on fait ? Et si on aimait la France" : le parti socialiste s'adresse clairement aux électeurs de 2012 de François Hollande. Et le parti de dresser un bilan élogieux du quinquennat, sans citer le président : la France en première ligne contre le terrorisme, le sauvetage de l'euro et la fin de l'austérité, la COP 21, la baisse des inégalités, la priorité donné à l'éducation... et "l'amour de la République". Un clip qui se termine justement sur une photo de la place de la République, occupée par des manifestants : un signal envoyé à Nuit debout ? Et un hashtag : #Duprogrèsenplus. La campagne a déjà commencé.

Du progrès en plus ? On attend toujours. Le compte n’y est pas. Mais comment s’y étonner, après tout François Hollande assume plus que jamais son bilan : "Dans quel pays d'Europe y a t il eu autant de progrès en quatre ans ? Dans quel pays d'Europe la protection sociale a-t-elle été à ce point élargie ces dernières années ?" citant sur ce dernier point l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, le compte pénibilité, le remboursement de l'IVG à 100%. Il ne faut pas oublier aussi de mieux protéger les travailleurs.

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Publié le 3 Mai 2016

Comme nous le montre cath.ch dans son article du lundi 2 mai 2015 que le cardinal Karl Lehmann, évêque de Mayence, dans le Land de Rhénanie-Palatinat, fêtera son 80e anniversaire le lundi de Pentecôte 16 mai prochain. A cette occasion, dans un livre-interview édité par Herder Verlag, l’ancien président de la Conférence épiscopale allemande, connu pour son franc-parler et ses confrontations avec la curie romaine, juge sévèrement la pratique des nominations épiscopales par le Vatican.

Le cardinal Lehmann déclare qu’au cours des dernières années, il y a eu à l’évidence des cas “où tous les candidats proposés par le Chapitre de la cathédrale locale ont été rayés de la liste”, et les noms remplacés sur une nouvelle liste revenue de Rome. Et d’estimer que si c’est vraiment ainsi, il s’agit là d'“un mépris de l’Eglise locale difficile à supporter”.

Ce genre de choses se passe malheureusement aujourd’hui encore, malgré le pape François, déplore-t-il, en dénonçant les interférences de “personnes non autorisées”. Il demande, au nom du droit, que l’on rejette les “influences extérieures, qui ne sont pas légitimes”, afin que ceux qui aient leur mot à dire puissent effectivement le faire, car ce sont eux qui devront vivre avec le candidat élu. Et s’il y avait vraiment quelque chose en défaveur d’un candidat, alors le nonce ou Rome devraient en parler avec le doyen ou le prévôt du Chapitre, souligne-t-il.

“Rome ne peut pas simplement rayer des noms sans commentaires”. Il est pour lui urgent de clarifier ce point. Pour le cardinal Lehmann, “il s’est déjà passé tout simplement trop de choses. Sinon, l’ensemble du processus sera de plus en plus remis en question”.

Le cardinal Lehmann, dans ce livre-interview, est d’avis qu’il faut, avant l’élection ou la nomination d’un nouvel évêque, prendre en considération davantage sa compétence théologique que son orthodoxie au sens formel. Un évêque doit pouvoir apporter une ouverture, avoir la capacité de relever théologiquement de nouveaux défis.

Dès le 17 mai 2016, le siège de Mayence devrait être vacant, selon une information diocésaine. Mgr Lehmann avait donné sa démission à ses 75 ans, comme le demande le code de droit canonique (canon 401, al. 1), mais le pape Benoît XVI l’avait alors refusée.

Si la pratique des nominations épiscopales se faisait en dehors de Rome, alors l’Église aurait pu avoir de meilleurs évêques qui auraient appuyé beaucoup de leurs paroissiens dans leurs souffrances et leur vie, sans juger et faire des catégories. Ces nominations sont en grande partie la situation de l’Église, car au lieu de pasteur, elle a choisit des hommes imbus de pouvoir.

Radio Vatican nous montre aussi ce mardi 3 mai 2015 que les femmes occupent une place toute particulière dans le cœur du pape François en ce mois de mai. L’intention de prière universelle du Saint-Père est en effet consacrée aux femmes dans la société. Dans un message vidéo diffusé ce mardi 3 mai, le pape invite à prier pour que «dans tous les pays du monde les femmes soient honorées et respectées, et que soit valorisée leur contribution sociale irremplaçable».

Le pape François a, à de nombreuses reprises, insisté sur la place et le rôle indispensables des femmes dans la société et dans l’Église, dénonçant les exactions dont elles sont victimes. Ainsi, tout dernièrement dans son exhortation apostolique post synodale sur la famille, Amoris laetitia, le pape s’insurgeait contre «la violence honteuse qui parfois s’exerce sur les femmes».

Le pape dénonce à la fois «les abus dans le cercle familial» mais aussi «les diverses formes d’esclavage, qui ne constituent pas une démonstration de force masculine, mais une lâche dégradation». Et il met en exergue «la grave mutilation génitale de la femme dans certaines cultures, mais aussi l’inégalité d’accès à des postes de travail dignes et aux lieux où se prennent les décisions». L’Histoire, affirme le pape, dans son exhortation apostolique sur la famille, «porte les marques des excès des cultures patriarcales où la femme était considérée comme de seconde classe». Dès le début de son pontificat, le pape François a souligné, le «rôle primordial, fondamental» des femmes dans la compréhension de la foi…mais aussi dans sa transmission aux débuts de l’Église et tout au long de son histoire. Et interrogé par un journaliste italien en 2014 sur le rôle des femmes il déclarait : «La femme est la plus belle chose que Dieu ait créée. L’Église est femme. Église est un mot féminin. Il n’y a pas de théologie possible sans cette féminité».

Le pape a d’ailleurs fait savoir qu’il souhaitait plus de femmes théologiennes, en déplorant, dans un discours devant la Commission théologique internationale, que les femmes y soient «encore peu nombreuses». Le pape François a plusieurs fois insisté sur les «capacités particulières» des femmes, sur le regard qu’elles portent sur le monde. «Elles nous transmettent la capacité de voir au-delà», déclarait le pape le 8 mars 2015, lors de l’angélus «de comprendre le monde avec des yeux différents, d’entendre, de voir des choses avec un cœur plus créatif, plus patient, plus tendre» cherchant «à construire une société plus humaine et plus accueillante».

Le cardinal Pietro Parolin, s’est lui aussi exprimé sur la place des femmes dans l’Église. La «voix des femmes» permet des apports «indispensables» dans les «grands moments décisionnels de la vie de l’Église» a estimé le secrétaire d’État du Saint-Siège. Il présentait ce mardi 3 mai au Vatican la nouvelle formule magazine de Donne Chiesa Mondo, Femme Église Monde, le supplément féminin de L’Osservatore Romano. Ce mensuel composé désormais d’une quarantaine de pages, en couleur propose, a observé le cardinal Parolin, une «nouvelle habitude positive», dans l’Église «celle d’écouter les femmes» et de s’intéresser à leurs «initiatives».

Prenons au mot le pape François et le cardinal Parolin et que l’Eglise montre l’exemple en prenant en compte les contributions des femmes en les écoutants et en montrant leur rôle positif si souvent oublié par notre hiérarchie.

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 2 Mai 2016

Radio Vatican ce lundi 2 avril 2016 nous montre qu’une centaine de membres d’ONG, militants et experts réunis au Vatican se penchent, le temps d’un séminaire, sur "le développement durable et l’avenir du travail dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde". Ce rassemblement international, convoqué par le Conseil pontifical Justice et Paix, en lien avec l’Organisation Internationale du Travail, se tient jusqu’au 5 mai. Objectif : approfondir la compréhension de la Doctrine sociale de l’Église sur la dignité du travail. Un thème cher au pape François.

«Le problème du travail est grave, à cause des taux élevés de chômage des jeunes, mais aussi de la question de la dignité du travail» : c’est avec ce tweet, posté au lendemain de l’emblématique 1er mai, que le pape souligne une fois encore, sa préoccupation sur le sujet. Dimanche déjà, au cours du Regina Coeli, le pape avait évoqué la tenue de ce séminaire, espérant qu’il parvienne à sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et la société civile, en faveur de la promotion d’un modèle de développement juste, qui tienne compte de la dignité humaine dans le respect des réglementations sur le travail et l’environnement.

Dans son discours d’ouverture du séminaire, le cardinal Peter Turkson, président du Conseil Pontifical Justice et Paix, est revenu sur la notion fondamentale de développement durable, lequel doit reposer sur trois piliers : le développement économique, l’inclusion sociale, et la protection de l’environnement.

Pour le Cardinal Turkson, «il est urgent de rompre avec la logique d’un développement basé uniquement sur la recherche du profit, au détriment des pauvres. Il faut redonner du sens au travail, le repenser comme participation à l’œuvre créatrice de Dieu, au service de la Maison commune.» Autre objet d’inquiétude : la tentation par certaines entreprises de remplacer les travailleurs par des technologies avancées, c’est-à-dire des machines, pour des motifs de coût de main d’œuvre. Attention, prévient le cardinal, «cette substitution pose un grave problème d’éthique» car il place clairement la rentabilité économique avant la dignité humaine. «Il convient là encore que la technologie soit au service de l’homme et du Bien commun, et le Bien commun implique un travail décent pour tous.»

Le 3 mai prochain, à Bruxelles, se tiendra un séminaire sur le thème : "125 ans de doctrine sociale de l’Église : une référence pour le bien-être social et écologique". L’évènement, organisé par la Commission des Conférences épiscopales de la Communauté européenne, COMECE, et le mouvement chrétien des travailleurs, se tient dans le cadre du 125e anniversaire de la première encyclique sociale "Rerum Novarum", du pape Léon XIII.

Deux députés européens présents seront amenés à donner leur opinion sur «les écrits sociaux de l'Église comme guide utile pour les politiciens européens dans la lutte contre la crise économique persistante». Le théologien autrichien Ingeborg Gabriel, vice-président de Justice et Paix Europe, offrira une lecture de ces 125 années de la Doctrine sociale de l'Église, au regard de l’actualité européenne et des besoins d'un nouveau «bien-être social et écologique». La soirée sera précédée d'un séminaire avec Flaminia Giovanelli, sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, qui expliquera la relation entre la pauvreté et l'écologie et comparera "Rerum Novarum" avec l’encyclique "Laudato si".

Comme le précise Radio Vatican ce séminaire international sur le «développement durable et l’avenir du travail dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde» qui a lieu du 2 au 5 mai au Vatican auront une ne centaine de participants, militants et experts, qui analyseront au sein de différents groupes de travail, les mutations intervenues dans le monde de l’emploi, l’accès des jeunes au travail, l’éthique et les valeurs du travail et de la paix à la lumière de la justice sociale et du développement. Les tables rondes seront consacrées aux questions critiques et aux solutions innovantes. Selon le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et paix, le but est surtout de contribuer à l’éradication de la pauvreté.

Le pape François souhaite que cet événement parvienne à sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et la société civile, en faveur de la promotion d’un modèle de développement qui tienne compte de la dignité humaine dans le respect des réglementations sur le travail et l’environnement.

Les préoccupations du pape François rejoignent celles de Nuit Debout et de ceux qui luttent contre la loi travail, car ils désirent la même chose un travail digne qui leur permettent de vivre. Nuit debout et le mouvement contre la loi travail payent le fait que l’on laisse les casseurs faire leur œuvre alors que l’on pourrait dès le début de la manifestation pouvoir fouiller les personnes pour voir si certaines sont venues pour manifester. Maintenant Nuit Debout ne peut plus se réunir après 22 h et c’est quand pour ne plus faire de manifestations contre la loi travail ? Est-ce un État de droit qui empêche la démocratie de se mettre en œuvre ? Le peuple a le droit de se réunir pour parler de son avenir.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Publié le 1 Mai 2016

Un 1er mai intersyndical contre la loi travail

Comme nous le montre Libération.fr, BFMTV.com et LeMonde.fr tandis que les stands de muguet ont pris place dans les rues, ce 1er mai syndical est dirigé cette année contre la loi travail. Unis par cette revendication, pour la première fois depuis 2009, les secrétaires généraux de la CGT, Philippe Martinez, et de FO, Jean-Claude Mailly, conduisaient de conserve la manifestation, aux côtés des responsables de la FSU et de Solidaires, pour rejoindre la place de la Nation. À l'appel des syndicats de salariés se sont joints les syndicats d'étudiants et lycéens Unef, UNL et FIDL.

Malgré cela, le mépris des classes dirigeantes continue. La ministre du Travail Myriam El Khomri a déclaré que «l’heure du Parlement est venue» et que désormais le débat sur le projet de loi travail «doit avoir lieu dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale». Elle a aussi déploré les «slogans» et «caricatures» sur son texte, lors du Grand Rendez-vous Europe1/iTELE/Le Parisien. «Ce projet est soutenu par des syndicats dits réformistes qui représentent une majorité des salariés et un grand nombre de députés progressistes», a-t-elle fait valoir, en affirmant que «le retirer à l’aube du débat parlementaire, ce serait une retraite». «Ce projet de loi est juste et nécessaire», a-t-elle dit en précisant que 5 000 amendements avaient été déposés.

En régions, les défilés ont réuni plusieurs milliers de personnes dans une ambiance en général bon enfant avec des panneaux «Rêve général» côtoyant «Grève générale» : Rennes (2000 selon la police, 3500 selon les syndicats), Nantes (1900 selon la police, 5 000 selon les organisateurs), Toulouse, (1 800 personnes selon les autorités, 12 000 selon la CGT), Lille (un millier de personnes) ou Lyon (2000 selon la police), Grenoble (1200 selon la police), à Tours (un millier selon la police), Nancy (un millier aussi selon la police), Clermont-Ferrand (900 selon la police), Dijon (700 selon la police), Orléans (600 selon la police)...... Ils étaient ainsi quelques milliers de personnes à Bordeaux (2 000 selon la police, 4 000 selon les syndicats) à quelques centaines à Marseille.

Alors que des milliers de personnes défilaient dans le calme à Paris, des incidents ont éclaté, en marge du défilé sous la bannière des syndicats, vers le boulevard Diderot. Des manifestants cagoulés, casqués, ont lancé des projectiles - cartons récupérés aux ordures, bouteilles notamment - sur les forces de l'ordre, en criant «Tout le monde déteste la police». Les CRS ont alors riposté par des tirs de gaz lacrymogène, avant que le calme ne revienne. La police a bloqué le cortège arrivé à Nation pour vérifier s’il n’y avait pas de casseurs à l’exaspération des manifestants.

La CGT annonce que 70 000 personnes ont manifesté ce dimanche à Paris. La préfecture de police de Paris annonce un bilan compris entre 16 000 et 17 000 manifestants à Paris. C’est une foule énorme, concentrée, qui a avancé paisiblement place de la Nation. Du côté de la place de la République, où se réunit le mouvement Nuit debout pour le concert de Nekfeu, on craint des débordements après la manifestation. Ils seront une vingtaine du "pôle sérénité", on trouve que c’est peu. La manifestation quasi achevée pour tous ses participants, une question brûle les lèvres : était-ce judicieux de la part de la préfecture d'avoir décidé de placer des centaines de CRS en début de cortège, «offrant» des cibles de choix aux éléments violents venus dans le seul but d'en découdre avec les forces de l'ordre ? C’est une très bonne question.

La mobilisation semble plutôt en hausse par rapport à l'année dernière. Le 1er mai 2015 avait réuni 110 000 personnes selon la CGT, 76 000 selon la police un peu partout en France, dont 9 000 à 12 000 à Paris. Par ailleurs, les chiffres du ministère de l’intérieur font état de 84 000 manifestants en France soit 8 000 de plus que l'an dernier.

La manifestation contre la loi travail montre son ampleur, et ce n’est pas un toilettage qui va convaincre ceux qui sont contre la loi, mais un retrait de celle-ci pour la refaire complètement. Mais attention les médias nous montreront les casseurs pour dévaloriser les manifestations ou diront que la mobilisation est faible.

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Publié le 1 Mai 2016

Le Jornal de Notícias nous montre que le pape François a appelé ce dimanche 1er mai, jour de la fête du Travail, à un «modèle de développement qui prend en compte la dignité humaine» et de respecter les règles sur le travail.

Le pape a rappelé que lundi commence à Rome une conférence internationale sur le marché du travail sous le thème : «Le développement durable et les formes les plus vulnérables de main-d'œuvre.» «Je souhaite sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et de la société civile pour promouvoir un modèle de développement qui tienne compte de la dignité humaine, du plein respect des règles sur le travail et l'environnement», a fait valoir le pape François.

Pourtant, durant cette prière du Regina Coeli, qui remplace l'Angelus pendant la période de Pâques, le pape a décrit l'abus sexuel comme une "tragédie" commise contre les mineurs et a demandé que les criminels soient "sévèrement punis". Le pape a parlé de ce sujet après avoir salué les membres de l'Association Meter, qui lutte contre toute forme d'abus sur mineurs et qui était aujourd'hui à la Place Saint-Pierre au Vatican. Depuis le début de son pontificat le pape a été très attentif aux abus commis par des membres de l'Église envers des mineurs et a même demandé pardon pour ces actes.

Les conflits armés ayant lieu actuellement dans le monde ont été mis en évidence à nouveau dans le rôle d'intervention du pape, qui a parlé de «spirale de la violence» et de «situation humaine désespérée» qui vit en Syrie, en particulier dans des villes comme Alep.

«Je demande instamment à toutes les parties du conflit de respecter le cessez-le-feu et de renforcer le dialogue en cours, le seul chemin vers la paix», a-t-il dit de la fenêtre de l'appartement apostolique et devant des centaines de fidèles qui ont écouté. La semaine dernière, il y avait eu une vague de violence à Alep, en Syrie, avec des bombardements d'infrastructures importantes, telles que les hôpitaux, dont l'un d’eux de MSF où une cinquantaine de personnes ont été tués.

Le pape François suit pleinement ce jour comme le montre la conclusion du très bon article de périodistaldigital.com de ce dimanche intitulé «Le plus grand ennemi de Jésus, le capitalisme», où Faustino Vilabrille dénonce des cardinaux et des évêques qui ne méritent pas un pape nécessaire et important comme le pape François, tout en soulignant que la lutte des classes est absolument inévitable parce qu’on ne peut pas garder la souffrance de façon permanente pour une grande partie de l’humanité : «La paix de Jésus de Nazareth est seulement possible avec la justice, l'égalité, fidèlement mises en place dans le respect de la dignité des personnes, avec solidarité, avec amour. Construire cette paix est le vrai chemin proposé à l'homme et donc celle de la présence du vrai Dieu parmi les humains».

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Publié le 30 Avril 2016

L’OBS nous montre ce samedi 30 avril 2016 qu’un prêtre qui a purgé une peine pour viol sur un mineur de 16 ans officie actuellement près de Toulouse, notamment en tant que responsable de la pastorale des enfants, révèle Mediapart.

L'archevêché a reconnu auprès de l'AFP que le père Dominique Spina officiait depuis 2009 en tant que seul prêtre de l'ensemble pastoral de Fronton-Bouloc-Castelnau, près de Toulouse, qui regroupe sept clochers. Cet ancien aumônier de Pau avait été condamné en mai 2006 en appel à Tarbes à cinq ans de prison dont un avec sursis pour le viol d'un lycéen de 16 ans en 1993.

Le prêtre était alors prêtre du diocèse de Bayonne, où une enquête préliminaire vient de s'ouvrir sur le cas d'un autre prêtre, l'abbé Jean-François Sarramagnan, accusé d'actes pédophiles. Le père Spina a toujours nié avoir imposé des relations sexuelles au jeune, parlant d'un lien amoureux réciproque.

"Le père Dominique Spina a effectué sa peine", a déclaré Mgr Le Gall. "J'ai accepté, en décembre 2007, le père Dominique Spina de manière temporaire avec des charges très réduites. Le père Dominique Spina n'a aucun contact direct avec les enfants", a assuré l'archevêque, précisant que le père Spina "ne confesse jamais dans un endroit isolé". "Il doit toujours avoir la porte ouverte ou encore confesser au vu de tous".

"Aujourd’hui, il faut être extrêmement clair : un prêtre qui a été condamné pour des actes de pédophilie ne doit plus pouvoir exercer de ministère", déclarait pourtant le 13 avril Mgr Stanislas Lalanne, responsable de la cellule de veille sur la pédophilie de l’épiscopat français, sur France 2...

Une question se pose : pourquoi un homme condamné pour viol sur mineur peut encore être en fonction, et pourquoi Mgr Marc Aillet, qui reste le responsable officiel du père Spina ne l’a pas suspendu de ses fonctions ? Et pourquoi Mgr Le Gall fait preuve d’une telle naïveté ? L’Église en France peut-elle vraiment dire aux victimes qu’elle fera quelque chose, si elle montre que les paroles ne sont pas suivies d’actes ? Les doutes sont permis.

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