Publié le 11 Février 2016

periodistadigital.com nous montre qu'un groupe catholique a demandé mercredi 10 février 2016 que le pape François permette aux membres de l'Église de "suivre leur" conscience" et d'utiliser la contraception ou à de laisser se faire avorter les femmes pour les protéger du virus Zika. La demande est venu de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a conseillé aux femmes pour se protéger du virus, surtout durant la grossesse, des moustiques et d'avoir des pratiques sexuelles sûres. Le Zika est lié à de graves défauts de naissance pour des milliers de bébés au Brésil et se répand rapidement à travers l'Amérique latine. Le premier cas connu du virus aux États-Unis a été enregistrée la semaine dernière par les autorités sanitaires locales, qui ont dit qu'il était probablement transmis par le sexe plutôt que par semaine piqûres de moustiques.

Catholics for Choice, un groupe de pression progressiste basé à Washington, a déclaré dans un communiqué publié dans les journaux internationaux comme le New York Times et El Diario de Hoy à El Salvador, ce jeudi 11 février, à la veille de la visite du pape à Cuba et au Mexique. "Quand vous voyagerez demain (vendredi) en Amérique latine, nous vous demandons, François, de préciser à vos frères évêques que les bons catholiques peuvent suivre leur propre conscience et utiliser le contrôle des naissances pour eux-mêmes et protéger leurs partenaires", affirmer l'annonce, selon les extraits fournis l'avance dans la déclaration.

Catholics for Choice a demandé au pape François, "de prendre position pour les femmes vulnérables." "Les décisions des femmes autour de la grossesse, y compris la décision de l'interrompre, sont dignes de respect et non à condamner" a-t-elle ajouté. L'Église catholique enseigne que la vie commence au moment de la conception et que l'avortement est un assassinat. Elle interdit également les méthodes artificielles de contrôle des naissances, tels que les préservatifs, faisant valoir qu'elle bloque la transmission possible de la vie. Il faudra bien un jour que l'Église se rende compte que l'enseignement religieux ne fait jamais face à la réalité, et qu'il est difficile de l'imposer.

Enfin, les associations civiles et des droits font remarquer aujourd'hui qu'il est "urgent" d'arrêter la violence, la discrimination et le "nettoyage social" contre la population parasite pour la visite du pape François au Mexique, dans une lettre au pape et aux autorités mexicaines. El Caracol, une organisation travaillant avec les sans-abri, le Centre des Droits Humains Fr. Francisco de Vitoria et le Réseau pour les droits des enfants au Mexique ont signé une lettre, qui assurent que l'arrivée imminente du pape va devenir une excuse pour l'élimination forcée des sans-abri.

Ils soutiennent que le "nettoyage social" des populations de la rue est un recours systématique à Mexico et l'État voisin de Mexico en préparation de manifestations internationales afin de ne pas avoir une "mauvaise image" devant la presse internationale. Les organisations mentionnent les visites papales de Jean-Paul II en 2002 et de Benoît XIV en 2012, lorsque la Commission des droits de l'homme du District fédéral et des organisations sociales documentèrent des actes de violence et des départs forcés pour écarter la population.

Selon les associations, dans les premiers jours de février 2016 divers fonctionnaires de l'État de Mexico et de la ville de Mexico ont pris des mesures pour harceler, persécuter et nettoyer socialement l'itinérance. Là où va passer le pape, on dégage les lieux de ses vagabonds et de ses sans domiciles fixes. La Commission interaméricaine des droits de l'homme a également cité en novembre 2012, l'État mexicain à une audience thématique sur la violence, la discrimination et le nettoyage social des populations de la rue dans neuf ville.

Au cours de sa visite au Mexique, du 12 au 17 février, le pape François aura des activités dans la ville de Mexico et les États de Mexico, du Chiapas, de Michoacan et de Chihuahua. Le pape François ne jouera sans doute pas ce jeu puisqu'il va se tourner vers ceux qui fuient la misère mais aussi vers les Mexicains pris dans le narcotrafic et d’autres formes de violence. Et qui sait s'il va réserver des surprises à l'État mexicain.

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Publié le 11 Février 2016

Dans un sondage paru en févier 2016 pour BFMTV 62% des sympathisants de gauche ont fait savoir que la politique de l'exécutif n'est pas de gauche notamment dans les thématiques d'économie, de fiscalité et de lutte contre le terrorisme apparaissent être traitées au travers d'une politique de droite. On peut comprendre comme le montre Libération.fr dans son sondage pour les primaires à gauche 54 % de sympathisants de gauche veulent que François Hollande soit plus à l’écoute des différentes sensibilités de gauche. C'est sans doute pour cela que 74 % des sympathisants de gauche sont favorables à une primaire qui rassemble tous les candidats potentiels à gauche.

On nous avance alors que l’époque serait au pragmatisme et à un désir de réforme qui traverserait les étiquettes gauche-droite. Chez les sympathisants de gauche qui n'étouffent pas sous la belle religion du pragmatisme qui amène à accepter l'inacceptable, les priorités principales sont l'emploi, la question des inégalités sociales, l’éducation et de l’environnement qui sont les principales priorités de la famille des gauches.

La gauche réaliste est la gauche qui s'est vendue au marché et au grand patronat au lieu de faire une politique de redistribution. Le résultat est visible en Europe, en Allemagne le PSD perd élection sur élection à cause de Gerhard Schröder et de ses réformes jugées responsables de l'appauvrissement de millions d'Allemands, ce qui a amené la désaffection d'une bonne de l'électorat social-démocrate, en Angleterre, Jeremy Corbyn a pris la tête du parti travailliste vu la détestation de ses électeurs du blairisme, en Espagne Pedro Sanchez a une ligne critique vis-à-vis de l'Europe et se base sur sur le poids des fédérations tout en devant faire une alliance avec Podemos, la disparition du PASOK en Grèce est encore plus révélatrice, mais aussi aux États-Unis, où Hillary Clinton doit faire face à la surprise Bernie Sanders qui est financé par des particuliers et qui avec ses valeurs social démocrates qui plaisent aux jeunes et aux membres de la classe moyenne pourrait créer la surprise.

La gauche doit revenir à l'essentiel et l'action du gouvernement doit revenir à l'idéal de la gauche, c'est-à-dire la lutte contre les injustices, les inégalités, le souci de la justice sociale.

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Publié le 10 Février 2016

L'Express.fr nous montre que le pape François envoie mercredi 10 février 2016 à travers le monde un millier de "missionnaires de la miséricorde", des super-confesseurs chargés de récupérer les brebis que l'Eglise a égarées avec des messages de condamnation un peu trop forts.

Au total, ils sont 1142 prêtres et religieux du monde entier, qui en plus de leur ministère habituel, seront chargés pendant cette année sainte, celle du jubilé de la miséricorde, de prêcher le pardon et de confesser les fidèles. Ils auront pour cela l'autorité d'absoudre des péchés relevant d'ordinaire du Saint-Siège, comme l'apostasie, la profanation de l'eucharistie, les attaques contre le pape, mais aussi - même si de nombreux prêtres sont déjà habilités à l'absoudre - l'avortement.

"Cela a une symbolique très forte", explique Marcello Ghirlando, franciscain maltais de 53 ans au sourire chaleureux. "Dieu va toujours nous pardonner, si on se tourne vers lui avec un cœur propre, repentant", assure-t-il. "Nous ne disons pas l'avortement c'est cool, tout le monde doit le faire. Tuer une personne humaine reste un péché. Mais nous essayons de faire preuve de miséricorde et de compassion et de tendre la main à ceux qui ont été éloignés à cause d'un avortement", précise Thembalethu Mana, prêtre Sud africain de 39 ans.

Pour le pape François, c'est d'abord la démarche qui doit changer. En finir avec les confesseurs "rigides" qui condamnent les fidèles du regard ou les bombardent de questions trahissant avant tout une "curiosité" malsaine. Dans la confession, "vous êtes appelés à exprimer la maternité de l'Église", a expliqué le pontife argentin en recevant mardi soir quelque 700 de ses "missionnaires de la miséricorde", qui doivent être officiellement envoyés lors de la célébration des cendres - marquant l'entrée dans le carême - mercredi en fin d'après-midi.

"N'oubliez pas, face à nous ce n'est pas le péché mais un pécheur repenti, un pécheur qui voudrait bien ne plus l'être mais qui n'y arrive pas", a-t-il insisté en invitant ses super-confesseurs à "couvrir le pécheur d'une couverture de miséricorde, pour qu'il n'ait plus honte et qu'il puisse retrouver la joie".

Joseph Hlubik, prêtre américain de 62 ans, espère lui aussi que des prêtres, religieux et laïcs ayant quitté l'Église ces dernières décennies "voient cela comme une opportunité pour revenir. Des personnes qui pensaient qu'elles étaient hors de la grâce de Dieu pour une raison ou une autre. Qu'ils nous trouvent approchables et compréhensifs".

Certains des "missionnaires de la miséricorde" ont pris des initiatives originales : l'un d'eux se rendra ainsi au Canada arctique auprès des Esquimaux, un autre sillonnera l'Australie en camping-car, d'autres se rendront en Chine, au Liban ou encore au Burundi. Mais la plupart œuvreront d'abord dans leur pays ou même juste dans leur diocèse, intervenant çà et là à la demande de leur évêques.

Xavier Lefebvre, 49 ans, restera ainsi principalement dans sa paroisse de Saint Louis d'Antin à Paris, et ne se voit pas vraiment comme un "super-confesseur". "C'est toujours une joie d'être un confesseur et d'avoir cette confiance du pape dans ce ministère, et en même temps, il faudrait que tous les prêtres soient des super-confesseurs", insiste-t-il.

Cependant, cette grâce n'est pas forcément donnée à tout le monde, a rappelé le pape, en mettant en garde contre les blessures profondes que peuvent infliger les prêtres maladroits quand les fidèles viennent ouvrir leur cœur dans un confessionnal. "Que ceux qui ne se sentent pas de le faire aient l'humilité de dire : Non, moi je célèbre la messe, je nettoie par terre, je fais tout mais je ne confesse pas, parce que je ne sais pas le faire bien", a-t-il lancé.

Et le pape comme nous le montre la-Croix.com met bien en avant cet esprit de miséricorde qu'il demande aux "missionnaires de la miséricorde" lors de l’audience générale de ce mercredi des Cendres et début du Carême, le pape François s’est arrêté sur l’institution antique du "jubilé". Pratique que l’on trouve notamment dans le livre du Lévitique.

Un "jubilé" qui était l’un des sommets "de la vie religieuse et sociale du peuple d’Israël". C’était comme "une amnistie générale", a commenté le pape François. Chacun pouvait "retrouver sa situation de départ", et cela grâce "à l’annulation de toutes les dettes, la restitution des terres et la possibilité de jouir à nouveau de la liberté…" Le pauvre retrouvait "le nécessaire pour vivre", et le riche "rendait au pauvre ce qu’il lui avait pris". "Le but à atteindre était celui d’une société basée sur l’égalité et la solidarité, a poursuivi le pape François, où la liberté, la terre et l’argent redeviendraient un bien pour tous et non pas seulement pour quelques-uns, comme cela arrive aujourd’hui."

Pour lui, le message biblique est clair, il faut "s’ouvrir au partage avec courage". "C’est cela la miséricorde !", s’est-il exclamé. Si nous souhaitons obtenir la miséricorde de Dieu, a encore expliqué le pape François, "commençons par la pratiquer nous-mêmes". "Construire un monde sans pauvreté, cela signifie construire des sociétés sans discriminations, fondées sur la solidarité qui pousse à partager ce que l’on possède, dans une répartition des ressources fondée sur la fraternité et sur la justice", a-t-il conclu.

Le pape François a donc donné une série de conseils, aux missionnaires de la miséricorde afin de reconnaître le désir de pardon du pénitent, ou encore avoir du respect pour la "honte" qu’il ressent, mais il a aussi mis en garde contre la curiosité malsaine de certains confesseurs, tout en invitant les fidèles à un examen de conscience pour discerner s’ils possèdent trop de choses.

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Publié le 9 Février 2016

Réforme de la Curie : le "C9" poursuit ses travaux

Radio Vatican nous montre que le conseil des cardinaux s’est réuni avec le pape François durant une journée et demie, de la matinée du lundi 8 février 2016 à celle du mardi 9 février. Le cardinal indien Oswald Gracias, archevêque de Bombay (et représentant du continent asiatique au sein du C9) était absent pour raison de santé, en raison d’une opération chirurgicale prévue depuis plusieurs semaines.

Les huit membres présents ont étudié lundi matin le discours prononcé par le pape François lors du 50e anniversaire du synode des évêques, le 17 octobre 2015. Ce discours constitue un point de référence importante pour le travail de réforme de la Curie, en développant le thème de la "synodalité" et en rappelant qu'elle "a nécessité de procéder à une salutaire décentralisation".

Les cardinaux ont ensuite présenté leurs propositions pour les deux futurs dicastères déjà évoqués lors des précédentes réunions : l’un autour des thématiques "Laïcs, famille et vie" et l’autre "Justice, paix et migrations". Les propositions ont été finalisées et sont maintenant soumises à la décision du Saint-Père. Le cardinal Sean O’Malley a fait un point sur les activités de la Commission pour la Protection des Mineurs, qu’il préside. Les questions juridico-disciplinaires impliquant les compétences des dicastères de la Curie devront être ultérieurement approfondies.

Hier Radio Vatican, nous disait que la lutte contre la pédophilie dans l’Église se poursuit et s’organise. Des efforts importants ont été déployés ces derniers mois pour encourager la responsabilité des Églises particulières et principalement des évêques ainsi que des congrégations et des instituts religieux. La Commission pontificale pour la protection des mineurs s’est réunie pendant une semaine à Rome. Les six groupes de travail se sont concentrés sur la mise à jour des projets en cours et sur la rédaction de propositions, avec le soutien, entre autres des membres de l’organisation humanitaire catholique Cafod, dont le siège est à Londres, et d’un expert en droit pénal canonique.

Les propositions ont été soumise à l’assemblée plénière et des décisions sur la politique à venir seront présentées au pape François. La Commission demande au pape François de rappeler à toutes les autorités de l’Église l’importance d’une réponse directe aux victimes. Elle souhaite également l’institution d’une Journée universelle de prière, et d’une liturgie pénitentielle. Des séminaires sur la protection des mineurs auront lieu dans le courant de l’année avec la participation d’experts, afin d’établir une plus grande transparence dans les procès canoniques.

Les membres de la Commission sont en contact avec de nombreuses conférences épiscopales pour promouvoir la prise de responsabilité au niveau local. Ainsi, à la suite d’un séminaire organisé au mois d’août aux Philippines, la Conférence épiscopale de l’archipel a créé un bureau pour la protection des mineurs et publié une exhortation pastorale. Au mois de mars, la commission rencontrera au Ghana les secrétaires généraux des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, puis en Tanzanie les médecins de l’Association des conférences épiscopales d’Afrique de l’Est.

Parallèlement, à Rome, l’Université Pontificale Grégorienne lance ce mois-ci le premier cours de protection des mineurs à l’intention de 19 participants des quatre continents. En septembre 2016, la commission se retrouvera pour mettre au point un autre objectif stratégique : la protection des mineurs dans les écoles catholiques. Le pape François demande des initiatives susceptibles de protéger les mineurs et les adultes vulnérables pour que les crimes du passé ne se répètent plus jamais dans l’Église.

Le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat de l'Économie, a donné des informations sur l’état des réformes dans le domaine économique. Enfin, les cardinaux ont reçu de la documentation sur le "vademecum" préparé par le Tribunal de la Rote romaine pour la mise en œuvre de la réforme des procès canoniques sur la validité du sacrement de mariage.

À noter par ailleurs que les cardinaux ont concélébré la messe pour les Frères capucins le mardi matin à 7h30 à la basilique Saint-Pierre où il leur a demandé de ne jamais se fatiguer de pardonner et rappelé qu’ils étaient des hommes de pardon, de réconciliation et de paix. Dans la basilique Saint-Pierre, les reliques des saints capucins Pio de Pietrelcina, qui est très controversé et Léopold Mandic (1866-1942), un capucin croate qui fut confesseur pendant plus de 40 ans dans son couvent de Padoue dont on objecta son indulgence et sa magnanimité dans ses pénitences, sont exposées depuis vendredi soir dans la nef centrale de la basilique, face à l’autel de la Confession. Le pape s’est même recueilli samedi après-midi devant les dépouilles de ces deux confesseurs infatigables. Le cardinal O’Malley, archevêque de Boston et membre du conseil, est lui-même issu de cette famille spirituelle.

La réforme de la curie continue son parcours et la Commission pontificale pour la protection des mineurs continue ses efforts après la suspension de son membre très militant Peter Saunders, tandis que le pape François demande aux capucins de ne jamais se fatiguer de pardonner. Il faudra attendre pour voir si la réforme va porter ses fruits.

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Publié le 8 Février 2016

Le quartier madrilène de Vallecas demande une rue dédiée à "l'évêque Iniesta"

Julio Perez Pinillos nous montre dans son article du lundi 8 février 2016 pour periodistadigital.com que le magazine "Vallecas", en distribution gratuite, a demandé à ce dernier un témoignage simple et personnelle d'Alberto Iniesta. Dans le quartier, il commence à faire un appel que la rue soit nommé au nom de "l'évêque" à Vallecas, pour que ses paroissiens et les citoyens peuvent encore continuer à savourer sa présence. Certes, la municipalité actuelle prend acte de cette volonté populaire. De là, les paroissiens et les citoyens de Vallecas, demande comment cela va se faire. Il représente le prêtre charismatique, "pas carriériste et ayant l'odeur de ses brebis" dans le plus pur style du pape François.

Julio Perez Pinillos nous montre un évêque conciliaire qui a compris toutes les intuitions du concile Vatican II. Il était transparent, un grand croyant et un mystique avec les pieds sur terre mettant en relation les institutions civiles et ecclésiales. Il a vécu parmi ses paroissiens, qui ont apprécié ce qu'ils ont appris de lui. De là, il rejoint le mouvement des Collectivités des église paroissiales et les associations de quartier, avec sa proximité, sa tendresse et l'empathie qu'on doit tenir face à des gens cherchant leur place. Le concile Vatican II lui a donné d'excellents dans une période tendue et permettant une homélie de protestation durant l'interdiction de "l'Assemblée de Vallecas" durant la période franquiste et son "voyage" à Rome pour parler du fonctionnement des prêtres et des groupes communautaires au séminaire et dans l'Église de Vallecas pour donner une autre façon de comprendre la politique sociale et civile ecclésiastique et plus conforme à l'Évangile de Jésus et de l'esprit de Vatican II.

Les orientations évangélique de cet évêques vont se refléter encore plus avec les prêtres ouvriers et les prêtres mariés. En Espagne, ils ont choisis de travailler avec les paroissiens dans les usines, les hôpitaux, mais aussi comme maçons, peintres de bâtiment, des balayeurs, des chauffeurs de taxi et d'autres services. Ils ont choisi de participer à la défense des droits des travailleurs dans un sens social et évangélique convaincu. Vallecas s'est réjoui d'accueillir prêtres ouvriers et a soutenu des hommes aussi divers que Carlos Jiménez de Parga, Mariano Gamo, Enrique de Castro, Guillermo Nevado y Fernando Carracedo entre autres. Il a été le premier avec les évêques Mgr Casaldáliga et Mgr Castellanos à soutenir sans équivoque et de manière décisive l'organisation de la première Conférence nationale des prêtres ouvriers Espagnols (1983) : "L'option du prêtre-ouvrier et tout ce qu'ils représentent pour l'Église doit être préférentielle pour la hiérarchie, car elle souligne le sens de tout cela. Il nous guide." "Vous êtes comme les explorateurs de la terre promise qui nous annoncent le lieu où Dieu se trouve de préférence". "La question est ou n'est pas de savoir si c'est une œuvre pastorale, mais de savoir si ça doit être une pastorale bourgeois". Mgr Iniesta toujours eu le temps de visiter les prêtres ouvriers quand ils étaient "détenus".

Il a aussi vu le début des prêtres mariés qui voulaient servir la communauté dans mouvement mondial qui résiste depuis 40 ans. Durant l'année 1976, il aida un couple où se trouvait un prêtre qui décida de se marier, afin qu'ils continuent leur travail pastoral et la guérison, dans son cas, sans demander la distribution au service des groupes et des communautés. Il dit à ce couple qu'il pensait à ce sujet, qu'ils étaient invités à essayer de corriger le chemin de l'Église, que le service dans la communauté, et non pas en face ou au-dessus d'elle pourrait leur permettre d'aller de l'avant et de prendre un nouveau rythme qu'ils auront choisis. Ainsi quand ils se rencontrons, ils pourront parler de leur façon de vivre l'Évangile. Juste avant sa mort, Mgr Iniesta lui envoie une attachante lettre pour le soutenir lui conseillant au prêtre de se séculariser avant le mariage, ne pouvant pas faire autrement, et en lui disant : "Même si au final si nous n'avons pu le faire, cela n'empêche que je vous aime comme un bon ami et un frère dans l'Église, cela ne m'oblige pas à juger qui appartient à Dieu, et doit être dans le futur dans l'histoire de l'Église".

"Les prophètes nous encouragent après la mort", nous rappelle Julio Lois du quartier de Vallecas. Espérons que des prêtres comme celui-ci reviennent guérir l'Église de ses blessures et de ses péchés pour la reconstruire enfin sur de bonnes bases au plus près des attentes du Peuple de Dieu.

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Publié le 7 Février 2016

Un survivant d'abus sexuel refuse de prendre "congé" de la commission du Vatican

CatholicHerald.co.uk, NCRonline.org et CNN.com nous montrent dans leurs articles du dimanche 7 février 2016 qu'un survivant d'abus a dit qu'il défiera la demande d'une commission du Vatican lui demandant de prendre "prendre un congé". Peter Saunders a décrit ce vote de défiance à son encontre par la Commission pontificale pour la protection des mineurs comme "scandaleuse". M. Saunders a même répondu : "Je ne suis pas parti et je ne pars pas." Il a aussi déclaré aux journalistes : "J'a été nommé par Sa Sainteté le Pape François et je ne parlerait qu'à lui de ma position."

M. Saunders, qui a été nommé à la Commission en décembre 2014, a dit qu'il a été pris par surprise lorsque le Vatican a publié un communiqué samedi annonçant sa période de congé. Parlant lors d'une conférence de presse à Rome, il a dit : "On m'a demandé d'examiner quel devait être mon rôle avec la commission. On ne devait pas prendre une décision ou accepter toute décision en mon absence. J'ai dis que je voulais réfléchir à ce que je ferais. Je pouvais bien retourné à la réunion sous peu."

"Je me suis alors entendu dire que le Vatican avait fait une déclaration au sujet de ma prise de congé. On ne m'a jamais dit à l'avance la prise d'une telle décision et je trouve scandaleux que l'on ne me l'ait pas dit, beaucoup moins que la déclaration produite avant que j'ai eu le temps de réfléchir à ce que je pourrais faire."

Il a déclaré qu' avant le vote que les membres de la Commission se sont exprimé une préoccupation sur le fait qu'il parle trop souvent aux membres de la presse et "que je ne rentre pas dans le rang quand il agit de garder ma bouche fermée." Les membres de la Commission ont dans le passé soulevé des préoccupations concernant les commentaires de Saunders sur des cas individuels d'abus sexuels du clergé, affirmant que le groupe a été créé pour examiner les questions de la politique globale de l'Église et non pour traiter les cas individuels.

Parlant dans l'émission dominicale de la BBC Radio 4 (à partir de 18h30), M. Saunders a déclaré que les événements d'hier étaient une "horrible expérience" et la commission était "plutôt beaucoup plus loyale à l'Église qu'à de la cause de la protection des enfants".

M. Saunders est le fondateur et le chef de la direction de l'Association nationale britannique pour les victimes de violence durant l'enfance. Il avait été très critique de la lenteur des progrès réalisés par le Vatican pour prendre des mesures afin de protéger les enfants et punir les évêques qui ont couvert pour les prêtres pédophiles.

On se rend compte que cette commission n'est pas aussi libre de ses mouvements puisque le Vatican en a juste fait un groupe consultatif et ses membres ne doivent pas faire des commentaires sur des cas individuels. D'ailleurs suite à l'annonce de son congé Saunders a à déclaré à Los Angeles Times que la dernière réunion de la Commission était un "non-événement" et qu'il doutait que le groupe pourrait réussir à changer la façon dont l'Église doit combattre les abus sexuels sur mineurs.

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Publié le 6 Février 2016

Olivier Auradou dans son article pour LaDepeche.fr ce samedi 6 février 2015 nous montre que les propos de l'évêque de Bayonne sur l'IVG n'en finissent plus de provoquer des remous. Dernière secousse en date, la pétition lancée hier par la revue catholique progressiste Golias, qui demande sa démission.

Tout a commencé le 12 janvier dernier, lorsque, dans un tweet, Monseigneur Marc Aillet écrit : «L'État prétend protéger les citoyens contre Daech et s'engage dans une campagne pro-IVG condamnant des innocents à la violence : illisible !» Le parallèle entre Daech et l'avortement soulève une vague d'indignation sur le réseau social Twitter, mais aussi de soutien, comme souvent sur internet. Le 24 janvier, Marc Aillet en remet une couche, twittant «Peut-on rester insensible devant ces 220 000 enfants à naître, littéralement broyés dans le sein de leur mère, chaque année en France ? Pitié !».

Deux jours plus tard, lors de ses vœux, la ministre de la Santé Marisol Touraine évoque les tweets de l'évêque et déplore la «vigueur du mouvement conservateur qui ne faiblit pas». Le lendemain, interrogée à l'Assemblée nationale par une députée des Pyrénées-Atlantiques sur ce sujet, elle répond avec force : «Sur les réseaux sociaux pullulent des interpellations contre l'IVG, qui sont insupportables, inacceptables et irresponsables, et nous devons les dénoncer.»

Dans une vidéo mise en ligne sur le site du diocèse des Pyrénées-Atlantiques, Mgr Aillet tente une explication : «Je ne soupçonnais pas la fureur médiatique et politique qu'allait déclencher ce message. Je rappelle qu'un tweet contraint à certains raccourcis». L'homme d'église parle d'un «mauvais procès», et assure n'avoir «à aucun moment voulu comparer les femmes qui décident de ne pas garder leur enfant, à des djihadistes».

Mais aussitôt après, il insiste : «L'IVG c'est ajouter de la détresse à la détresse. (…) Quand on refuse la vérité, on interdit le débat». Avant de conclure son intervention par un nouveau dérapage : «L'Église est dans son rôle quand elle prend la défense des victimes innocentes de la guerre et du terrorisme aveugle; comme l'avortement, ce sont autant d'attentats contre la vie.»

Visiblement, l'évêque traditionaliste de Bayonne a décidé de rester dans ses comparaisons, ad nauseam. Heureusement que la pétition de Golias marche bien, espérons que Mgr Aillet démissionne comme Mgr Jean-Marie Le Vert à Quimper et Léon, car il y a un malaise profond à laisser un tel évêque diriger ses ouailles.

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Publié le 5 Février 2016

Comme le montre LePoint.fr dans son article du vendredi 5 février 2016 le Saint-Père va rencontrer le patriarche orthodoxe russe Kirill, dans l'espoir de lutter ensemble contre le radicalisme musulman.

Après l'annonce de la participation du pape à une célébration en Suède pour lancer la célébration du 500e anniversaire de la Réforme de Martin Luther, celle de sa rencontre avec le patriarche russe Kirill à Cuba, le 15 février, confirme la volonté du Saint-Père d'accélérer la réconciliation entre chrétiens, au risque de susciter des réticences au sein du monde catholique.

Ce sera «la première rencontre dans l'Histoire» entre les deux principaux dirigeants des chrétiens d'Orient et d'Occident, séparés depuis le schisme de 1054, s'est félicité le Vatican. «Un événement d'une importance absolument exceptionnelle», a insisté le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. «Ce n'est pas une rencontre improvisée et elle est préparée depuis deux ans», a-t-il précisé.

La séparation entre catholiques et orthodoxes, scellée dans le schisme de 1054 entre Rome et Constantinople, est liée à des questions théologiques complexes, mais aussi à des motifs politiques : l'Occident carolingien voulait exercer son autorité sur l'ensemble du monde chrétien à travers le pape, tandis que l'Orient souhaitait maintenir son indépendance. Si les deux Églises sont finalement assez proches sur les questions théologiques, les différences sont encore nombreuses et profondes : elles portent toujours sur la primauté du pape, mais aussi sur le conflit ukrainien, où se manifestent une nouvelle fois les divisions entre Grecs-catholiques rattachés à Rome et orthodoxes rattachés à Moscou.

Les deux chefs religieux, qui avaient besoin d'un terrain neutre, profiteront de la visite du patriarche russe en Amérique latine et du voyage du pape au Mexique pour se retrouver quelques heures à l'aéroport de La Havane, où ils seront accueillis par le président Raul Castro. Le patriarche connaît pourtant bien le Vatican, où il s'était rendu à plusieurs reprises quand il était «ministre des Affaires étrangères» de l'Église russe. Après une entrevue qui pourrait durer jusqu'à trois heures, les deux hommes doivent publier une déclaration commune.

À la suite du rendez-vous historique de Paul VI et d'Athénagoras en 1964 à Jérusalem, de nombreuses rencontres et déclarations communes ont déjà eu lieu entre un pape et le patriarche de Constantinople, théoriquement chef spirituel du monde orthodoxe mais qui n'a d'autorité directe que sur 3,5 millions de fidèles. Avec 130 millions de fidèles, c'est dans les faits l'Église orthodoxe russe qui domine les 14 Églises autocéphales orthodoxes.

Avant le pape François, ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI avaient tour à tour souhaité une rencontre avec le patriarche de Moscou. Jean Paul II avait parlé de la nécessité de rapprocher «les deux poumons» de la chrétienté, mais le patriarcat de Moscou a mal vécu le pontificat de ce pape polonais, qui soutenait les Grecs-catholiques ukrainiens, une des Églises catholiques d'Orient. La relation a été plus apaisée avec Benoît XVI, dont le patriarcat russe appréciait le conservatisme doctrinal. Moscou fustige en effet régulièrement ce qu'il considère comme un laxisme doctrinal des évêques catholiques occidentaux sur la famille, l'homosexualité et le mariage.

Du côté du Saint-Siège, certains déplorent en privé le nationalisme de l'Église russe et ses liens avec le Kremlin, mais le Vatican a évité toute confrontation ouverte ces dernières années. La modération du Saint-Siège dans les condamnations de la politique interventionniste en Ukraine du président russe Vladimir Poutine a été appréciée à Moscou et douloureusement perçue par les Gréco-catholiques ukrainiens, qui soutiennent le gouvernement de Kiev.

Le pape François a fait de l'œcuménisme une priorité absolue, insistant sur le fait que les chrétiens luttent ensemble, en particulier au Moyen-Orient, contre le radicalisme islamiste. Il utilise souvent la formule «œcuménisme du sang» pour évoquer les martyrs chrétiens, de la Syrie au Nigeria, relevant qu'ils sont ciblés en tant que chrétiens, et non en tant que catholiques, orthodoxes, protestants ou anglicans.

«La situation actuelle au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et central et dans quelques autres régions où les extrémistes se livrent à un véritable génocide des populations chrétiennes, nécessite des mesures urgentes et une véritable coordination entre les églises chrétiennes», a reconnu l'Église orthodoxe russe dans un communiqué. «Le thème de la persécution des chrétiens sera central» dans la rencontre, a-t-elle ajouté.

Le pape François va donc rencontrer le patriarche orthodoxe russe Kirill, pour parler du radicalisme musulman afin d'évoquer les martyrs chrétiens, mais cela se fera-t-il au dépend de l'Ukraine qui subit la politique interventionniste russe ? L'œcuménisme ne doit pas devenir une arme de négociation encore moins dans ce cas. Espérons qu'il y aura un message pour les chrétiens d'Orient sans que cela se fasse contre l'opposition syrienne qui est maintenant coordonné par Riad Hijab.

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Publié le 4 Février 2016

La Rédaction de Golias a lancé un appel à la démission de Mgr Marc Aillet sur MesOpinions.com (que je vous mets en dessous si vous voulez signer cette pétition), car les différentes actions de l'évêque de Bayonne-Lescar et Oloron depuis 2008 n'ont pas été de première finesse comme le montre son tweet du 12 janvier 2016 où il a assimilé la politique du gouvernement français sur l’IVG avec les crimes de Daech.

Cette pétition demande au pape François, au cardinal-préfet de la Congrégation pour les évêques, Mgr Marc Ouellet, au nonce apostolique en France, Mgr Luigi Ventura, et au président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, de prendre leurs responsabilités et de démettre Mgr Marc Aillet de sa charge épiscopale, de "lui conférer le statut d’évêque émérite, comme cela se fait déjà pour les évêques ayant protégé, par exemple, des actes pédophiles perpétrés par des clercs".

Il faut dire que Mgr Marc Aillet rompt l’unité avec les autres évêques de l’Eglise universelle qui sont loin de partager ses opinions tranchées et surtout avec la grande majorité des catholiques de France, car selon le pape François un évêque doit «empester l’odeur de ses brebis», et Mgr Aillet n'a jamais suivi cette ligne dans un diocèse qui couvre le département des Pyrénées-Atlantiques (670 000 habitants, 570 000 catholiques).

Poussant plus loin pour éviter des choix aussi peu judicieux que ceux de Mgr Aillet comme évêque, la Rédaction de Golias demande au pape François d’accélérer les réformes, notamment celles concernant les nominations épiscopales qui ont besoin de davantage de concertation et elle exhorte Rome à donner, enfin en France, des évêques qui ressemblent à ceux qui vivent sur ces territoires.

Comme le montre la Rédaction de Golias on peut voir maintenant le résultat catastrophique des choix d'évêques conservateurs ou traditionalistes à l'époque de Jean-Paul II et Benoît XVI et qui n'ont de cesse de démolir l'Église conciliaire et son œuvre.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Réforme de l'Église

Publié le 3 Février 2016

Padre Pio superstar

Moine capucin contesté de son vivant mais canonisé par Jean-Paul II, Padre Pio est célébré à Rome à l'occasion du jubilé de la Miséricorde comme nous le montre Dominique Dunglas dans Le Point.fr ce mercredi 3 févier 2016.

Moment fort du jubilé de la Miséricorde, la dépouille de saint Pio de Pietrelcina, vénéré dans le monde entier sous le nom de «Padre Pio», est arrivée mercredi à Rome pour 13 jours de célébrations. Le transport du corps depuis le sanctuaire de San Giovanni Rotondo jusqu'à la ville éternelle a mobilisé des mesures de sécurité dignes d'un chef d'État. Le cercueil de verre, saturé de gaz argon afin de protéger le corps embaumé des bactéries, a été placé dans un autre cercueil de plexiglas, puis fixé sur un fourgon équipé de suspensions spéciales pour éviter les vibrations. Le convoi a parcouru les 500 km séparant San Giovanni Rotondo de Rome escorté par plusieurs dizaines de voitures des forces de l'ordre alors qu'une «no fly zone» était imposée sur son passage.

La dépouille est arrivée dans la basilique Saint-Laurent hors les murs, près de la faculté de Sapienza, pour une veillée de prières. Jeudi soir, le cercueil sera transporté dans la paroisse San Salvatore in Lauro, dans le centre historique de Rome, où se réunissent traditionnellement les centaines de groupes de prière dévots du moine capucin. Pour chacune de ses étapes, où des dizaines de milliers de pèlerins sont attendus, 800 policiers et des tireurs d'élite ont été mobilisés et des portiques de sécurité ont été installés.

Mais l'événement phare se déroulera le 5 février : la procession qui conduira le cercueil, porté par des fidèles, de San Salvatore in Lauro à la basilique Saint-Pierre. Une «zone rouge» sera instaurée sur le parcours, le transport d'explosifs interdit et le tournage de films nécessitant l'utilisation d'armes feintes suspendu… Après plusieurs cérémonies en présence du pape François, la dépouille de Padre Pio quittera Rome le 11 février, et fera étape à Pietrelcina avant de reprendre place dans le sanctuaire de San Giovanni Rotondo le 16 février prochain.

Francesco Forgione est né en 1887 dans une famille modeste de paysans dans le sud-est de la péninsule. Il n'a que 5 ans lorsque le Seigneur et la Madone lui apparaissent en vision. À 16 ans, il devient novice dans un couvent de capucins. En 1907, il est ordonné moine et prend le nom de Padre Pio. Le 20 septembre 1918, la vie du moine capucin bascule. Après la messe, il est pris d'une sorte de torpeur. Lorsqu'il revient à lui, ses mains, ses pieds et son thorax sont en sang. Des stigmates semblables aux blessures infligées au Christ sur la croix. Immédiatement, la nouvelle se répand et des pèlerins se précipitent vers le couvent de San Giovanni Rotondo. Mais la hiérarchie de l'Église se méfie et ordonne une enquête dont les conclusions sont sans appel : Padre Pio est un imposteur. Et, en 1922, le Vatican lui interdit de dire la messe. Neuf ans plus tard, en 1931, l'interdiction est levée, mais Padre Pio n'a pas le droit de rencontrer ses fidèles en privé.

Cependant, rien n'arrête le culte de Padre Pio, perçu par les foules comme le saint François d'Assise du XXe siècle. De toute l'Italie, des fidèles affluent pour lui demander des grâces. Non seulement les stigmates sont pour les croyants le signe évident de sa sainteté, mais il multiplie les miracles. Padre Pio apparaît en plusieurs endroits en même temps. Durant la guerre, des pilotes américains voient son visage entre les nuages. De grands malades guérissent après l'avoir vu en rêve. Cela ne met pas pour autant fin aux doutes du Vatican. Jean XXIII demande en 1960 une nouvelle enquête qui, elle aussi, conclut qu'il s'agit d'un escroc. Toutefois, Padre Pio est réhabilité en 1964 par Paul VI, et c'est Jean-Paul II qui encouragera le culte du moine capucin, après sa mort en 1968, et autorisera sa canonisation le 16 juin 2002.

Le phénomène Padre Pio est également à l'origine d'une véritable manne financière : l'hôpital qu'il a ouvert en 1956 à San Giovanni Rotondo compte aujourd'hui 1 200 lits. À cela s'ajoutent une télévision, des journaux et quinze millions de dévots à travers le monde. Sa vie aura également fait l'objet d'un film, dans lequel l'acteur interprétant Padre Pio de 30 à 80 ans a été doublé en français par Michael Lonsdale. Avec sept millions de pèlerins par an, San Giovanni Rotondo a même longtemps talonné Lourdes au hit-parade du tourisme religieux. Mais plusieurs enquêtes ont révélé des scandales financiers dans la gestion de cette bonne fortune céleste. Cependant, depuis quelques années, la ferveur est un tant soit peu retombée : les pèlerins ne sont plus «que» quatre millions et les hôteliers de San Giovanni Rotonde font grise mine. Les célébrations du jubilé réanimeront-elles la flamme ? Ce serait un nouveau miracle du moine capucin de Pietrelcina.

La célébration de Padre Pio pendant le jubilé de la Miséricorde pose problème, car on sait que ces stigmates auraient été creusées par de l'acide phénique pur qu'il réclamait et que beaucoup de ces miracles sont soit des rumeurs, soit des témoignages partiaux de se partisans et des moines de San Giovanni Rotondo, ou ont des explications rationnelles. Sans oublier son entourage des plus que douteux puisque ce sont des hommes controversés, compromis avec le fascisme ou pratiquant le marché noir dans le Paris occupé de la Seconde Guerre mondiale, enfin le monumental hôpital voulu par Padre Pio pour San Giovanni Rotondo en 1956 fut financé, grâce à une forme de captation de fonds des Nations unies destinés à la reconstruction de l'Italie qui ont été détournés. Le but réel est de retrouver la manne financière autour du Padre Pio qui a été pendant longtemps vu par l'Église comme un imposteur et un escroc.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Histoire de l'Eglise