Publié le 17 Janvier 2017

"Les chômeurs sont des oisifs" qui "coûtent cher" et n'ont "qu'à chercher du boulot", "le système d'indemnisation est trop généreux" avec eux... Vingt-cinq associations et syndicats s'attaquent aux préjugés sur les chômeurs et la précarité, dans un ouvrage à paraître jeudi comme nous le montre Marianne Rey, avec l’AFP, dans l’Express.fr ce mardi le 17 janvier 2017.

 

"Nous avons besoin de faire un travail d'éducation populaire, pour contrer les arguments qu'on peut entendre à longueur de journée", lançait ce 17 janvier au matin une représentante du mouvement altermondialiste Attac, lors de la présentation de "Chômage, précarité: halte aux idées reçues". Un livre-manifeste (éditions de l'Atelier), à paraître le 19 janvier, écrit par vingt-cinq associations et syndicats et préfacé par le réalisateur britannique engagé Ken Loach, réalisateur de "Moi, Daniel Blake".

 

"Nous ne supportons plus ces paroles de stigmatisation vis-à-vis des chômeurs, ces idées reçues véhiculées à longueur d'année, et qu'on sent venir en particulier dans le cadre de la campagne électorale", a dénoncé Thierry Kuhn, président d'Emmaüs France. Comme "entendre que les raisons du chômage, ce sont l'inefficacité des services publics, la lourdeur du code du travail, les charges qui pèsent sur les entreprises, et le pire des arguments, que c'est la faute des chômeurs eux-mêmes, alors que les politiques et décideurs économiques ont montré leur incapacité à inverser la courbe du chômage", a-t-il ajouté.

 

Parmi les autres éléments "d'imagerie populaire" déconstruits, le fait que les salariés de Pôle emploi, par leur inefficacité, ne jouent pas le rôle qui devrait être le leur, ou encore que les sans-abri sont "irrécupérables". "On peut créer de l'emploi pour les chômeurs de longue durée, à condition qu'il y ait un accompagnement individualisé, de la formation professionnelle, et que l'activité soit adaptée à la personne, dans une structure de l'économie sociale et solidaire ou de l'insertion par l'activité économique", assure Thierry Kuhn.

 

L'Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires (Apeis) s'est pour sa part chargée du chapitre sur le système d'indemnisation des chômeurs, soi-disant trop généreux. "80% des chômeurs touchent entre 1000 et 1200 euros et 15% touchent moins de 500 euros, rappelle-elle, à l'heure où la renégociation du régime d'assurance-chômage fait craindre une nouvelle baisse des droits. Ce que montrent ces chiffres sans équivoque, c'est que l'immense majorité des chômeurs sont en difficulté". L'argument selon lequel l'argent manque pour améliorer ou même seulement maintenir le système en place est balayé d'une évidence : "La société est bien plus riche aujourd'hui qu'en 1936 ou en 1945", moments où les congés payés et la Sécurité sociale ont été mis en place.

 

Le livre, tiré pour l'instant à 12 000 exemplaires, se veut un "outil" pour organiser des débats citoyens à travers le pays jusqu'à la fin mars, dans le cadre de la campagne présidentielle. Une trentaine de rencontres sont déjà programmées. "À l'issue, nous aurons peut-être l'occasion d'intervenir directement auprès des candidats aux élections pour porter nos propositions et tenter de faire progresser l'idée que les chômeurs et précaires doivent être soutenus et également être largement représentés là où se décide leur sort", a expliqué Jean-François Yon, de l'association de chômeurs MNCP, qui a coordonné l'ouvrage.

 

D'ores et déjà, certaines idées de candidats ont été écartées. Comme la "généralisation" de l'expérimentation Territoire Zéro chômeurs, voulue par Arnaud Montebourg notamment. "On n'en est pas du tout là!, a estimé le représentant d'ATD Quart-Monde, association à l'origine du dispositif. La démarche fonctionne sur du volontariat, sur une construction au niveau local, en partant du terrain". Une duplication à vitesse grand V est donc inenvisageable. L'ouvrage reste silencieux sur le revenu universel cher à Benoît Hamon. Les auteurs du livre, aux positions divergentes, n'ont pas réussi à coucher une ligne commune sur le sujet...

 

Espérons que cet ouvrage permettra d’organiser des débats citoyens à travers le pays jusqu'à la fin mars pour mettre fin aux préjugés envers les chômeurs. Il est grand temps de changer la donne.

 

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Publié le 17 Janvier 2017

Jesús Bastante nous parle dans son article sur periodistadigital.com de ce mardi 17 janvier 2017 du recueil des horreurs qu’est le nouveau livre d’Emiliano Fittipaldi, l'un des deux journalistes acquittés pour «Vatileaks II», «Lussuria» qui comprend des dizaines de cas d'abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique, tout en dénonçant l'existence d'un «système qui couvre et protège les pédophiles».

 

Fittipaldi a recueilli des entretiens avec les prêtres et les autorités judiciaires pour faire valoir l'existence de 1200 allégations crédibles de d’harcèlement sexuels envers des enfants au cours des trois dernières années. Dans certains des vingt cas d'abus sexuels présumés commis par des prêtres en Italie en 2016, Fittipaldi écrit, qu’ils ont été reconnus coupables d'abus sexuels sur mineurs sans que l'Église ne prenne aucune mesure contre eux.

 

Dans une interview avec La Repubblica, Fittipaldi fait savoir qu’il y a un impact sur ce «système» qui permet une protection pour les religieux lors d'une enquête ou une condamnation. Surtout en Italie, où, le journaliste dit qu’elle étaient liés, à plus de deux cents religieux, directement ou indirectement, avec des cas de maltraitance d'enfants au cours de ces dernières années. «Au cours des deux dernières décennies, en ne comptant que les condamnés ou ceux qui ont subi une enquête, il y a plus de 200 prêtres italiens dénoncés par des actes de luxure avec des adolescents», écrit Fittipaldi. Néanmoins, il insiste sur le fait, que dans le pays de ce scandale «n'a jamais été exploité.»

 

Fittipaldi met quelques exemples du «système» qui protège «les orques et les caisses de l'Église» en Italie. Ainsi, il montre le cas du religieux Antonello Tropea, qui «en mars 2015 a été retrouvé par la police dans une voiture avec un jeune de 17 ans» en Calabre, qu'il a rencontré à travers une «application utilisée pour les rencontres entre homosexuels.» «Suivi pour prostitution de mineurs, il continue d’exercer comme prêtre», tandis que son évêque Francesco Milito lui a conseillé, selon Fittipaldi, «d’éviter de parler à la police au sujet de ces choses.»

 

En outre, en Calabre, cette fois dans le diocèse de Locri, Fittipaldi mentionne Mgr Francesco Oliva pour souligner qu’«en 2015 il envoya son prêtre Don Francesco Rutigliano, dans paroisse à Civitavecchia (centre de l’Italie), alors que la Congrégation pour la Doctrine de Foi l’a suspendu pour quatre ans en 2011, pour «abus sexuel sur mineurs» commis entre 2006 et 2008». Fittipaldi cite aussi le religieux Franco Legrottaglie, «condamné en 2000 pour avoir abusé de deux jeunes filles, et qui en 2010 a été nommé par l'évêque émérite Rocco Talucci aumônier de l’hôpital et prêtre dans une église» d'Ostuni, une ville dans les Pouilles (sud de l’Italie).

 

La «tolérance zéro» contre la pédophilie dans l’Église souhaitée par le pape François (qui lui-même dans certains de ses choix de cardinaux, évêques et archevêques ne s’est pas montré très fin) a du plomb dans l’aile, cela est dû au cléricalisme ambiant qui préfère protéger des pervers au lieu d’aider les victimes. Une honte !

 

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Publié le 16 Janvier 2017

Mauro Lopes nous montre dans son article intitulé «O'Malley, membre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi» du dimanche 15 janvier 2017 pour periodistadigital.com que le site de la revue America, des jésuites américains, a annoncé le samedi 14 janvier la nomination de l'archevêque de Boston, le cardinal franciscain Sean P. O'Malley, en tant que membre à part entière de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Mgr O 'Malley est une personne de confiance progressiste du pape François. Le Vatican a confirmé les nouvelles autour de midi à Rome, mais ne l’a pas encore annoncé officiellement dans les chaînes d'information du Saint-Siège.

 

Le rendez-vous est tonitruant. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le successeur du Saint-Office, a toujours été dominé par les conservateurs et a promu au cours des dernières décennies, la persécution des théologiens, des prêtres et des laïcs progressistes. Le préfet de la Congrégation conservatrice le cardinal allemand Gerhard Müller, a cherché un rapprochement avec le pape au cours des derniers mois et a pris ses distances avec le groupe radical des quatre cardinaux de la "dubia" conduisant une mini rébellion contre le pape François. Avec l'arrivée à la Congrégation de Mgr O'Malley, l'équilibre des forces subit un changement historique et on se demande s’il se prépare à la succession de Mgr Müller ?

 

Un autre aspect important se dessine dans cette décision, qui a été mis en évidence par America : le cardinal O'Malley est également le président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs que le pape François instituée en 2014. Avec cette nomination, selon le Vatican lui-même, il y aura un lien direct entre la plus ancienne et la plus puissante Congrégation pour le Clergé et la Commission sur les cas de pédophilie et d'abus sexuels, jusqu'à présent très active, mais aucun pouvoir réel.

 

La décision du pape François indique clairement qu’il ne reculera pas sur les réformes et n’est même pas intimidé par la stridence conservatrice, qui mobilise ses moyens et ses ressources dans le monde entier pour lutter contre le pape. Les réformes vont aller de l’avant. Il est prévu que dans les prochaines heures une réaction furieuse des «contre-révolutionnaires», qui avaient été perplexe sur ce qu'ils considèrent comme «une trahison» du cardinal Müller, qui, dans une interview à la télévision italienne la semaine dernière a réprimandé les initiatives de cardinaux rebelles.

 

Il y a deux jours, les conservateurs ont été outrés de nouveau par la décision des évêques de Malte de soutenir Amoris Laetitia et de permettre la communion aux divorcés remariés. Malte a très peu d’importance dans le contexte du monde du catholicisme, mais pris de l’importance avec la rébellion de l'Ordre de Malte contre le pape, encouragé par son employeur, le chef du camp ultraconservateur, le cardinal Raymond Burke.

 

Cela ne risque pas de s’arranger pour les conservateurs puisque comme le montre l’article de periodistadigital.com du dimanche 15 janvier nommé «François étend la réforme de la Congrégation de Liturgie», dans lequel le pape François étend donc sa réforme controversée de la liturgie du dicastère du Vatican, avec une multitude de nouveaux conseillers après une première réorganisation qui signifiait le retrait de plusieurs cardinaux conservateurs influents. Les 17 conseillers nommés samedi comprennent des prêtres, des laïcs, hommes et deux femmes.

 

À ces experts en liturgie et en théologie sont ajoutés à 27 cardinaux et évêques nommés membres titulaires en octobre. La réorganisation signifiait le départ des traditionalistes Raymond Burke et George Pell, bien que d'autres conservateurs restent dans le corps.

 

Le bureau dirigé par le cardinal conservateur guinéen Robert Sarah a pour tâche de veiller à ce que la messe et les autres sacrements sont menés en conformité avec les directives du Saint-Siège. En juillet, le Vatican gronda publiquement le cardinal Sarah qui encouragea les prêtres à célébrer la messe dos au peuple à la congrégation, comme cela a été fait avant les modifications imposées par le Concile Vatican II.

 

Mais ces réformes peuvent-elles cacher ce qu’a révélé le journaliste Emiliano Fittipladi dans son livre Lussuria comme nous le montre le espresso.repubblica.it dans son article du lundi 16 janvier : «Ainsi, le Vatican protège les prêtres pédophiles». Trois cardinaux (le cardinal George Pell, le cardinal Francisco Errazuriz et le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga) qui ont protégé les prêtres pédophiles ont été promus en C9, le groupe de neuf cardinaux qui aident le pape François à gouverner l'Église. Quatre autres porteurs de pourpres italiens et étrangers qui n’ont pas dénoncés des prédateurs en série et qui ont cherché à protéger les caisses de l'Église à partir des demandes de réparations aux victimes. En Italie (l'évêque Francesco Oliva, le cardinal Paolo Romeole, des cardinaux de poids comme Antonelli, Bertone et Domenico Calcagno), en Espagne, en France (le cardinal Philippe Barbarin), en Belgique (l’archevêque Godfried Danneels) et en Amérique du Sud (l’archevêque Ricardo Ezzati et le nouvel évêque d’Osorno Juan Barros Madrid à propos du scandale du père Fernando Karadima) la démystification des autres évêques a été récompensée par des postes importants, ou récemment ornés de jugements canoniques discutables.

 

Les hauts prélats du monde entier continuent de couvrir les scandales sexuels au Vatican, par crainte de l’impact des médias, du système de protection des mineurs mis en place en Italie et le lobby ecclésiastique est aussi couvert par des intérêts économiques. Le système par lequel la hiérarchie ecclésiastique protège toujours les branches pourries, qui malgré une tentative légère de rompre avec lui, fonctionne à pleine capacité.

 

Le pape François devrait aussi vérifier ses choix, car ses collaborateurs ne sont pas très fiables pour bien réformer l’Église et plus particulièrement sur un dossier aussi sensible que la pédophilie dans l’Église. Des résultats fiables et des mesures concrètes permettraient à l’Église de sauver son âme. Une bonne mesure serait déjà de renvoyer tous ceux qui ont couvert ces prêtres pervers.

 

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Publié le 15 Janvier 2017

cath.ch nous montre ce samedi 14 janvier 2017 que la démarche suisse “L’Église avec les femmes” a obtenu une réponse formelle de Rome à sa lettre au pape du 25 novembre 2016. “Le pape François a pris connaissance avec attention de son contenu”, indique le courrier signé par Mgr Paolo Borgia de la Secrétairerie d’État du Saint-Siège dont kath.ch a eu copie.

 

La lettre du Vatican datée du 19 décembre confirme à l’initiatrice du projet Hildegard Aepli que sa lettre amicale du 25 novembre est bien arrivée à la Secrétairerie d’État. Dans ce courrier la théologienne présentait au pape les revendications pour “une Église avec les femmes”. Le message de Rome souligne que le pape a pris connaissance avec attention de son contenu. Il mentionne aussi le pèlerinage pédestre effectué par les femmes de Saint-Gall à Rome en été 2016.

 

Ce courrier réjouit Hildegard Aepli. Même s’il ne contient aucun élément nouveau quant aux demandes des femmes, il démontre que le thème est toujours plus brûlant dans l’Église. Elle relève aussi que dans ses douze critères pour une réforme de la curie exprimés le 22 décembre dernier, le pape François souligne au point 10 que “la valorisation du rôle de la femme et des laïcs dans la vie de l’Église est de grande importance, ainsi que leur intégration dans les rôles de conduite des dicastères.” Pour elle, le pape est “sur la même ligne que nous”.

 

La lettre des femmes du 25 novembre avait été remise en mains propres au pape par le ministre général des capucins, le Frère suisse Mauro Jöhri, à l’occasion d’une audience accordée aux supérieurs des instituts religieux.

 

Le prochain événement de la campagne “L’Église avec les femmes” aura lieu le 19 mars prochain lors de la remise à Lucerne du Prix “Herbert Haag pour la liberté dans l’Église”.

 

Le pèlerinage “l’Église avec les femmes” avait quitté St-Gall le 2 mai 2016. Huit femmes et hommes ont ainsi rejoint Rome à pied au cours d’un périple de deux mois. Le groupe était arrivé dans la ville éternelle fin juin. D’autres personnes ont accompli une ou quelques étapes du voyage en compagnie des pèlerins.

 

La démarche s’était achevée le 2 juillet avec une procession du château Saint-Ange à la basilique St-Pierre, ainsi qu’avec plusieurs célébrations, en présence des prélats Felix Gmür et Markus Büchel, respectivement évêque de Bâle et de St-Gall. La lettre avait été lue à haute voix lors de la dernière célébration dans la basilique St-Pierre, devant 500 sympathisants.

 

La démarche suisse "L'Église avec les femmes" a reçu une réponse de Rome et le pape François semble vouloir valoriser les femmes dans l’Église, mais nous ne savons pas encore de quelle façon le rôle des femmes sera mis en valeur. L’attente nous dira la suite des événements.

 

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Publié le 15 Janvier 2017

José Manuel Vidal nous montre dans son article dans periodistadigital.com ce dimanche 15 janvier 2017 qu’alors qu’il y a un froid sibérien à Rome, les gens continuent de venir en masse pour prier et écouter le pape François, qui, lors de la Journée des Migrants et des Réfugiés, implore encore une fois, "la protection, la défense et de l'intégration pour eux, surtout pour les enfants non accompagnés, exposés à de nombreux dangers". Il invite également l'Église de ne pas se faire de la publicité. Quand elle le fait, "elle perd la boussole".

 

Un engagement envers les migrants que l’Église en Italie met en avant comme le montre l’article de RFI.fr du samedi 14 janvier : "Italie : protocole d’accord avec l'Eglise pour intégrer 500 réfugiés". En Italie, l’engagement de l’Église catholique pour les migrants et réfugiés à travers ses associations, en l’occurrence Caritas, en partenariat avec la Communauté de Sant’ Egidio, se poursuit. Après une expérience de couloir humanitaire, entamée en 2016 pour plusieurs centaines de réfugiés syriens dans des camps au Liban, cette année, grâce à un protocole d’entente qui vient d’être signé avec les représentants des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, 500 réfugiés de la Corne d’Afrique seront prochainement accueillis en Italie. Leur transport, accueil et parcours d’intégration dans le pays, sera entièrement pris en charge par les associations ecclésiales.

 

Enfin, la-Croix.com dans l’article de Marie Malzac du jeudi 12 janvier intitulé «Les évêques allemands et français appellent leurs États à protéger les migrants mineurs» nous montre que les évêques d’Allemagne et de France demandent à leur deux pays de prendre la «responsabilité» de garantir les droits des migrants mineurs.

 

Si l’Église est très active en Europe au service des migrants mineurs, «il ne faut pas perdre de vue la responsabilité des organismes étatiques compétents». C’est ce que soulignent Mgr Stefan Heße (Hambourg) et Mgr Georges Colomb (La Rochelle), dans un communiqué conjoint du 11 janvier, signé en tant qu’évêques chargés dans leurs pays respectifs, la France et l’Allemagne, de la question migratoire.

 

Ce texte a été diffusé avant le dimanche 15 janvier au moment où aura lieu la Journée mondiale du migrant et du réfugié, dont le thème voulu par le pape François sera cette année celui des migrants et réfugiés mineurs, «vulnérables et sans voix». Dans son message publié en vue de cette occasion, le pape François avait souligné que ceux-ci étaient «trois fois sans défense» : parce que mineurs, parce qu’étrangers et parce que sans protection.

 

Pour les évêques, cette réalité ne peut pas laisser les chrétiens «indifférents». «Au contraire, assurent-ils, nous sommes appelés à adopter la perspective des sans-droits, à leur prêter notre voix et à défendre leur dignité (…). Chacun d’entre nous doit se demander comment il peut contribuer à ce que guérissent les blessures des mineurs migrants et à ce qu’ils trouvent dans nos pays une nouvelle patrie.»

 

La messe diffusée par Jour du Seigneur à l’église Saint-Paul à Hem ce dimanche à 10h45 qui portait la 103e Journée des Migrants et des Réfugiés avec le thème voulu par le pape François, «Mineurs, migrants, vulnérables et sans voix», durant laquelle j’étais présent était trop cadré au niveau du temps et de la mis en place, ce qui a empêché certains fidèles dont moi de communier. D’excellentes idées comme la première lecture en roumain et en arabe, et le Notre Père en araméen ont aussi apporté une touche très belle à cette messe. L’homélie du père Thierry Lamboley, jésuite de Marseille, courte et précise, a été un bel appel pour accueillir les migrants en demandant aux catholiques d’être présents pour cela, tout en disant que les réfugiés sont une chance et non une menace contrairement à ce que certains pourraient penser.

 

Espérons que le message du père Lamboley soit entendu, car nous apprenons toujours des autres si l’esprit est ouvert comme le cœur.

 

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Publié le 14 Janvier 2017

Florent Moreau dans son article pour nordeclair.fr du mercredi 11 janvier 2017 nous montre qu’après Croix le mois dernier, les caméras du Jour du seigneur s’installent ce dimanche à Hem pour diffuser la messe en direct de l’église Saint-Paul. Le dynamisme et l’ouverture des paroissiens ont séduit les responsables de l’émission.

 

Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche. Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche.

 

Alors oui, c’est du boulot, oui, ça prend du temps, mais l’essentiel est ailleurs : «C’est surtout un plaisir, un bonheur, une belle aventure !» L’homme qui parle est Jean Hagenmuller, membre de la paroisse de la Trinité, à l’origine avec d’autres de la présence ce dimanche des caméras de France 2 dans l’église Saint-Paul, et de la diffusion en direct de la messe dans l’émission Le Jour du Seigneur. Avec ses fresques, ses carrelages colorés ou encore son coin enfants, le lieu de culte ne manque pas d’atouts.

 

Mais ce qui a retenu l’attention des responsables du programme dominical est sans doute à chercher du côté du dynamisme et de la solidarité des paroissiens. «Le premier contact téléphonique a duré 1 h 30, ils ont eu un coup de cœur», raconte Jean Hagenmuller. Depuis plusieurs années, l’ancien presbytère situé à côté de l’église a été transformé afin de pouvoir accueillir une famille de Roumains, et une autre d’Irakiens, pour lesquels les fidèles se sont beaucoup mobilisés. D’où le choix du dimanche 15 janvier, journée internationale des migrants, et la réalisation d’un reportage sur ces deux familles qui sera diffusé juste avant la messe.

 

Portés par l’énergie du curé, le père Michel Clincke, plusieurs dizaines de paroissiens s’organisent donc depuis l’automne pour proposer «une messe moins classique, plus festive et plus portée sur la louange» que celle vue à Croix le mois dernier, par exemple. La musique ne sortira pas des tuyaux d’un orgue, mais sera jouée à l’aide de guitares, de flûtes ou encore de trompettes. La chorale répète plusieurs fois par mois depuis septembre, et «le curé a souhaité que le Notre Père soit prié en araméen, le langage du Christ», qu’il a donc fallu apprendre par cœur.

 

Ceci dit, la messe sera à l’image de ce qui se fait tous les dimanches : «On s’est dit qu’on voulait éviter le piège de la démonstration, assure Jean Hagenmuller. C’est-à-dire que ce n’est pas le passage à la télé qui est important, on n’est pas des acteurs de cinéma. On veut passer le sens de notre foi et de notre engagement. On veut que ce soit à la fois beau et humble.»

 

La messe démarrera à 10 h 45 dimanche, mais les fidèles sont priés de se rendre à l’église Saint-Paul dès 9 h 30. Près de 400 places sont disponibles : selon le souhait des organisateurs, il n’est pas possible de réserver sa place, et les premiers arrivés seront donc les premiers servis. Mais au cas où tout le monde n’entrait pas, une retransmission sur grand écran (avec communion) est prévue dans le centre intergénérationnel situé à 50 mètres de l’église, rue Racine.

 

Même si je n’ai pas été très content d’apprendre en pleine messe cette initiative, elle permettra aussi de voir de 10h30 à 10h45 un reportage sur le Béguinage de la Fraternité qui accueille une famille Rom et irakienne avant la messe et espérons que cela donnera l’exemple à d’autres paroisses.

 

Surtout quand Libération.fr montre dans son article du vendredi 13 intitulé Un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité»’ qu’une centaine d'organisations syndicales et associatives ont signé un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité» et dénoncer «la recrudescence des poursuites» envers les personnes venant en aide aux migrants. «Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants», pose en exergue ce manifeste intitulé «Délinquants solidaires» et ouvert aux signatures vendredi.

 

«C'est le soutien à l'ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect» explique ce texte qui a reçu la signature d'organisations syndicales comme le Syndicat de la Magistrature et l'Union syndicale Solidaires et d'association comme le Secours catholique, Emmaüs France, le Gisti, la Cimade, la LDH (Ligue des droits de l'Homme) ou encore la Fondation Abbé Pierre. Il y a un peu moins de dix jours, le procureur de Nice a requis huis mois de prison avec sursis contre l'agriculteur Cédric Herrou pour avoir aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne.

 

Enfin, Libération.fr nous montre que l’extrême droite a eu tort sur l’arrivée des réfugiés irakiens et syriens dans son article «En Allemagne, l'accueil des réfugiés a dopé l'économie», puisque l'accueil de 1,1 millions de réfugiés en 2015 et 2016 en Allemagne a stimulé l'économie, s'assimilant à un «véritable plan de relance», comme le rapporte le Monde. L'arrivée des réfugiés a ainsi entraîné une hausse des dépenses et une augmentation de la consommation. «Marcel Fratzscher, président de l'Institut économique de Berlin, estime à 0,3 % l'impact des réfugiés sur la croissance en 2016», explique le quotidien. En France, on devrait peut être voir le stimulus économique des réfugiés plutôt que les préjugés à leur encontre.

 

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Publié le 13 Janvier 2017

L’OBS nous montre que le pape François a donné vendredi 13 janvier 2016 le coup d'envoi d'une grande mobilisation de l'Église catholique avant la tenue d'un synode, assemblée des évêques, consacré aux jeunes, trois ans après le dernier synode sur la famille.

 

"Je vous ai voulus au centre de l'attention parce que je vous porte dans mon cœur", écrit le pape argentin dans une lettre aux jeunes publiée vendredi, qui accompagne un long document préparatoire à ce synode, convoqué pour octobre 2018. la-Croix.com dans son article «Le pape François aux jeunes en vue du Synode 2018 : “L’Église désire se mettre à l’écoute de votre voix”», nous montre aussi que pour le pape un monde meilleur se construit aussi grâce aux jeunes, à leur désir de changement et à leur générosité et que «L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi; voire de vos doutes et de vos critiques.»

 

Lors de cette nouvelle assemblée générale ordinaire, les évêques débattront sur "les jeunes, la foi et le discernement vocationnel", pour réfléchir aux moyens pour l'Église d'"accompagner les jeunes dans leur chemin existentiel vers la maturité". Il s'agira, entre autres, de se pencher sur la crise des vocations, alors que de moins en moins de jeunes se montrent intéressés par la prêtrise ou la vie religieuse. Le document préparatoire s'articule autour de plusieurs chapitres décrivant la situation des jeunes dans le monde d'aujourd'hui pour se terminer par un questionnaire fourni auquel les évêques du monde entier devront répondre, comme ils l'avaient fait lors du précédent synode.

 

En octobre 2014 et 2015, les deux précédents synodes, consacrés à la famille, avaient illustré les profondes divisions au sein de l'Église face aux évolutions sociétales. Les délibérations houleuses à huis clos avaient débouché en avril sur des directives du pape François sur la famille et le mariage, dans une "exhortation apostolique" de 260 pages intitulée "Amoris Laetitia" (la joie de l'amour). Le pape François y tend la main aux divorcés remariés et à tous ceux vivant "en situation irrégulière", en n'excluant plus, au cas par cas, un accès à la communion, sans remettre en cause le dogme du mariage catholique indissoluble.

 

NCRonline.org précise que Mgr Baldisseri a déclaré que les évêques devaient "se mettre au travail immédiatement" pour répondre aux questions du synode 2018. Il a également dit qu'il attend que les jeunes prennent part à la réunion en tant que vérificateurs, ce qui leur permettra de participer pleinement à l'événement, mais pas de se prononcer sur tous les documents qui sortiront de celui-ci.

 

C’est dommage, car les jeunes qui prennent part à la réunion devraient se prononcer durant ce synode sur les documents pour bâtir l’avenir de l’Église.

 

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Publié le 13 Janvier 2017

periodistadigital.com dans son article du jeudi 12 janvier 2016 nous montre qu’un groupe de prêtres allemands éminents a appelé aujourd'hui à travers une lettre ouverte dans un journal, à la fin du célibat, en faisant valoir qu'une telle une disposition les oblige à une "vieillesse solitaire".

 

Lorsque vous approchez de la vieillesse "on ressent particulièrement les effets de la vie sans partenaire et la solitude", dit un religieux, dans un article publié le jeudi 12 janvier par le journal Kölner Stadt-Anzeiger de Cologne. La lettre est signée par onze prêtres de la Rhénanie qui se plaignent du célibat obligatoire pour les prêtres catholiques. Les signataires ont fait leurs vœux comme religieux il y a plus de 50 ans et ont actuellement plus de 70 ans, expliquent-ils.

 

Dans leur lettre ouverte, ils appellent aussi à l'ouverture de la prêtrise pour les femmes et les progrès accomplis dans l’œcuménisme, ainsi que la possibilité de célébrer conjointement le sacrement de la communion des catholiques et des évangéliques. Les signataires disent aussi que la vie religieuse au début des années 60 fut décidée, "sous l’impulsion de Vatican II", puis la lamentation a ensuite repris l'Église, à la fois à Rome et dans l’évêché de Cologne, dans ce qu’ils appellent une "mentalité de bunker".

 

Ces prêtres allemands ont une vision réaliste de l’Église qui ne semble pas se rendre compte que les vieilles recettes ne marchent plus et qu’il faudrait trouver des solutions raisonnable pour en finir avec la crise des vocations.

 

Cameron Doody dans son article pour periodistadigital.com du jeudi 12 janvier intitulé "L'Ordre de Malte a annoncé qu'il ne respectera pas les ordres du pape François" nous montre aussi que l’Ordre de Malte a annoncé qu’il ne coopérera pas avec la commission d'enquête établie par le pape, en disant que son intervention par le Saint-Siège est "légalement sans propos", juridiquement "impossible" et "superflue".

 

"Compte tenu de la pertinence juridique de ce groupe et de ses conclusions ... l'Ordre a décidé qu'il ne faut pas travailler avec elle", a dit le Grand Maître de l’Ordre dans une nouvelle déclaration, ce mardi sur son site Web. Dans cette déclaration, le Grand Maître affirme que la décision de ne pas à coopérer avec l'enquête sur les circonstances du départ de son ancien chancelier, Albrecht Freiherr von Boeselager, répond à une volonté de "protéger sa souveraineté contre les initiatives dirigées durant cette enquête ou à même délimiter objectivement sa souveraineté".

 

À cette fin, la congrégation rapporte qu’elle a décidé de museler les présidents nationaux qui sont en désaccord avec la position qu'ils ont pris à travers le Grand Maître Matthew Festing et le cardinal patronus Raymond Burke. Le Grand Maître augmente encore la tension en jugeant que "le refus d'un commandement ‘d’obéissance’ ne justifie en aucune façon la participation des ‘supérieurs religieux’, d'autant plus que tous n’appartiennent pas à l'Ordre."

 

L'Ordre ne fait aucune mention, toutefois, du fait que Mgr Festing et Mgr Burke ont agi en affirmant que sa démission était ce que voulait le Saint-Siège. Une assertion qui est fausse. Enfin l'Ordre dit dans sa déclaration que "le manque de coopération avec le groupe précité ... ne peut en aucun cas être considéré comme un manque de respect." Une Assertion qu'il est difficile à croire, compte tenu de la volonté exprimée par le cardinal Parolin et Mgr Tomasi - outre le pape lui-même - qui ont mené une enquête approfondie afin de clarifier le le subterfuge de Mgr Burke et Mgr Festing pour forcer la démission de von Boeselager.

 

Pendant ce temps, les membres de la commission d’enquête du Vatican insistent qu’ils restent à l'écart d’une simple "affaire intérieure" de l'Ordre, le scandale von Boeselager est directement dû à un manque d'obéissance de leurs chefs. La Commission rappelle que son travail est "tout à fait légitime et autorisé" et qu’ils ont le droit d’informer le pape de leurs conclusions.

 

Les réformes du pape François ne seront possible que si des ordres comme l’Ordre de Malte les suivent et une bonne refonte serait bienvenue pour que ce groupe religieux ait une vision plus ouverte du monde.

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Publié le 12 Janvier 2017

Le premier débat de la primaire de gauche : un exercice périlleux pour les candidats

Comme nous le montre Le Direct de Libération.fr jeudi 12 janvier 2016 les sept candidats à la primaire organisée par le Parti socialiste s'affrontent ce soir lors d'un tout premier débat télévisé programmé avant le premier tour de ce scrutin (le 22 janvier) à l'issue encore très incertaine. Trois mois après le premier débat de la primaire de la droite, il sera diffusé à 21h00 sur TF1, LCI, Public Sénat et RTL et co-organisé par L'Obs. Au menu : les questions économiques et sociales, le terrorisme et les sujets autour de la République, de la laïcité et de l'islam de France.

 

Europe1.fr nous montre dans son article «Débat de la primaire PS : qu’ont à gagner les candidats ?», que pour Manuel Valls, ce débat tombe à point nommé pour se relancer. D’autant que l’un de ses thèmes de prédilection, la lutte contre le terrorisme, sera au menu. En s’attaquant à Marine Le Pen et François Fillon et en épargnant ses adversaires du soir, il pourra par ailleurs se poser en leader naturel de son camp. Pour Arnaud Montebourg notamment, il s’agira d’abord de faire preuve de cohérence et de maîtrise des sujets. Celui qui fut longtemps considéré comme le trublion du Parti socialiste a l’occasion de montrer qu’il a la stature d’un potentiel homme d’État. Pour Benoît Hamon, la campagne ressemble à une montée en puissance. L’ancien ministre de l’Éducation se démarque par des propositions originales, comme le revenu universel, la baisse du temps de travail ou une large part donnée à l’écologie. Il a tout intérêt à imposer ses thèmes pour se poser en élément central du débat. Ainsi, il pourrait se poser en candidat crédible au second tour.

 

Candidat surprise de cette primaire, Vincent Peillon n’est pas encore bien identifié dans cette primaire. Son programme comme sa personne restent en effet méconnus. Le débat sera l’occasion pour lui de légitimer sa candidature et de détailler quelques propositions. Cantonné à moins de 10 points dans les enquêtes d’intention de vote, il pourrait marquer de gros points jeudi soir. Pour les trois autres candidats de la primaire, il s’agira d’abord de montrer qu’ils ne sont pas là seulement pour faire de la figuration. Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche et ancienne ministre du Logement, est sans doute celle qui a le plus de certes en main. Elle devrait parler droit de vote des étrangers, légalisation du cannabis ou encore droit des femmes pour faire entendre sa différence. Pour le président du Parti écologiste François de Rugy et pour celui du Front démocrate, Jean-Luc Bennahmias, l’occasion est belle de se faire une "Jean-Frédéric Poisson". En clair, de se faire un nom.

 

Tandis que Libération.fr dans son Direct au titre évocateur : «Hollande, Macron et Valls responsable du «gâchis» de ce quinquennat, selon Hidalgo», nous montre que dans un entretien au Monde, Anne Hidalgo qui évoque «trois personnes responsables de l'immense gâchis du quinquennat qui se termine». La maire de Paris, soutien de Vincent Peillon à la primaire de la gauche, les désigne ainsi : «François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller et l'inspirateur d'une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et Manuel Valls. Ce dernier a porté une vision autoritaire allant jusqu'à soutenir, avec le président de la République, la déchéance de nationalité.» Dans le même entretien, Macron est plus tard décrit comme «l'incarnation de la reproduction sociale des élites» porteur d'une «vision très autocentrée, jacobine, colbertiste».

 

Ça bouge aussi à gauche en dehors du PS. Dans l’article de L’OBS «Jean-Luc Mélenchon annonce disposer de 517 parrainages pour la présidentielle... et un meeting en hologramme !», le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce matin disposer de "517 parrainages" lui permettant de participer à la présidentielle 2017. "Ces parrainages du coup stoppent un débat : je serai candidat quoiqu'il arrive et quelque coup de téléphone qu'on veuille me passer", a-t-il déclaré devant la presse. Le candidat a également annoncé qu'il tiendrait le 5 février un "double meeting" à Lyon, où Marine Le Pen doit réunir une convention, et à Paris sous la forme d'un hologramme. "Ce sera une première mondiale : je serai présent à Lyon personnellement et physiquement je serai présent à Paris grâce à un hologramme", a-t-il expliqué. Il a précisé avoir organisé ce meeting à Lyon, précisément contre les positions de Marine Le Pen, pour "opposer l'ouverture d'esprit, la loi du partage" à l'"obscurantisme" qu'elle représente selon lui.

 

Enfin dans «Les 5 infos de la présidentielle aujourd'hui», francetvinfo.fr montre que Jadot dévoile son programme. À la peine dans les sondages, le vainqueur de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts a présenté officiellement, mercredi, un slogan, "La France vive", et un programme ancré à gauche. Yannick Jadot propose un smic à 1800 euros, l'extension du RSA aux 18-25 ans ou encore l'ouverture de la PMA à toutes les femmes et la légalisation du cannabis. Ses objectifs écologiques sont la sortie du nucléaire en 2035, 100% d'énergies renouvelables en 2050, et de diviser par deux la production de déchets d'ici à 2030.

 

Jean-Christophe Cambadélis dans sa page Twitter (@jccambadelis) n’a pas tort : "C'est une participation massive aux primaires qui permettra la réussite de la gauche, nous devons créer une dynamique !" et que "Macron et Mélenchon ne sont forts que par l'absence d'un candidat socialiste". Attendons donc avant de dire que ces primaires sont un Congrès du PS, ou que Mélenchon et Macron sont la seule alternative à gauche, alors que le premier débat n’a pas commencé et que les primaires n’ont pas encore données leur résultat.

 

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Publié le 12 Janvier 2017

L’OBS nous montre dans son article du mercredi 11 janvier 2016 que les catholiques engagés sont plutôt à droite mais plus Charlie que Manif pour tous, partagés sur l'accueil des migrants, même à gauche. C’est ce que donne une enquête Ipsos pour le groupe de presse Bayard qui dresse un portrait complexe et subtil des "catholiques engagés".

 

Cette grande étude à paraître jeudi dans le quotidien La Croix et l'hebdomadaire Pèlerin a été réalisée sur un échantillon plus large que le segment des catholiques pratiquants. Elle concerne les "catholiques engagés", c'est-à-dire tous ceux qui "revendiquent avoir des engagements spécifiques au nom de leur foi", notamment en paroisse ou dans des mouvements. "Le travail sur les pratiquants accorde un poids déterminant à la messe, alors que son importance doit être nuancée", explique à l'AFP le sociologue Yann Raison du Cleuziou, auteur de l'étude avec son confrère Philippe Cibois.

 

Les "engagés", eux, représentent 23,4% de la population française âgée de 18 ans et plus, soit 11,8 millions. Au total, il ressort que 53,8% des Français se déclarent catholiques, et qu'1,8% vont à la messe chaque semaine. Si 18% de ces catholiques engagés disent avoir manifesté en janvier 2015 après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, ils ne sont que 6% à avoir fait de même dans les cortèges de la Manif pour tous en 2012 et 2013. Quant aux migrants, 49% des personnes interrogées veulent les "accueillir tous", 37% estimant au contraire qu'ils constituent "une menace pour l'Europe".

 

Les sociologues ont isolé six sous-catégories parmi ces "engagés". Les plus nombreux (45%) sont les "festifs identitaires", peu pratiquants, orientés vers la droite voire le FN, défiants à l'égard du pape François et hostiles aux migrants. Orientés à gauche, les "saisonniers fraternels" (26%) pratiquent, lors des grandes fêtes, et mettent en avant des valeurs d'hospitalité à l'égard des exilés.

 

On trouve aussi des "conciliaires" (14%), attachés à une Église ouverte après Vatican II, et des "observants" (7%), plus attachés à la Manif pour tous qu'à l'accueil des migrants. À gauche, les "émancipés" (4%) sont attachés à la figure d'un Christ libérateur quand les "inspirés" (4%), à droite, aiment la louange charismatique et la messe en latin, rite ancien auquel un tiers du total des engagés n'est d'ailleurs pas hostile.

 

Cette étude a été achevée fin 2016 sur la base d'une enquête réalisée en juin par Ipsos auprès de 1007 personnes représentatives des "catholiques engagés" dans la population française métropolitaine âgée de 18 ans et plus.

 

Le site de la-Croix.com met un article de Christophe de Galzain ce jeudi 12 janvier intitulé «Quel catholique êtes-vous ?», où vous pouvez faire un test pour savoir si vous êtes parmi les saisonniers, les festifs, les inspirés, les observants, les émancipés et les conciliaires. Pour moi le résultat du test est que je fais partie de la famille des conciliaires et je vois l'Église comme un hôpital de campagne. Seul problème contrairement à ce que dit l'étude, je suis de gauche, pas de droite et du centre droit, ni proche de La Manif pour tous (je vous mets le lien en dessous pour savoir de quelle famille vous faites partie).

 

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