Publié le 24 Avril 2017

La-Croix.com nous montre que le lundi 24 avril 2017 nous montre que les évêques de France lancent un appel contre le fatalisme et reviennent sur les valeurs fondamentales de l’Église afin de donner à chacun des éléments pour son discernement propre avant le second tour de l’élection présidentielle, qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron.

 

«Pour que notre démocratie ne se transforme pas en société de violence, il faut favoriser un véritable débat national sans posture, petite phrase, ni ambition personnelle». Au lendemain du premier tour, la conférence des évêques de France (CEF) n’appelle pas à voter «pour l’un ou l’autre candidat» mais redit les fondamentaux, alors que le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 7 mai, verra s’affronter Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

 

Le communiqué rappelle ainsi «certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en œuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité». Le texte détaille les critères nécessaires pour réaliser son choix : la solidarité, l’éducation, l’accueil des migrants, le projet européen, la sauvegarde de l’environnement, la famille et la dignité humaine.

 

«Aujourd’hui, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme, met en garde le texte des évêques. Notre foi chrétienne nous appelle à l’Espérance : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement.»

 

La CEF rappelle ainsi que le droit de vote, «acte citoyen, acte responsable», ne s’arrêtera pas avec le second tour de l’élection présidentielle. Après le 7 mai, «le processus démocratique (…) se prolongera dans les législatives (juin) et les sénatoriales (septembre) et dans d’autres formes de participation à la démocratie (démocratie participative locale, fonctionnement associatif)».

 

Les critères que sont la solidarité, l’éducation, l’accueil des migrants, le projet européen, la sauvegarde de l’environnement, la famille et la dignité humaine ne me portent pas sur Macron et Le Pen. Faire barrage au FN n’est ce pas ce qui a fait que le FN progresse à chaque élection. Il faudrait sans doute trouver des solutions plutôt que de continuer à faire un barrage qui commence à s’amincir.

 

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Publié le 24 Avril 2017

francetvinfo.fr dans son Direct et LeMonde.fr dans son Live Présidentielle nous montre ce lundi 24 avril que la bataille pour le second tour démarre.

 

Dimanche 23 avril, Emmanuel Macron (23,86%) et Marine Le Pen (21,43%) sont arrivés en tête du premier tour de l'élection présidentielle, selon les résultats du ministère de l'Intérieur remis à jour dans la nuit. François Fillon (19,91%), plombé par les affaires, et Jean-Luc Mélenchon (19,64%) suivent le duo de tête. Derrière, arrivent Benoît Hamon (6,35%), Nicolas Dupont-Aignan (4,73%), Jean Lassalle (1,21%), Philippe Poutou (1,10%), François Asselineau (0,92%), Nathalie Arthaud (0,65%) et Jacques Cheminade (0,18%). D'après les chiffres du ministère de l'intérieur, le taux de participation s'est établi à 78,69 %, contre 80,42 % lors du premier tour du scrutin présidentiel de 2012.

 

Si Benoit Hamon et François Fillon appellent à voter pour Emmanuel Macron au second tour tandis que Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) ont souligné l'importance de faire barrage au FN, les autres candidats éliminés ne font pas le même choix. Certains préfèrent différer leur prise de décision comme Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), quand d'autres expliquent qu'ils ne donneront pas de consigne de vote comme Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).

 

Plusieurs centaines de jeunes "antifascistes" se sont rassemblés, dimanche soir, sur la place de la Bastille à Paris, pour protester contre le résultat du premier tour. Ce face-à-face tendu avec la police a fait deux blessés. Il y a aussi eu dégradation de vitrines d'agences bancaires et d’abribus et le renversement de poubelles. Le rassemblement de place de la Bastille promettait une "nuit des barricades". Les manifestants sont venus protester contre la mascarade que représente cette élection, car pour eux tous les principaux candidats, Macron, Fillon, Le Pen, ne sont là que pour perpétuer le règne de l'oligarchie qui confisque le pouvoir et vole les richesses au peuple. Ils n'ont aucune légitimité, il y a donc une crise de représentativité grave en France.

 

Le Parti socialiste et Les Républicains ont convoqué un bureau national dès lundi matin pour faire le point après ce premier tour de l'élection présidentielle. Alors que se tient ce matin un comité politique, les poids lourds du parti tirent à boulets rouges sur François Fillon, accusé d'avoir raté une campagne imperdable. Ensuite dans le Direct de L’Express.fr Le Foll a dit ce lundi souhaiter que le Premier ministre Bernard Cazeneuve conduise la campagne des élections législatives pour le PS, après avoir "fait battre le Front national" avec un score "le plus haut possible" pour Emmanuel Macron. Comme si le gouvernement n’était pas responsable de cette claque pour le PS. Pendant ce temps, on critique Mélenchon qui a refusé de donner une quelconque consigne de vote, estimant n'avoir "reçu aucun mandat" de la part de ses militants pour le faire. Il sollicitera donc les 450 000 personnes qui ont appuyé sa candidature dans un vote électronique, qui doit indiquer le comportement à adopter au second tour. Les résultats devraient être connus ce mardi.

 

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste, a déclaré que son parti allait mener campagne contre le Front national, précisant notamment : «un tract sera publié à 4 millions d'exemplaires, des milliers de porte à porte et des centaines de réunions seront organisés». Il a conclu par une déclaration qui, compte tenu de la raclée électorale de la veille, pourra en faire sourire certains : «La bataille de France vient de débuter. Elle sera longue. Le PS y jouera tout son rôle et il sera à sa place: la première». Ça se fera sans moi.

 

Enfin, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, annonce que le bureau national du PS appelle, à l'unanimité, à voter pour le candidat d'En marche! Un choix peu difficile pour le PS qui n’a pas soutenu Benoît Hamon.

 

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Publié le 23 Avril 2017

Marie Malzac nous montre ce dimanche 23 avril 2017 que lors de la messe célébrée à Notre-Dame de Paris dimanche 23 avril, jour du premier scrutin de l’élection présidentielle, à l’intention des victimes de l’attentat survenu trois jours plus tôt, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, a exhorté la «communauté nationale» à éviter la tentation du «repli».

 

«Dans les circonstances que traverse notre pays – élections, succession d’attentats –, notre communauté nationale doit réfléchir à son attitude». Alors que touchait à sa fin la journée électorale, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, a invité dimanche les nombreux fidèles présents à Notre-Dame à «réagir» avec justesse, lors de la messe célébrée en hommage aux victimes de l’attaque des Champs-Élysées. Cet attentat, perpétré jeudi 20 avril, a causé la mort d’un policier, Xavier Jugelé. Deux autres ont été blessés.

 

«Notre communauté nationale saura-t-elle éviter le repli ? », a-t-il lancé, après avoir commenté les lectures du jour en soulignant que «Jésus donne le pouvoir de résister à l’esprit de vengeance et de division». «Parviendra-t-elle à puiser un sursaut de citoyenneté et d’unité ?, a encore demandé Mgr Jachiet. Car oui, notre communauté nationale a une mission au service de la liberté de tous, égalité de chacun et de la fraternité entre les hommes».

 

Les proches du policier tué dans l’attaque étaient présents en nombre pour participer à cette messe. Une délégation d’une soixantaine de personnes de la Préfecture de Police de Paris a pris part à cette célébration. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, toujours hospitalisé, a de son côté transmis ses prières à l’intention des victimes et de leurs proches.

 

Ce discours porte-t-il quand le FN est à 21,7 %, ce qui montre qu'une partie de la France a choisi la tentation du repli. La liberté de tous, égalité de chacun et de la fraternité entre les hommes devra se travailler, et ce sursaut citoyen ne se fera pas avec Emmanuel Macron qui n’a seulement eut que 23,9 % mais du peuple lui-même. On n’a plus rien à attendre de la politique.

 

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Publié le 22 Avril 2017

Cameron Doody dans son article du vendredi 21 avril 2017 sur periodistadigital.com nous montre que la «mobilité ascendante» est le désir de passer en dernier. Tel est le projet que veut le pape François pour tous les ordres religieux, en commençant par les Franciscains. Et cela après que les ministres généraux des quatre branches de cette famille religieuse ont demandé au souverain pontife une dérogation pour que des frères non ordonnés puissent assumer des postes d'autorité jusque-là réservées aux prêtres.

 

Cette proposition enthousiasme complètement l'évêque de Rome qui avec les Franciscains est en train d'étudier les possibilités de réaliser de ce projet. La proposition au pape ne cherche pas à remettre en question l'autorité spirituelle ou le rôle du pasteur. Elle cherche plutôt à libérer le pasteur qui peut être mis avec ses moutons et ne pas avoir à se soucier des portes et des clôtures.

 

C’est le leadership rêvé par le Poverello d'Assise lui-même, qui n'était pas un religieux mais un humble profane. Parmi tous les frères, ordonnés ou non, doit être mis en avant l'idéal de «subordination» : celle de ne pas vouloir «monter», mais d’aller «en bas». La subordination est diamétralement opposée au cléricalisme.

 

Si le pape leur accorde l’immunité, il attire dans toute l'Église un changement dans le sens d’une décléricalisation des ordres religieux et un retour à l'inspiration originelle de ses fondateurs. En plus de servir de modèle pour l'Église universelle, l'élan que la famille franciscaine donne à la décléricalisation peut même aider à unifier les quatre branches qui la compose actuellement.

 

Le pape François veut donc une unification des les frères mineurs conventuels, des capucins et du Tiers Ordre qui commence à l'Université franciscaine de Rome, avec d'autres projets pour la communion en Terre Sainte et ailleurs. Enfin le dialogue que les différents gestionnaires permettra la communion dans l’ordre. L’union est de mise.

 

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Publié le 21 Avril 2017

Dans le Récap' de Libération.fr de ce vendredi 21 mars 2017 nous montre qu’un policier a été tué et deux autres ont été blessés sérieusement jeudi soir, lors d'une fusillade à l'arme automatique sur les Champs-Elysées. L'assaillant a été abattu par la police. L'attentat a été revendiqué par le groupe État islamique. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. François Hollande a convoqué un conseil de défense ce matin à l'Elysée, et a annoncé qu'un «hommage national» serait rendu au policier. Dans cette campagne présidentielle où rien ne va, cette attaque terroriste a évidemment bouleversé la fin de campagne présidentielle (et l'émission présidentielle de France 2, dont le résumé est à lire ici). Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron ont annulé leurs déplacements. Les candidats doivent pour la plupart prendre la parole aujourd'hui. La campagne officielle s'achève ce soir à minuit.

 

Certains candidats sont plus courageux que d’autres comme nous le montre l’article du HuffingtonPost.fr : «L'actualité de l'attentat de Paris sur les Champs-Elysées rebat les cartes du dernier jour de campagne». De son côté, Benoît Hamon a rappelé la nécessité de ne pas céder au terrorisme, affirmant par la suite à l'AFP que "ce serait une grave erreur de tomber dans la peur et de mettre entre parenthèses le débat démocratique". Le vainqueur de la primaire socialiste a décidé de maintenir la prise de parole à Carmaux (Tarn) qu'il avait programmée vendredi après-midi sur les terres de Jean Jaurès, mais annulé un autre déplacement prévu à Evry dans la matinée. Jean-Luc Mélenchon maintient l'"apéro insoumis" prévu à 19h dans le quartier populaire de Ménilmontant à Paris où il doit se rendre avec le leader de Podemos, l'Espagnol Pablo Iglesias, a annoncé son entourage dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

Comme on pouvait s’attendre les favoris des sondages vont essayer reprendre pour eux les événements. Comme le montre le Direct Présidentielle de francetvinfo.fr Marine Lepen n’a pas attendu bien longtemps pour s’en servir politiquement. Elle a donné une conférence de presse à 10 heures, réclamant notamment le rétablissement des frontières et "une expulsion immédiate des fichés S étrangers", bien que l'auteur de l'attaque soit un Français, dont on ignore encore s'il était effectivement fiché S. "Tout a été fait pour que nous perdions la guerre contre le terrorisme", a-t-elle déclaré. Mais est-elle bien placée pour faire la morale au gouvernement puisque comme le montre le journaliste Nicolas Henin, spécialiste du Moyen-Orient et ex-otage en Syrie, l'inaction de Marine Le Pen en matière de terrorisme, alors qu'elle est élue au Parlement européen est plus que visible. Elle était absente au parlement européen lors d'un vote qui visait à renforcer le contrôle aux frontières de l'espace européen le 16 février 2017.

 

Libération.fr dans son Live Présidentiel nous montre que depuis son QG de campagne, François Fillon a fait lui aussi une déclaration à la suite de l'attaque des Champs-Elysées. «Nous sommes en état d'urgence et il ne sera pas levé avant longtemps», a dit le candidat LR, estimant que «l'adversaire est puissant, ses complices vivent parmi nous et à côté de nous.» Il a évoqué «le totalitarisme islamique [...] qui s'est donné pour but de détruire notre civilisation» et visé «certains [qui] n'ont semble-t-il pas encore pris totalement la mesure du mal qui nous agresse.» Puis, comme Marine Le Pen avant lui, il a profité de l'occasion pour ressortir son programme : renforcement des frontières nationales, augmentation du nombre de places de prison, budget de la défense augmenté à 2% du PIB, placement en détention de fichés S, dissolution de mouvement «se revendiquant du salafisme». Il demande aux musulmans de France «d'aider l'État à faire le ménage contre le fanatisme et l'obscurantisme».

 

Marine Le Pen et François Fillon ont fait référence aux fichés S mais le seul problème est que l’auteur de l’attentat ne l’était pas. Se taire serait préférable plutôt que de lancer des approximations. Pour LeMonde.fr à deux jours du premier tour de la présidentielle, les Français ne doivent pas céder à la panique ni s’en remettre aux candidats qui prônent la loi du Talion. Un retour à la raison qui permettra de mieux voter et de ne pas choisir les mauvais candidats à la présidence de la République.

 

Après Marine Le Pen et François Fillon, au tour d'Emmanuel Macron, candidat En Marche, de s'exprimer dans une déclaration depuis son QG de campagne comme nous le montre le Live Présidentiel de Libération.fr : «J'ai décidé d'annuler deux rassemblements publics par décence et pour ne pas mobiliser indûment nos forces de sécurité, mais j'ai décidé de ne pas suspendre la campagne pour autant», explique-t-il, estimant que ce serait une concession aux terroristes. Après les assauts sécuritaires de Marine Le Pen et François Fillon, le candidat d'En Marche engage les Français à «ne rien céder à la peur». Il appelle à «refonder une Europe qui protège», à transformer «notre société par l'école, par la culture, par le travail». C'est un peu passe partout.

 

Le Live Présidentiel de Libération.fr montre que Benoît Hamon a réagi de la bonne façon face à la récupération politique de cet attentat qui n’a pas tardé à venir. Benoît Hamon, candidat du PS à l'élection présidentielle, a jugé ce vendredi «sordide» la «surenchère politique» autour des attentats, après l'attaque des Champs-Elysées. «La démocratie ne peut pas s'arrêter, être empêchée par un acte terroriste, et le débat démocratique ira jusqu'au bout», a réagi l'ex-ministre sur RMC et BFMTV. «La surenchère, je la trouve sordide sur ces questions-là», a également déclaré le candidat du PS, visant Marine Le Pen qui a récemment déclaré qu'avec elle, les attentats de Mohammed Merah ou du Bataclan n'auraient pas eu lieu. «Ce sont les moyens qui doivent être consacrés au renseignement et à la lutte contre l'islamisme radical qui me semblent être les priorités». «Ce sont aussi des effectifs dont nous avons besoin, de mieux mailler le territoire, d'organiser des coopérations entre nos services de renseignement beaucoup plus solides qu'elles ne le sont parfois, et avec le renseignement européen», a-t-il prôné. 

 

L’OBS dans l’article «Attentats aux Champs-Elysées : Cazeneuve accuse Le Pen et Fillon d'avoir choisi "l'outrance et la division"», la réaction de Bernard Cazeneuve ne s’est pas faite attendre. Bernard Cazeneuve a accusé vendredi Marine Le Pen et François Fillon d'avoir choisi "l'outrance et la division", accusant notamment la candidate du FN à la présidentielle de chercher à "exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes", après l'attentat de jeudi soir à Paris. Marine Le Pen "cherche comme après chaque drame à en profiter pour instrumentaliser et diviser, elle cherche à exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes". Quant à François Fillon, il "préconise la création de 10 000 postes de policiers. Comment croire sur ce sujet un candidat qui lorsqu'il était Premier ministre en avait supprimé 13 000 dans les forces de sécurité intérieure ?", a accusé le Premier ministre lors d'une déclaration sur le perron de Matignon.

 

LeMonde.fr nous montre enfin dans «Benoît Hamon refuse de "céder aux terroristes"» qu’en déplacement à Carmaux, dans le Tarn, sur les terres de Jean Jaurès, Benoît Hamon est revenu sur l'attentat aux Champs-Elysées à Paris. "Nous ne céderons rien" face aux "terroristes" ni "aux intégristes antirépublicains entourant Marine Le Pen", a-t-il notamment lancé. "Je refuse de faire le cadeau aux terroristes de suspendre la démocratie quand eux le décident", a poursuivi le candidat socialiste, justifiant sa décision de poursuivre sa campagne. "C'est justement parce qu'ils haïssent ce grand moment de démocratie qu'il faut la chérir", a-t-il également affirmé. Il a ensuite évoqué Jean Jaurès qui a eu "le courage de tenir pour ses idées face aux extrémistes, même au prix de sa vie".

 

C’est une campagne présidentielle où rien ne va, où ne peut pas écouter les programmes et qui favorise une politique spectacle qui mettra en avant des personnes peu compétentes pour la présidence de la République. On a vraiment touché le fond. Quel gâchis !

 

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Publié le 20 Avril 2017

L’Express.fr nous montre ce jeudi 20 avril 2017 que deux des trois petits bergers de Fatima au Portugal, qui affirmaient avoir vu à six reprises la Vierge Marie en 1917, seront canonisés le 13 mai par le pape François sur le lieu même des apparitions, une consécration très attendue par un pays à forte tradition catholique.

 

Cent ans jour pour jour après leur première vision, Francisco Marto et sa sœur Jacinta, qui étaient alors âgés de 9 et 7 ans, deviendront ainsi les plus jeunes saints de l'histoire de l'Église catholique qui ne sont pas morts en martyrs. L'annonce, faite jeudi au Vatican par le pape argentin, a été accueillie avec ferveur au Portugal. "Le centenaire des apparitions atteindra ainsi toute sa splendeur!", a réagi l'évêque de Leiria-Fatima, Antonio Marto.

 

Issus de familles très humbles, les trois petits bergers étaient loin de pouvoir imaginer qu'ils deviendraient l'objet d'un culte dans le monde entier et que Fatima allait attirer chaque année des millions de pèlerins. Francisco, Jacinta et leur cousine Lucia dos Santos auraient vu pour la première fois la Vierge le 13 mai 1917, sur un chêne dans un champ rocheux de Cova da Iria, un miracle reconnu officiellement par l'Église catholique.

 

La cérémonie de canonisation présidée par le pape François, attendu à Fatima le 12 mai pour un voyage éclair de moins de 24 heures, aura lieu tout juste 17 ans après la béatification des deux bergers par Jean Paul II. Pour être canonisés, les bergers devaient être crédités d'un second miracle par le Vatican. C'est chose faite depuis le 23 mars. Selon le clergé portugais, il s'agit de la guérison en 2013 d'un enfant brésilien atteint de cancer.

 

Francisco est décédé en 1919 et Jacinta moins d'un an après, tous deux victimes de la "grippe espagnole" qui dévastait l'Europe. Lucia, devenue religieuse de l'Ordre des Carmélites, s'est éteinte en 2005 à 97 ans. Son procès en béatification a été initié en 2008. Pratiquement analphabètes et gardiens du maigre troupeau de leur famille, les trois bergers ont vu leur vie bouleversée quand la nouvelle des "apparitions" a commencé à faire le tour du Portugal.

 

À l'époque, ils furent à de nombreuses reprises pris à partie et accusés de sorcellerie. Même l'Église catholique mit en cause, dans un premier temps, la nature "miraculeuse" de leurs visions. Puis, en 1922, l'évêque de Leiria ordonna l'ouverture du procès canonique au sujet des apparitions mariales. Et en 1930, il finit par les déclarer dignes de foi et autorisa le culte de Notre-Dame de Fatima.

 

Encore aujourd'hui, une partie du monde catholique portugais doute de l'authenticité du miracle. "Je peux être un bon catholique et ne pas croire en Fatima, car ce n'est pas un dogme. Il est évident que Notre-Dame n'est pas apparue à Fatima", a décrété le père Anselmo Borges, préférant évoquer une "expérience religieuse intérieure" des petits bergers.

 

Selon la tradition, lors de sa dernière apparition, le 13 octobre 1917, la Vierge aurait transmis aux bergers un message divisé en trois secrets pendant une "danse du soleil", en présence d'environ 70 000 personnes. Les deux premiers secrets ont été confiés par sœur Lucia à un évêque en 1941 et rendus publics par Pie XII en 1942.

 

Le premier secret, où elle décrit "une grande mer de feu avec des démons et des âmes", évoquerait la vision de l'enfer. Le deuxième annoncerait "une guerre encore pire que celle en cours". La voyante a livré le troisième secret en 1944 à Pie XII avec la recommandation de ne le publier qu'après 1960.

 

Selon le Vatican, qui l'a révélé seulement en 2000, il contenait une vision prophétique de l'attentat perpétré contre Jean Paul II en 1981 sur la place Saint-Pierre à Rome. Puis, lors d'une visite au Portugal en 2010, son successeur Benoît XVI l'a actualisé, affirmant qu'il annonçait les "souffrances" de l'Église, secouée alors par la crise des scandales de pédophilie.

 

Mais comme le montre l’historien Luís Filipe Torgal dans son ouvrage O sol bailou ao meio dia : a criação de Fátima publié en 2011, qui vient d’être à nouveau publié au mois d’avril 2017, les «apparitions» de Fatima (1917) ont eu lieu dans l'un des moments économiques, sociaux et politiques les plus difficiles et les plus dramatiques de l'histoire du Portugal, qui pourrait bien être systématisées dans le chaos de la trilogie : «la famine, la peste et la guerre.»

 

Au cours de cette période, mais surtout, des années auparavant, avait été enregistré une offensive majeure des gouvernements républicains pour défendre la laïcité de l'État et la sécularisation de la société, qui a menacé les privilèges et les libertés de l'Église catholique. La Première Guerre mondiale éclate, dans laquelle le Portugal a eu une participation controversée et tragique. Des émeutes et des rébellions éclatent. Des épidémies aiguës de typhus et de variole ont éclaté et après prolifère une pandémie «de grippe pneumonique». Tout cela accentué par la crise économique et financière, ce qui a conduit à une inflation galopante, au manque d'approvisionnements essentiels, le rationnement, la pauvreté, la misère et la faim.

 

Dans ce contexte d'extrême d’adversité, il est apparu dans la Cova da Iria, un culte populaire spontané qui se répandit bientôt dans un pays catholique, rural, analphabète et adonné aux superstitions et à la dévotion messianique. Un culte populaire que l'Église catholique a très tôt encouragé, discipliné, encadré idéologiquement et présenté avec succès au Portugal et dans le monde.

 

Du 13 mai au 13 octobre 1917, les apparitions demandent sans cesse de faire le chapelet pour faire face aux difficiles problèmes internes, afin de mettre en avant l'inutilité du gouvernement républicain dans la solution de la crise économique. La dernière apparition dit que la guerre est sur le point de finir et donc que l'entrée dans le conflit a été une grande erreur quand le gouvernement la représentait un grand succès, ce qui n’est pas faux puisque les Portugais figuraient parmi les vainqueurs.

 

Le culte de Fatima, qui devient de moins en moins discret et spontané au cours des années 1920, comme un outil efficace au service de la rechristianisation nationale, la défense des libertés religieuses, sociales et politiques de l'Église et le rejet absolu du républicanisme démocrate, libéral et laïque et le communisme plus tard. Un tel mouvement de renouveau catholique supérieurement stimulé et contrôlé par la plus haute hiérarchie de l'Église a contribué, par ailleurs, à renverser la Première République et à soutenir jusqu'à la fin de l'Estado Novo de Salazar et Marcello Caetano.

 

Il est triste de voir que le pape encourage des apparitions qui furent de véritables manipulations de l'Église catholique pour récupérer l'espace perdu suite aux réformes de la Première République portugaise.

 

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Publié le 20 Avril 2017

Une campagne présidentielle allant sur sa fin et nous laissant sur notre faim

Plus que quelques heures avant la fin de la campagne officielle vendredi soir. Des matinales télé et radio à l’émission politique de France 2 au cours de laquelle ils seront tour à tour interviewés ce soir dans des entretiens individuels de 15 minutes qui doivent au total durer 3h30.

 

linternaute.com dans son article du jeudi 20 avril 2017 «Présidentielle 2017 : résultat du dernier sondage, un duo se détache» nous montre face à cette déferlante de soutiens pour Emmanuel Macron (la campagne se termine demain à minuit, il s'agit donc de prendre position avant), Benoit Hamon continue de faire campagne. Ses équipes se sont félicitées du rassemblement de 20 000 personnes hier soir, place de la République à Paris, lors duquel le candidat à la présidentielle a vertement attaqué l'ancien ministre de l'Economie, sans le nommer, évoquant une "novlangue creuse qui dépolitise tout, pour rendre vintage les vieilles recettes libérales et vendre du giscardisme relooké par quelques bonnes agences de communication". Il a de nouveau appelé à un vote de "conviction" plutôt qu'à un vote utile, de "stratégie" ou de "calcul", ce matin sur France Inter.

 

Il aussi comme l’a montré L’OBS dans son article «"J'aime la gauche des communistes, de Podemos, Syriza et de Bernie Sanders..." : Hamon a tenté le tout pour le tout lors de son meeting place de la République, à Paris», a déclaré sa flamme à "toute la gauche". Dans un débit de parole effréné, il a listé toutes les gauches qu'il aimait : la gauche "des communistes", "en mouvement", "la gauche qui proteste", "de Mitterrand, mais celle de Rocard aussi". "J'aime la gauche de Syriza, de Podemos" a-t-il poursuivi, pour finir sur celle "de Bernie Sanders". Une dernière démonstration dans la bataille de la présidentielle, avant le premier tour, ce dimanche 23 avril.

 

Comme on s’y attendait la secrétaire d'État en charge de l'Aide aux victimes Juliette Méadel indique au Parisien ce matin qu'elle a elle aussi choisi Emmanuel Macron pour ce premier tour de l'élection présidentielle. Ce n’est en rien étonnant comme le montre le LIVE Présidentielle 2017 dans LeMonde.fr alors que le candidat socialiste réunissait ses supporteurs place de la République à Paris, les autres composantes du Parti socialiste peaufinaient leur stratégie pour "l’après", mercredi. Cette journée de grandes manœuvres avait commencé à l’Elysée, dans la matinée, où François Hollande a réuni ses ministres et secrétaires d’État pour évoquer la situation politique. Le chef de l’État a invité ses ministres à s’exprimer et leur vote n’ira sûrement pas sur Hamon, mais cette traîtrise envers le candidat des primaires se payera cher pour les sociaux libéraux.

 

Et Manuel Valls ayant la traitrise dans le sang continue de plus belle puisqu’il avait déjà renié son engagement de la primaire fin mars, en indiquant qu'il allait voter pour Emmanuel Macron et non Benoît Hamon. Manuel Valls va encore plus loin cette semaine. L'ancien maire d'Evry a écrit aux habitants de la ville de banlieue parisienne pour les appeler à choisir Macron à leur tour. Co-signée par l'actuel maire d'Evry Francis Chouat, le courrier ne mentionne même pas le candidat du PS Benoît Hamon et donne trois arguments clés en faveur du candidat d'En Marche à l'élection présidentielle 2017. Selon eux, Emmanuel Macron veut "libérer les formidables énergies de notre pays" (terme de droite), prône un "une Europe plus juste, plus forte, plus écologique" avec la France en tête de pont et entend "renouveler en profondeur notre démocratie". Les deux élus de l'Essonne estiment également qu'Emmanuel Macron est le seul à pouvoir éviter un duel Le Pen-Fillon au second tour.

 

Le plus inquiétant est ce nous montre l’article de BFMTV.com : «Ces électeurs de Mélenchon qui sèchent sur son programme Jean-Luc Mélenchon tenait un meeting mardi à Dijon». Sur place, plus de la moitié des électeurs du candidat de la France insoumise interrogés par BFMTV n'ont pas été capables de citer une seule mesure de son programme. En gros, "Sa façon de parler", "son répondant" ou "son charisme" sont autant d'arguments suffisants à ces électeurs pour accorder leur voix au représentant de la France insoumise. Ce n’est pas suffisant pour en faire un bon président.

 

Le ridicule ne tuant pas, L’OBS nous montre dans son article «Emmanuel Macron passe 6 millions de coups de téléphone aux électeurs» que pour tenter de convaincre les électeurs, Emmanuel Macron diffuse par téléphone un message vocal préenregistré, rapporte franceinfo. Cet appel de 1 minute 30 invite à aller voter le 23 avril, et argumente sur les "bonnes raisons" d'aller voter Macron au premier tour. Cette campagne massive, souligne franceinfo, est cependant critiquée par de nombreux internautes sur les réseaux sociaux, qui y voient du harcèlement.

 

LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielle 2017 nous montre qu’invité sur RTL ce matin, le candidat de la droite et du centre a déclaré qu'il était "confiant" concernant le résultat du premier tour, dimanche : "Le terrain me rend confiant, ainsi qu'une certaine connaissance de la sociopolitique de mon pays. Il n’y a pas 55% de Français qui vont voter pour un marxiste révolutionnaire ni pour une femme d’extrême droite qui veut sortir de l’euro. Au moment de mettre le bulletin dans l’urne les Français reviendront à des choix raisonnables." Interrogé aussi sur les sensibilités de droite avec qui il compte gouverner, celui qui n'a pas caché son intention de faire entrer le mouvement Sens commun, issu de La Manif pour tous, dans son gouvernement, a-t-il déclaré, faisant notamment allusion à ceux qui, dans son camp, ont pris leurs distances avec sa campagne comme Bruno Le Maire.

 

LCI.fr dans son LIVE PRÉSIDENTIEL nous montre que pour Jean Lassalle, son élection comme président de la République aura un retentissement mondial aussi important que celle de Barack Obama en 2008. C’est un grand optimiste. Jacques Cheminade, candidat du parti Solidarité et Progrès, compte voter "blanc" au second tour de l'élection présidentielle, a-t-il déclaré. Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, ne se présentera pas une troisième fois en 2022, a-t-il annoncé sur France Info.

 

Enfin comme le montre francetvinfo.fr Marine Le Pen termine sa campagne sur un faux rythme, avec une dynamique en panne. Une situation paradoxale pour la candidate qui reste en position favorable pour le premier tour, mais qui déçoit une partie de ses partisans dans la dernière ligne droite.

 

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Publié le 19 Avril 2017

Jean-Claude Gerez, correspondant de Cath.ch en Amérique latine nous montre ce mercredi 19 avril 2016 que pour le théologien de la libération brésilien Leonardo Boff, le refus du pape François de donner une suite positive à l’invitation du Président brésilien Michel Temer est cohérent avec l’option pour les pauvres.

 

“Le pape n’avait aucune raison d’accepter l’invitation de venir au Brésil, et appuyer ainsi un dirigeant parvenu au pouvoir suite à un coup d’état judiciaire et parlementaire. Il demeure en accord avec son option pour les pauvres, pour ceux qui souffrent de violences et sont marginalisés. C’est pour cette même raison d’ailleurs que le pape François n’a pas voulu se rendre en Argentine, présidée par Mauricio Macri”, a expliqué Leonardo Boff à propos de l’invitation faite par le président Michel Temer au Saint-Père pour participer aux célébrations des 300 ans de l’apparition de Notre Dame d’Aparecida.

 

Le théologien souligne que dans le courrier adressé au président brésilien, le pape relève qu’on ne peut pas “ne pas penser à toutes les personnes, surtout les plus pauvres, qui très souvent se voient complètement abandonnées et qui payent le prix le plus amer et le plus déchirant provoqué par quelques solutions faciles et superficielles pour des crises qui vont bien au-delà de la sphère simplement financière.”

 

Le pape François montre ainsi clairement qu’il se tient au côté des victimes directement impactées par la politique du gouvernement. En venant au Brésil, il aurait légitimité cet état de fait, note Leonardo Boff. Le théologien revient aussi sur le message de soutien du pape à Dilma Roussef avant sa destitution.

 

Pour Leonardo Boff, le refus du pape de venir au Brésil va bien au-delà. “Le pape envoie un message aux gouvernements qui mènent des politiques superficielles, qui génèrent des difficultés et de l’injustice pour les pauvres.”

 

Le pape François a surtout envoyé une lettre pour dire au président Temer qu’il ne pouvait pas venir à cause d’un conflit d’horaire et qu’il devrait plutôt apporter une solution aux conflits sociaux qui touchent le Brésil et travailler pour apporter une promotion des populations les plus pauvres. Ce qui n’est pas le cas.

 

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Publié le 18 Avril 2017

Rodney Pelletier dans ChurchMilitant.com le 17 avril 2017 nous montre que dans les homélies la semaine sainte et du dimanche de Pâques, l'archevêque de la tête de l'Église d’Irlande, Diarmuid Martin, a parlé du catholicisme comme d’une «religion de la peur» et une «foi des interdictions», pour dénoncer l'Église pour sa «dureté» historique vers la communauté LGBT.

 

Dans son discours du vendredi saint à Dublin, il a fait remarquer : «Comment est-ce que l'Église et ses institutions pouvaient à divers moments de l'histoire, et pas seulement dans un passé lointain, être si critiques et traiter les gens brisés qui étaient confiés à ses soins avec une telle rigueur ?» «Comment pouvions-nous essayer d'utiliser l'enseignement et la voie de la miséricorde envers les pécheurs pour les amener à justifier ou à accepter leur exclusion sévère ?», a-t-il continué. «Pensez à tant de groupes qui ont été mal jugés : les mères célibataires qui voulaient garder un bébé qu'elles aimaient, les gays et les lesbiennes, les orphelins.» Il a poursuivi : «Nous pouvons être si critiques et blessants envers ceux que nous décidons qu’ils ont échoué et ceux qui dérivent en dehors de nos idées autodidactes de respectabilité.»

 

Et dans son homélie du dimanche de Pâques, Mgr Martin a critiqué l'Église catholique : «Nous avons créé une religion de la peur, tellement que même quand nous avons essayé de vivre une belle vie, on ne nous a jamais laissé avec une sensation de liberté.» «Pour beaucoup, le christianisme s’est transformé en une foi d'interdictions», a-t-il poursuivi. «Certaines théologies ont parlé de libérer les gens du péché, mais elles ont développé un concept de péché et de pécheur qui a rendu presque impossible pour un pécheur de se sentir lui-même ou elle-même vraiment libre. ​» L'archevêque a ajouté : «Il y avait tellement de règles que beaucoup ont été laissés avec un sens du scrupule, qui les a laissés piégés et opprimées par la culpabilité et les doutes.»

 

Mgr Diarmuid Martin a parlé dans le passé pour appuyer la protection juridique des unions civiles gays et a commenté que l'Église catholique doit changer avec le temps. Espérons que les évêques du monde entier suivent ce prélat visionnaire qui désire que l’Église accueille au lieu de fermer ses portes.

 

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Publié le 18 Avril 2017

haaretz.com dans un article du lundi 20 mars 2017 nous montre qu’avant Pâques, l'Autorité des antiquités d'Israël a ouvert son vaste cellier aux journalistes le dimanche pour un coup d'œil à des artefacts exhumés provenant de l'époque de Jésus. Les experts disent qu'ils ont encore à trouver des preuves archéologiques directes de Jésus-Christ, mais ces dernières années ils ont trouvé une foule de documents qui les aide à améliorer la compréhension des historiens sur la façon dont Jésus a peut-être vécu et est mort. «Il y a de bonnes nouvelles», a déclaré Gideon Avni, chef de la division archéologique de l'Autorité israélienne des antiquités. «Aujourd'hui, nous pouvons reconstruire de façon très précise, beaucoup de nombreux aspects de la vie quotidienne du temps du Christ.»

 

Israël est l'un des endroits les plus fouillées sur la planète. Quelque 300 récupérations ont lieu chaque année, dont environ 50 expéditions étrangères lointaines venant des États-Unis ou du Japon, dit l'Autorité des Antiquités. Environ 40 000 objets sont déterrés chaque année à Israël. Un tiers de toutes les antiquités trouvées attestent de l'ancienne présence chrétienne en Terre Sainte, a déclaré Avni. Les historiens savent maintenant combien de temps il a fallu pour voyager entre les villes et les villages où Jésus a prêché, et quoi ressemblaient ces lieux à l'époque. Avni a déclaré la connaissance sur cette période a progressé au cours des 20 dernières années. «Nous pouvons reconstruire avec précision de quoi le pays avait l'air», a-t-il dit.

 

Dans un entrepôt brillamment éclairé, 5000 m2 entassés avec des piles de cruches anciennes et de tessons de poterie, ce que l'Autorité des antiquités appelle sa «caverne d'Ali Baba» des trésors anciens, des fonctionnaires ont mis en place une simple table blanche avec des trouvailles de l'époque de Jésus. On y trouve bien conservés des gobelets en calcaire et des plats, largement utilisés par les Juifs en Terre Sainte durant cette époque dans le cadre de leur stricte pratique pour assurer la pureté rituelle de leur nourriture. Il s’y trouvait une boîte funéraire calcaire complexe décoré appartenant à un rejeton du grand prêtre Caïphe, connu dans le Nouveau Testament pour son implication dans l’arrestation de Jésus et sa livraison aux autorités romaines qui l'ont crucifié. Dans les temps anciens, les familles rassemblaient les os du défunt et de les placer dans des boîtes appelées ossuaires.

 

Ils ont également montré plus loin une réplique d'un artefact majeur situé au Musée d'Israël à Jérusalem, un os du talon percé d'un clou de fer avec des fragments de bois à chaque extrémité, découverts dans une boîte funéraire juive dans le nord de Jérusalem datant du Ier siècle après J.-C. À ce jour, il est la seule preuve trouvée d'une victime de la crucifixion romaine ensevelie selon la coutume juive. Il a aidé les archéologues à reconstituer comment a été crucifié l'homme, avec ses pieds cloués aux côtés de la croix. Avni dit sur Jésus : «peut-être a-t-il été crucifié de la même manière, contrairement à la façon dont la crucifixion est représentée dans l'art chrétien traditionnel.

 

À travers des boîtes en carton où sont marquées «os» de Bethsaïde du Nouveau Testament, un bloc de pierre massif était posé sur une caisse en bois sur le sol de l'entrepôt. La pierre porte une représentation sculptée apparente du Second Temple juif, et a été découverte en 2009 sur le site d'une ancienne synagogue sur les rives de la mer de Galilée. Les archéologues ont suggéré que Jésus peut avoir prêché dans la synagogue.

 

Avni a dit qu'il n'y a aucune raison de croire que Jésus n'a pas existé juste parce que les archéologues n’ont pas trouvé de preuves physiques se portant sur lui. «Il faut se rappeler que le Christ était un homme parmi plus d'un million de personnes vivant durant cette période en Terre Sainte», dit-il. Yisca Harani, un chercheur israélien du christianisme, a déclaré que le manque de preuves matérielles sur Jésus est un «mystère trivial». «Pourquoi est-ce que nous attendons dans l'antiquité qu'il y ait des preuves de son existence ?», dit Harani. «C'est la réalité de la vie humaine. C’est soit les dirigeants ou les militaires qui avaient leur mémoire inscrite dans la pierre et les objets.» Il dit que ce qui reste de Jésus «sont ses mots.»

 

Cette découverte a été peu mise en avant dans les médias, mais elle permet enfin de mettre pleinement en avant l’univers dans lequel a vécu Jésus et d’effacer les images saint-sulpicienne venues d’un imaginaire qui n’a pas connu le Ier siècle et le mode de vie des personnes en cette période.

 

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Publié dans #Culture biblique

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