Publié le 3 Septembre 2015

LePoint.fr nous montre dans son article du jeudi 3 septembre 2015 que François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel "ont décidé de transmettre dès aujourd'hui (à l'UE) des propositions communes pour organiser l'accueil des réfugiés" et une "répartition équitable" en Europe, a annoncé l'Élysée jeudi dans un communiqué. Les deux dirigeants, qui se sont entretenus au téléphone jeudi sur la crise des migrants, ont ainsi "décidé d'une initiative sur la situation des réfugiés qui cherchent à rejoindre l'Europe", a indiqué la présidence française.

Cette initiative vise notamment à "organiser l'accueil des réfugiés et une répartition équitable en Europe", a ajouté l'Élysée. Il s'agit aussi de "rapprocher les normes pour renforcer le système d'asile européen, assurer le retour des migrants irréguliers dans leur pays d'origine et apporter le soutien et la coopération nécessaires avec les pays d'origine et de transit".

Pour la présidence française, "l'Union européenne doit agir de manière décisive et conformément à ses valeurs". "Les tragédies succèdent aux drames" alors que "des milliers de victimes ont péri depuis le début de l'année", a-t-elle encore relevé. "Ces hommes et ces femmes, avec leurs familles, fuient la guerre et les persécutions. Ils ont besoin de la protection internationale. Elle leur est due. Les conventions de Genève élaborées au lendemain de la guerre obligent tous les pays. L'Europe doit protéger ceux pour qui elle est le dernier espoir", a insisté l'Élysée.

Et si "d'autres tentent d'améliorer leurs conditions matérielles par des voies irrégulières, ils doivent être raccompagnés, dans la dignité". Selon Angela Merkel, la France accepte de s'engager sur des quotas contraignants. "J'ai parlé ce matin au président français, la position franco-allemande que nous allons transmettre aux institutions européennes est que nous sommes d'accord que nous devons obéir à des principes de base, à savoir que ceux qui ont besoin de protection (...) la reçoivent et que nous avons besoin de quotas contraignants au sein de l'Union européenne pour nous partager les devoirs, c'est le principe de solidarité", a dit Angela Merkel dans une conférence de presse pendant sa visite à Berne, en Suisse.

Les propositions de Paris et Berlin seront "soumises" le 14 septembre à un conseil des ministres de l'Intérieur de l'UE, avant un sommet européen, a précisé François Hollande. Interrogé sur des déclarations d'Angela Merkel qui a évoqué jeudi des "quotas contraignants" au sein de l'UE pour l'accueil des réfugiés, le président Hollande n'a pas employé cette expression, préférant parler d'un "mécanisme". "L'Union européenne doit faire davantage, elle doit répartir un certain nombre de personnes qui demandent refuge", a-t-il souligné, notant que "c'est ce qui a été fait pour 40 000 Syriens" en juin. "Aujourd'hui, nous parlons de 100 000. Il est donc tout à fait nécessaire d'avoir un mécanisme qui puisse prendre la situation de chaque pays européen pour voir ce qu'il est possible de réserver comme accueil dans ce pays-là en fonction de ses caractéristiques", a-t-il détaillé.

Il est bon que Paris et Berlin rappelle à leur devoir l'Europe et notamment le Premier ministre hongrois Viktor Orban qui dans une tribune dans le FAZ a jugé que l'afflux des réfugiés en Europe, "musulmans dans leur majorité", constitue une menace pour l'identité chrétienne de l'Europe. Tout simplement ignoble. Heureusement que dans une allusion voilée à cette tribune, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré, lors d'un déplacement à Berne : "Dans la mesure où nous avons en tête des valeurs chrétiennes, alors je crois qu'il est important que la dignité de chaque être humain (...) doit être protégée partout là où elle est en danger." En réaction, le président du Conseil européen Donald Tusk, qui recevait jeudi M. Orban à Bruxelles, a déclaré alors qu'il se trouvait à ses côtés : "Je voudrais souligner que, pour moi, être chrétien en public, dans la vie sociale, signifie avoir un devoir envers ses frères dans le besoin." Être chrétien, c'est "montrer que l'on est prêt à faire preuve de solidarité" et, "pour un chrétien, cela ne devrait pas être une question de race ou de religion", a-t-il poursuivi.

Comme le montre francetvinfo.fr, il a fallu la photo choc du petit Aylan Kurdi, enfant syrien retrouvé mort sur une plage de Turquie, pour que l'Europe accélère les décisions politiques sur la question de l'accueil des migrants, car il y a des pays qui ne répondent pas à leur obligations morales comme la Hongrie. Des initiatives pourtant laissent de l'espoir comme ce collectif qui a lancé une pétition pour réclamer l'accueil de migrants en Aquitaine et Poitou-Charentes. Près de 8000 personnes ont déjà signé, selon Sud Ouest.fr.

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Publié le 3 Septembre 2015

L'EXPRESS.fr nous montre dans son article du mercredi 2 septembre 2015 que les catholiques américains, que le pape François doit rencontrer à la fin du mois lors d'une visite aux États-Unis, s'avèrent moins traditionnels qu'annoncé d'après un sondage de l'institut Pew publié mercredi.

Certes 90% d'entre eux considèrent que les couples hétérosexuels mariés sont autant à même d'élever des enfants que d'autres parents. Mais ils sont une très large majorité (83%) à considérer que les couples hétérosexuels non mariés peuvent élever des enfants, dont 48% aussi bien que les autres parents. Ils sont aussi 66% à considérer qu'un couple homosexuel peut élever des enfants, dont 43% aussi bien que les autres parents.

Les catholiques américains cautionnent en outre d'autres formes de vie en couple que le mariage qui, traditionnellement, font froncer les sourcils de leur Eglise. Quelque 86% d'entre eux considèrent comme acceptable qu'un homme et une femme cohabitent hors mariage, dont 55% jugent ce mode de vie aussi bien que les autres. Environ 70% d'entre eux considèrent que les couples hétérosexuels mariés choisissant de ne pas avoir d'enfants ont un mode de vie aussi acceptable que les autres.

Les positions se durcissent parmi les 40% de catholiques américains qui vont à la messe régulièrement : ils sont seulement 34% à juger que des enfants élevés par un couple homosexuel est un mode de vie aussi acceptable que d'autres. En outre moins de la moitié des catholiques américains considèrent l'homosexualité, la concubinage ou la contraception comme des péchés, respectivement 44%, 33% et 17%. L'Église catholique devrait autoriser les moyens de contraception, jugent 76% d'entre eux. Elle devrait aussi reconnaître les couples gays ou lesbiens, affirment 46% d'entre eux.

Le pape pourrait avoir du mal à convaincre ses pairs américains sur la nécessité de lutter contre le changement climatique. Moins d'un tiers (29%) considèrent que lutter contre le changement climatique est essentiel à leur identité catholique, alors qu'ils sont 62% à considérer qu'aider les plus pauvres est essentiel au fait d'être catholique. Quelque 41% d'entre eux estiment qu'acheter des produits de luxe sans donner aux pauvres est un péché, mais seulement 23% d'entre eux estiment que dépenser de l'énergie sans considérer l'environnement est un péché.

Le sondage a été réalisé entre le 5 mai et le 7 juin auprès de 5122 adultes, dont 1.016 se disent catholiques, avec une marge d'erreur de 1,6 point de pourcentage. Le pape François est attendu à partir du 22 septembre aux Etats-Unis, où il doit notamment participer aux VIIIe Rencontres mondiales des familles le 27 à Philadelphie (est).

C'est un sondage intéressant montrant que les catholiques n'ont pas des avis arrêtés au sujet de la morale et donne une indication au pape François avant son voyage aux États-Unis.

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Publié le 2 Septembre 2015

LePoint.fr dans son article du mardi 1er septembre 2015nous montre que l'évêque mis au ban de l'Église depuis vingt ans raconte au Point.fr son tête-à-tête avec le souverain pontife. Une "leçon de simplicité et de liberté".

Trois quarts d'heure en tête à tête avec le pape François, à la résidence Sainte-Marthe… À la sortie de cet entretien incroyable, Mgr Jacques Gaillot ne pouvait cacher son émotion. «C'est quelqu'un qui m'a donné une belle leçon de simplicité, de liberté, nous a confié l'évêque. Il ne juge pas, il ne recadre pas. Cette conversation m'encourage.»

L'ambiance de cette rencontre au Vatican avait, comme souvent avec le pape François, un côté presque surréaliste. «Nous attendions dans un salon de la résidence Sainte-Marthe, raconte le père Daniel Duigou, qui accompagnait Mgr Gaillot. On se disait que quelqu'un viendrait nous chercher pour nous accompagner dans les bureaux du pape. Et soudain, la porte s'est ouverte, et c'est le pape lui-même, seul, qui est apparu.»

Les trois hommes se retrouvent ainsi à deviser, le plus simplement du monde, «sans aucune distance, aucun protocole, aucun apparat». «Le pape a cherché du regard autour de lui un siège pour s'asseoir, poursuit Daniel Duigou. Puis il s'est adressé à Jacques et lui a dit : Nous sommes frères.» Un signe miséricordieux que le bientôt octogénaire Mgr Gaillot (il fêtera son anniversaire dans dix jours), destitué en 1995 de son diocèse d'Évreux pour ses positions iconoclastes et son activisme médiatique, attendait de «son» Église depuis vingt ans.

Les trois hommes se sont mis à «discuter à bâtons rompus pendant trois quarts d'heure en abordant tous les sujets les uns après les autres, dans un climat vraiment étonnant, témoigne l'ancien journaliste Daniel Duigou. Le pape François écoutait, le regard très vif, on sentait qu'il collait aux propos. Il s'est excusé de son mauvais français».

C'est surtout Mgr Gaillot qui parlait. «Je lui ai dit, raconte l'évêque de Parténia (un diocèse disparu au Ve siècle), qu'il m'arrivait de bénir des couples divorcés-remariés et même des couples homosexuels. J'ai ajouté : On bénit bien des maisons, on peut donc bénir des personnes. Cette phrase a fait sourire le pape. Il a abondé dans mon sens et il a dit : La bénédiction de Dieu est pour tout le monde.»

Quand est arrivée la question des migrants, pour lesquels les deux prêtres se battent depuis des années, le pape François a lâché : «Les migrants sont la chair de l'Église.»

De cet entretien, Mgr Gaillot retient un message de grande liberté. «Le pape nous a répété ce qu'il avait dit aux cardinaux, rapporte l'évêque, à savoir que le Christ frappe à la porte, de l'intérieur, pour qu'on ouvre l'Église. Il ne faut pas enfermer celui qui nous a libérés.»

Le pape François livre à travers son tête à tête avec Mgr Gaillot qu'il traite comme son "frère" un visage solidaire de ceux qui souffrent notamment les migrants et ne jugeant pas les différences. Est-ce l'image qu'il veut des évêques durant ce synode ? Nous le saurons en octobre.

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Publié le 1 Septembre 2015

BFMTV.com, et L'OBS nous montrent que le pape François a demandé mardi 1er septembre 2015 que tous les prêtres, durant le "jubilé de la miséricorde" qui débutera en décembre, accordent le pardon à tous les catholiques qui ont avorté ou provoqué l'avortement, pourvu qu'il y ait une démarche de repentir.

Dans un message adressé à l'organisateur de cette "Année Sainte" (ou jubilé), le prélat italien Rino Fischella, le pape François a détaillé diverses dispositions pour que la possibilité de voir ses fautes pardonnées (ce que permet un jubilé dans la tradition catholique) bénéficie au plus grand nombre, notamment aux malades ou aux détenus incapables de se rendre dans les cathédrales et les églises jubilaires pour faire la démarche de repentir.

Mais la disposition la plus frappante concerne l'avortement : le pape déclare avoir "décidé, nonobstant toute chose contraire, d'accorder à tous les prêtres, pour l'Année jubilaire, la faculté d'absoudre du péché d'avortement tous ceux qui l'ont provoqué, et, qui, le cœur repenti, en demandent pardon". Également pour les femmes ayant avorté, "le pardon de Dieu à quiconque s'est repenti ne peut être nié", ajoute le pape, d'autant plus, dit-il, si celles-ci demandent à recevoir le sacrement de confession.

Dans cette lettre, le pape François exprime aussi sa sensibilité à l'égard des femmes ayant avorté : "Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte". Mais, ajoute-t-il, "beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. Je pense à toutes les femmes qui ont eu recours à l’avortement".

"Je connais bien les conditionnements qui les ont conduites à cette décision. Je sais qu’il s’agit d’un drame existentiel et moral. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui portaient dans leur cœur la cicatrice de ce choix difficile et douloureux. Ce qui a eu lieu est profondément injuste", ajoute le pape François.

Depuis son élection en mars 2013, le pape François entend donner de l'Église catholique une image plus ouverte et tolérante sur les questions de société. La "miséricorde" est l’un des axes majeurs de son pontificat. "Ce n'est en aucune manière une volonté de minimiser la gravité de ce péché mais d'élargir la possibilité de clémence", a déclaré le porte-parole du Vatican Federico Lombardi.

Le pape François a bien compris que les positions de l'Église et de la société ne sont pas les mêmes au niveau des principes moraux et sociétaux, donc on peut comprendre qu'il ne désire plus parler plus en détail de sujet comme l'avortement. Ce n'est donc pas sous son pontificat que l'on verra des médecins excommuniés parce qu'ils avaient avorté une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Un fait divers survenu à Recife en 2009 qui avait bouleversé le Brésil à l'époque.

Lors du deuxième anniversaire de son élection, le 11 mars, le pape François avait annoncé la tenue d'une Année sainte extraordinaire, du 8 décembre prochain au 20 novembre 2016. Elle verra affluer des millions de pèlerins à Rome, mais sera aussi organisée dans tous les diocèses du monde.

Le pape François un pape qui est contre l'avortement, montre une certaine sensibilité pour les femmes ayant avorté ce qui est une bonne chose. Le pardon, pourquoi pas ? Mais le repentir doit venir aussi pour ceux qui ont jugé ces femmes. Ces femmes ont besoin de compréhension, car tous ne sont pas aussi ouvert et sont prompt à condamner.

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Publié le 1 Septembre 2015

Barbara Huet nous montre dans son article du lundi 31 août 2015 dans paris-normandie.fr nous montre que s’il s’agissait d’un séisme, on le chiffrerait à sept sur l’échelle de Richter... À l’initiative du pape François, Jacques Gaillot, ancien évêque d’Evreux, est reçu aujourd’hui à Rome. Vingt ans après sa brutale destitution et son «transfert» dans un diocèse fantôme, le temps de la réconciliation est-il venu ?

«Mgr Jacques Gaillot, ici le pape François»... Mais l’ancien évêque d’Evreux a fermé son portable. Le message sera enregistré à trois reprises. Incrédule, mais navré de n’avoir pas réagi plus tôt, Jacques Gaillot écrit au pape, lui indique qu’il est à sa disposition, dès qu’il sera rentré du Canada où il anime des séminaires. Très vite, une missive cachetée et manuscrite du pape lui parvient, via le nonce apostolique à Paris : «Cher frère, je viens de recevoir votre lettre et vous en remercie. Je voudrais vous rencontrer à Rome le 1er septembre à 16 h 30... Est-ce que pour vous ça va ? Fraternellement. PS : Pardonnez-moi pour mon mauvais français.» La nouvelle provoquera des crispations au sein de l’Église de France, mais réjouira les fidèles meurtris. Ainsi, vingt ans après avoir été chassé, et en 24 heures, de son diocèse ébroïcien, l’évêque est, aujourd’hui, à Rome. Est-ce le signe d’un retour en grâce du paria de l’Institution ?

Depuis son élection, en mars 2013, le pape François n’a cessé de surprendre, multipliant les prises de position en rupture avec ses prédécesseurs et réaffirmant des valeurs chères à Saint François d’Assise : une vie simple au service des pauvres. Il n’a pas hésité à malmener les cardinaux trop bien installés et s’est entouré de prélats plus sensibles aux problèmes sociaux. Parallèlement, il n’a de cesse de mettre en correspondance ses paroles et ses actes. Une qualité que tout le monde s’accorde à reconnaître à Jacques Gaillot.

Lorsqu’elle l’a chassé d’Evreux, l’Église catholique a voulu enterrer Jacques Gaillot dans les sables de Parténia, un diocèse fantôme. On ne pouvait pas totalement l’exclure car il ne s’était jamais écarté des dogmes de l’Église, mais on pouvait au moins écarter ce trublion et ses idées dérangeantes. Sur ce point, les évêques de France se sont montrés de bons soldats, «oubliant» petit à petit son existence. En vingt ans, Jacques Gaillot n’a pas été convié une seule fois à participer à la conférence épiscopale annuelle de Lourdes, lui qui est toujours évêque.

Les premières années, l’Église pensa qu’il allait craquer, faire amende honorable, renier ses convictions, demander à exister un petit peu. Il n’en fut rien. Délesté de sa charge institutionnelle, Jacques Gaillot s’est retrouvé à temps complet au chevet des malheureux, guidé par les appels aux secours des déshérités. Il fallait s’y attendre. N’avait-il pas déclaré dans sa dernière homélie à la cathédrale d’Evreux : «l’Église est appelée à être solidaire des victimes, elle doit être là où le peuple souffre. C’est là qu’elle devient crédible.»

D’un autre côté, l’éviction de l’évêque d’Evreux avait suscité de nombreuses réactions et la curie romaine avait été inondée de lettres désapprobatrices. Des personnes, blessées par ce qu’elles considèrent comme une injustice, continuent d’ailleurs toujours de se manifester, auprès du pape, du nonce apostolique ou de l’évêque de leur diocèse. Comme l’Ébroïcien et ancien professeur de lettres Jacques Gougeon qui, dans nos colonnes s’agaçait de ne pas recevoir de réponse. «De quoi ont-ils peur ?» interrogeait-il (lire notre édition du 1er février 2015).

Jacques Gaillot, lui, s’est toujours refusé à la moindre démarche personnelle. Il n’a rien demandé, ni explication, ni rencontre, et encore moins un titre honorifique, comme Rome le lui avait proposé lors de sa destitution. Cependant, en novembre 2014, il est sorti de son silence, envoyant un courrier au pape François. Non pas pour parler de lui, mais des exclus de l’Église, remerciant le Saint-Père pour «son audace évangélique» mais l’encourageant à aller plus loin.

Quelques mois se sont encore écoulés et la grande nouvelle est arrivée. Personne ne peut imaginer sur quoi débouchera cette rencontre. Mais elle est, en elle-même, un pas immense. L’Église n’a pas l’habitude de reconnaître ses erreurs, mais en extirpant Jacques Gaillot des sables de Parténia, le pape François indique que le temps de la réconciliation et de l’ouverture, est peut-être venu. Le 11 septembre Jacques Gaillot aura 80 ans. Joli cadeau d’anniversaire pour celui qui fut le plus jeune évêque de France.

C'est une excellente nouvelle de savoir que Mgr Gaillot sera accueilli à Rome par le pape François, sans doute à cause de sa proximité avec le pape pour l'engagement auprès des plus pauvres et dans un but de réconciliation.

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Publié le 31 Août 2015

LePoint.fr dans son article du 31 août 2015 nous montre que la charte de la laïcité à l'école, que les parents vont être "incités à signer" à la rentrée, aidera à désamorcer d'éventuelles difficultés, a expliqué lundi la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. "La charte est une charte qui explicite (la laïcité) et, en miroir, elle dit ce qu'elle n'est pas", a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem lors d'un déplacement à Dijon (Côte-d'or). Elle permet d'"engager un dialogue avec les parents et de repérer s'il y a difficulté." Dans ce dernier cas, le personnel enseignant pourra faire appel aux référents laïcité présents dans chaque académie, a rappelé la ministre.

Tandis que doit être mis en place l'enseignement moral et civique à partir de cette année, Najat Vallaud-Belkacem a estimé que les enseignants devaient "inciter les parents à s'impliquer". "Après les incidents de janvier, on s'est rendu compte combien la laïcité était une valeur cardinale de notre République", a-t-elle dit. "Notre faiblesse de ces dernières années a été de chercher à l'imposer plutôt que de l'expliquer". En outre, il a été demandé à tous les établissements scolaires de "célébrer cette valeur" le 9 décembre, jour du 110e anniversaire du vote de la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État. Les enseignants ne pouvant "pas être seuls à porter ces valeurs", Najat Vallaud-Belkacem a appelé chacun à prendre ses responsabilités, "les parents, les entreprises, les élus, les associations..."

Concernant la fin du menu de substitution au porc dans les cantines de certaines villes, la ministre a "invité les communes à faire preuve de responsabilité et à continuer pour l'immense majorité d'entre elles à permettre aux enfants d'avoir le choix entre deux menus".

Cette charte de la laïcité permettra que chaque parents d'élève aura la garantie qu'on ne cherchera pas à embrigader son enfant et cela peut aussi leur faire prendre conscience de l'importance de la laïcité.

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Publié le 31 Août 2015

kath.ch nous montre que le pape François a averti que les chrétiens sont superficiels lorsqu'ils ne se contentent de suivre que les règles de la foi. Cela leur fait d'eux dans l'Église des "hypocrites" a-t-il dit au cours de sa prière de l'Angélus du dimanche 30 Août à la place Saint-Pierre.

Pour le pape bien que certains catholiques suivent les règles de l'Église et l'assistent souvent dans ses services, dans leurs cœurs il leur manque la miséricorde et le vrai amour de Dieu. Ils disent du mal des autres ou négligent leur famille. Le vrai christianisme est reflété selon les paroles du pape non dans l'attitude extérieure, mais en commençant avec le cœur.

Le pape François faisait ainsi allusion dans ses remarques à un emplacement dans l'Évangile de Marc, où Jésus discutait avec les scribes et rejetait leur observation superficielle des règles religieuses.

Une bonne mise au point que devrait suivre bon nombre de chrétiens, qui manquent de miséricorde et font barrage aux autres au lieu de les accueillir.

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Publié le 30 Août 2015

actu.orange.fr nous montre que ce dimanche 30 août, après la prière de l'angélus, place Saint-Pierre, le pape est revenu sur le drame des migrants. Il a dénoncé l'horreur et la mort de 71 migrants en Autriche.

"Prions en silence pour tous les migrants qui souffrent et pour tous ceux qui ont perdu la vie". Le pape François a dénoncé dimanche la mort de 71 migrants découverts dans un camion au bord de l'autoroute Budapest-Vienne, demandant au monde une "coopération efficace" comme "des crimes qui offensent l'humanité entière". "Je m'unis à toute l'Église en Autriche dans la prière pour les 71 victimes, parmi lesquelles quatre enfants, trouvées dans un camion sur l'autoroute Budapest-Vienne. Je confie chacune d'elles à la miséricorde de Dieu", alors même que "dans ces derniers jours de nombreux migrants ont perdu la vie dans leurs terribles voyages". L'Église d'Autriche organisera lundi 31 août une célébration à la cathédrale de Vienne en mémoire de ces défunts et fera sonner toutes les cloches du pays pour alerter sur ce drame.

En plein débat mondial sur l'accueil de millions de réfugiés et d'immigrés clandestins, le pape s'oppose aux mouvements xénophobes, présents aussi parmi les catholiques, et leur recommande de se mobiliser plus que jamais pour les accueillir. Son appel est relayé notamment en Italie, où l'archevêque de Turin (nord), Mgr Cesare Nosiglia, a demandé samedi à chaque paroisse de prendre en charge cinq réfugiés.

Le pape se bat depuis son élection en 2013 contre la "mondialisation de l'indifférence" à l'égard des immigrés clandestins, dont 107 000 sont arrivés en Europe dans le seul mois de juillet. La Hongrie confirme les inquiétudes du pape en achevant la pose de la clôture de barbelés destinée à empêcher des milliers de migrants d'entrer sur son territoire.

Mais heureusement l'égoïsme n'est pas roi comme le montre Libération.fr, le Premier ministre français et les chefs de la diplomatie italienne et française se sont prononcés pour une action rapide en faveur de l’octroi de l’asile aux réfugiés, tandis que Berlin, Londres et Paris appelaient à une réunion ministérielle dans les deux prochaines semaines «pour avancer concrètement» face à la crise migratoire. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a pour sa part jugé dimanche «scandaleuse» l’attitude de certains pays de l’est de l’Europe face à la crise des réfugiés.

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Publié le 30 Août 2015

Libération.fr et LeMonde.fr nous montrent dans leurs articles du samedi 29 août 2015 nous montrent que la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a estimé samedi qu’il n’y avait pas «d’incohérence» entre la doctrine du FN et celle de l’Église catholique, lors d’un débat organisé dans le Var par le diocèse de Fréjus-Toulon.

«La doctrine du FN n’est pas en incohérence avec la doctrine de l’Église catholique», a déclaré Mme Maréchal-Le Pen, se référant à l’opposition «systématique du FN sur la sédation profonde, l’avortement ou les recherches sur les embryons».

«L’Église en aucun cas ne rejette l’idée d’une politique migratoire», a aussi pointé celle dont l’invitation par le diocèse de Fréjus-Toulon avait suscité des remous au sein des rangs chrétiens. Confiant avoir «du mal à comprendre parfois, souvent, une telle hostilité à l’égard de notre mouvement de certains évêques», elle a aussi assuré que c’était «la politique qui (avait) réactivé (sa) foi».

Participant à une table ronde sur «politique et médias», la tête de liste du FN pour les régionales en PACA a aussi estimé que la politique impliquait d’œuvrer pour «le bien commun (qui) passe nécessairement par une politique migratoire responsable», alors qu’elle était interpellée sur «les points non négociables» de la doctrine sociale de l’Église pour les chrétiens engagés en politique.

Interrogée sur les déclarations du pape François sur la nécessité de ne pas fermer la porte aux migrants, Marion Maréchal-Le Pen n’a cependant pas dévié de la ligne de son parti. Sa tante Marine Le Pen, présidente du parti, a une nouvelle fois fustigé samedi «la déferlante migratoire» et réaffirmé son objectif d’«arrêter l’immigration légale et clandestine».

«Il faut faire la distinction (entre la charité politique et la charité individuelle), et faire preuve de discernement. L’amour, la charité, c’est parfait. Mais comment vous faites, concrètement, lorsque vous avez des centaines de millions de malheureux à travers le monde et en face, un pays comme la France où l’immigration de masse pose problème, qui a 2.000 milliards d’euros de dettes? On ouvre grand les portes ?», a demandé la députée FN.

«Si on pouvait aider la terre entière, je ne dirais pas, dans un égoïsme pur, que nous ne pouvons pas», a-t-elle ajouté, assise sur une estrade posée entre deux arbres, devant une grande croix en bois, dans le parc du couvent des dominicains à Plan-d’Aups-Sainte-Baume.

«Votre doctrine n’est pas la mienne, je suis dans une doctrine de l’Église pour tous et qui accepte la diversité. Je ne confonds pas la solidarité et la charité», lui a répondu l’ancien député-maire d’Ajaccio Simon Renucci (DVG).

Le député Les Républicains (LR) de la Drôme Hervé Mariton participait à cette table ronde, en remplacement de la députée Valérie Boyer. Les organisateurs, l’Observatoire sociopolitique et le diocèse de Fréjus-Toulon, avaient choisi de débattre avec «des chrétiens ayant choisi des options politiques différentes et parfois divergentes». «Notre position comme chrétiens est de dénoncer les positions et les postures politiques qui nous semblent en contradiction avec les valeurs catholiques», a-t-il ajouté. «La Conférence des évêques de France vient de le faire récemment sur certaines positions du FN. Nous pouvons aussi élargir cette contestation à d’autres programmes et d’autres formations politiques.»

Cette invitation, la première d’un représentant du FN à un événement organisé par l’Église, divise les catholiques. La Conférence des évêques de France a pris ses distances avec cette initiative de l’évêché varois, un département qui compte un sénateur et plusieurs maires FN, et expliqué qu’elle n’engageait pas l’ensemble des évêques de France.

Il y a bien une incohérence entre catholicisme et FN, car l'Église appelle à l'accueil de l'étranger et à ne pas faire de différences. Prenons exemple sur Manuel Valls qui à La Rochelle en clôture de l'université d'été du PS, a estimé que les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis" en France et qui a cité une phrase inscrite sur le socle de la Statue de la Liberté à New York : "Donnez-moi vos pauvres, vos exténués qui, en rangs serrés, aspirent à vivre libres, le rebut de vos rivages surpeuplés, envoyez-moi ces déshérités rejetés par la tempête. De ma lumière, j'éclaire la porte d'or".

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Publié le 29 Août 2015

L'initiative de Dominique Rey fait polémique. Beaucoup, au sein de la communauté catholique, désapprouvent ces liaisons dangereuses entre le FN et l'Eglise. Francetvinfo.fr a recueilli leurs réactions ce samedi 29 août 2015.

Une digue se rompt. Marion Maréchal-Le Pen est l'invitée, samedi 29 août, des universités d'été de la Sainte-Baume, dans le Var, organisées par le diocèse de Fréjus-Toulon et son évêque Dominique Rey. Comme l'a titré Le Monde, "l'Église ne tourne plus le dos au FN". Si la Conférence des évêques de France considère n'être "pas engagée" par cette initiative "diocésaine", des catholiques s'étonnent toutefois de la tribune offerte à la députée du Vaucluse, tête de liste Front national aux régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

"Dans les années 1980-1990, l'épiscopat français condamnait clairement les idées du Front national", se souvient le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire catholique La Vie, Jean-Pierre Denis, contacté par francetv info. "Aujourd'hui, il y a un vrai débat entre les évêques qui veulent dialoguer avec tout le monde et ceux qui veulent maintenir un cordon sanitaire autour du FN." Et le journaliste de poursuivre : "On constate qu'en Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans une région où le Front national a des élus, cette stratégie du cordon sanitaire a échoué." "C'est un vrai tabou qui a été brisé", analyse le journaliste.

Une rupture pleinement revendiquée par Dominique Rey. Dans les colonnes du Figaro, l'évêque qualifie sa position de "novatrice par rapport à une forme d'oukase qui consistait à mettre à distance le parti lepéniste". Pourtant, rappelle Jean-Pierre Denis, "les catholiques pratiquants votent moins FN que l'ensemble des Français et sont moins séduits que les autres par leurs idées et leurs élus".

Au-delà de l'invitation, une surprenante caisse de résonnance est offerte à la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, en l'absence d'autres invités politiques de notoriété équivalente, déplore Elise Catonnet, travailleuse sociale et bénévole dans sa paroisse de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Cette ancienne secrétaire générale nationale de la Jeunesse ouvrière chrétienne s'indigne : '"Déjà avec la Manif pour tous, nous les catholiques de France, on a donné une image assez fermée, assez arriérée. Et on continue avec Marion Maréchal ! C'est normal de discuter avec tout le monde, mais là c'est une vraie tribune ! Il n'y a pas de contradicteur." Une impression que confirme la liste des intervenants.

Vice-président catholique de l'ACAT (Action Chrétiens Abolition Torture), Alain Gleizes dénonce, lui aussi, avec force, la décision du diocèse de Fréjus-Toulon d'offrir à la députée Front national "une tribune officielle que des chrétiens n'ont pas à lui donner". Car nombre de catholiques voient dans l'idéologie du Front national l'inverse du message chrétien. Elise Catonnet résume : "Les Évangiles appellent à accueillir l'étranger, à aller vers l'autre. Tout le contraire du FN."

Contactées par francetv info, plusieurs associations catholiques comme le Secours catholique ou le CCFD-Terre solidaire ont préféré ne pas s'exprimer sur le sujet, jugé interne à l'Église catholique. Mais le délégué général de l'ACAT, Jean-Etienne de Linares, lui, n'a pas hésité : "En tant qu'organisation chrétienne de lutte contre la torture, nous défendons l'égalité de tout homme dans la dignité. Les torturés sont toujours considérés comme des sous-hommes : ils n'ont pas la bonne religion, pas la bonne couleur de peau... Le lien avec le racisme est évident : considérer que l'autre n'a pas la même valeur que soi, c'est l'idée de base du FN. Je déplore que l'Église contribue ainsi à en faire en parti respectable."

Pour le vice-président de l'association, Alain Gleizes, le Front national "se situe aux antipodes de l'idéal chrétien : le 'prochain' du Front national est un contresens complet par rapport à celui du 'bon samaritain' des Évangiles, qui sauve un inconnu, un étranger".

Le distinguo échappera à ceux qui ignorent les divisions de l'Église catholique, mais il a sauté aux yeux des connaisseurs. Jean-Pierre Denis décrit l'évêque de Toulon comme "un franc-tireur aux positions personnelles, mais minoritaire dans l'épiscopat". Elise Catonnet souligne, elle, que Monseigneur Rey "n'est pas n'importe quel évêque".

Christian Terras, de l'hebdomadaire catholique de gauche Golias, se montre plus virulent. "Cet évêque conservateur s'est fait connaître en s'opposant au Téléthon, rappelle-t-il, parce qu'on utiliserait des cellules-souches dans la recherche contre les myopathies. Dominique Rey fait du prosélytisme pour convertir les catholiques à une vision où l'Église donnerait le sens de la vie en commun, en rupture avec la laïcité tel qu'on la vit en France. Il suffit de voir les travaux de son 'Observatoire sociopolitique'. Son objectif, c'est de permettre une réidentification de la France comme 'fille aînée de l'Eglise'."

Des idées assez proches, estime-t-il, de celles de Marion Maréchal Le Pen, "catholique qui fait le pèlerinage tradionaliste de Chartres", se positionne volontiers sur le thème de l'identité chrétienne de la France et a rejoint les rangs de la Manif pour tous (opposée au mariage des homosexuels). Contacté par francetv info, Dominique Rey n'a pas souhaité donner suite.

La réponse de l'Église, estime enfin Christian Terras, "est d'une faiblesse incroyable, d'une couardise qui ne lui fait pas honneur. La conférence épiscopale n'est pas sur ces bases-là, mais elle ne veut pas se prononcer contre un évêque. La consigne ? Pas de vagues. Mais l'Eglise perd sa crédibilité en considérant que c'est un acte isolé. Il y a d'autres évêques qui rêvent de 'reconquête', d'une France à l'identité uniquement catholique". Moins alarmiste, Jean-Pierre Denis affirme qu'il n'y a "aucune stratégie de la main tendue de l'Église au FN".

Voyant monter la pression, le porte-parole de l'épiscopat, monseigneur Olivier Ribadeau-Dumas, a accordé au quotidien La Croix une interview mi-chèvre mi-chou. Il ne condamne pas l'initiative, mais ajoute quelques bémols : "Nous pouvons inviter des responsables du FN à dialoguer, mais pour leur exprimer notre désaccord sur un certain nombre de points. Il faut rappeler la parole de l'Église, et l'importance primordiale que nous accordons à l’accueil de l’autre, quel qu’il soit." Un art tout jésuite de la langue de bois.

Il est bon de voir que les catholiques se soulèvent contre l'inacceptable. Inviter le FN est comme si on lui disait qu'il est un parti normal est contestable, puisque ce parti prône la haine de l'étranger. Et Marine Le Pen, nous a offert le beau spectacle hier des amalgames douteux que prône ce mouvement en mêlant l'immigration est le fondamentalisme islamiste.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités