Publié le 27 Janvier 2015

70 ans de la libération d'Auschwitz : La cérémonie en présence de survivants et de chefs d'État

HuffingtonPost.fr et LeParisien.fr nous montre dans leurs articles du mardi 27 janvier 2014 que les survivants de l'Holocauste et chefs d'État se sont retrouvés mardi 27 janvier à Auschwitz, 70 ans après la libération du camp d'extermination nazi, pour lancer un nouveau "Plus jamais ça".

Les premières commémorations ont commencé dès le matin, dans l'immense camp couvert de neige fraîche, au Mur de la Mort où d'anciens prisonniers se sont recueilli et ont déposé des fleurs et des cierges sur ce lieu d'exécutions bien antérieure à l'installation des chambres à gaz.

La cérémonie principale s'est tenue dans l'après-midi en présence notamment de François Hollande, des présidents allemand Joachim Gauck et ukrainien Petro Porochenko, et le secrétaire américain au Trésor Jack Lew, ainsi que les familles royales belge et néerlandaise.

La commémoration s'est ouverte avec un discours du président polonais Bronislaw Komorowski qui a déclaré que "les nazis ont transformé [son] pays en un cimetière juif, la Pologne doit s'en souvenir" puis exprimé "respect et reconnaissance" aux soldats soviétiques qui ont libéré Auschwitz. Mais dans le même discours, Bronislaw Komorowski a semblé mettre sur un pied d'égalité "les deux totalitarismes", nazi et soviétique, rappelant l'extermination à Katyn des élites polonaises par les services spéciaux de Staline.

Halina Birenbaum, rescapée du camp de concentration libéré par l'armée soviétique en 1945 après l'extermination de 1,1 million de personnes, a ensuite été la première survivante à s'exprimer à l'occasion de cette cérémonie. Elle a raconté sa séparation avec sa famille et sa découverte de l'horreur des camps. "À Auschwitz, rien ne pouvait vous rappeler quelque chose d'un tant soit peu humain". Si ce camp "a pu être créé puis fonctionner en toute légalité pendant des années, c'est que le pire est possible". "J'ai cru que j'allais être incinérée ici et que jamais je ne vivrai l'expérience de mon premier baiser. Mais, je ne sais comment, moi, jeune fille de 14 ans, j'ai survécu", a assuré Halina Birenbaum qui a connu quatre camps nazis dont Auschwitz. Émigrée en Israël en 1947, elle est devenue poétesse et écrivaine.

Après le témoignage de cette écrivaine née en 1929, deux autres survivants ont pris la parole. Kazimierz Albin a relaté l'extrême violence du camp et Roman Kent, résidant maintenant à New York, a offert un discours plus général. "Nous ne voulons pas que notre passé devienne l'avenir de nos enfants", a-t-il déclaré les larmes aux yeux. "Je veux porter un message pour le monde entier, nous devons toujours nous souvenir" pour éviter à tout prix que ce drame ne se reproduise. Il a d'ailleurs mentionné les attentats qui ont frappé Paris au début du mois de janvier. "La haine n'est jamais vertueuse" a-t-il déclaré.

L'un des "Piliers du Souvenir" — généreux donateur du Musée d'Auschwitz —, l'Américain Ronald S. Lauder, a mis en garde contre la montée de l'antisémitisme, citant notamment "les derniers événements à Paris". Évoquant l'Holocauste il a lancé une nouvelle fois l'appel devenu le leitmotiv de la cérémonie. "Ne permettez pas que cela se produise encore", a-t-il conclu.

Ont ensuite retenti le son du chofar, une corne utilisée dans les rituels israélites, des prières juives pour les défunts et une prière des représentants de l'Église catholique.

Les participants se sont rendus à pied au monument aux victimes de Birkenau quelques instants plus tard. Pour parcourir cette distance de moins d'un kilomètre la délégation a longé pendant une quinzaine de minutes une voie de chemin de fer et les baraquements réservés aux femmes à l'époque. Chacun a après pu observer une minute de silence, déposer et allumer des bougies.

Les chefs d'État et survivants ont enfin terminé la cérémonie devant l'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, couvert par une épaisse couche de neige sous une immense tente blanche. Celle-ci avait été dressée au-dessus des rails sur lesquels étaient passés les trains transportant des juifs de toute l'Europe vers les fours crématoires de Birkenau.

Les survivants d'Auschwitz exhortent le monde à ne pas permettre une répétition des crimes de l'Holocauste, espérons alors que la dans la capitale tchèque Prague, les présidents des parlements de toute l'Union Européenne qui se sont réunis avec le Congrès juif européen arrivent à publier une déclaration condamnant l'antisémitisme et les crimes haineux.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Publié le 27 Janvier 2015

BFMTV.com nous montre dans son article du mardi 27 janvier 2015 que le chef de l'État a rendu hommage mardi aux morts français d'Auschwitz-Birkenau. Devant les rescapés, il a promis que "la République n'oublierait jamais", et proposé un "plan global" de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

L'heure est à la commémoration dans le monde. Mardi matin, François Hollande s'est rendu au Mémorial de la Shoah, à Paris, pour y déposer une gerbe de fleurs à l'occasion des 70 ans de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Dans une ambiance grave, le chef de l'Etat a écrit un mot dans le livre d'or du Mémorial : "l'œuvre du Mémorial est essentielle pour notre temps. Ici, la mémoire se conjugue à la réflexion pour conjurer la barbarie et inventer l'avenir".

Devant des rescapés français du camp, François Hollande a dénoncé "le plus grand crime jamais connu et commis dans l'Humanité (...)". Puis, s'adressant aux victimes : "l'écho de votre voix ne doit pas faiblir, parce que sinon, nous périrons. Je sais ce qui vous tourmente: qui parlera des camps, et de la Shoah quand vous ne serez plus là? Je vous fais une promesse: la République n'oubliera jamais".

Le président a ensuite longuement évoqué l'attentat perpétré il y a trois semaines à Paris, dans un magasin casher de la porte de Vincennes. Quatre personnes y ont été abattues. "La montée des actes antisémites est une réalité insupportable. Ce fléau conduit certains juifs à s'interroger sur leur présence en France. La France est votre patrie. Vous leur avez donné votre talent, votre travail, votre courage. Notre pays ne serait plus la France s'il devait vivre sans vous. Si le terrorisme devait vous éloigner de la France, sa terre, sa langue, sa culture, alors le terrorisme aurait atteint son but."

Face aux menaces, François Hollande propose "des réponses fortes", la première étant la sécurité renforcée devant les écoles et établissements juifs. "Mais je veux aller plus loin", prévient-il. D'ici à la fin du mois de février, le gouvernement présentera donc "un plan global de lutte contre le racisme et l'antisémitisme". Un plan constitué de trois axes : "sécurité", "transmission" vers les jeunes générations et "régulation du numérique".

Les sanctions contre le racisme et l'antisémitisme seront renforcées. "Cela supposera de généraliser la caractérisation raciste et antisémite comme circonstance aggravante d'un délit", et de "sortir la répression de la parole raciste et antisémite du droit de la presse pour l'intégrer au droit pénal général". Pour favoriser une "prise de conscience", "des peines alternatives à valeur pédagogique seront prononcées", poursuit-il.

L'enseignement doit aussi prendre sa place dans le plan, selon François Hollande. Il considère d'ailleurs comme une "nouvelle alerte" les perturbations des minutes de silence dans certaines écoles après les attentats de Paris. "L'un des instruments pour désamorcer cette ignorance, c'est l'enseignement de l'histoire de la Shoah. Elle est au programme du CM2, de la 3e et de la 1e. Elle doit pouvoir être enseignée partout, sans restriction".

Il est grand temps de dire "Plus jamais ça" à nouveau, au moment où l'on craint une montée de l'antisémitisme en Europe. François Hollande propose des mesures pour extirper ces idées nauséabondes que sont le racisme et l'antisémitisme, pour y arriver l'éducation y jouera un rôle important pour se rappeler comme le disait Berthold Brecht que "Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde".

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Publié le 26 Janvier 2015

Libby Lane, première femme évêque de l'Eglise d'Angleterre

L'OBS nous montre que la révérende Libby Lane a été ordonnée lundi 26 janvier 2015 première femme évêque de l'Église anglicane d'Angleterre depuis sa fondation en 1534, lors d'une cérémonie historique en la cathédrale de York.

Cette femme de 48 ans avait été désignée en décembre pour inaugurer une nouvelle ère, après des siècles de prédominance masculine dans la hiérarchie cléricale. Son ordination est survenue vingt ans après l'arrivée des premières femmes prêtres en Angleterre, où elles représentent aujourd'hui près d'un tiers du clergé. Elle était attendue depuis longtemps par les modérés de l'Église d'Angleterre, souvent taxée de rétrograde face à d'autres Églises anglicanes comme celles du Pays de Galles, des États-Unis, d'Australie, du Canada ou du Swaziland, qui autorisent déjà l'ordination de femmes évêques.

Mais l'exemple de Libby Lane se heurte aussi à l'opposition d'une frange conservatrice du clergé. Pour preuve, lorsque l'archevêque de York, le Dr John Sentamu, a demandé à la congrégation si c'était leur volonté que Libby Lane soit ordonnée, le cri isolé mais sonore d'un homme a retenti dans la nef de la cathédrale d'York : "non, ce n'est pas dans la Bible!". Le porte-parole de l'Église, Arun Arora, a dit avoir reconnu le conservateur Paul Williamson comme l'auteur de ce cri et jugé qu'il était bien seul au milieu "d'un océan de voix approbatrices".

La célébration - en partie retransmise à la télévision - a eu lieu devant 2000 personnes réunies dans la somptueuse "York Minster" datant du XVe siècle, plus grand édifice gothique d'Europe du Nord. Vêtue en noir, blanc et violet, Libby Lane est officiellement devenue évêque lors du rituel d'imposition des mains, lorsque les autres évêques, une centaine, ont posé leurs paumes sur sa tête. "Faites descendre le Saint-Esprit sur votre servante Libby pour l'office et le travail d'évêque dans votre Église", a déclaré l'archevêque de York.

Vicaire dans le diocèse de Chester depuis 2007, Libby Lane, mère de deux enfants, exercera son ministère à Stockport, ville désindustrialisée du Grand-Manchester. Pour l'archevêque de Canterbury et chef de l'Église anglicane, Justin Welby, "sa présence apaisante, son sens de l'humour très vif et sa modestie lui permettront de s'en sortir brillamment dans ses nouvelles fonctions".

Elle avait été ordonnée prêtre en 1994, le même jour que son mari George, devenant l'une des premières femmes du pays à occuper cette fonction. Son ordination au rang d'évêque avait été entérinée en décembre, après des années de querelle, au nom d'un amendement baptisé "Canon 33". Il établit désormais qu'"un homme ou une femme peut être consacré à la fonction d'évêque".

Les modérés espèrent que cette évolution va redonner de l'élan à une Église qui voit ses offices fréquentés régulièrement par seulement 6% de la population. Libby Lane a expliqué avoir été encouragée par les milliers de messages reçus depuis l'annonce de sa nomination. "Nombre d'entre eux venaient de personnes qui avaient peu ou pas du tout de contact avec l'Église d'Angleterre", a-t-elle affirmé.

"C'est absolument merveilleux. Nous y travaillons depuis 1994, a déclaré à l'AFP Cynthia Dowdle, chanoine à la cathédrale de Liverpool. Il y a eu beaucoup de larmes. J'ai les poches pleines de mouchoirs". Pour Fran Wakefield, vicaire près de York, c'est "un moment historique". "J'espère que cela signifie qu'il y a une place pour absolument tout le monde au sein de l'Église, quel que soit leur statut".

Libby Lane a dit avoir conscience du défi, et du fait que tout ce qu'elle fera et dira sera guetté "par des millions" de personnes, dans un entretien sur le site internet de l'Église. "Si mon ordination encourage ne serait-ce qu'une petite fille à lever la tête et à réaliser qu'elle a des capacités et du potentiel, que son entourage n'a pas à lui dicter ce qui est possible, alors je serais vraiment honorée", a-t-elle ajouté.

Avec le renouvellement prévu cette année des évêques de Leicester, de Gloucester, d'Oxford et de Newcastle, il y a de fortes chances qu'elle ne portera pas trop longtemps la responsabilité d'être la seule femme évêque d'Angleterre.

Libby Lane est devenue évêque malgré l'opposition féroce des traditionalistes et cette ordination marque une rupture définitive et décisive de la soit disant tradition d'un sacerdoce exclusivement masculin. Sa nomination n'est pas geste symbolique, c'est un début et vu la solidarité des évêques masculins, elle ne sera pas la seule femme à obtenir ce poste.

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Publié le 26 Janvier 2015

Alexis Tsipras est nommé Premier ministre

L'OBS et L'Express.fr nous montrent dans leurs articles du lundi 26 janvier 2015 que quelques heures seulement après sa très nette victoire aux législatives, le parti anti-austérité Syriza a conclu un accord de gouvernement avec le mouvement souverainiste des Grecs indépendants. Le parti a obtenu 149 sièges, à deux sièges de la majorité absolue. Alexis Tsipras, le nouvel homme fort de la Grèce douche ainsi les espoirs des partenaires européens du pays de voir la gauche radicale assouplir ses positions sur la dette et l'austérité, comme cela aurait été le cas s'il s'était allié avec une formation pro-européenne plus conciliante comme To Potami ("La rivière") arrivée en quatrième position avec 17 sièges.

Fort de cette coalition, le leader de Syriza, Alexis Tsipras, a été officiellement nommé Premier ministre à 15 heures. Après avoir prêté serment auprès du président de la République, Carolos Papoulias, Alexis Tsipras, est devenu officiellement le nouveau Premier ministre de la Grèce. "Je servirai toujours la Grèce et l'intérêt du peuple grec", promet-il en costume bleu, sans cravate comme à son habitude, lors d'une prestation civile de serment, une première en Grèce, pays orthodoxe, où cette cérémonie revêt d'ordinaire un caractère religieux.

François Hollande a été parmi les premiers à féliciter Alexis Tsipras. Le président de la République rappelle "l'amitié qui unit la France et la Grèce et fait part à Monsieur Tsipras de sa volonté de poursuivre l'étroite coopération entre nos deux pays, au service de la croissance et de la stabilité de la zone euro, dans l'esprit de progrès, de solidarité et de responsabilité qui est au cœur des valeurs européennes que nous partageons". Il invite le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, "à se rendre rapidement à Paris", lors d'un entretien téléphonique, indique la présidence française dans un communiqué. "La France sera aux côtés de la Grèce dans cette période importante pour son avenir", afin qu'elle retrouve "le chemin de la stabilité et de la croissance", poursuit le chef de l'État, cité par la présidence française.

Le succès de Syriza a fait naître l'espoir chez les partis de gauche radicale européens. En Europe, nombreux sont ceux qui considèrent comme Pablo Iglesias que la victoire de Syriza a sonné le glas des politiques d'austérité. Mais ceux qui exigent une renégociation de la dette ou la sortie de l'euro restent minoritaires. Au Sud, les partis traditionnels comme le PD italien (Parti démocrate au pouvoir, gauche) de Matteo Renzi ou le Parti socialiste portugais d'Antonio Costa (opposition), semblent avoir intégré une partie du discours de Syriza.

Tout juste rentré de Grèce, le volcanique Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, avertit ses camarades : "Si le Parti socialiste ne change pas, il va connaître le sort du Pasok", le Parti socialiste grec, qui n'a recueilli que 4,68% des voix aux législatives. "Il y a une telle déception vis-à-vis de la politique d'austérité qui est menée en France ! On n'est pas encore au niveau de la Grèce, mais le processus est le même, on a juste deux ans de retard", s'alarme-t-il sur le site de FrancetvInfo. Selon lui, le PS "doit s'inspirer" de Syriza. "Le PS n'a que deux choix : cap à gauche ou cap vers le suicide", résume-t-il en guise d'avertissement.

Je conclurais avec Thomas Piketty. "Je pensais en 2012 qu'il aurait fallu un choc de ce type. La cure d'austérité imposée à l'Europe est une catastrophe", réagit l'économiste Thomas Piketty sur France Inter. L'économiste exprime son "espoir" que cette élection puisse faire "changer l'Europe". Nous aussi.

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Publié le 25 Janvier 2015

Libération.fr dans son article du dimanche 25 janvier 2015 montre que des milliers de manifestants munis de ballons noirs et d’affichettes «Je suis Vincent Lambert» ont défilé dimanche, à Paris, pour dénoncer, lors d’une «Marche pour la vie», «la menace de l’euthanasie à l’Assemblée nationale», a constaté une journaliste de l’AFP. Le défilé entre les places Denfert-Rochereau et Vauban a réuni entre 11 000 selon la police et 45 000 personnes d’après les organisateurs, venues de toute la France. Ce n'est pas porteur d'être pro-vie.

Pour sa 10e édition, la Marche pour la vie, traditionnellement dédiée à la dénonciation de l’avortement, a choisi de s’élever contre «la légalisation de gestes euthanasiques». Elle s’est tenue quatre jours après un débat sur la fin de vie à l’Assemblée nationale autour d’une proposition déposée par Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS), qui sera examinée en mars.

Derrière la banderole de tête «Je suis Vincent Lambert», avaient pris place Viviane Lambert, sa mère, l’avocat de cette dernière, Me Jérôme Triomphe et, en blouse blanche et stéthoscope, le neurologue Xavier Ducros, conseiller médical des parents de Vincent Lambert.

Viviane Lambert est venue «se battre» pour son fils, victime d’un grave accident de la route en 2008, atteint de lésions cérébrales irréversibles et dont elle refuse l’arrêt des soins. Les parents de Vincent Lambert sont proches de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, dont il avait souffert physiquement et moralement. Il avait finalement reniée cette dernière.

«On se bat pour Vincent mais aussi pour la société (...) Il y a une porte qui s’est ouverte. Aujourd’hui, c’est Vincent. Il n’est pas le premier et il ne sera pas le dernier», a-t-elle assuré à la presse avant le début de la manifestation. Pourtant les professeurs Marie-Germaine Bousser, Jacques Luauté et Lionel Naccache, ont fait savoir le 5 mai 2014 que Vincent Lambert a un état de conscience «en dégradation» et une communication inexistante avec son entourage. Un pronostic clinique sans réel espoir. Ne mêlons pas la société à une affaire purement familiale.

«La loi Leonetti permet l’euthanasie; c’est grave de l’introduire dans le droit sans la nommer», a renchéri le Pr Ducros. Non, elle veut juste un droit des malades incurables à une «sédation profonde et continue» jusqu'au décès.

Les organisateurs de la Marche font un lien direct entre l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et «le droit à mourir dans la dignité» qui permettrait aux malades incurables, de «bénéficier d’une sédation profonde et continue», comme proposé par Jean Leonetti et Alain Claeys. Un lien qui est bizarre, car je n'ai jamais entendu un embryon demander une sédation profonde et continue à son médecin.

«L’avortement est un permis de tuer, mis dans la loi sous couvert de la liberté des femmes, qui se poursuit aujourd’hui» avec les textes en débat, a dit Cécile Edel, présidente de Choisir la vie, un des mouvements fondateurs de la Marche. L'avortement n'est jamais une décision facile pour une femme, donc on ne peut pas la considérer comme une tueuse, sauf dans un esprit fanatique. C'est avant tout, elle qui décide, pas la société ni une religion.

«Ce n’est pas à nous de décider qui doit vivre ou mourir», explique Isabelle, une ancienne infirmière venue défiler en famille, dont sa fille trisomique de 21 ans. «Cela commence ainsi mais où s’arrête-t-on ? Ce qu’on a fait dans les camps de concentration, on risque de le faire dans les hôpitaux», lance-t-elle. Cette comparaison est des plus cynique et une scandaleuse reprise de l'Holocauste. On ne peut pas rapprocher l'avortement et l'euthanasie d'un tel événement. C'est ignoble.

La marche, animée par une sono et encadrée par une centaine de jeunes volontaires, s’est figée lors d’une minute de silence «pour les neuf millions de vie qui n’ont pas pu naître». L'embryon n'est pas un être vivant et humain en puissance puisqu'il dépend de sa mère pour se développer.

Jean-Paul, un badaud, estime qu’il assiste à «un mélange des genres». «On croit que les revendications portent sur la santé puis on voit des drapeaux à fleur de lys, des symboles de la chouannerie», constate-t-il, «ça dérive sur un mouvement droitier, d’après moi, ça les dessert».

Le mouvement, qui dit avoir reçu le soutien du pape François, a réuni l’an dernier à Paris plusieurs dizaines de milliers de personnes contre l’interruption volontaire de grossesse. Le pape ne fait pas toujours de bons choix.

La Cour européenne des droits de l’Homme a été saisie de l’affaire Vincent Lambert par ses parents notamment qui refusent une décision du conseil d’État en faveur de l’arrêt de l’alimentation et hydratation artificielles de cet homme de 38 ans, tétraplégique et en état végétatif.

Le pauvre Vincent Lambert qui malgré lui sert la cause de dangereux fanatiques capable de comparaisons douteuses avec un certain cynisme. Espérons que la Cour européenne des droits de l’Homme ne donne pas raison à cette famille qui devrait laisser partir son enfant comme il le souhaite.

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Publié le 25 Janvier 2015

Vatican Insider dans son article du samedi 24 janvier 2015 nous montre que le pape François annonce la possibilité de nouvelles "mesures législatives" pour rendre plus rapide les processus de nullité matrimoniale.

"Il ont été jusqu'ici exploré dans toutes les ressources" que l'Instruction "Dignitas connubii", destiné aux opérateurs des tribunaux locaux, "diocésain et interdiocésain", publié il y a dix ans, qui "prévoit un processus rapide, dépourvu de tout formalisme qui ne peut être une fin en soi; elle n'exclut pas pour l'avenir d'autres mesures législatives visant le même objectif", a déclaré que le pape a reçu les participants au congrès sur Dignitas connubii, où selon ce dernier il y avait ''une large participation".

"La connaissance et je dirais la pratique de la présente Instruction, a ajouté le pape, aidera également les futurs ministres des tribunaux à abréger le parcours procédural perçut par les époux comme longues et difficiles." Selon le pape François cette instruction "n'affecte pas le juge, mais elle favorise et encourage l'impartialité de son jugement, pour qu'il puisse mettre en avant les arguments pour et contre la déclaration de nullité du mariage."

La nullité des mariages même accélérée n'est pas une solution, car cela ne règle pas le problème des divorcés remariés à qui l'on demande toujours de vivre avec leurs conjoints "comme frère et sœur". Ce serait drôle, malheureusement notre hiérarchie pense pas ainsi. Ce n'est pas de petite mesurette dont l'Église a besoin mais d'une vrai réforme à ce sujet.

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Publié le 24 Janvier 2015

Vatican Insider nous montre dans son article du samedi 24 janvier 2014 que le pape François s'attaque à nouveau à la question du dialogue avec les musulmans lors de l'audience qu'il a accordé ce matin à l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (Pisai) pour marquer le 50e anniversaire de l'ouverture à Rome de l'institut fondé par les Missionnaires d'Afrique ("les Pères Blancs") après les récents attentats à Paris qui a selon lui besoin "d'un engagement à long terme et continu afin de ne pas se laisser prendre au dépourvu dans différentes situations et contextes différents", en soulignant que "Peut-être aujourd’hui plus que jamais, nous avons un tel besoin parce que l’antidote le plus efficace contre toute forme de violence est l’éducation à la découverte et à l’acceptation de la différence comme richesse et fécondité".

Comme le signale le pape François il faut aller "À l'approche de l'autre autre sur la pointe des pieds sans soulever la poussière qui obscurcit la vue". Pour arriver à cela, le pape François demande un retour aux fondamentaux (en gros professer une foi sans syncrétisme) pour générer en premier la connaissance de l'autre, tout en surmontant les préjugés et les mensonges, pour commencer à comprendre l'autre selon une nouvelle perspective, il faudra donc pour cela ne pas trahir la tâche principale de l'écoute et du dialogue.

Le pape reconnaît qu'il ya eu des progrès dans le dialogue interreligieux, également avec les fidèles de l'Islam, mais pour lui il ne faut pas seulement ce centrer sur ses acquis, car il faut continuellement comprendre et étudier la religion de l'autre. La méconnaissance amène forcément les préjugés et les idées courtes à propos d'une religions.

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Publié le 23 Janvier 2015

À Davos, Hollande appelle les décideurs économiques à «prendre» leurs «responsabilités»

20minutes.fr montre que face au terrorisme «la réponse doit être globale, internationale, partagée entre les États qui sont en première ligne, les gouvernements, mais aussi les entreprises, notamment les plus grandes, qui ont aussi à intervenir», a lancé François Hollande vendredi au Forum économique de Davos. C'est la première fois qu'un président socialiste intervenait dans cette réunion annuelle des décideurs économiques.

Quinze jours après les attaques terroristes à Paris, François Hollande a interpellé la communauté internationale pour qu'elle prenne ses responsabilités en Libye, en Syrie, en Irak, en Afrique partout où le terrorisme prospère. «La France ne peut agir seule, mais elle montrera l'exemple. La France sera en avant-garde quand ce sera nécessaire» mais «la France appelle une nouvelle fois la communauté internationale à être à la hauteur de la menace».

Devant le gotha mondial de l'économie, il a surtout exhorté les décideurs de l'économie à agir. A «couper» les «flux financiers considérables» qui alimentent le terrorisme, et donc à lutter contre le blanchiment d'argent et les paradis fiscaux. Aux entreprises numériques, il a demandé d'agir rapidement et efficacement pour mettre hors ligne tous les contenus liés au terrorisme. «Ne laissez pas agir une bête qui vous frappera» un jour.

Plus globalement, il a rappelé que parmi les terreaux du terrorisme se trouvent la pauvreté et les inégalités. Et que si les États doivent prendre leur part pour les réduire, les entreprises aussi. «Le risque le plus grand à l'échelle du monde, c'est celui des inégalités entre les pays, inégalités à l'intérieur même des pays», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que «l'économie est une réponse contre la désespérance».

Sa venue à Davos était aussi un moyen pour le chef de l'État de préparer la Conférence de Paris en décembre sur le Climat. Encore une fois, François Hollande a rappelé qu'il souhaitait un «accord contraignant». «La terre n'est ni une marchandise ni une rente, c'est un patrimoine que nous avons en commun», a-t-il lancé, demandant là aussi aux entreprises de prendre part à ce défi vers la transition énergétique. Il a demandé aux entreprises d'«investir massivement dans l'économie verte», mais aussi plaidé pour la création d'un «marché d'obligations vertes».

Sur le sujet du climat, François Hollande a déclaré que «des capitaux doivent s'investir massivement dans l'économie verte», soulignant que le fonds vert de l'ONU qui doit financer des actions contre le réchauffement climatique dans les pays émergents et pauvres n'a recueilli que 10 milliards de dollars alors que «100 sont nécessaires» chaque année. Les entreprises pourraient abonder ce fonds, a-t-il suggéré.

En conclusion, le chef de l'État a martelé que les États, comme les entreprises, doivent «prendre» leurs «responsabilités». Car «dans la lutte contre le réchauffement climatique et contre le terrorisme, beaucoup dépendra des États, mais aussi de vous», a-t-il lancé aux 2.000 personnes qui écoutaient son discours. «Il n'y aura pas de prospérité s'il n'y a pas de sécurité», a-t-il encore insisté.

Le président de la République réaliste a appelé le monde de l'économie et de la finance à apporter une réponse «globale» aux menaces terroriste et climatique. Mais avant cela il faudra lever les obstacles à la croissance et à l'emploi afin que le monde de l'économie et de la finance ne soit pas vu comme objet de désespérance et d'insécurités.

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Publié le 23 Janvier 2015

BFMTV.com dans son article du vendredi 23 janvier nous montre qu'à l'initiative de nombreuses associations musulmanes, les fidèles sont appelés à prier, ce vendredi à 13h30, pour l'avenir de la France, après les attentats de Paris. Cette prière du vendredi pourrait devenir habituelle.

Les quelque 3,5 à 5 millions de musulmans de France sont invités, ce vendredi, à prier pour la République et l'avenir de la France, après les attentats qui ont ébranlé le pays début janvier. La prière va se tenir à 13h30 dans les 2300 à 3000 mosquées et salles de prière liées à ce culte.

L'initiative vient de nombreuses associations musulmanes, dont le Rassemblement des musulmans de France (RMF), grande fédération islamique représentant environ 500 lieux de culte, qui a appelé le 17 janvier dernier la deuxième religion de France "à élever dorénavant tous les vendredis une prière pour que Dieu préserve la France".

"Nous avions déjà prié, chacun de notre côté, la semaine dernière", précise Mohammed Moussaoui, président de l'Union des mosquées de France (UMF) au Parisien. "Mais, cette fois-ci, ce sont l'ensemble des musulmans qui vont se mobiliser pour ne parler que d'une seule voix."

Lundi, la Grande Mosquée de Paris, dont le recteur, Dalil Boubakeur, préside le Conseil français du culte musulman (CFCM), avait précisé à son tour qu'elle partageait l'appel à dire désormais lors de chaque grande prière du vendredi une "invocation de paix et de bénédiction pour la France" dans les mosquées.

Depuis les attentats, la communauté musulmane est régulièrement prise pour cible. Dans un bilan revu à la hausse, ce vendredi, près de 128 actes antimusulmans ont été recensés en France depuis le 7 janvier, soit presque autant que sur toute l'année 2014, selon le dernier bilan de l'Observatoire national contre l'islamophobie.

Les musulmans montrent que leur religion s'intègre parfaitement à la société française et qu'il y ont parfaitement leur place, malheureusement il y aura toujours des personnes qui essayeront des prendre des événements graves pour montrer qu'ils n'aiment pas la France qui accueille et qui reconnaît à tous ces citoyens la même valeur en dehors de toute origine, différence et religion. S'en prendre à des mosquées montre le niveau de ces gens.

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Publié le 22 Janvier 2015

france3-regions.francetvinfo.fr dans son article du jeudi 22 janvier 2014 nous montre que le pape François a accepté la démission de l'évêque de Quimper Jean-Marie Le Vert. Il a annoncé jeudi le diocèse, qui avait évoqué en mai 2014, lors de la suspension de ce dernier, "des tensions" au sein de l'évêché.

Mgr Le Vert va rejoindre Bordeaux pour une "collaboration pastorale temporaire", a précisé le diocèse de Quimper et Léon dans un communiqué, expliquant que le prélat avait "exprimé le désir de disposer d'un temps pour refaire ses forces, dans l'attente d'une nouvelle nomination".

En mai 2014, le pape avait suspendu Mgr Le Vert "pour raison de santé", avait annoncé la Conférence des évêques de France (CEF). Le diocèse avait évoqué des "tensions" sans plus de précision. Un mois plus tôt, l'un des deux vicaires généraux du diocèse avait démissionné, pour "des problèmes de fatigue morale", selon le délégué épiscopal à l'information du diocèse de Rennes, Jelle Lemaître, qui avait lui aussi laissé entendre que des tensions avaient éclaté au sein du diocèse, sans en dire non plus davantage.

Ces tensions ne sont pas étonnantes car la Mgr Le Vert vient de la Communauté Saint-Martin, des prêtres en soutane qui sont identitaires sur le plan de la visibilité extérieure (le port de la soutane), et qui préconisent une affirmation des principes du christianisme dans le monde contemporain, une évangélisation franche, voire démonstrative, en plein espace public. Problème de santé ? Non, plutôt un problème pastoral.

Comme le montre ouest-france.fr, Mgr Philippe Gueneley continue sa fonction d'administrateur apostolique jusqu'à l'installation d'un nouvel évêque dans le diocèse de Quimper et Léon. Espérons qu'après lui vienne un évêque un peu plus ouvert, car les choix d'évêques de Jean-Paul II et Benoît XVI ne se sont pas avérés fameux.

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