Publié le 22 Novembre 2014

L'article de Vatican Insider du samedi 22 novembre 2014 nous montre que le pape François a reçu dans la salle Clémentine les participants au troisième congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles réunis sur le thème "La joie de l'Evangile, une joie missionnaire", organisé par le Conseil Pontifical pour les Laïcs.

Le pape François a demandé aux 350 personnes présentes, que "pour parvenir à la maturité de l'Église", il faut "préserver et maintenir la fraîcheur du charisme, respecter la liberté des gens et toujours chercher la communion, il ne faut pas oublier que la conversion doit être missionnaire". "Nous devons, dit-il, toujours revenir aux sources du charisme pour relever les défis."

"Allez, sans chercher le spectacle", a déclaré le pape, au pied levé, aux participants du congrès, après avoir rappelé qu'"un progrès moral ou spirituel atteint en misant sur l'immaturité de gens est un succès apparent, destiné au naufrage." Car "Chaque personne a son temps : elle chemine à son rythme, et nous devons l’accompagner".

Enfin, le pape François rappelle "l'importance de la communion", "parce que, dit-il, le frère vaut beaucoup plus que nos positions personnelles à son sujet : pour lui le Christ a versé son sang pour que nos idées ne soient pas venues pour rien", et donc la "vraie communion, ne peut alors pas exister dans un mouvement ou une nouvelle communauté, si elle ne s'intègre pas dans la communauté plus large qu'est notre sainte Mère l'Église."

Belle mise au point du pape François qui démontre de façon subtile les limites des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles. Il souhaite probablement que ces mouvements suivent un autre chemin plus profond et stratégique et pas seulement émotionnel.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 21 Novembre 2014

Libération.fr nous montre que le pape François a dit le jeudi 20 novembre 2014 devant la FAO redouter que la planète ne «s’autodétruise», par la surexploitation de ses ressources naturelles, tout en rappelant aux États leurs devoirs envers les «affamés».

«Il faut à nouveau protéger la terre pour éviter qu’elle ne s’autodétruise», a déclaré le pape devant la reine Letizia d’Espagne et un parterre de ministres rassemblés au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à l’occasion d’une conférence internationale sur la nutrition.

«Tandis qu’on parle de nouveaux droits, l’affamé est au coin de la rue à demander d’être inclus dans la société et d’avoir le pain quotidien. C’est la dignité qu’il demande et pas l’aumône», a également affirmé le pape, dont c’était la première visite à la FAO, qui a son siège à Rome.

«Les personnes qui manquent du pain quotidien, en sont réduits à lutter pour survivre au point de ne plus se préoccuper de vie sociale ni de rapports familiaux», a-t-il observé, évoquant la dissolution des liens sociaux qui résulte de la faim.

L’Église catholique, a-t-il argumenté, entend «aider à adopter des critères en mesure de développer un système mondial juste», qui, «au plan juridique, doivent lier entre eux droit à l’alimentation et droit à la vie, droit à une existence digne, droit à une protection légale (...) mais aussi obligation morale du partage des richesses».

«Il y a de quoi nourrir tout le monde, mais tous ne parviennent pas à manger, alors que le surplus et le rebut, la surconsommation et l’usage détourné d’aliments sont monnaie courante», a-t-il ajouté, dénonçant la «spéculation» dictée par la «dictature du profit».

Appelant à renoncer à l’arme de la faim, le pape a aussi jugé inique «tout conditionnement politique et économique» de l’accès aux aliments.

«Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, quant à l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde», a-t-il martelé.

«Malheureusement, a-t-il poursuivi, il y a peu de sujets comme la faim auxquels on applique tant de sophismes, dont on manipule les données et les statistiques en fonction de la sécurité nationale, par corruption ou référence feinte à la crise», a-t-il déploré.

Le pape François a également souligné la gravité de la situation de l’environnement, faute de bonne exploitation des ressources naturelles. «Dieu pardonne toujours, les hommes quelquefois, mais la nature ne pardonne jamais», a-t-il lancé, alors qu’il prépare pour l’an prochain une encyclique sur la protection de l’environnement et le respect de la nature.

Lors de la première conférence organisée par la FAO sur la nutrition en 1992, plus d’un milliard d’êtres humains ne mangeaient pas à leur faim. Aujourd’hui, ce total est tombé à 805 millions, alors que la population mondiale a augmenté. C’est la quatrième visite d’un pape à la FAO, après celles de Paul VI en 1970 à l’occasion des 25 ans de sa création, de Jean Paul II en 1992 et de Benoît XVI en 2003.

Le pape François est venu à la FAO pour demander à ce que les États respectent leurs devoirs en assurant que l’homme devait être prioritaire dans leurs actions, soutenant aussi que les affamés réclamaient de la dignité et non l’aumône, tout en remerciant le personnel de la FAO pour son esprit de solidarité et de compréhension.

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Le pape met en garde contre une «autodestruction» de la planète

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Publié le 20 Novembre 2014

The Tablet dans son article du mercredi 19 Novembre 2014 nous montre que le pape François a approuvé la levée de l'interdiction de l'ordination d'hommes mariés à la prêtrise dans les Églises orientales catholiques en dehors de leurs territoires traditionnels, y compris aux États-Unis, au Canada et en Australie. Il est entendu que l'interdiction n'a jamais été appliquée en Europe, et au cours de ces dernières années, certains évêques catholiques orientaux sont allé de l'avant en faisant des ordinations discrètement sans l'approbation du Vatican.

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, a signé le décret le 14 Juin 2014 qui a été rendu public cette semaine. L'évêque melkite Nicholas Samra de Newton, au Massachusetts, a déclaré à Catholic News Service aux États-Unis le 15 Novembre : "Nous sommes ravis de la levée de l'interdiction." En 2010, les membres du synode des évêques pour le Moyen-Orient avaient officiellement demandé le pape Benoît XVI d'abandonner cette interdiction.

Le Vatican a introduit l'interdiction en 1929 après que les évêques de rite latin en Amérique du Nord et d'autres régions dirent à Rome que la présence de prêtres mariés de rite oriental était une source de confusion parmi leurs fidèles. L'ordre interdit les Églises orientales d'ordonner des hommes mariés à l'Ouest et d'envoyer des prêtres mariés à l'Ouest. En 1998, les évêques d'Australie publièrent une déclaration officielle disant qu'ils n'avaient pas d'opposition envers les prêtres mariés de l'Est de l'Australie. Les évêques américains et canadiens exprimèrent des opinions similaires, bien que moins officiellement.

Pourtant, ces 10 dernières années, certains évêques catholiques orientaux appliquèrent l'ordination d'hommes mariés en Amérique du Nord ou acceptèrent des prêtres mariés venant de leur Église. En 1998, le cardinal Angelo Sodano, alors secrétaire d'État du Vatican, avait ordonné aux évêques catholiques ukrainiens en Pologne d'utiliser seulement des prêtres célibataires et d'envoyer leurs prêtres mariés en l'Ukraine.

Il faut dire qu'avec l'admission d'anciens anglicans, les vieilles interdictions à propos du célibat sacerdotal devront changer, et permettre de penser à une solution mixte où des hommes mariés pourront être ordonnés.

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Publié le 19 Novembre 2014

Boston.CBSLocal.com et HuffingtonPost.com dans leurs article du dimanche 16 novembre et du lundi 17 novembre 2014 nous montrent que le cardinal Sean O'Malley dans le cadre d'une entrevue pour "60 Minutes" qui fut diffusé le dimanche 16 novembre 2014, déclara que s'il devait démarrer une Église il aimerait avoir des femmes prêtres, même s'il est resté sur les postions traditionnelles de l'Église.

Le pape François a suggéré que le rôle des femmes dans l'Église devrait être élargi, et le cardinal O'Malley dit qu'il est d'accord pour que plus de femmes aient des positions de pouvoir au sein de la curie. Le cardinal O'Malley a déclaré : "Je pense que cela devrait l'être. Et nous espérons, qu'il y en aura ". "Je ne peux pas vous dire à quelle heure, mais bientôt je l'espère."

Mais le cardinal O'Malley s'en tient aux positions traditionnelles de l'Église sur la question de savoir si les femmes devraient être ordonnés. Comme le dit le cardinal : "Si je devais fonder une Église, je souhaiterais qu'il y ait des femmes prêtres, mais c'est le Christ qui l'a fondée et il nous a donné quelque chose de différent." Le seul problème est que Jésus n'a pas crée d'Église-institution, ni de prêtrise. Son mouvement était synagogal et composé de laïcs. Ce n'est que plus tard, en forçant les textes qu'on en arriva à faire croire que Jésus avait créé une institution et une prêtrise.

D'autre part, il pense que la répression du Vatican sur la Leadership Conference of Women Religious est une "catastrophe". La LCWR représente environ 80% des religieuses américaines, et fut critiqué par le Vatican pour se concentrer sur les questions de justice sociales au lieu de faire avancer l'enseignement catholique sur l'avortement et la sexualité. Le Vatican a nommé trois évêques pour superviser l'organisation.

Le cardinal Sean O'Malley souhaite une meilleure place aux femmes, on peut penser qu'il est sincère mais il faut être prudent car il y a eu beaucoup de promesses faites aux femmes, il est grand temps de donner des actes plutôt que des mots. Malheureusement la prêtrise des femmes n'est toujours pas à l'ordre des jours.

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Publié le 17 Novembre 2014

20minutes.fr nous montre que le pape François ne s’exprimait pas dans le cadre du débat en France sur la filiation. Mais, sans surprise, le pape François estime également que les enfants "ont le droit de grandir dans une famille, avec un papa et une maman, capables de créer un environnement idoine à leur développement et à leur maturation affective."

Selon des extraits de son discours diffusés, ce lundi 17 novembre 2014, par la radio vaticane, le pape s’exprimait lors de l’ouverture d’un colloque au Vatican consacré à la «complémentarité de l’homme et de la femme». Le principe de complémentarité n'est en rien un principe d'égalité, puisque la femme est seulement vue en tant qu'associée de l'homme.

Ce colloque interreligieux doit rassembler au Vatican pendant trois jours des dirigeants catholiques, juifs, musulmans et d'autres confessions "dans le but de proposer à nouveau la beauté de l'union naturelle entre l'homme et la femme dans le mariage". Mais, cela permettra de mettre dans l'ombre les familles qui ne correspondent pas au critères religieux comme les familles monoparentales, homoparentales et recomposées, mais aussi les couples sans enfants. Elles existent et l'Église devra un jour où l'autre leur faire une place.

Dimanche 16 novembre, dans l'Osservatore Romano, le journal du Vatican, le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui veille au respect du dogme catholique, a rappelé de son côté que "le premier lieu de la différentiation sexuelle (...) est l'expérience de la filiation", alors qu’en France, le débat est ravivé par la prise de position de Nicolas Sarkozy sur la loi Taubira ouvrant le droit au mariage pour tous.

Mais la différenciation sexuelle est surtout donné par des critères sociétaux et elle peut être façonné par son milieu culturel, donc ce qu'on peut penser comme fixé ne peut être qu'une construction de celui-ci. C'est seulement durant l'adolescence qu'on commence à concevoir qu'on peut être pleinement homme et femme, enfant on imite ses parents, et les choix sexuels ne peuvent donc être établis dès l'enfance.

Il n'est pas étonnant que le pape François soit pour la famille traditionnelle, vu qu'il l'a défendu en Argentine, mais il va bien falloir qu'il accepte aussi de trouver une place aux familles et aux couples qui ne cadrent pas avec sa vision, car l'amour de Dieu est sans limites.

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Publié le 16 Novembre 2014

«Le consensus est toujours préférable à la division», a déclaré le dimanche 16 novembre 2014 François Hollande après que Nicolas Sarkozy, qui ambitionne de prendre sa revanche à l’élection présidentielle de 2017, eut relancé le débat en France sur le mariage homosexuel comme le montre l'article du site d'information LesEchos.fr. Pressé dans son camp de clarifier ses positions sur la loi controversée du 17 mai 2013 qui autorise les unions entre couples de même sexe, l’ancien président UMP a prôné samedi une réécriture «de fond en comble» de la loi Taubira dans un exercice militant empreint de confusion.

Lors d’une réunion publique du mouvement «Sens commun», trait d’union entre «La Manif pour tous» et l’UMP qui recevait les trois candidats à la présidence du parti d’opposition, Nicolas Sarkozy a déclaré que la loi serait «réécrite de fond en comble» et a proposé l’instauration de deux mariages : «un pour les homosexuels, un pour les hétérosexuels».

Face à une salle récalcitrante et houleuse, où le slogan «Abrogation !» fusait, l’ancien président a alors ajouté : «Si vous préférez qu’on dise qu’on doit l’abroger pour en faire une autre, en français ça veut dire la même chose, mais ça aboutit au même résultat. Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça coûte pas très cher». Lors d’une interview à La Provence en octobre, Nicolas Sarkozy avait assuré qu’il rassemblerait toute «la famille sur la position la plus raisonnable possible».

Bruno Le Maire, qui souhaite le maintien de la loi et ambitionne d’imposer un second tour à l’ex-président, a invité à se «méfier de toutes ces belles promesses» d’abrogation «qui ne seront pas tenues». Le troisième concurrent, Hervé Mariton, milite depuis le vote de la loi pour son abrogation.

Interrogé à ce sujet en marge du sommet du G20 à Brisbane (Australie), François Hollande a appelé à l’apaisement. «Cette loi est respectée, elle est d’ailleurs chaque jour mieux comprise. Ensuite il appartiendra, s’il devait y avoir alternance, à ce que ce débat se repose», a-t-il commenté. «Mais aujourd’hui, il n’est pas posé, il n’est plus posé et je vais vous dire aussi que dans ce débat-là, qui est maintenant derrière nous, moi je pense que l’apaisement est la meilleure des méthodes. Le consensus est toujours préférable à la division», a-t-il ajouté.

À Paris, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est chargé de la contre-attaque. «C’était un peu deux mariages et un enterrement pour Nicolas Sarkozy», a-t-il dit au «Grand Rendez-vous» Le Monde/i>Télé/Europe 1. «Un enterrement : l’aspiration à l’égalité que portait la loi Taubira puis un enterrement des promesses qu’il fait lui-même de fermeté, de conviction, de capacité à résister», a jugé Bernard Cazeneuve. «Si je comprends bien, a-t-il poursuivi, il est dans une salle, il prononce une phrase, la foule présente dans la salle dit autre chose et lui, il finit par dire comme la foule». «Je pense que quand on a des convictions, on fait en sorte que la foule s’y rallie, pas l’inverse», a-t-il conclu.

Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a dénoncé sur France 3 un «coming-out homophobe» consenti dans l’improvisation. Il a critiqué la proposition «invraisemblable» et «anticonstitutionnelle» d’un double mariage, qui s’apparente selon lui à «une politique de discrimination incroyable».

Les positions des principaux prétendants à l’Elysée au sein de l’UMP sont désormais connues. François Fillon juge une abrogation irréaliste et souhaite réécrire la loi pour restreindre notamment les possibilités d’adoption par les couples homosexuels. Dans une interview parue cette semaine dans les «Inrockuptibles», Alain Juppé se dit «convaincu qu’on ne reviendra pas en arrière» et se dit favorable à l’adoption par un couple de même sexe si «les conditions d’épanouissement de l’enfant son réunies».

Pourtant, en privé Nicolas Sarkozy juge que «ça n’est pas un sujet.» Comme le montre 20minutes.fr, plus des deux tiers des Français (68%) sont favorables au mariage homosexuel et une majorité (53%) sont pour l'adoption d'enfants par des couples de même sexe, l'approbation de ces nouveaux droits progressant très nettement chez les sympathisants UMP, selon un sondage Ifop publié samedi sur le site Atlantico.

Nicolas Sarkozy n'a pas montré une image de rassembleur, lui qui essayait de faire passer une image ressemblant à celle de Chaban-Delmas, et en appuyant un mouvement minoritaire et réactionnaire comme "Sens commun", il ne peut que s'éloigner de sa base militante mais aussi du peuple. François Hollande peut ainsi se poser en rassembleur à propos d'une question qui n'a plus lieu d'être vu que le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe ont été adopté.

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Mariage pour tous : Hollande répond à Sarkozy

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Publié le 15 Novembre 2014

L'Express.fr dans son article du vendredi 14 novembre 2014 nous montre que le cardinal de Boston Sean O'Malley, proche conseiller du pape François, a affirmé que le Vatican devait mettre en pratique sa politique de tolérance zéro en matière de pédophilie et de non-dénonciation de pédophilie en se saisissant "urgemment" du cas d'un évêque.

Il a surtout indiqué sur la chaîne CBS que le Saint-Siège devait "se saisir urgemment" du cas de Mgr Robert Finn, toujours en fonction dans le diocèse de Kansas City-Saint Joseph alors qu'il a été reconnu coupable il y a deux ans de non-dénonciation de crime pédophile de la part d'un prêtre. Le "pape François en est conscient", a ajouté le cardinal lors d'une interview à paraître dimanche et dont des extraits ont été publiés vendredi par CBS.

L'Église catholique américaine n'en finit plus de chercher à se dépêtrer d'un énorme scandale de pédophilie de ses prêtres, qui a démarré dans les années 1980 et lui a coûté près de trois milliards de dollars en dédommagements. Elle a été accusée de chercher à étouffer les affaires, les évêques se contentant de déplacer les coupables de paroisse en paroisse sans être eux non plus inquiétés par leur hiérarchie.

"Ce qui est le plus important, c'est la question de la responsabilité", a ajouté le cardinal sur CBS. "Nous sommes en train de réfléchir à l'idée d'avoir des protocoles, à savoir comment répondre quand un évêque n'a pas assuré la protection des enfants de son diocèse".

L'évêque de Kansas City a été reconnu coupable il y a deux ans de non-dénonciation de crime pédophile et condamné à deux ans de mise à l'épreuve. À la suite de son prédécesseur Benoît XVI, le pape François prône la tolérance zéro contre la pédophilie mais le Vatican a été plusieurs fois pointé du doigt pour son manque d'initiative.

En septembre dernier toutefois, il a annoncé l'ouverture d'une procédure pénale pour pédophilie contre son ancien nonce apostolique (ambassadeur) en République dominicaine, le Polonais Josef Wesolowski, qui pourrait aboutir au premier procès pour pédophilie dans la petite cité-Etat. Le pape François a aussi excommunié un prêtre argentin pédophile, José Mercau, un geste applaudi par des défenseurs des victimes d'agressions par des membres du clergé.

Pourtant le pape François a créé le mardi 11novmebre 2014 une cellule spéciale afin d’accélérer l’examen au Vatican des appels de prêtres condamnés dans leur diocèse pour des fautes graves, dont les crimes de pédophilie. Le but est de permettre de blanchir plus rapidement les prêtres injustement sanctionnés, mais aussi de rendre plus rapidement définitive la condamnation des autres. Pourquoi ne pas laisser ce travail à la justice qui s'est montré aussi compétente dans ce rôle, ainsi le Vatican ne se verra pas reprocher d'obstruction à la justice.

La tolérance zéro est une bonne chose, mais elle doit être accompagnée d'un vrai souci de transparence, et doit pousser l'Église à chasser et à livrer les prêtres pédophiles à la justice pour que les victimes aient enfin gain de cause.

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Publié le 14 Novembre 2014

la-Croix.com nous fait dans son article du jeudi 13 novembre 2014 découvrir la réponse de la Congrégation pour la doctrine de la Foi par son secrétaire Mgr Luis Ladaria Ferrer datant du 22 octobre, suite à la question d'un prêtre qui demandait : "Un confesseur peut-il donner l’absolution à un pénitent qui, ayant été marié religieusement, a contracté une seconde union après divorce ?"

On vous laisse deviner la réponse. La Congrégation pour la doctrine de la foi ayant peur du changement se limite donc aux conditions très restrictives sur l'obtention de l’absolution sacramentelle pour accéder à la communion. On sait que la proposition du cardinal Kasper d’un accès aux sacrements pour les divorcés remariés après un chemin de pénitence ne lui plait guère.

Dans un premier temps vérifier la validité du premier mariage religieux pour tout éviter de donner l’impression d’une forme de "divorce catholique". Ensuite, la Congrégation demande aux confesseurs de voir si les divorcés remariés peuvent, se séparer de leur nouveau partenaire et se réconcilier avec celles dont ils se sont séparées. Enfin, ils doivent inviter les divorcés remariés qui ne peuvent se séparer de leur conjoint pour de sérieux motifs (par exemple les enfants), à vivre comme "frère et sœur".

Voilà les solutions miracles pour la Congrégation pour la doctrine de la foi la séparation des divorcés remariés, soit qu’ils prennent l’engagement de vivre en complète continence. Des solutions qui ne marchaient pas à l'époque de Jean-Paul II et qui montre que le sommet de l'Église n'a toujours rien compris au problème des divorcés remariés. Au moins, on sait ce que pense la Congrégation pour la doctrine de la foi de l'amour, pour elle on ne peut pas aimer une deuxième fois, puisqu'en aimant on pêche.

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Publié le 13 Novembre 2014

Kipa dans sa dépêche nous montre que d'après les mots du pape François le service dans l'Église doit ne pas être autoritaire, mais exige des propriétés humaines particulières. Celles-ci comprendraient la prudence, la patience, la bonté et la douceur, a-t-il dit durant l'audience générale du mercredi 12 novembre à la place Saint-Pierre.

Pour le pape : "Ceci est l'alphabet, la grammaire de base pour chaque ministère." Les diacres, les prêtres et les évêques ne doivent pas s'imaginer en possession de toutes les connaissances et d'avoir toujours la bonne réponse. Pour le pape au contraire, ils doivent tendre à l’humilité et à la compréhension envers les autres.

Même les gens qui se sont éloignés de la foi et de l'Église peuvent leur apprendre quelque chose. Cela nécessite, selon le pape François, de ne pas seulement se centrer sur le religieux et de rencontrer les autres avec modestie. Pour le pape cela doit amener à une attitude nouvelle fondée sur la coresponsabilité et la communion. Le pape conclut que les pasteurs doivent être à l'image de la communion et de l'amour de Dieu.

Un discours subtil, mais qui cache un but bien plus intéressant. Le pape conseille donc aux autorités de l'Église d'écouter ses fidèles et même les voix de ceux qui ne sont plus dans l'Église, car son souci est que la communion dans l'Église soit réelle et que le prochain synode sur la famille de 2015 ne soit pas un nouvel échec.

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Publié le 12 Novembre 2014

Le Point.fr dans on article du 11 novembre 2014 nous montre qu'à la suite du synode sur la famille, les prélats conservateurs sont limogés de la curie les uns après les autres. Une véritable chasse aux sorcières !

Au Vatican, la vengeance est un plat qui se mange... chaud. Moins d'un mois après la clôture du synode sur la famille, le pape François a limogé le cardinal Raymond Leo Burke, chef de file des conservateurs, de ses fonctions de préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la cour de cassation du Vatican. Sa nomination au poste de cardinal patron de l'ordre souverain de Malte ne trompe personne, puisqu'il s'agit d'un titre honorifique qui le met totalement à l'écart de la curie romaine.

Âgé de 66 ans - la force de l'âge pour un cardinal -, nommé archevêque de Saint-Louis du Missouri par Jean-Paul II, Raymond Leo Burke est considéré comme un proche de Joseph Ratzinger et il est très populaire parmi les traditionalistes. Ardent défenseur de la messe tridentine, il collectionne les "galero", le chapeau cardinalice rouge aboli par le concile Vatican II. Durant le synode, le cardinal américain s'était opposé à toute évolution de la morale sexuelle de l'Église. Mais au-delà de ses opinions, partagées par de nombreux autres prélats, il n'avait pas craint de s'en prendre directement au pape François.

"Le pape a fait beaucoup de mal au synode en ne disant pas ouvertement quelle est sa position. Comme pasteur universel, il doit servir la vérité. Le pape n'est pas libre de changer la doctrine sur l'immoralité des actes homosexuels, l'indissolubilité du mariage ou toute autre doctrine de la foi." Évoquant "une Église sans gouvernail", il n'avait pas écarté un risque de schisme "si le synode allait contre l'enseignement de l'Église". Un combat dont il connaissait les dangers. Il avait d'ailleurs lui-même évoqué le risque de son limogeage. Raymond Leo Burke a été remplacé par l'évêque français Dominique Mamberti.

S'il est le plus en vue, Raymond Leo Burke n'est pas le premier prélat conservateur limogé par l'évêque de Rome après le synode. Le 5 novembre dernier, les deux secrétaires de la Congrégation du culte divin, Anthony Ward et Juan-Miguel Ferrer Grenesche, ont été remerciés. Et la purge n'est pas terminée. Pourtant nommé par le pape François préfet du secrétariat pour l'Économie et membre du Conseil de la Couronne - les neuf cardinaux chargés d'étudier la réforme de la curie -, le cardinal George Pell est tombé en disgrâce pour des choix liturgiques préconciliaires et pour s'être prononcé contre la communion aux divorcés remariés. Le maroquin du ministre de l'Économie du Vatican est menacé.

Désormais, l'ultime représentant des conservateurs dans les hautes sphères de la hiérarchie vaticane est le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation de la foi. Si sa voix est isolée, elle est néanmoins capitale, car c'est en "gardien du dogme" que le patron de l'ancien Saint-Office s'est prononcé contre les ouvertures en faveur des homosexuels ou de la communion des divorcés remariés.

Le pape François fait table rase du passé et préfère aller de l'avant afin que les réformes dans l'Église se réalisent. Si pour cela il faut se débarrasser des fidèles de Benoît XVI, il faudra donc le faire.

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