Publié le 18 Septembre 2014

The Tablet dans son article du mercredi 17 Septembre 2014 nous montre que les cardinaux et les évêques prennent des positions fermement opposées sur la question de l'interdiction des divorcés remariés de recevoir la communion, qui est configuré comme un sujet controversé pour le synode du mois prochain sur la famille au Vatican. Le cardinal George Pell, qui est un ancien archevêque de Sydney et un membre du conseil consultatif de neuf cardinaux du pape François, déclare que donner la communion aux divorcés remariés serait "impossible" et rendre cette pratique pastorale est incompatible avec la doctrine.

Le cardinal Pell a écrit la préface d'un livre du professeur Stephan Kampowski et du père Juan Perez-Soba, intitulé The Gospel of the Family (L'Évangile de la famille), qui doit sortir le mois prochain dans Paulist Press juste avant le début du synode. Le cardinal Pell s'oppose à une proposition faite en février par le cardinal Walter Kasper, un théologien respecté par le pape François, qui ferait que l'Église pourrait être «tolérante» sur les mariages civils après un divorce, dans certaines circonstances.

Le cardinal Pell écrit : "Le plus tôt les blessés, les tièdes, et les étrangers se rendent compte que les changements doctrinaux et pastoraux importants sont impossibles, plus la déception hostile (qui doit suivre la réaffirmation de la doctrine) sera prévue et dissipée". Humanae Vitae donne tort au cardinal Pell. Il dit que se concentrer sur la question de la communion pour les divorcés remariés, était "contre-productive et une recherche futile pour une consolation à court terme." Ce qui est contre-productif est de ne pas traiter cette question.

Si le cardinal Pell pense qu'une reformulation claire de l'enseignement traditionnel, pourra éviter les mécontentements de grande ampleur qui ont accueilli l'affirmation du pape Paul VI de l'enseignement catholique contre la contraception en 1968, il tombera de haut. La miséricorde n'est pas au goût du jour chez le cardinal Pell.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Publié le 17 Septembre 2014

20min.ch dans son article du 17 septembre 2014 nous montrent que cinq cardinaux s'opposent fermement à toute ouverture de l'Église catholique sur la question des divorcés remariés. Ils ont publié un livre qui doit sortir quelques jours avant le synode des évêques sur la famille, rapportent mercredi des médias italiens. Menés par Mgr Gerhard Ludwig Müller, ces cardinaux conservateurs signent ce livre intitulé «Rester dans la vérité du Christ», qui doit sortir le 1er octobre. Le prélat allemand est préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le garant du dogme catholique.

Selon Robert Dodaro, éditeur du livre, les cardinaux «sont unis pour maintenir fermement que le Nouveau Testament nous montre que le Christ interdit sans ambiguïté le divorce et le remariage». Pourtant dans Matthieu 19, 9, Jésus ne dit-il pas qui il y a une exception qui peut permettre la répudiation, l'infidélité. Donc, on peut divorcer pour une bonne raison, l'adultère. «Même s'il peut y avoir des transgressions occasionnelles, elles restent des transgressions et ne peuvent être des modèles à suivre», assure-t-il dans l'introduction du livre.

A l'invitation du pape François, plus de 250 évêques, délégués et experts du monde entier doivent débattre des défis de la famille et du mariage religieux. Le synode est prévu du 5 au 19 octobre. Jorge Mario Bergoglio a confié ce chantier au cardinal allemand Walter Kasper. Cet homme ouvert sur ces questions cristallise les attentes des novateurs et les crispations des traditionalistes.

Pour l'Eglise, le sacrement du mariage est indissoluble et le divorce n'existe pas: un remariage constitue donc une infidélité chronique envers le premier partenaire. Mais le pape François, tout en restant ferme sur la doctrine, souhaite une approche plus ouverte et réaliste. «Quand l'amour échoue, car souvent il échoue, nous devons entendre la douleur de cet échec, accompagner les personnes (...). Ne condamnez pas», a-t-il lancé en février.

Il a également donné le ton en choisissant dimanche de marier vingt couples romains qui n'avaient pas tous respecté les instructions de l'Église: l'un avait vu un premier mariage annulé, son épouse était mère célibataire, d'autres avaient cohabité avant le mariage.

Deux modèles vont donc s'affronter durant ce synode, celui de la miséricorde proposé par le pape François et celui de la dureté sèche de Mgr Gerhard Ludwig Müller qui a fait son temps. Cet état de fait démontre qu'il y a bien une opposition à la curie contre l'ouverture du pape François.

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Publié le 16 Septembre 2014

Vatican Insider dans son article du samedi 13 septembre 2014 nous montre que la fondatrice d'INTAMS (Bruxelles-Louvain) se demande si nous avons suffisamment d'attention aux personnes imparfaites, faibles et pécheresses qui peuvent exister dans une famille et elle ajoute que nous ne devrions pas perdre de temps et d'énergie à nous battre.

Espérons qu'un "dialogue ouvert et un échange sincère" marqueront le prochain synode extraordinaire sur la famille, qui aura lieu entre le 5 et le 19 octobre au Vatican. Une attitude qui sera en mesure de remplir le critère de la collégialité du concile Vatican II, mais aussi sur la synodalité et la subsidiarité, qui pourra aider les pères synodaux à l'écoute des "suggestions" et même des "critiques" des laïcs. Une méthode de travail qui devrait continuer, dans une sorte de "voyage à travers le monde" du dialogue au sein de l'Eglise catholique, jusqu'au synode ordinaire qui aura lieu en octobre 2015.

Son regret est que certaines conférences épiscopales ont préféré répondre au questionnaire sans une grande implication laïque, en mettant des réponses données par le clergé seul. Cette situation est regrettable, d'autant plus que le sujet du synode est de manière directe sur la vie des couples et des familles. Selon elle, le problème est que dans la sphère ecclésiale nous avons cultivé trop longtemps une réflexion de haut en bas, au lieu de reconnaître une approche allant de bas en haut.

C'est du moins l'attente d'Aldegonde Brenninkmeijer-Werhahn, une théologienne et sociologue néerlandaise (elle a étudié à Dortmund, en Allemagne, et à Louvain, en Belgique), fondatrice et directrice de l'Académie internationale pour la spiritualité matrimoniale (Intams), à Bruxelles, et qui a depuis 2005 une chaire à l'Université catholique de Louvain, un think tank catholique qui vient de publier dans leur revue INTAMS un numéro spécial sur les sujets synodaux avec des contributions du monde entier.

Elle demande : "Avons-nous suffisamment d'attention aux personnages imparfaites, faibles et pécheresses qui peuvent exister dans une famille ?". En ce qui concerne l'administration de l'eucharistie pour les couples divorcés et remariés, la question des couples de même sexe et la question de la contraception, Brenninkmeijer-Werhahn exprime l'espoir d'une attitude fondamentale "d'imagination de la liberté et de l'amour" va émerger dans cette discussion : "Nous devons faire attention de ne pas perdre notre temps et notre énergie dans des conflits internes". Et de discerner, comme le pape François l'a dit, "ce qu'est vraiment de Dieu". Mais comme elle l'avance : "Et cela n'est possible que lorsque nous prenons en compte les circonstances particulières de la vie des gens et ce dont les gens sont concrètement capable."

Aldegonde Brenninkmeijer-Werhahn souhaite que l'Église s'ouvre davantage au dialogue et elle devra pour cela intériorisé le principe de collégialité et la pratiquer avant de résoudre les problèmes du mariage et de la famille. Car sans elle, l'Église aura peur de renouvellement, et refusera d'écouter ou d'apprendre des laïcs.

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Publié le 15 Septembre 2014

Scène exceptionnelle au Vatican le dimanche 14 septembre 2014 où vingt couples ont été mariés par le pape lui-même comme le montre les articles de TF1.fr, HuffingtonPost.com, itv.com et nytimes.com. Image très rare pour redorer le blason de l'institution à trois semaines d'une assemblée des évêques consacrée au mariage et à la famille qui s'annonce houleuse. La cérémonie a été la première de son genre au Vatican depuis que le pape Jean-Paul II présida un mariage en 2000.

Des heureux élus choisis parce qu'ils représentent des couples de notre époque. Alors que l'Église catholique romaine considère le sexe hors mariage comme un péché, certains des couples mariés par le pape avaient déjà vécu ensemble et avaient un enfant adulte. Certains couples avaient déjà été mariés. Mais dans la nouvelle et plus indulgente Église du pape François, ces arrangements domestiques contraires ne sont pas considérés comme un obstacle.

Le pape est aussi, paraît-il, un pragmatique. Les couples sélectionnés par les paroisses de Rome pour la cérémonie de dimanche reflètent une société italienne de plus en plus laïque où les mariages - en particulier les mariages religieux - ont diminué alors que les séparations et les divorces sont en hausse.

Le pape François dans son homélie a comparé les familles à des "briques qui construisent la société." Il dit que le mariage est "le symbole de la vie, de la vie réelle, ce n’est pas une "fiction" !" Il dit également aux couple que l'amour de Jésus peut les aider chaque fois que leur amour "est un voyage exigeant, parfois difficile, parfois aussi conflictuel."

Selon ce qu'a déclaré l'évêque Filippo Iannone, vice-régent du diocèse de Rome, la cérémonie de dimanche "adopte une signification importante en devançant le Synode des évêques sur la famille". Ce geste peut faire attendre beaucoup du prochain synode qui montrera si l'Église se sera décidé de la façon de s'adapter à des normes en évolution rapide tout en gardant sa fidélité à la foi. Le pape François a visé dans la cérémonie "les briques" d'aujourd'hui sur lesquels la société est construite. Des questions telles que le mariage, le divorce et la contraception seront également abordés.

Les attentes sont grandes et le pape François à travers cette cérémonie montre qu'il ne juge pas les couples d'aujourd'hui et leur vie, mais fait preuve d'une plus grande miséricorde par rapport à ses prédécesseurs. Mais attention, même si le pape désire ouvrir les fenêtres, ces fenêtres peuvent fermer rapidement et ce synode amener une profonde déception.

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Le pape François marie 20 couples en même temps

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Publié le 14 Septembre 2014

"La guerre est une folie, son plan de développement est la destruction" a dit le pape François samedi 13 septembre 2014 selon les articles d'euronews.com, d'APIC et de Romandie.com lors d’une cérémonie dans le nord de l’Italie. Au cimetière militaire de Redipuglia, le plus grand de l’Italie, où sont enterrés les restes de plus de 100 000 soldats, tombés au cours de la guerre de 14-18, le pape argentin a commémoré le centième anniversaire du début de la Première guerre mondiale, un conflit auquel a participé son grand-père en Italie.

Le pape a mis en garde l’humanité face à une troisième guerre mondiale "combattue par morceaux" et a invité à sortir d’une indifférence coupable. Et il a surtout dénoncé les conflits qui naissent des intérêts économiques de l'industrie des armements et l'indifférence des gens. "La cupidité, l'intolérance, l'ambition du pouvoir... sont des motifs qui poussent à décider de faire la guerre, et ces motifs sont souvent justifiés par une idéologie", a-t-il déclaré.

Comme le dit la-Croix.com le pape a de nouveau cherché à réveiller les consciences face à "la guerre (qui) défigure tout, même le lien entre frères".

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Publié le 13 Septembre 2014

Roger Karban dans un excellent article de NCRonline.org datant du 30 août 2014 nous montre qu'il y a près de 40 ans, lors d'une conférence générale de clergé diocésain, Raymond Brown nous disait, "Il n'y a pas de prédictions sur Jésus dans toutes les Écritures hébraïques, comme nous les connaissons." Sa déclaration n'était pas une exégèse radicale; il représente l'opinion de la grande majorité des savants, catholiques et non-catholiques.

Si les prophètes ne sont pas prédictifs, que sont-ils ? S'ils n'annoncent pas la venue de Jésus, pourquoi sont-ils inclus dans nos Écritures ? Il existe deux définitions classiques des prophètes qui se recoupent. La première, celle du père Bruce Vawter : il enseignait que les "prophètes", "sont la conscience du peuple." Le second, Hans Walter Wolff : le savant insiste sur le fait que les "prophètes", "sont les gens de la communauté qui nous fournissent les conséquences futures de nos actions présentes."

Les prophètes sont les réformateurs de la communauté, ceux qui nous ramènent aux débuts de notre foi. Bien avant, que nous ayons développé une structure d'Église hiérarchique, ou même avant que nos ancêtres dans la foi aient commencé à considérer nos Écritures comme divinement inspirées, la façon dont la Bible accepta de discerner la volonté de Dieu dans nos vies est la surface de ce que nous apportent les prophètes dans notre milieu.

Nos auteurs sacrés présument que Dieu récompense toujours chaque communauté de foi avec des gens inspirés qui peuvent couper à travers les méandres de la religion organisée et nous ramener à ce que Dieu avait initialement prévu pour le peuple de Dieu. Pas étonnant que Paul, dans 1 Corinthiens 14, 1, encourage ses lecteurs, à "Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie."

C'est pourquoi les prophètes bibliques rappellent constamment à leur public à "revenir à l'Éternel", don de se rapporter à Dieu, pas d'une institution, pas d'un ensemble de règles et de règlements, ou à une figure d'autorité ou de structure. Le peuple de Dieu devraient aller seul avec le Saint Esprit, la force essentielle dans leur vie quotidienne.

Pourtant, comme Jérémie, le souligne, les choses inquiétantes se produisent pour ceux qui osent aller vers un Autre suprême. La réforme qu'il prêche et sa propre relation avec l'Éternel est de détruire sa vie. Non seulement elle le force à rester célibataire, mais ses compatriotes juifs le considèrent comme un traître pour eux et leur pays. Comme il l'avance : "La parole de l'Eternel m'a apporté la dérision et le reproche toute la journée." Au cours du terrestre de Jésus de Nazareth, la plupart des gens ne le considéraient pas comme le Fils unique de Dieu, mais comme un prophète. Il fut historiquement rejeté et tué à cause de ses déclarations prophétiques et de son mode de vie, et non à cause de sa divinité.

Bien que le Jésus de Matthieu ne pousse jamais son enveloppe théologique près de l'imagerie de Jérémie, il rappelle souvent à ses disciples, comme il le fait dans la péricope d'aujourd'hui, que ceux qui projettent de le suivre devront d'abord mourir avec lui. Jésus contredit sans douleur la version du christianisme de Pierre, non seulement avec "Passe derrière moi, Satan !" mais aussi avec une déclaration mordante : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive." Puisque nous ne cherchons sûrement pas une crucifixion littérale, comment pouvons-nous imiter sa mort ?

De nombreux chercheurs sont convaincus que Jésus a initialement encouragé ses disciples à porter leur "tau", pas leur croix. Certains des juifs contemporains de Jésus emploient le tau - T - la dernière lettre de l'alphabet hébreu, comme un symbole du fait qu'ils étaient totalement ouverts à tout ce Yahvé voulait d'eux.

Si c'est le cas, porter sa croix ne se réfère pas à un supporter qui attend patiemment un moment dramatique de souffrance. Il décrit une relation continue, généreuse, ouverte et honnête avec Dieu, une quête quotidienne pour découvrir ce que Dieu veut de nous. Les imitateurs de Jésus savent exactement où Jérémie voulait en venir; une telle quête implique toujours une véritable mort pour soi, y compris beaucoup de douleur.

Pour quoi d'autre Paul pouvait faire référence quand il encourageait les Romains, "soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait ?" L'apôtre avait déjà découvert ce que portait son tau impliquait.

Dans un certain sens c'est dommage que tant de disciples de Jésus par la suite ont mis son ministère prophétique dans les oubliettes une fois qu'ils découvrirent sa divinité. Mais, d'autre part, l'adorer est beaucoup moins douloureux que de l'imiter.

Roger Kagan conclut de la plus belle manière ce que l'Église ne veut plus faire, imiter Jésus au lieu de charger de fardeaux ceux à qui elle devrait parler.

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Publié le 12 Septembre 2014

CNS dans son article du lundi 8 septembre et The Tablet dans son article du jeudi 11 septembre 2014 nous montre que le nouveau primat de toute l'Irlande s'est engagée à être un "dirigeant serviteur" dont le but est d'amener l'Église catholique irlandaise à travers le processus d'un "humble renouvellement."

Mgr Eamon Martin, 52 ans, succède au cardinal Sean Brady primat de toute l'Irlande, un rôle de premier plan qui couvre les 26 diocèses de la République d'Irlande et d'Irlande du Nord. Depuis près de 17 mois, l'archevêque Martin avait servi comme coadjuteur du cardinal Brady à Armagh, et sa succession au poste de primat de toute l'Irlande était automatique lorsque le pape François accepta la démission du cardinal Brady le 8 septembre.

Le nouveau primat d'Irlande a alors dit à Catholic News Service que ses priorités seraient "d'apprendre à connaître mon peuple et de lui faciliter un mouvement qui lui permettra d'être confiant dans sa foi sans être polémique et sans condamner". Rejetant ceux qui voient le rôle de primat comme "une sorte de position massive de PDG", il dit qu'il s'agit d'un poste figuratif et honorifique à cause de l'importance d'Armagh comme la charge de Saint Patrick.

Il déclare à CNS qu'"il veut une sorte de leadership du serviteur plutôt qu'une grande direction hiérarchique ou une position de pouvoir". Il ne souhaite pas "construire de grand édifice ou une Église triomphaliste ou essayer de faire en sorte qu'il domine la politique et l'État". Il dit aussi que son souhait est un "humble renouvellement" de l'Église irlandaise dirigée de bas en haut par les laïcs. Il a appelé les laïcs à prendre possession de leur vocation et de la mission de remettre sur la foi.

Il signale que "même si les gens vivent dans un monde très rapide avec de nombreux engagements qui les retire de cette façon" et, il croit que "les gens ont encore besoin de Dieu dans leur vie, et ils ont besoin de leur Église". Se référant à sa devise épiscopale : "Chante un chant nouveau pour le Seigneur", il indiqua que le renouvellement qu'il avait en tête ne serait pas révolutionnaire.

Mgr Eamon Martin semble suivre la voie que désire tracer le pape François pour l'Église et désire s'appuyer sur les laïcs, attendons de voir les résultats de cet humble renouvellement qui espérons marchera même s'il ne sera pas révolutionnaire.

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Publié le 11 Septembre 2014

Comme nous le montre RTL.fr, la justice a relaxé le père Riffard, un prêtre de Saint-Étienne poursuivi par l'État pour avoir accueilli des sans-abris dans une église.

"Il est paradoxal que l'État poursuive aujourd'hui le père Riffard pour avoir fait ce qu'il aurait dû faire lui-même", a écrit le juge Henry Helfre ce mercredi 10 septembre 2014, lors de la relaxe de ce prêtre de Saint-Étienne qui était accusé d'avoir enfreint un arrêté municipal en hébergeant des sans-abris dans une église.

Une condamnation correspondant à 239 fois une amende de 50 euros avait été requise par le parquet pour l'arrêt de l'hébergement dans un bâtiment qui ne respecte pas toutes les normes de sécurité pour l'accueil du public, mais la justice a estimé que le droit à l'hébergement d'urgence relevait de la "liberté fondamentale". Si la puissance publique n'a pas les moyens de satisfaire la demande d'hébergement d'un sans-abri, elle doit déléguer ce devoir à toute autre personne morale ou physique en capacité de l'accueillir, a poursuivi le magistrat Henry Helfre.

Le jugement a été accueilli par les applaudissements d'une vingtaine de supporteurs du septuagénaire. Le père Riffard a estimé qu'il était "important qu'il y ait eu un débat de fond sur la question, pas uniquement sur les aspects juridiques" du non-respect d'un arrêté municipal.

Il était reproché au père Gérard Riffard, 70 ans, de mettre à la disposition de personnes en attente d'un hébergement, un local paroissial de l'église Sainte-Claire, dans le quartier de Montreynaud, classé en zone de sécurité prioritaire. Surnommé le "curé des pauvres", le père Riffard accueille depuis plusieurs années des demandeurs d'asile africains au sein de l'église Sainte-Claire. Son combat est soutenu par l'évêque de Saint-Étienne et plusieurs associations dont la Fondation Abbé Pierre.

Maintenant, le père Riffard est déterminé à continuer son travail d'accueil. "Je ne l'ai jamais arrêté donc on continue. J'aimerais que la page soit tournée et qu'on puisse travailler tranquille", a-t-il déclaré. Mais comme nous le dit francetvinfo.fr, le procureur de la République de Saint-Étienne, Jean-Daniel Regnauld, a annoncé que le parquet fera appel de cette décision.

Le combat du père Riffard continue son combat pour les sans-abris et les sans papiers, tout en rappelant à l'État son devoir de solidarité. Il souhaite juste qu'on comprenne la situation des plus faibles.

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Le prêtre poursuivi pour avoir hébergé des sans-abris a été relaxé

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Publié le 10 Septembre 2014

L'article du ChicagoTribune.com du mercredi 10 septembre 2014 nous montre qu'un directeur de musique dans une église de banlieue qui a été congédié après s'être fiancé à son partenaire de même sexe, a rencontré le cardinal Francis George et dit qu'ils ont prié ensemble.

Colin Collette, qui a récemment été congédié de son travail à l'Holy Family Catholic Church à Inverness, a déclaré qu'après avoir demandé une réunion, le cardinal George avait répondu tout de suite. Georges Collette déclara du cardinal George qui se bat contre le cancer : "J'étais très reconnaissants envers le cardinal de le rencontrer. C'est un moment très difficile pour lui. ... Je suis ému aux larmes qu'il ait voulu me rencontrer". "Nous avons prié ensemble. Il était merveilleux. Il était très pastoral."

Collette refusa d'aborder sur la nature de la discussion du mardi 9 septembre. Il dit qu'il avait demandé la réunion dans l'espoir d'obtenir son travail à nouveau. Bien qu'il n'y ait aucune indication de ce qui se passerait, Collette dit que le cardinal lui demanda de parler à son prêtre. Il dit : "Ma tête est une sorte de toupie, mais comme je l'ai dit à plusieurs reprises, toute ma vie a été l'Église. C'est mon amour. C'est ma passion, et je prie pour l'opportunité de le dire."

L'archidiocèse de Chicago avait dit que la réunion était privée et que le cardinal n'avait pas voulu commenter ce sujet. Le prêtre de l'Holy Family, le révérend Terry Keehan, n'a pas plus répondu à une demande de commentaire.

Le congédiement de Colin Collette à la fin de juillet a bouleversé de nombreux paroissiens de l'Holy Family, et ceux qui s'opposent à cette décision semblent plus nombreux que ceux qui la soutiennent, ou tout au moins sont plus franc. Des centaines de personnes ont assisté à une réunion de la paroisse le mois dernier, la grande majorité appuie Collette et un chantre de l'église annonça qu'il démissionnerait suite au licenciement de Collette. Le dimanche 7 septembre, un autre grand groupe de partisans de Collette organisa une veillée de prière en son honneur devant l'église avant la messe du soir.

Espérons que le cardinal Francis George réponde à la demande de Colin Collette de reprendre son travail de directeur de musique dans l'Holy Family Catholic Church à Inverness, car l'homosexualité n'est pas une raison valable pour congédier d'un poste, et les fidèles ont raison de le soutenir.

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Le cardinal George rencontre un employé gay de l'Église qui a été congédié

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Publié le 9 Septembre 2014

NCRonline.org dans ses articles du 3 septembre et du 5 septembre 2014 nous montre que le cardinal Thimoty Dolan a salué la décision de permettre aux gays et lesbiennes de marcher sous leur propre bannière lors de la parade de la Saint Patrick. Cela lui attira la sympathie de nombreux cercles de l'Église d'autant plus qu'il est le grand maréchal de la parade.

Mais, il n'a pas fallu attendre longtemps pour les conservateurs s'y opposent, notamment William Donohue de la Ligue catholique, un opposant des droits des homosexuels. Comme le signale Mgr Dolan, la parade de la Saint-Patrick, qui n'est pas dirigée par l'Église, permet une certaine marge de manœuvre. D'ailleurs Mgr Dolan a souligné que les archevêques de New York n'ont jamais "déterminé qui serait ou ne serait pas dans cette parade." Selon Mgr Dolan le comité du défilé qui exploite l'événement annuel continue d'avoir sa confiance et son soutien."

Mgr Dolan semble clairement à l'aise avec l'attitude plus inclusive adoptée par le pape François. Le cardinal le mois dernier a donné une longue interview au Boston Globe à l'expert du Vatican, John L. Allen Jr., dans laquelle Mgr Dolan indiqua que les jours des guerres de la culture dans l'église touchaient à leur fin. Selon lui, l'effort pour retenir la communion de groupes catholiques pro-choix "est dans le passé". Et il dit aussi que le pape François veut "des évêques ayant une attitude plus pastorale, axés sur la justice sociale qui ne seraient associés à aucun camp idéologique."

Mgr Dolan montre ici un bel esprit d'ouverture qui a ravi les catholiques, tout autant que gays et lesbiennes, ce qui montre que l'Église essaye de trouver une autre voie qui ne met personne sur le côté.

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