Publié le 19 Décembre 2014

Radio Vatican montre que selon le pape François lors de la messe célébrée ce vendredi 19 décembre 2014 au matin en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, "L’Église doit être une mère, non pas agir en entrepreneur." Il s’agit de la dernière homélie pour l’année 2014, en présence d’un groupe de fidèles.

Avec l'exemple des naissances miraculeuses de Samson et de Jean-Baptiste, le pape nous dit que l’Église montre "ce symbole de stérilité juste avant la naissance de Jésus", avec "une femme incapable d’avoir un enfant suite à sa décision de rester vierge." "Ceci, a-t-il commenté, "est le signe de l’humanité incapable de faire un pas en plus"". Donc, l’Église "veut nous faire réfléchir sur l’humanité stérile".

Pour le pape François "lorsque l’Église croit dans le pouvoir de tout faire, de s’emparer des consciences des gens, d’aller sur la voie des pharisiens, des sadducéens, sur la voie de l’hypocrisie, l’Église est stérile." Il souhaite "Que ce Noël rende notre Église ouverte au don de Dieu, qu’elle laisse l’Esprit Saint nous surprendre et qu’elle soit une Église qui fasse des enfants, une Église mère." Il pense que "l’Église, dans beaucoup d’endroits, est plus une mère qui n’agit pas en entrepreneur."

Le pape François met en garde contre une Église qui recherche le pouvoir et qui oublie l'essentiel, l'Évangile. Une Église mère ne peut que se bâtir sur la miséricorde et l'ouverture, souhaitons que cela se passe durant le prochain synode sur la famille de 2015.

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Publié le 18 Décembre 2014

Une femme nommée évêque de l'Église anglicane pour la première fois en Angleterre

Francetvinfo.fr nous montre que l'Église anglicane d'Angleterre a nommé une femme évêque pour la première fois de son histoire, mercredi 17 décembre 2014. La révérende Libby Lane, 48 ans, a été désignée évêque de Stockport, dans le nord-ouest de l'Angleterre. Jusqu'à maintenant, elle officiait comme vicaire dans le diocèse de Chester, dans la même région. La cérémonie officielle d'investiture aura lieu le 26 janvier, a précisé l'Église d'Angleterre.

"C'est un jour remarquable pour moi et historique pour l'Eglise. Je suis honorée et reconnaissante d'être appelée à servir comme le prochain évêque de Stockport et enthousiaste aussi, bien qu'un peu intimidée, que l'on me confie un tel ministère", a brièvement réagi l'évêque Libby Lane, appelant à respecter une minute de silence en mémoire des victimes du massacre commis par les talibans dans une école au Pakistan.

Libby Lane est mariée à un prêtre anglican et a deux enfants. L'Église anglicane, comme les autres Eglises protestantes, autorise en effet le mariage des prêtres et des pasteurs.

Le 17 novembre, le synode général de l'Église anglicane a définitivement approuvé, à Londres, la réforme ouvrant la voie à l'ordination de femmes évêques. L'amendement baptisé "Canon 33" établit désormais qu'"un homme ou une femme peut être consacré à la fonction d'évêque".

Le premier ministre, David Cameron, a salué cette nomination. "C'est une désignation historique et un pas important pour l'Eglise vers une plus grande parité au sein de sa hiérarchie." Il a ajouté que le gouvernement allait proposer une loi cette semaine pour permettre aux femmes évêques de siéger prochainement à la chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique.

La nomination de Libby Lane met fin à 22 années de résistance à la promotion des femmes prêtres. Elle marque ainsi la fin de siècles de leadership masculin dans l'Église anglicane.

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Publié le 17 Décembre 2014

Le rapport de visite prend un ton positif envers les religieuses américaines

NCRonline.org dans ses articles du mardi 16 décembre 2014 nous montre que le rapport final d'une enquête controversée du Vatican qui a eue lieu il y a six ans des sur dizaines de milliers de religieuses catholiques aux États-Unis prend un ton vertement positif, même élogieux, envers leur vie et leur travail, mais comprend également plusieurs critiques acérées sur certaines d'entre elles, en particulier en ce qui concerne la vie de prière dans leurs communautés. Le Vatican souhaite examiner attentivement leurs pratiques et leurs ministères spirituels pour s'assurer que ceux-ci sont en harmonie avec l'enseignement catholique à propos de Dieu, la création, l'Incarnation et de la Rédemption.

Un tel changement s'explique par le fait que le cardinal João Braz de Aviz a remplacé le très conservateur cardinal Franc Rodé, comme préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique et que le cardinal Gerhard Müller de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a publié des rapports très négatifs sur la LCWR, qu'il a suscité un soutien massif envers les religieuses américaines.

Utilisant une certaine forme du mot "reconnaissance" que l'on retrouve huit fois dans ses 12 pages, le rapport reconnaît aussi le soupçon envers nombreuses religieuses qu'avait le rapport pour lancer cette enquête et dit que le Vatican cherche "un dialogue respectueux et fructueux" avec celles qui ont refusé de collaborer à ce processus.

Le rapport ne blâme pas les religieuses progressistes de la baisse du nombre de femmes qui entrent dans la vie religieuse après les années 1950 et 1960, comme l'ont fait certains conservateurs au cours des décennies. Il reconnaît simplement le fait que cette période a été un phénomène historique anormal, pas une norme qui pourrait être réaliste et devrait se poursuivre. Il loue les ministères des femmes religieuses, surtout avec les pauvres, et note qu'ils résonnent avec le message du pape François. Et il célèbre la croissance des programmes associés à celles-ci, les autres tentatives de faire part de leurs charismes et leur ministère avec les laïcs. Le rapport exprime également sa gratitude aux religieuses pour leur travail dans la promotion des nouvelles vocations à la vie religieuse.

La Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, qui a rédigé le rapport, déclare à un moment donné : "Nous exprimons notre espoir que nous puissions accueillir tous ensemble cet instant présent comme une opportunité pour transformer l’incertitude et l’hésitation en une confiance de collaboration afin que le Seigneur puisse nous guider en avant dans la mission qu’il nous a confiée au nom du peuple que nous servons".

L'enquête du Vatican, connue officiellement comme une visite apostolique, fut lancé par la congrégation religieuse en 2008 avec l'approbation du pape Benoît XVI. Probablement la plus grande enquête dans l'histoire de l'Église sur ce sujet, elle portait sur certains des 341 instituts religieux féminins aux États-Unis qui comprennent 50 000 femmes.

C'est un changement de ton salutaire pour l'Église, car l'enquête envers les religieuses américaines avait créé beaucoup de tensions et d'incompréhension chez beaucoup de fidèles aux États-Unis. C'est aussi malgré ses critiques, un encouragement pour ceux qui veulent une Église ouverte et solidaire.

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Publié le 16 Décembre 2014

IrishTimes.com nous montre dans son article du 15 décembre 2014 que d'après l'Association des prêtres catholiques irlandais le père Tony Flanenery qui a été mis au silence par Vatican pour des vues qui sont "historiquement et théologiquement inattaquable."

L'Association des prêtres catholiques irlandais a écrit au pape François pour lui demander qu'il renverse une décision de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) pour faire taire le père Tony Flannery. "Nous sommes conscients que vous avez dit que dans le cas de la réception d'une lettre de réprimande de la CDF qu'on devrait la lire, la mettre de côté et continuer son ministère quotidien. Les supérieurs du père Flannery ne lui ont pas permis de faire cela". En 2012, le père Flannery fut réduit au silence par la CDF pour des articles qu'il avait écrit dans le magazine rédemptoriste.

La lettre, envoyée le 11 Septembre et publiée sur le site web d'e l'Association des prêtres catholiques irlandais, le jeudi 11 décembre, déclare : "nous pensons que le traitement du père Flannery des mains de la CDF et la manière dont la CDF a agi ont causé encore plus de désillusion chez les catholiques irlandais et ont rendu le travail des prêtres encore plus difficile. Il est considéré encore comme un autre exemple d'une Église qui est plus soucieuse d'orthodoxie doctrinale que de la compassion de Jésus-Christ."

"Le Supérieur général du père Flannery a reçu l'ordre de la CDF de le retirer de ministère sacerdotal et a été informé qu'il ne peut être restauré dans la même à condition qu'il signe et publie certaines déclarations. Le père Flannery est incapable, pour des raisons de conscience, à signer de telles déclarations et ne pourrait le faire que s'il devait dire des mensonges", a-t-elle précisé.

La CDF n'avait "jamais communiqué directement avec le père Flannery. En outre, un théologien augustinien irlandais très respecté, Gabriel Daly, a écrit que les vues du Père Flannery sont "à la fois historiquement et théologiquement inattaquable"."

Le problème avec cette mise sous silence du père Tony Flannery, c'est qu'elle n'est pas justifiée et peu judicieuse car elle endommage que la crédibilité de l'Église.

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Publié le 15 Décembre 2014

nouvelobs.com nous montre un très bon article de Nathalie Funès du dimanche 14 décembre 2014 où elle dégage le "fossé gigantesque" entre le discours du clergé et l'opinion des pratiquants se double d'un autre désaccord, entre l'épiscopat conservateur français et le souverain pontife.

Sortie de messe, un matin de novembre. La basilique Saint-Martin d’Ainay est remplie de fidèles, comme à chaque office. C’est là, sur la presqu’île de Lyon, que se niche l’un des bastions catholiques les plus conservateurs de France. La volonté du pape François de tenir compte des nouvelles réalités familiales et son souhait que l’Église accueille davantage les divorcés remariés, les concubins et les couples homosexuels n’y font guère l’unanimité. Chantal, 90 ans, foulard mordoré : "S’il n’y a plus de sanction, cela risque d’augmenter les séparations." Comme si les sanctions évitaient les séparations, il suffit de regarder à quel point l'Église n'a pas réussi à convaincre même avec ses sanctions. Marie-Hélène, 75 ans, mise en plis grise : "Que les divorcés accèdent aux sacrements de l’Église ? Impensable. Ce serait hostile aux premiers conjoints." En quoi ? Ils se sont séparés. Cela veut dire qu'ils ne veulent plus être ensemble. C'est vrai, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi veut obliger ceux qui veulent divorcer à rester ensemble avec un certain manque de réalisme.

En octobre, trois dimanches de suite lors de la messe, le père Eric de Kermadec, prudent sur le sujet, a "prié pour le synode sur la famille" qui se tenait alors à Rome. Et sur les bancs de la basilique romane, la plupart des paroissiens sont aujourd’hui soulagés que la doctrine de l’Église plusieurs fois centenaire reste intangible et que les articles sur les divorcés remariés et les couples homosexuels n’aient finalement pas été adoptés par les évêques, au Vatican, tout au moins lors de cette première étape. Des paroissiens soulagés qu'il y ait des catholiques de seconde zone alors que l'Église doit les accueillir sans rien attendre en retour, n'ont rien compris au message du Christ. "Il manquait une voix théologique dans les propositions", tranche un proche de l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, qui fut, l’an dernier, la figure de proue des anti-mariage pour tous. Il s'est montré peu digne de la miséricorde divine en disant que le mariage gay ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste. Beau préjugé indigne de cette époque.

Le pape François, élu au moment où des centaines de milliers de catholiques défilaient contre l’union homosexuelle, serait-il en décalage avec une partie de l’Église de France ? "Au synode, l’épiscopat hexagonal ne s’est pas illustré par son ouverture d’esprit", indique Christian Terras, rédacteur en chef de "Golias Hebdo", magazine progressiste sur l’Église catholique. Lors de son discours introductif, André Vingt-Trois, archevêque de Paris et coprésident du synode, s’est même interrogé sur la communion donnée aux couples qui ont recours à la contraception. Il a oublié la charité dans son discours. Et Tony Anatrella, prêtre du diocèse de Paris, psychanalyste, qui faisait partie des conseillers chargés de préparer les travaux, est connu pour ses positions réactionnaires. L’homosexualité est "une immaturité foncière de la sexualité", a-t-il notamment déclaré par le passé. Ce qui montre une belle méconnaissance de l'homosexualité.

"L’ampleur des manifestations contre le mariage pour tous et la quinzaine d’évêques conservateurs, très médiatiques, à Paris, Lyon, Toulon ou Bayonne, ne sont pas représentatifs de l’Église de France", nuance le journaliste Philippe Clanché, auteur de 'Mariage pour tous, divorce chez les cathos' (Plon). "La grande consultation lancée par le pape auprès des fidèles avant le synode a montré le fossé gigantesque entre le discours de l’épiscopat et l’opinion des pratiquants." Cette consultation a montré que les paroissiens ne partagent pas les avis de leur hiérarchie sur la sexualité, les familles et le mariage, mais cela n'est pas étonnant car depuis Humanae Vitae en 1968, c'est amplement démontré.

Les résultats, restés confidentiels, du questionnaire diffusé fin 2013 montreraient effectivement qu’une majorité de catholiques souhaite que les divorcés remariés accèdent aux sacrements de l’Église. Et déjà beaucoup de prêtres, surtout les plus âgés, ceux de la génération Vatican II, font communier les divorcés et les homosexuels sans demander l’autorisation à leur hiérarchie.

L'épiscopat français a un gros problème de conservatisme les rapprochant des catholiques réactionnaires qui sont minoritaires mais bien plus influent médiatiquement et financièrement, et qui ne peut écouter la moindre voie d'ouverture. Avec une telle hiérarchie, comment ne pas comprendre la baisse de la pratique et des vocations.

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Publié le 14 Décembre 2014

LePoint.fr dans son article du dimanche 14 décembre 2014 nous montre que dans un sondage Ifop révèle que 71 % des Français sont "plutôt favorables" à la présence de crèches de Noël dans les administrations et les bâtiments publics.

Les Français sont majoritairement "plutôt favorables" (71 %) à la présence de crèches de Noël dans les administrations et les bâtiments publics, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Interrogés sur ce sujet, 71 % se disent "plutôt favorables, car cela constitue plus un élément de tradition culturelle qu'un symbole chrétien". À l'inverse, 18 % des sondés y sont "plutôt opposés car il s'agit d'un symbole religieux incompatible avec les principes de neutralité et de laïcité du service public".

Ce sondage intervient alors qu'une polémique grandit en France après que le tribunal administratif de Nantes a enjoint au conseil général de la Vendée, vieille terre de tradition catholique, de démonter la crèche de la Nativité installée dans le hall de ses locaux. Le conseil général a fait appel. À Béziers, le préfet a aussi demandé au maire soutenu par le FN Robert Ménard de retirer la crèche qu'il a fait installer dans la mairie.

Les catholiques sont à 81 %, qu'ils soient pratiquants ou non-pratiquants, en faveur de la présence des crèches dans les lieux publics. Les personnes se disant sans religion le sont à 60 %. "Par-delà cet écart de 21 points entre ces deux groupes, ces chiffres démontrent que les crèches de Noël sont bien aujourd'hui d'abord et avant tout perçues comme un élément de tradition culturelle", analyse l'Ifop. "Sans surprise et conformément à la tradition anticléricale et la fibre 'laïcarde' du Parti communiste et du courant de Jean-Luc Mélenchon, c'est dans les rangs du Front de gauche que l'adhésion est la plus faible (46 %) et l'opposition majoritaire (49 %)", relève l'institut de sondage.

Les sympathisants du PS se montrent favorables à 64 % à cette présence de crèches dans les bâtiments publics, 31 % y sont opposés, campant sur un principe de stricte application de la laïcité. À droite, 84 % des sympathisants du FN, 87 % de ceux de l'UMP y sont favorables.

Le sondage a été réalisé par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon de 1008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

Malheureusement cette initiative contre les crèches dans l'espace public, non dans l'espace privé a réveillé les catholiques les plus déterminés, surtout ceux qui veulent imposer les valeurs chrétiennes à la France, et mettre à mal la laïcité qui occupent le réseau internet et Twitter pour donner leur point de vue. Leur cri de ralliement est #TouchePasAMaCreche. Mais elle a aussi libéré un champ au FN qui dans ses idées nie même ce que représente la crèche. Laissons les autorités compétentes trouver un juste milieu plutôt qu'en d'en revenir à un combat stérile.

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Les Français favorables aux crèches de Noël dans les bâtiments publics

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Publié le 13 Décembre 2014

Selon 20minutes.fr dans son article du vendredi 12 décembre 2014, l'Église catholique s'est montrée soulagée vendredi que le rapport des députés Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS) s'inscrive dans la quête «du meilleur accompagnement de nos concitoyens vulnérables» et «n'entre pas dans l'euthanasie ou le suicide assisté».

LesEchos.fr montrent que le président de la République a, comme prévu, apporté son soutien aux propositions avancées dans le rapport que venaient officiellement de lui remettre les députés Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS). Il propose la possibilité d’une «sédation profonde et continue» évitant certains services en soins palliatifs de réveiller les malades pour s’assurer régulièrement de leur consentement et veut rendre plus contraignant les «directives anticipées» permettant à chacun d’exprimer par avance son opposition à tout acharnement thérapeutique (les souhaits des malades seraient signalés sur les cartes vitales).

«C'est l'honneur d'une société de chercher sans cesse le meilleur accompagnement de nos concitoyens vulnérables qui s'approchent de leur décès et qui ont "droit à une fin de vie digne et apaisée"», écrit dans une déclaration à l'AFP l'archevêque de Rennes, Mgr Pierre d'Ornellas, président du groupe de travail de la Conférence des évêques de France (CEF) sur la fin de vie, en estimant que le rapport Leonetti-Claeys, «avec sa proposition de loi, s'inscrit dans cette recherche».

«Comme les rapports précédents», ce texte «demande avec insistance un développement accru des soins palliatifs et de la formation à ces soins», relève avec satisfaction Mgr d'Ornellas. «Il n'entre pas dans l'euthanasie ou le suicide assisté qui, il est vrai, sont contraires à l'éthique médicale et au principe républicain de fraternité», ajoute-t-il.

L'archevêque de Rennes note toutefois que la mise en place d'un «traitement à visée antalgique et sédative jusqu'au décès» pourrait avoir «pour effet non voulu la survenue parfois plus rapide du décès provoqué par la maladie». S'il juge que le nouveau droit de «sédation profonde et continue» s'inscrit dans la «volonté louable d'écouter le patient», Mgr d'Ornellas estime encore que cela «ne supprime pas les causes» du «mal-mourir en France».

Appelant au «développement de la culture palliative», l'archevêque se réjouit que Alain Claeys et Jean Leonetti veuillent «mettre en œuvre l'accompagnement bienveillant que nous devons à chaque malade». «Voilà notre devoir de fraternité ! Il est urgent de l'accomplir», s'exclame-t-il.

Enfin, le président du groupe de travail sur la fin de vie à la CEF appelle à ne pas entrer «dans le mythe de la mort toujours apaisée ou de "la mort propre"». «La vulnérabilité est notre lot commun. Elle appelle un surcroît de fraternité qui nous oblige à considérer qu'il n'y a jamais de vie inutile», conclut-il.

Le problème c'est que l'Église tout comme les pro et les anti-euthanasie ont surinterprété l'engagement 21 de François Hollande qui ne parlait pas d'euthanasie mais à bénéficier d'une assistance médicalisée dans des conditions strictes et précises pour terminer sa vie dans la dignité. Cet engagement n'a jamais parlé d'euthanasie.

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Publié le 12 Décembre 2014

euronews.com dans un article du jeudi 11 décembre 2014 nous montre que Rome sera la capitale des Nobel de la Paix ce vendredi 12 décembre. Le dalaï lama et une dizaine d’autres lauréats du prestigieux prix se retrouvent pour un sommet. Il devait se tenir initialement à Pretoria, en Afrique du Sud, mais les autorités ont refusé de délivrer un visa au chef spirituel du bouddhisme tibétain. Un autre refus s’est ajouté : le pape ne recevra pas le dalaï lama.

“Cette fois je pense que l’administration du Vatican semble dire que c’est un peu inopportun, a déclaré ce jeudi à Rome le chef spirituel du bouddhisme tibétain. J’ai toujours l’habitude de dire qu’il faut éviter de causer un quelconque désagrément pour quelqu’un comme lui. Bien sûr je l’admire. J’admire vraiment ce pape.”

Selon des sources diplomatiques, la décision du pape est lié aux efforts de rapprochement du Saint-Siège avec la Chine et à l’extrême nervosité de Pékin face aux rencontres du dalaï lama avec des dirigeants étrangers. La dernière rencontre d’un pape avec le chef spirituel bouddhiste tibétain remonte à une audience privée accordée par le pape Benoît XVI en 2006.

Pour le Daily Telegraph la décision reflète surtout un dilemme diplomatique aiguë pour le pape, à un moment où le Vatican s'efforce d'améliorer ses relations avec Pékin et veut donc éviter de contrarier les autorités chinoises de peur de provoquer des problèmes pour la communauté catholique du pays.

Radio Vatican fait savoir que le pape François fera parvenir un message aux participants par l’intermédiaire du cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin.

On attend tout de même mieux d'un pape prônant des valeurs qui devraient rencontrer celle du dalaï lama, tout cela pour plaire à la Chine qui a montré à plusieurs reprises qu'on ne peut pas lui faire confiance tant elle se moque des droits de l'homme. Espérons qu'il se rattrapera.

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Publié le 11 Décembre 2014

Selon Vatican Insider, le pape François énonce que les "Vérités fondamentales ne sont pas remises en question" concernant le sacrement du mariage : l'indissolubilité, l'unité, la fidélité et l'ouverture à la vie. En gros, un synode ne prenant pas de risques. Trois documents officiels sont sortis du Synode : le message final, le rapport final et le discours final du pape. Il a ajouté que "tout a eu lieu cum Petro et sub Petro", en présence du pape qui est une garantie de liberté et de confiance pour tout le monde, et une garantie d'orthodoxie. Le pape a dédié la catéchèse du mercredi 10 décembre 2014 aux familles en vue du synode ordinaire de l'an prochain.

Au Synode extraordinaire sur la famille, qui a eu lieu octobre dernier, "tous les Pères ont pu parler et tout le monde a écouté", donnant lieu à une "discussion puissante", "un moment de grande liberté" sans "censure préalable". Mais les journalistes devaient attendre des conférences de presse enjôleuses sans pouvoir assister aux débats. Il a d'ailleurs rappelé que le synode n'est pas "un parlement, il représente certes l'Église mais la structure n'est pas parlementaire". Cela devrait être le cas, car l'Église ne peut plus fonctionner avec des structures vieillissantes. Selon lui, il n'est pas un lieu d'affrontements entre factions mais bien d'un échange entre évêques. Comme si le synode était un monde plein de bon sentiments, où tout le monde avait le même avis.

Le pape François a souligné dans cette audience générale qui concluaient sa série de catéchèses sur l'Église et qui annonçait que dès mercredi prochain, qu'il commencera sa catéchèse sur la famille, devant le synode ordinaire l'année prochaine. Le Vatican a publié le Lineamenta (le rapport final du Synode extraordinaire ainsi que quelques nouvelles questions envoyées aux diocèses dans le monde), en vue de cette prochaine réunion.

Le pape François essaye de trouver un juste milieu, et à force il risque de décevoir le plus grand nombre. S'il propose une Église moderne comme il le souhaite, alors il ne peut pas faire entièrement confiance aux évêques nommés à l'époque de Jean-Paul II et Benoît XVI connus pour leur surdités aux demandes de leurs paroissiens.

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Publié le 10 Décembre 2014

metrotime.be dans son article du mardi 9 octobre 2014 nous montre que le pape François a fait adresser à tous les diocèses les conclusions du récent synode sur la famille, accompagnées d’un nouveau questionnaire pour préparer le second synode d’octobre 2015 sur des sujets délicats comme les divorcés remariés. «Il est nécessaire de tout faire pour qu’on n’aie pas à recommencer le travail de zéro, mais qu’on accepte comme point de départ le chemin déjà parcouru» lors du premier synode, invite ce document, qui souligne le «tournant pastoral» accompli, fondé à la fois sur l’enseignement du pape François et le concile Vatican II (1962/65).

Le premier synode en octobre a été très animé et s’est achevé sans accord sur les questions délicates de l’accès à la communion pour les divorcés remariés et de la place des homosexuels.

Fin 2013, le secrétariat général du synode avait innové en adressant un premier questionnaire sans tabou sur tous les sujets concernant la famille, y compris le divorce, l’union libre et l’homosexualité. Les réponses avaient révélé l’écart entre le dogme et la pratique de nombreux catholiques en ce domaine.

Les diocèses sont désormais invités à engager des consultations sur 46 questions évoquant les «situations extrêmes» que vivent de nombreux couples. Mais leur énoncé semble plus fermé. Le nouveau questionnaire insiste en effet surtout sur la nécessité de faire comprendre la valeur du mariage catholique et s’étend moins sur les sujets les plus délicats.

«La pastorale des divorcés remariés nécessite un approfondissement ultérieur, en évaluant aussi la pratique orthodoxe (qui accorde une «deuxième chance» à certains divorcés remariés) et tenant compte de la distinction entre situation objective de péché et circonstances atténuantes. Quels sont les pas possibles ?», énonce ainsi une des questions.

Une autre question concerne l’attention à porter aux familles ayant des homosexuels en leur sein : «En évitant toute discrimination, comment prendre soin des personnes, à la lumière de l’Evangile ? Comment leur proposer les exigences de la volonté de Dieu ?»

Le document parle de «réalisme nécessaire», d’une «culture de la rencontre», capable de «reconnaître aussi l’œuvre libre du Seigneur hors de nos schémas habituels», et du rôle de l’Église comme «hôpital de campagne».

Malgré ses limites, ce questionnaire montre que le Vatican a également souligné la nécessité de la miséricorde pour répondre aux situations difficiles demandant même aux évêques d'éviter de fonder leur pastorale uniquement sur la doctrine. Nous verrons si c'est bien le cas.

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