Il est grand temps de donner aux femmes une place plus décisive dans l'Église

Publié le 27 Janvier 2014

Les femmes sont la majeures partie des pratiquantes et ont un engagement ecclésial fort, mais leur visibilité dans l'Église est inexistante que ce soit dans le culte et dans les institutions. Pourtant beaucoup d'experts montrent que des femmes telles que Lydia, Phoebé et Prisca, loin d'être d'humbles compagnes étaient habitués et à conduire la prière, à gérer la bourse, à décider de l'ordre du jour missionnaire d'un groupe, et à travailler avec Paul pour annoncer l'Évangile. Leur témoignage confirme que des ministères féminins existaient dans l'Église primitive. Leur enseignement et leur rôle évangélisateur était si fondamental à la propagation du christianisme qu'il fut progressivement interdit au Ve siècle (avec quelques exceptions notables), elles furent à ce moment-là mise au silence et exclues de la gouvernance et de la prédication de l'Église.

On se limite toujours à une vision subalterne de la femme au sein de l'Église Le pape Jean-Paul II dans sa lettre apostolique Mulieris Dignitatem (1988) reconnaît toute sa place à la femme, mais affirme la différence entre hommes et femmes, qui seraient égaux en dignité, mais non en fonction. Dans ce discours, la place centrale de la femme est réduite à la maternité et la fécondité. Actuellement la hiérarchie ne voit la présence de la femme que dans le cadre domestique. Ce discours est inaudible dans une société où hommes et femmes peuvent avoir les mêmes rôles. La femme n'est ni l'aide, ni la seconde de l'homme.

Du fait de la baisse du nombre de prêtre, les femmes prennent la relève. De nombreuses femmes partagent certaines responsabilités pastorales avec les prêtres dans l'accompagnement des personnes, des familles et des groupes, comme dans la réflexion théologique. Elles sont désormais indispensables. Dans l'Église, la relation entre hommes et femmes doit donc être une réalité et doit s'établir à tous les niveaux. Des changements concrets pourraient se faire sur le cardinalat, le diaconat ou sur la liberté de prédication, vu que la hiérarchie ne veut pas ouvrir la prêtrise aux femmes. Les femmes devraient aussi être davantage écoutées et prendre part aux décisions.

Pour changer cela, il faudrait déjà commencer par nommer des femmes dans le gouvernement de l'Église. Et pourquoi pas inventer de lieux de décision où les femmes seront égales aux hommes et aux clercs. Il est grand temps de ne plus admettre que les femmes soient écartées des responsabilités dans l'Église. Si le pape François est sérieux dans son souhait d'une «présence féminine plus décisive», alors qu'il donne enfin un vrai rôle aux femmes dans les Église pour que s'élargissent les espaces pour une présence féminine plus décisive dans l'Église.

Merci !

Il est grand temps de donner aux femmes une place plus décisive dans l'Église

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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