Et si on rêvait comme le cardinal Carlo Maria Martini

Publié le 30 Août 2014

En 1999, le cardinal Carlo Maria Martini avait "fait un rêve" : la convocation d'un nouveau Concile, un Vatican III, estimant que Vatican II (1962/65) était en quelque mesure dépassé. Le manque "parfois dramatique" de prêtres, le rôle de la femme dans la société et dans l'Église, la participation des laïcs à certaines responsabilités sacerdotales, la sexualité, la discipline du mariage, les rapports avec les orthodoxes et l'œcuménisme en général, le rapport entre démocratie et valeurs et entre lois civiles et loi morales étaient les thèmes qu'il proposait pour un nouveau concile. Ce concile devait réviser les dogmes obsolètes et attirer de nouveaux fidèles.

Plus tard, il a fait état que l'Église a besoin de convoquer un concile à tout moment, afin de se retrouver face à face avec les différentes conceptions du monde. Il pensait que cette nécessité était utile : car il semblait y avoir quelques difficultés à parvenir à une compréhension commune. il ne pensait pas, d'autre part, qu'il devait être comme le concile Vatican II, à savoir dédié à tous les problèmes de l'Église et de sa relation avec le monde. Il pensait que le nouveau concile devrait être axée sur seulement un ou deux thèmes et, après 10 à 15 ans, une fois que les sujets furent examinés et épuisés, en convoquer un nouveau concentré sur d'autres thèmes.

Dans ce but, alors que le Vatican sous Jean-Paul II (1978-2005), passait son temps à annoncer ce qui ne pouvait pas être tolérée (les femmes prêtres, l'homosexualité, la théologie de la libération), il parcourait le monde, parlant en termes positifs de son soutien aux familles plutôt que de taper sur l'avortement, et relevant le défi de l'accueil de tous dans les églises plutôt que de limiter les sacrements à ceux dont les vies ne sont pas conformes aux règles de l'Église. Il avait dénoncé aussi "la tentation" de certains catholiques de "se réfugier" dans des nouveaux mouvements de l'Église en leur prêtant une "valeur absolue" et en les transformant en véritables "idéologies".

En 2006, il avait pris position sur la morale sexuelle dans un journal italien (L’Espresso), expliquant que l’Église devait considérer l’IVG et la fécondation in vitro comme "un moindre mal". Dans un livre paru en 2008 (Conversations nocturnes à Jérusalem), il avait critiqué l’encyclique de Paul VI, Humanae Vitae, qui avait, selon lui, éloigné les catholiques de l’Église, et disait espérer que Benoit XVI écrive un texte sur le sujet de la sexualité. Il y appelait aussi à l’ordination d’hommes mariés comme prêtres.

Il garda son franc-parler jusqu'à la fin dans l'espoir que l'Église réalise l'urgence de la réforme. Dans une interview publiée après sa mort en 2012, il a parla avec plus d'insistance comme c'était son habitude d'une institution de "d'églises vides" qui a "200 ans de retard" et a besoin d'une "transformation".

Le cardinal Martini encouragea l’Église à "entreprendre un chemin radical de changement", alors continuons de faire vivre son espoir que l'Église s'ouvre sur le monde monde.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article