Nouveau cycle dans l'Église espagnole, Carlos Osorio Sierra est nommé archevêque de Madrid et Antonio Cañizares Llovera celui de Valence

Publié le 28 Août 2014

L'article de periodistadigital.com du jeudi 28 août 2014 nous montre le choix surprise de Mgr Carlos Osoro Sierra comme archevêque de Madrid et la fin de ligne dure de Mgr Rouco Varela.

Carambole pour certains. Changement historique dans l'Église espagnole pour d'autres. Le fait est que, le jeudi 28 Août 2014 passera dans les annales ecclésiastiques espagnoles comme le jour où le cardinal Rouco Varela s'en va et laisse son poste à Madrid à Carlos Osoro Sierra, qui est remplacé à Valence par le cardinal Antonio Cañizares Llovera.

Contre la volonté de Rouco Varela, l'homme nommé par le pape pour diriger l'archidiocèse de Madrid et, par contagion, l'Église espagnole est le lointain archevêque de Valence, Carlos Osoro. Il est affable, fin, et un pasteur dont le travail est inégalé, ce nouvel archevêque de Madrid est un évêque qui marche dans les rues. En fait, la dernière fois le pape François l'a vu à Rome, il l'appela "le pèlerin", tellement il aima son travail pastoral à pied, toujours présent dans tous les types d'actions sociales, civiles et surtout pastorales. Un évêque en terrain pastoral et modéré dans la communauté ecclésiale.

Osoro a prouvé, au fil des ans, comme le pape François, est en faveur d'une Église productive. Une Église qui souhaite être avec les peines et les joies des gens, attentive aux signes des temps et consommées par zèle pour Dieu. Une Église sans ennuis, sans penchant pour des groupes fermés sur eux et sans contact avec la vie réelle. Il désire une Église qui dialogue. Son souhait est un retour à la thèse du cardinal Tarancón : L'Église comme autorité neutre et morale. Elle sera gratuite et non partisane, afin d'exercer, plus librement, sa capacité à dénonciation prophétique. Et Finalement il veut une Église de tous et pour tous. Il rencontrera tout le monde, les mouvements néoconservateurs mais aussi l'Action catholique, les mouvements spécialisés dans le monde du travail, les simples gens des paroisses ou les prêtres de Vallecas et San Carlos Borromeo. Il ne désire pas jouer le jeu d'un camp en particulier.

Madrid gagne un archevêque proche, simple, qui sent l'odeur de ses moutons. Quand au cardinal Antonio Cañizares Llovera, surnomme le "petit Ratzinger", il va à Valence, sa ville natale avec un caractère beaucoup plus ouvert et dialoguant. Beaucoup plus «franciscain» et, beaucoup plus modéré à tous les niveaux. Il serait pour une direction de l'Église beaucoup plus collégiale. Il faut signaler que Cañizares ne souhaite pas déconstruire le travail de son prédécesseur Osoro, puisque ce diocèse est riche dans tous les sens, avec un personnel qualifié et des vocations. Ce virage ne serait pas étonnant, car il fut l'un de ceux qui appuyèrent l'élection du pape François. Mais on peut aussi penser que le pape François ne le voulait pas comme l'archevêque de Madrid, du fait de son âge et du fait qu'Osoro était son favori.

Mais Cañizares pourrait être avec Osoro, avec l'ajout du nouvel archevêque de Barcelone (pas encore de nom, mais le cardinal Sistach est maintenant prolongé dans ce poste pour deux ans) et l'archevêque militaire, Juan del Rio les tenants d'une direction d'une l'Église beaucoup plus collégiale que la précédente surveillance du cardinal Rouco Varela. Dans la ligne du pape François, espérons que c'est le début d'une nouvelle phase de changement pacifique dans l'Église espagnole, qui l'entraînera vers la modération.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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