Le suaire de Turin, un faux médiéval qui fait encore parler de lui

Publié le 26 Juillet 2015

Le suaire de Turin, un faux médiéval qui fait encore parler de lui

Pour l'Église, le suaire de Turin une pièce de lin de 4,36 m sur 1,10 m, tissé à chevrons, n'est pas une relique, mais une représentation permettant aux croyants d'entrer en contact avec un mystère de la foi catholique, la mort de Jésus crucifié sur la croix. En gros une icône. Selon la tradition, l'empreinte du corps de Jésus supplicié qui mesure ici entre 1,87 et 1,62 m (la taille la plus souvent gardée est 1,78 m), et qui porte une barbe longue qui se divise en deux parties et des cheveux jusqu'à mi-épaule, se serait imprimé sur cette toile, découverte au XIVe siècle dans une collégiale près de Troyes (France), et acquise par le Vatican en 1983. Mais l'Église ne s'est jamais prononcée sur son authenticité, qui est de moins en moins probable, selon des études scientifiques. En 2010, Gregory S. Paul, un chercheur américain en paléontologie, a déclaré que les proportions de l'image ne sont pas réalistes, que le front est trop petit, les bras sont trop longs et les longueurs sont différentes, tandis que la distance entre les sourcils et le sommet de la tête est non représentatif. Il a conclu que les caractéristiques peuvent être expliqués si l'enveloppe est une œuvre d'un artiste gothique.

Le Suaire apparaît en 1357 à Lirey, dans l’est de la France, où il fait l’objet d’ostensions sous l’autorité de sa propriétaire, Jeanne de Vergy, veuve du chevalier Geoffroy Ier de Charny. On ne peut dater de façon précise l’origine de l’objet. Les ostensions dureront jusqu’en 1360. L’évêque de Troyes, Henri de Poitiers, les interdit car il pense que le linceul doit être faux vu que les Évangiles n’en fait pas mention. De plus, le linceul contredit l'Évangile de Jean, qui décrit plusieurs pièces de tissus (des bandelettes et une "serviette" séparée sur le visage). (Jean 20,6). En 1388, Geoffroi II décide de faire revivre le culte, et peut reprendre les ostensions à Lirey. Entre août 1389 et mai 1390, un mémoire fait par le nouvel évêque de Troyes, Pierre d'Arcis, apprend au pape Clément VII que le linge a été peint et qu'il a retrouvé le faussaire et meurtrier avoué sans pour autant le nommer. Clément VII malgré cela permet d'exposer le droit d’exposer le linceul en demandant de prévenir les fidèles que ce n'est pas le vrai suaire. Le linceul a été endommagé par un incendie en 1532, tout en étant stocké dans la chapelle de Chambéry, en France. En 1578, Emmanuel Philibert, duc de Savoie l'amena à Turin et en 1694 il fut placé dans son propre sanctuaire dans la chapelle royale de la cathédrale de Turin. Il a fallu attendre 1898, lorsque la première photo a prise le négatif de la «relique», montrant l'image obsédante d'un homme apparue dans tous ses détails réalistes pour que le suaire fasse parler de lui. Le linceul a eu de nombreux admirateurs notoires. Adolf Hitler, était même obsédé par lui, et voulait le voler afin qu'il puisse l'utiliser dans une cérémonie de magie noire. En 1972, un intrus grimpa sur le toit, fit irruption dans la chapelle royale et a essaya de mettre le feu au linceul. Il a été sauvé par la partie de l'amiante formant les dispositifs de protection autour de lui. En 1983, le dernier roi d'Italie, Humbert II [qui a régné durant 35 jours, du 9 mai au 13 juin 1946, ce qui lui vaut le surnom de Re di Maggio (« roi de mai »)], lègue le suaire au pape Jean-Paul II. En 1997, l'enveloppe a été de nouveau menacé par le feu. La restauration de 2002, a retiré les morceaux de tissu brûlé et les "correctifs" appliquées par les Clarisses en 1532.

En 1978, une équipe de scientifiques américains nommée Shroud of Turin Research Project (STURP) a effectué un examen de l'enveloppe et a conclu qu'il n'y avait aucune preuve de la falsification, disent ses origines étaient un "mystère". Un peu rapide comme conclusion, car Walter McCrone, qui a collaboré avec l'équipe du STURP a montré en 1979 que les taches rouges attribués à du sang étaient en fait des particules minuscules d'oxyde de fer provenant de pigment rouge ou d'ocre rouge utilisés dans la peinture médiévale, démentant ainsi l'hypothèse arguée par les docteurs John Heller et Alan Adler du STURP. Il sera invité à partir et continuera jusqu'à sa mort à dire que le suaire est une peinture. En 1987, Joe Nickell dans son livre Inquest on the Shroud of Turin, démontre que la présence de sang est incompatible avec le fait que ce fluide a eu le temps de coaguler avant sa mise au tombeau, avec la coutume juive de l'inhumation au Ier siècle, notamment l'obligation de laver la dépouille même un jour de Sabbat et de l'oindre d'aromates avant l'ensevelissement, ce qui implique que le corps de Jésus n'était plus recouvert de sang lors de son inhumation. En 1988, les équipes d'Oxford, de l'Université de l'Arizona et de l'Institut fédéral suisse de technologie, sous les auspices de l'Académie pontificale des sciences, ont fait des tests au radiocarbone sur de petits échantillons de l'enveloppe, en les datant entre 1260 et 1390. Les partisans du suaire ont répliqué avec les revendications que les chercheurs avaient à tort testés des inserts modernes sur la toile, ce que Jacques Evin, spécialiste du carbone 14, dénonce formellement en expliquant que les prélèvements et analyses avaient été effectuées selon toutes les procédures habituelles et que l'attribution d'une origine moyenâgeuse au tissu est dès lors incontestable, et ils disent également que d'autres essais ont suggéré qu'il contenait des grains de pollens de plantes qui ne peuvent être trouvés en dehors de la Terre Sainte à travers les études de Max Frei-Sulzer, criminologue suisse, en 1973 et 1978, et du professeur Avinoam Danin en 1999, qui furent contestées, car il est presque impossible de préciser l'espèce végétale à partir de son pollen, il faut alors se contenter du genre. On observe l'absence du chêne, de l'olivier et de graminées (à l'exception du riz), des espèces abondantes dans les régions méditerranéennes où le suaire a séjourné depuis le XVIe siècle. La présence de ces pollens orientaux s'explique aussi par la vente d'onguents et de parfums orientaux contenant ces pollens vendus aux foires de Champagne, ces substances ayant pu servir à l'embaumement et être utilisées pour fabriquer le suaire au Moyen-âge.

Ils mettent aussi en avant son identification avec le Mandylion connu qu'à partir du Ve siècle, qui n'est pas le suaire funéraire de Jésus mais son image donnée au roi d'Édesse Agbar, avec une illustration du Codex de Pray hongrois (1192), mais dont le linge funéraire ne semble pas avoir imprimé le corps de Jésus, avec le portrait des pièces de monnaies (solidi) de Justinien II (692) qui n'est pas très ressemblant au suaire de Turin, et avec le suaire d'Oviedo (entre 554 et 711), qui prouverait que le suaire est un faux, puisque s'il y a un linge sur le visage de Jésus, il ne devrait pas se trouver sur le suaire de Turin. Des représentations tardives qui ont pu être utilisées par un faussaire habile, et qui ne collent pas avec les représentations faites de Jésus jusqu'au IVe siècle où il est souvent montré les cheveux bouclés et court, la barbe courte, et de peau foncée, mais elle cadre avec les représentations tardives faite à partir du VIe siècle à Byzance et dans l'Occident médiéval. En 1976 puis en 1979, on cru voir des pièces de monnaies romaines sur les yeux du personnage du suaire. En réalité après avoir vu les photographies de 1978, on vit qu'il n'y avait rien. En 1980, le professeur Yitzhak Levy Rahmani, directeur des musées de Jérusalem et spécialiste des cimetières judaïques, a dit qu'il n'y avait aucune preuve archéologique qu'il y avait une coutume juive du 1er siècle de mise de pièces de monnaie sur les paupières des morts. En 2009, le Dr Barbara Frale, un chercheuse dans les archives du Saint-Siège affirme qu'elle avait déchiffré le certificat de décès du Jésus à partir de mots écrits sur le suaire. Le Dr Frale, dit avoir trouvé les mots "Jésus Nazaréen" sur le linceul. L'analyse informatique des photographies de l'enveloppe a révélé un fouillis de mots faibles écrits en grec, araméen et en latin. Mais est-ce bien le cas ? Il faut dire le négatif photographique utilisé date de 1931 et il est sujet à des protubérances dans la toile de lin, ainsi qu'éventuellement à la modification et à l'influence de la texture du négatif photographique. On ne trouve pas sur les photographies de 1978 de symboles ou d'écriture sur l'image, et on peut noter que ces signes peuvent être lié à des protubérances sur la toile de lin, qui peuvent ainsi modifier éventuellement la texture du négatif photographique lors de son développement.

En 2010, Joseph Kohlbeck de la société aérospatiale Hercules dans l'Utah et Richard Levi-Setti de l'Institut Enrico Fermi examinèrent certaines particules de saleté à la surface du suaire. La saleté a été jugée comme étant de l'aragonite de travertin. Ils prétendirent que ce calcaire provenait des tombeaux de Jérusalem à l'époque de Jésus. Un avis un peu précipité puisque l'on sait aussi si l'on s'intéresse à la peinture médiévale que l'aragonite servait de teinte claire pour les peintures au Moyen-âge et qu'on la faisait aussi venir d'Orient (où se trouve l'aragonite de travertin). En 2013, Giulio Fanti et son équipe affirmèrent que les précédentes datations au carbone 14 sont erronées du point de vue méthodologique et que la relique date d’entre 300 avant notre ère et 400 après. Ils se sont servi pour cela des spectrométries Raman et infrarouge à transformée de Fourier (IRTF), ainsi que des propriétés mécaniques des fibres du suaire. Ces méthodes ne permettent pas de donner des datations. Selon des chercheurs du Politecnico di Torino en 2014, le suaire de Turin serait né d'une émission de neutrons provoquée par un tremblement de terre, qui aurait faussé la datation au Carbone 14. Selon eux, seul un séisme peut créer des images en 3D sur des tissus de lin. Pourtant avec un bon programme informatique, on peut créer sans problème un effet 3D à partir de peintures, sans crier au miracle. Toutefois, cette hypothèse est déjà contredite par d'autres chercheurs qui expliquent que la datation au carbonne 14 d'objets provenant de zones sismiques au Japon n'a jamais enregistré de résultats aussi différents que ceux du saint suaire. D'ailleurs trois études menées par trois laboratoires indépendants à partir de 1988, soutiennent que le lin ayant servi à tisser la pièce n’a pas été récolté avant le XIIIe siècle. Par la suite, le sindonologues utilisèrent une phrase en 2003 de Mechthild Flury-Lemberg, une experte internationale suisse en textile ancien qui vit une couture dans le tissu qui pouvait correspond à un tissu trouvé dans la forteresse de Massada près de la Mer Morte, qui date 1er siècle. Le propriétaire d'une entreprise textile, Michael Ehrlich a souligné en 2005 que Flury-Lemberg ne connaissait pas la "technique de tissage français médiéval". C'est une réparation textile pratiquée dans des périodes médiévales et de la Renaissance tardive qui implique une restauration fastidieuse fil par fil qui est indétectable comme celle faite en 1534, et qui aurait pu faire croire à la spécialiste que le suaire aurait pu être plus ancien.

L'Enea, l'Agence nationale pour les nouvelles technologies, l'énergie et le développement économique durable a affirmé en 2011 que le suaire ne pouvait pas avoir été contrefait au Moyen-âge étant donné l’état peu avancé des technologies de l’époque. ce n’a pas été récolté avant le XIIIe siècle. Les scientifique de l'Enea concluent que pour obtenir de telles couleurs, on ne pouvait utiliser que des lasers ultraviolets, une technologie clairement pas adaptée au Moyen-âge, ce qui finit d'entacher la crédibilité de cette étude. Très rapidement, de nombreux experts contestent les conclusions de ces trois laboratoires. Certains affirment qu’un incendie, celui de Chambéry en 1532, a abîmé le tissu et a pu le "charger isotopiquement le linceul en carbone 14", biaisant ainsi la datation. D’autres pensent que les échantillons étudiés, qui ont été prélevés sur des franges ne contenant pas l’image du crucifié, ne sont pas des spécimens probants. Les scientifiques de l'Enea concluent aussi qu'on ne pouvait pas faire un faux avec les technologies de l'époque, ce qui est contredit par des expériences menées qui montrent qu'on peut faire un faux suaire à partir des méthodes médiévales sur un bas-relief ou avec un homme. Comme l'a montré Henri Broch, il faut une toile de lin humidifiée, on l'applique sur le bas-relief. On utilise ensuite des pigments qui forment l'image principalement d'ocre rouge pour la forme et le sulfure pour le sang, et on tamponne tout simplement. Tamponner permet de déposer plus de pigment sur les parties en relief plutôt qu'en creux et l'intensité de l'image dépend du bas-relief en dessous. Il détient après le travail fini toutes les caractéristiques du suaire effet en 3D, résistance à l'eau et pas de pigments sur les parties extérieures. En 2005, une expérience menée par Science et Vie, montre Paul Éric Blanrue appliquer un petit drap de lin sur un bas-relief et utiliser des techniques médiévales pour faire un suaire. De l'eau, de l'oxyde de fer et de la gélatine comme liant sont des matériaux cohérents selon les experts. On trempe un drap de lin, on l'humidifie et on l'applique ensuite sur le bas-relief. On ajoute de la gélatine, une pincée d'oxyde de fer, on tamponne le tout. Et pour le négatif, comme pour le suaire, il révèle un visage criant de vérité. En 2005 , le chercheur Jacques Costanzo avait fait une image similaire du suaire en posant un linge de lin sur un visage sculpté et à l'aide d'un chiffon pour marquer les caractéristiques avec de l'oxyde de fer et de la gélatine. Donc pas besoin de traces de pinceau pour réaliser un suaire. En 2008, le chimiste Luigi Garlaschelli, de l'Université de Pavie (Italie), a déclaré qu'il avait réussi à créer une image sur un tissu identique à celui du saint suaire de Turin, en utilisant des substances qui étaient accessibles durant l'époque médiévale. Il montre qu’il est possible de créer un suaire avec de l’ocre et de l’acide sulfurique. Sa réplique inclut même les taches qui, sur l'original montrent du sang suintant des mains et les pieds cloués du Christ. La procédure de Garlaschelli était de frotter un pigment acide sur une toile de lin tandis qu'un bénévole gisait sous elle (dont le visage était protégé). Garlaschelli cuit ensuite le tissu dans un four et le lave pour lui donner l'apparence de d'être plus ancienne. Enfin, pour les taches de sang, on brûle les marques et les taches d'eau ont été ajoutés pour correspondre à l'original. Le chercheur et écrivain britannique Charles Freeman est allé beaucoup plus loin et a dit, en 2014, que le tissu est non seulement apparu au XIVe siècle, mais que son but était de servir comme un accessoire dans les rituels de la semaine sainte au Moyen-âge.

En 2009, une autre découverte a soulevé de sérieux doutes sur l'authenticité du saint suaire. Une équipe d'archéologues de l'Université hébraïque de Jérusalem et d'instituts au Canada et aux États-Unis ont découvert dans une tombe des fragments d'un linceul de l'époque de Jésus à Jérusalem. Les scientifiques ont annoncé que l'enveloppe nouvellement découverte était très différente du controversé suaire de Turin. En plus d'être assez vielle, l'enveloppe a été tissé avec une technique assez simple à l'époque de Jésus, tandis que le suaire de Turin a été fait avec une méthode qui aurait été développée mille ans après Jésus. Une autre caractéristique de cette nouvelle découverte montre qu'un linge de tissu était superposé sur la tête, tandis que l'enveloppe considérée comme le suaire est une seule pièce de tissu. Selon le chef de l'équipe archéologique, Shimon Gibson, le fameux saint suaire de Turin ne correspond pas aux descriptions des cérémonies funéraires de la Palestine du Ier siècle. Les différentes couches de tissu pour couvrir la tête et le corps était une pratique courante. Le linge séparant la tête trouve une signification, puisque lorsqu'on se préparait à enterrer quelqu'un, on mettait un linge sur le visage du cadavre ici d'un homme qui n'était pas vraiment mort et qui avait seulement perdu conscience, pour récupérer le tissu et pouvait siffler pour appeler à l'aide, selon Gibson. D'ailleurs Joe Nickell dès 1983 avait montré que l’image imprimée sur le tissu contenait de nombreuses incohérences par rapport aux rites funéraires juifs : les cheveux semblent tomber droit, comme pour un homme se tenant debout et non couché, les mains sont placées le long des lombes (une posture également contraire à la pratique juive). En 2011, le spécialiste de la spectrométrie Timothy Jull, a décidé de mettre fin à la controverse. Sciences et Avenir a eu accès en avant-première aux résultats de ses travaux publiés dans la revue Radiocarbon. Timothy Jull, a soumis à deux techniques de microscopie un petit échantillon du suaire, un morceau prélevé en 1988 qui n’avait pas été détruit pour la datation. Il montre ainsi, photos à l’appui, que les analyses ont bien porté sur le tissu originel du suaire et que rien n’a pollué la datation.

En 2012, dans le magazine l'Histoire Jean Wirth, historien de l'art à l'Université de Genève, fait savoir que le suaire de Turin est une peinture en très mauvais état qui serait les restes d'une toile peinte a tempera vers 1355. Pour lui l'absence de distorsion de la silhouette exclut qu'il puisse s'agir d'un objet aux dimensions tridimensionnelles. Son état de conservation a accentué son aspect fantomatique qui a favorisé toutes les rêveries. Cela s'explique par le fait que toutes les toiles médiévales peintes a tempera ont été détruites suite à leur dégradation rapide, et le suaire n'aurait pas survécu s'il n'avait pas été considéré comme une relique. Pour enfoncer le clou, en 2014 les professeurs Matteo Borrini et Luigi Garlaschelli ont analysé les soit disant tâches de sang sur le Linceul de Turin et ont déterminé que les artistes médiévaux ont peut-être cru que Jésus a été crucifié en "Y", au lieu de l'avoir été en "T", une position beaucoup plus douloureuse que n'utilisait pas les Romains. Les victimes de torture médiévale étaient souvent placés dans des positions similaires, mais au lieu d'être attachés par des clous, leurs poignets étaient liés avec une corde. L'empreinte sur le suaire ne correspond donc pas aux nombreuses images artistiques traditionnelles de la crucifixion. Indépendamment de son authenticité, Borrini pense que le suaire est un artefact important du monde médiéval. D'ailleurs, l'homme du suaire ne correspond pas aux méthodes de crucifixion romaine, ce que semble confirmer la découverte en 1968 à Giv'at ha-Mivtar dans le nord de Jérusalem les restes d'un homme nommé Johanan, qui avait été crucifié au 1er siècle. Ses jambes avaient été brisées. Encore plus frappant, il y avait encore un clou dans l'os du talon. ce qui suggère que les pieds étaient cloués sur les côtés et traversés par un seul clou. L'homme du suaire avait les pieds cloués. L'absence de mains cloutées, suggère qu'elles devaient être liées. Les poignets pouvaient être également percés de clous. En 1971, dans un ossuaire de l'«Abba Cave» à Givat HaMivtar on découvrit que les bras du supplicié pouvaient être encordés et passés derrière le patibulum, les mains étant cloutées non dans la paume mais par derrière, ce qui n'est pas le cas pour l'homme du suaire. De plus, L'homme du suaire a reçu 120 coups de flagra, alors que les Romains se limitaient à 60, les clous ne sont pas sur les poignets mais selon Frederick Zugibe à la base de la paume. L'homme du suaire est percé au flanc gauche alors que seul l'évangile de Jean en parle, et que les évangiles synoptiques n'en parlent pas. Ce n'est pas une méthode romaine, peut être un ajout de l'évangéliste appelé Jean. Le débat est clos.

Et si finalement comme le cardinal et archevêque de Turin Anastasio Ballestrero apprenant les résultats de l'analyse au carbone 14 en 1988 nous voyons le suaire de Turin comme une "vénérable icône du Christ", et rien de plus.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Histoire de l'Eglise

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K
https://youtu.be/x8kXiDm5rLc
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P
Keiko Kan,

Veuillez mettre une vidéo plus sérieuse à propos de ce faux médiéval, dès le titre on ne peut pas la trouver crédible.

Merci !
L
"Pour l'Église, le suaire de Turin [...] n'est pas une relique, mais une représentation permettant aux croyants d'entrer en contact avec un mystère de la foi catholique. En gros une icône."
C'est précisément tout sauf une icône. Si c'est un faux, ce n'est pas une icône. Si c'est un vrai médiéval, ce n'est pas un faux, et pas plus une icône.
Du reste, les études scientifiques ont montré qu'il s'agissait du vrai linceul du Christ. (symposium de Rome de 93) Intéressez-vous donc au recherche sur le pollen, et expliquez-nous comment les faussaires du moyen-âge ont-il pu pensé et se procurer le pollen de la région de la Galilée, présent sur le Linceul... Encore un article d'un fin connaisseur. Vous n'êtes ni scientifique honnête, ni connaisseur de la Religion, autrement vous sauriez que l'Église l'a reconnu comme l'authentique linceul du Christ, et en célèbre une messe toujours aujourd'hui .
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P
Laurent,

L’Église n'a jamais reconnu le linceul comme authentique, en 1390, une bulle papale demande qu'on le considère comme une peinture, une nouvelle enquête de l'archevêque de Liège en 1448, le considère comme une peinture, en 1670 à Rome quand la Congrégation des Indulgences accorda aux pèlerins une indulgence plénière, ce n'était pas pour le vénérer le vêtement comme le véritable Linceul du Christ, et le carbone 14 en 1988 a définitivement montré que c'est un faux médiéval, un résultat accepté par l’Église, qui considère le suaire seulement comme une icône.

Pour le pollen, rien ne dit qu'il vient du Moyen-Orient, puisque les spécialistes du pollen disent tous qu'on ne peut pas en dire la provenance, ni son espèce.

Les études scientifiques n'ont jamais prouvées qu'il est vrai, d'ailleurs le symposium de Rome en 1993 a été fait par des pro-suaires, et ces études n'ont jamais eues de contre expertise pour dire qu'elle sont fiables.

Mon article est rationnel, et fait preuve de raison face à une croyance aveugle en de faux suaire dont l’Église n'a pas besoin. Ma démarche est avant tout historique et montre que la science n'est pas là pour justifier les croyances aveugles.

Merci !
P
Je t'invite à écouter ces deux émissions surtout la première :

http://radionotredame.net/emission/le-grand-temoin/22-06-2015/

http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/un-coeur-qui-ecoute/un-coeur-qui-ecoute-sebastien-cataldo-itineraire-d-un-enfant-athee.../00094818
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P
Pat,

J'ai déjà vu cette émission de KTO sur le suaire de Turin et je n'ai pas été convaincu.

Merci !