Jésus, Messie Royal : la tradition johannique primitive (7ème partie)

Publié le 21 Septembre 2015

Jésus, Messie Royal : la tradition johannique primitive (7ème partie)

Cet enseignement eut tellement de succès semble-t-il qu’il intéresse le groupe religieux qui a le plus d’influence à Jérusalem et en Judée sur la population, celui des Pharisiens. Ces derniers, comme nous l’avons vu précédemment, ont envoyé une ambassade auprès de Jean. Tel que le démontre les récits de l’entrée de Jésus à Jérusalem, ces derniers s’inquiètent des mouvements de foule, surtout si autour d’hommes qui se disent inspirés par Dieu, à l’image de Jean le Baptiste. Le plus logique est qu’il ait envoyé un des leurs voir Jésus pour connaître ses positions, comme l’indique le « nous » employé par Nicodème, comme il l’avait fait pour Jean :

« Or il y avait, parmi les Pharisiens, un homme du nom de Nicodème, un des notables juifs. Il vint, de nuit, trouver Jésus et lui dit : « Rabbi, nous savons que tu es un maître qui vient de la part de Dieu, car personne ne peut opérer les signes que tu fais si Dieu n'est pas avec lui. »

Nicodème est évoqué dans le Talmud sous le nom de Nakdimon ben Gorion (de son vrai nom Bouni) comme une des trois plus grosses fortunes de la ville de Jérusalem au moment du siège de la ville (70), renommée pour sa générosité envers les pèlerins qui envahissaient Jérusalem à l'occasion des trois grandes fêtes de pèlerinages (Ta'anit 19b). Ce qui est habile de la part de la secte car Jésus en tant que pèlerin aurait pu l’accueillir favorablement car il avait bénéficié de sa générosité. La rencontre se déroule de nuit non par crainte car les Pharisiens n’ont aucune hostilité à son sujet mais, parce que, comme l’indique, Léon Xavier Dufour (Lecture de l'évangile selon Jean. Jn 1-4. I, éditions du Seuil, 1988), « la coutume juive recommandait la culture nocturne de la Torah ». Donc il pouvait sonder l’enseignement de Jésus et voir s’il risquait de faire se lever le peuple lors de la fête, principale crainte de son groupe. Il faut rappeler que d’après le Talmud, ce dernier n’était pas favorable à la guerre contre les Romains. Ce passage ne nous indique pas où se déroule la rencontre. Il est possible de penser que Jésus, ayant suivi un convoi de galiléens vers Jérusalem, il campait dans le Mont des Oliviers, comme tous les pèlerins qui se rendaient à Jérusalem, voire peut-être chez une relation qui habitait la cité.

Par son salut, il indique que le groupe Pharisien ne lui est pas défavorable : « Rabbi, nous savons que tu es un maître qui vient de la part de Dieu, car personne ne peut opérer les signes que tu fais si Dieu n'est pas avec lui. » Et est quasiment identique à celui des Pharisiens et des Hérodiens dans Marc 12, 14 : « Maître, nous savons que tu es franc et que tu ne te laisses pas influencer par qui que ce soit : tu ne tiens pas compte de la condition des gens, mais tu enseignes les chemins de Dieu selon la vérité. » Dans ce cas, Charles Harold Dodd remarque de façon pertinente que « Ce compliment par lequel on aborde Jésus et qu’il repousse (ou du moins n’accepte pas) était un thème constant du dialogue au stade oral de la tradition, légère preuve de plus que l’auteur du quatrième évangile était en contact avec l’un des rameaux de la tradition. » (La tradition historique du quatrième évangile, Coll. « Lectio Divina » n° 128, 1987.) Dans ces deux cas, du début à la fin de la prédication de Jésus, les Pharisiens reconnaissent donc la validité des signes et de l’enseignement du Nazaréen, lui reconnaissant même le titre respectueux de « Rabbi », qui n’est alors qu’honorifique, comme nous l’avons vu précédemment. Mais ce pourrait être une allusion de la part de Nicodème au fait qu’il pense que Jésus pouvait être un de ses rabbins Galiléens inspirés reconnus pour leur miracle et leur relation avec Dieu, les Hassidim. Par exemple, Rabbi Hanina Ben Dosa, contemporain de Jésus, est, ainsi, sollicité à deux reprises par Rabbi Gamaliel l’Ancien et Rabbi Yohanan Ben Zakkai. Rappelons également que le Judaïsme de l’époque, tel que l’exprime Edward P. Sanders (Paul and Palestinian Judaism, SCM Press, 1977), était pluriel et ouvert au débat, notamment sur les prescriptions de la Torah, une spécialité reconnu des Pharisiens, qui constituait, pour eux, une forme d’enseignement et peut expliquer leur influence sur la société juive alors qu’il n’était pas plus de 6 000 d’après Flavius Josèphe, même s’il était en nombre le groupe religieux le plus important au Ier siècle.

Jésus n’attend pas que Nicodème lui pose une question pour commencer à lui faire part de son enseignement :

« Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis : à moins de naître de nouveau, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. »

Pour Raymond Brown (The Gospel According to John, Vol. 1, Anchor Bible, 1966 et 1970, traduction espagnole, Ediciones Cristiandad, Madrid, 1971-1972), la raison en est simple, son salut fait penser à Jésus que Nicodème pensait en la venue du Royaume par son action libératrice. N’utilise-t-il pas le terme « Royaume de Dieu », qui est d’ailleurs l’une des rares occurrences de ce terme utilisé par l’évangéliste avec celle qui suit plus bas, ce qui démontre probablement l’ancienneté de ce passage. Contrairement à Brown (id.), je pense que traduire anōthen par « naître d’en haut » dans ce passage est une erreur. En effet, Nicodème réagira bien mieux si la traduction privilégié est « naître de nouveau » dans ces termes : « Pourrait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? ». De plus, il est trop semblable à un passage des synoptiques où Jésus reprend ses disciples pour savoir qui sera le plus grand pour être un hasard fortuit : « En vérité, je vous le dis (déclare), qui n'accueillera pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas. » (Marc 10, 15 ; évangile de Jérusalem de Philippe Rolland et proto-Marc de Marie-Émile Boismard) Ici, il n’y a pas de mise en modèle de la simplicité accueillante de l’enfant à des adultes plein de prétention, mais plutôt un renvoi tout simplement au baptême proposé par Jean et Jésus comme on le verra plus bas. Comme le suggère Dodd, « il se peut que cette parole lui soit (à l’évangéliste) parvenue lui soit parvenue sous une forme très semblable, mais non identique à celle qui était parvenue à Matthieu (18, 3 qui en est plus proche) » (id.) et donc à celle d’origine de la tradition marcienne, dont le passage de Matthieu, plus développé, s’inspire. Dans ce cas précis, Jésus invite donc Nicodème à accueillir le baptême de Jean, dont il pense qu’il partage la croyance si l’on suit Brown. Selon cette dernier, « Il convient à écouter Jean de faire ce qui est bien, de pratiquer les vertus en général et la justice, en particulier, gage d’harmonie entre les hommes et de piété envers Dieu. C’est ainsi que se constitue une communauté, un peuple, dont le baptême marque l’union, un peuple dont ceux qui le constituent sont ainsi purifiés corporellement et spirituellement. » (Jacques-Noël Pérès, Dans le grand bain, dans Jésus. Biographie non autorisée, Historia Editions, Paris, 2013.) Tel, comme l’exprime José Antonio Pagola, les membres d’un peuple rénové dans un programme clair de restauration d’Israël ouvert à tous. « (…) la hâche » n’est-elle pas déjà « posée contre la racine des arbres » ? (Document Q 3, 9 dans Frédéric Amsler, id.) Et c’est pour cette raison que Jésus est venu à Jérusalem persuader le peuple juif face à cette imminence de se convertir. C’est à lui qu’est lancé cet impérieux appel de Jean et maintenant de Jésus. Il n’y a donc rien d’anormal à ce que Jésus invite au baptême un Pharisien mieux à même de l’aider à sauver Israël avant le grand jour vu l’influence du groupe sur la société juive du Ier siècle.

Par contre, Nicodème reste alors très premier degré :

Nicodème lui dit : « Comment un homme pourrait-il naître s'il est vieux ? Pourrait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? »

A-t-il bien compris que Jésus parlait du baptême comme symbole de l’arrivée du Règne de Dieu ? À l’évidence non, il ne l’a compris que dans le sens de « naître une deuxième fois », sinon Jésus ne lui expliquerait pas ensuite de quoi il en retourne à son interlocuteur :

« Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis : nul, s'il ne naît d’Eau et d'Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. »

Ici, Jésus emploie des termes que Nicodème, en tant que Pharisien, est à même de comprendre. Notamment l’allusion à l’Eau et à l’Esprit, qui est un renvoie au Livre d’Ezéchiel : « Je répandrai sur vous une eau pure et vous serez purifiés; de toutes vos souillures et de toutes vos ordures je vous purifierai. Et je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. » (36, 25-26). Léon Xavier-Dufour (id.) note que ce passage a une connotation eschatologique évidente : « Dans Ezéchiel, l’association « Eau » et « Esprit » évoque le premier verset du récit de la Création (Genèse 1, 2) ; (…) cette association suggère dans sa prophétie que le don de l’Esprit correspond à une création nouvelle. (…) L’Esprit qui va renouveler le cœur des hommes est, selon Ezéchiel, celui même de Dieu. » Cet aspect est renforcé par le fait que lorsqu’Ezéchiel fait cette prophétie une partie de la population de l’ancien royaume de Judée, en fait ses élites, vit en exil à Babylonie, et que Dieu promet donc la restauration du royaume de Juda. Ce à quoi renvoie très bien « Un passage des Jubilés (1, 23 s.) - « Je créerai en un Esprit saint qui les purifiera… Je serais un Père pour eux et ils seront mes fils. » -, qui reprend cette annonce, associe effectivement le don de l’esprit à la condition de « Fils » (au pluriel) de Dieu. » (id.). Comme le souligne très justement D. A. Carson, on retrouve bien là le propos évoqué plus haut par Jésus, celui d’une seule naissance, une naissance eschatologique d’après cette référence à Ezéchiel, qui décrirait, selon lui, la “nouvelle alliance” de Jérémie 31:31-34 (Exegetical Fallacies, 1984, p. 42). Pour F. F. Bruce, cela pourrait aussi être une référence au baptême des prosélytes, fait avant la circoncision en signe de purification, que Nicodème, un rabbin enseignant de notoriété publique pratiquait certainement (Answers to Questions, Paternoster Press, Exeter, 1972, p. 67). Donc, d’après cette interprétation, Jésus associe volontairement le baptême de Jean à la nouvelle naissance eschatologique, c’est-à-dire la venue du « Royaume de Dieu », terme qu’il répète. Ici, il y a une référence nette au fait que c’est tout Israël, terme qu’on retrouve déjà dans Jubilés 1, 23-25 avec le terme « Fils » au pluriel, qui est appelé au Baptême, qui vu l’urgence des temps se substitue en partie aux rites de purification du Temple pour sauver le plus grand nombre, qui pourront ainsi « entrer dans le Royaume ». On peut se demander si Jean le Baptiste et Jésus n’avait pas une bibliothèque équivalente à celle d’une secte apocalyptique comme les Esséniens, ce livre figurant en bonne place dans les Manuscrits de Qumran.

Jésus développe ensuite son propos :

« Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, (mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit.) »

Les versets 6 et 7 sont probablement des interpolations de la main même de l’évangéliste qui alourdisse inutilement un dialogue plutôt fluide très proche de celui des synoptiques et répètent des termes évoqués voire les modifient en utilisant notamment le terme « naître d’en haut » à la place de « naître de nouveau ». Ce qui n’est pas le cas, par contre, de ce verset 8. En effet, d’après Peter Tomson : « Le jeu de mots entre « vent » et « Esprit » fonctionne bien à travers le grec pneuma qi a les deux significations, mais est encore mieux compris à partir de l’araméen ou de l’hébreu (rouah, Gn 1, 2) - pneuma et rouah signifient tous deux “vent,” “souffle,” et “esprit”. Nous avons ici une trace de parabole racontée interrompue par le « vous ne savez pas » (Gn 3, 8). Ces données renvoient à une couche sémitique plus ancienne sous la surface grecque de l’évangile. Cela fait penser au passage du parler en paraboles vers un penser en allégorie. » (Jésus et les auteurs du Nouveau Testament dans leur relation au judaïsme, collection « Initiations bibliques », éditions du Cerf, Paris, 2003, p. 318) Jean 3, 8 est, en effet, très proche des exemples, fondés sur la nature, qu’utilisent Jésus dans les synoptiques et le document Q. L’idée dans ce passage, fondée sur un jeu de mots, est que le vent est tout aussi libre (sans restriction) que l’Esprit. Personne ne peut voir le vent, si ce n’est ses effets, « sa voix ». Il en est donc de même pour l’Esprit. Et si Nicodème a vu les effets de l’Esprit, en valorisant les signes que Jésus a accompli à Jérusalem, pourquoi n’en comprend-il pas les conséquences immédiates. Le Royaume accueille donc en son sein des « hommes nouveaux », par l’expérience du baptême, qui amenait une nouvelle naissance eschatologique et par le fait du retour chez eux des baptisés à une dispersion de cette dernière dans tout le peuple juif. La vision de l’Esprit par Jésus lors de son baptême en est-elle le symbole ?

En effet, comme le montre la suite du récit, Nicodème se méprend totalement sur le sens de ces deux dits de Jésus :

« Nicodème lui dit : « Comment cela peut-il se faire ? » »

D’après Bob Utley (Les Mémoires et les Lettres du Disciple Bien- Aimé : l’Évangile selon Jean, Ière, IIème et IIIème Épîtres de Jean, Série d’Études Bibliques assortie de Commentaires, Nouveau Testament, Vol. 4, Bible Lessons International, Marshall, Texas 2011), qui suit Raymond Brown en privilégiant le terme « naître d’en haut », Nicodème a dû comprendre la terminologie symbolique de Jésus à la lumière du baptême des prosélytes du Judaïsme et de la prédication de Jean-Baptiste. Dans la réalité, en suivant la ligne primitive du récit, c’est plutôt le contraire, car rien ne suggère le fait de « naître d’en haut ». En effet, si Jésus utilise Ezéchiel 36, 25-26, c’est juste à titre de comparaison car il lui permet de faire une liaison entre la prédication baptismale de Jean et le baptême des prosélytes auprès d’un interlocuteur qui semble hermétique à la première. Mais, Nicodème ne semble pas avoir compris la subtilité de la comparaison, ne voyant dans les propos de Jésus qu’une allusion au baptême des prosélytes. Ce qui on le comprend peut intriguer ce Pharisien qu’on renvoie au rang d’un non-Juif qui se converti. A-t-il aussi compris l’image du vent dans ce sens ? Possible.

Jésus semble surpris que son interlocuteur n’ait pas compris son allusion au baptême de Jean comme une « nouvelle naissance » qui marque l’arrivée du Règne de Dieu :

« Jésus lui répondit : « Tu es maître en Israël et tu n'as pas la connaissance de ces choses ! » »

Une fin de passage assez drôle, bien dans la veine de ce que Peter Tomson a appelé « l’humour de Dieu » (id.) qui transparaît à travers Jésus. Le Jésus de la tradition johannique primitive n’est donc pas l’homme froid et rugueux qui est ressorti de la composition de l’évangéliste, mais un homme plus proche des synoptiques, qui est un bon vivant. La pique humoristique finale est d’autant plus visible quand on se rappelle, comme le souligne André Myre que « Les conflits dont témoignent les évangiles (…) témoignent des efforts des classes dirigeantes du Sud pour imposer leur vision de la vie israélite à la Galilée. En Jésus, c’est le peuple de Galilée qui résiste aux pressions du Sud. » (C’était un Galiléen, dans Jésus : une énigme non résolue, Le Monde de la Bible. Hors série, 2002.) Certes, les conflits avec ces dernières n’ont pas encore eut lieu. Mais, à travers cette répartie, Jésus souligne à son interlocuteur qu’en Galilée même il y a des Sages, ceux du groupe des Hassidim ou des Pharisiens de l’Apocalypse, nom que donne Solomon Zeitlin aux disciples de Judas le Galiléen (Who Crucified Jesus?, Harper & Brothers, Publishers, New York, 1942, 1947), qui constitue la majorité des disciples galiléens de Jean et de Jésus. Et que ceux-ci sont d’un niveau égal à ceux qui exercent à Jérusalem et que donc la Galilée n’est pas la terre de sots et d’ignorants qu’ils imaginent, sinon comment expliquer que celui qui se prétend « maître en Israël » n’ait « pas la connaissance de ces choses ».

Et, d’après la plupart des exégètes, dont Léon Xavier-Dufour, le récit s’arrêtait au verset 10 comme dans la plupart des controverses qui se trouvaient dans les synoptiques par le fait que Nicodème ne réponde rien, surpris par la répartie de ce « Rabbi » qui apporte un enseignement nouveau. En cela, on peut penser, à l’image de Raymond Brown (id.), que ce dialogue était assez proche à l’origine de ceux des synoptiques avant que l’évangéliste ne le modifie, tel qu’il apparaît dans le récit dorénavant évoqué, même si notre exégète pense que ce récit n’est peut-être pas retrouvable vu les interpolations de la communauté pour coller au christocentrisme qui s’y était développé.

Cependant, le récit du premier pèlerinage à Jérusalem finit de manière abrupte. En effet, Jésus ne semble pas avoir convaincu les élites juives, malgré une certaine sympathie de la part du mouvement pharisien, et contrairement à ce qu’il pensait le Royaume n’est pas arrivé. De plus, Jean n’est pas venu à Jérusalem prendre sa place à ses côtés en tant que Messie-Prêtre comme cela était prévu. En fait, il a été arrêté en Samarie par Hérode Antipas. Mais, comme nous le verrons dans l’article suivant, la nouvelle ne semble pas avoir filtré avant la fin de la Pâque. Ce que suggère aussi les Synoptiques. En gros, ce fut un échec complet. Mais ce voyage ne fut pas inutile. Il a permis à Jésus d’établir des relations au sein de la ville, qui vont lui être nécessaire plus tard, notamment avec les Pharisiens, et de comprendre que la prédication baptismale avait ses limites. Ce que montre très bien les Synoptiques et l’évangile de Jean – du moins dans ses strates les plus anciennes - en décrivant que son enseignement à partir de sa visite à Jérusalem s’éloigne de celui de son Maître, ce que nous verrons également à partir du miracle de Cana. Et qu’il va devoir s’adapter à ses contradicteurs dans un Judaïsme divisé et lieu de débats, notamment sur des questions aussi essentielles que les prescriptions de la Torah et l’arrivée ou non du Règne de Dieu.

Freyr1978

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Culture biblique

Repost 0
Commenter cet article