Le pape appelle Cuba à une plus grande ouverture

Publié le 20 Septembre 2015

Le pape appelle Cuba à une plus grande ouverture

Le Point.fr dans son article du dimanche 20 septembre 2015 qu'accueilli par des dizaines de milliers de personnes, le pape François plaide en faveur d'une ouverture accrue de l'île vis-à-vis de l'Église et des États-Unis.

"Nous voulons aujourd'hui renouveler ces liens de coopération et d'amitié pour que l'Église continue d'accompagner et d'encourager le peuple cubain dans ses espérances et dans ses préoccupations, dans la liberté et avec les moyens" de mener à bien sa mission, a déclaré le souverain pontife, âgé de 78 ans, devant le président Raúl Castro. Peu après son arrivée à l'aéroport José Marti de La Havane, le pape François a fait un bref discours dans lequel il a demandé des "moyens" pour que l'Église puisse agir "dans la liberté" sur l'île.

Juste après son discours, le pape François a parcouru à bord d'une "papamobile" les 18 kilomètres séparant l'aéroport de la nonciature apostolique (ambassade) sous les vivats de dizaines de milliers de personnes venues le saluer. Beaucoup brandissaient des portraits du pape et des fanions aux couleurs de Cuba, ainsi que des pancartes sur lesquelles étaient inscrits les mots : "Francisco, te queremos" ("François, nous t'aimons"). "C'est un homme qui essaie de dire au monde qu'il y a tant de pauvreté. Il faut le respecter et le chérir", déclarait notamment Diego Hernandez, un retraité de 72 ans.

L'étape cubaine est la première d'un déplacement de huit jours qui conduira Jose Bergoglio aux États-Unis, où il se rend pour la première fois également : Washington, New York et enfin Philadelphie. Au sujet du rapprochement cubano-américain, dans lequel le pape a joué un rôle décisif, le pape François a "encouragé" Cubains et Américains à "continuer sur ce chemin et à développer toutes leurs potentialités".

Dans une brève déclaration à la presse au cours de son voyage, le pape François avait auparavant affirmé aux journalistes que "le monde" était "assoiffé de paix", appelant ces derniers à "construire chacun des petits ponts pour édifier le grand pont de la paix". Dans son discours, il s'est de nouveau saisi de ce thème, appelant à éviter "une troisième guerre mondiale par morceaux", selon lui en train de se produire. Pour sa première visite sur l'île, le premier pape latino-américain de l'histoire sera jusqu'à mardi à La Havane, Holguin et Santiago.

La chaleur de l'accueil et l'amnistie pour plus de 3500 détenus annoncée à l'occasion de cette visite n'empêchent pas la persistance de difficultés au niveau des droits des institutions catholiques, notamment des écoles. Avant la visite, dans un entretien avec la chaîne de télévision du Vatican CTV, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État et numéro deux du Vatican, a espéré que la libéralisation économique attendue, après la levée de l'embargo américain imposé à Cuba depuis 1962, "puisse conduire aussi à une plus grande ouverture du point de vue des droits de l'homme". Certaines voix se sont élevées pour déplorer qu'avec la réconciliation entre l'Église et le régime castriste, les dissidents ne soient plus aussi écoutés. Le pape ne prévoit en effet pas de les recevoir séparément.

Dès le début le pape François souhaite que le dialogue soit ouvert, et que le monde construise des ponts pour éviter une troisième guerre mondiale en morceau. Les droits de l'homme doivent aussi être réellement appliqués et non suggérés. Voyons ce que fera le pape François.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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