Paris, Strasbourg, Toulouse : 10 000 personnes manifestent leur solidarité avec les migrants

Publié le 6 Septembre 2015

Paris, Strasbourg, Toulouse : 10 000 personnes manifestent leur solidarité avec les migrants

20minutes.fr, Francetvinfo.fr, RTL.fr et LeParisien.fr nous montre dans leurs articles du samedi 5 septembre et du dimanche 6 septembre 2015 que des rassemblements ont eu lieu ce samedi 5 septembre pour montrer le soutien aux réfugiés.

"Pas en notre nom" : plus de 10 000 personnes se sont rassemblées samedi 5 septembre, dans plusieurs villes de France, pour dénoncer les "politiques répressives" à l'encontre des migrants et soutenir les réfugiés. 8500 personnes à Paris, plusieurs centaines dans plusieurs grandes villes de France s'étaient donné rendez-vous pour afficher leur solidarité envers les migrants.

Ils ont répondu présent, chacun avec sa pancarte, son slogan, sa façon de dire "oui" à l'accueil des réfugiés. L'appel au rassemblement s'était diffusé sur les réseaux sociaux après la diffusion de la photo du petit Aylan, cet enfant syrien, échoué sur une plage turque. "Je ne vois pas ce qu'il y a de pire que cette photo pour pouvoir mobiliser tout le monde. J'espère que ce sera autant que pour Charlie Hebdo", déclare une manifestante au micro de France 3.

"La priorité c'est l'humain, peu importe le coût de l'accueil, il faut d'abord accueillir et sauver les gens", défend un père de famille. Associations et partis politiques de gauche étaient également présents. Des représentants de partis de gauche, socialistes, communistes et écologistes, avaient annoncé leur intention de se joindre à la manifestation à l'image de la secrétaire nationale d'Europe Ecologie - Les Verts Emmanuelle Cosse. Dans la foule, la chanteuse et actrice Jane Birkin a été aperçue, ainsi que la journaliste Valérie Trierweiler.

Ce rassemblement, intitulé "Pas en notre nom - #RéfugiésMigrantsDignité", "est né d'une discussion sur Facebook, de gens qui se demandaient comment faire pour exprimer quelque chose spontanément (...) dire non aux politiques migratoires répressives qui conduisent à la mort de milliers de personnes et oui à l'accueil", a expliqué l'un des organisateurs, l'auteur et réalisateur Raphaël Glucksmann, fils du philosophe André Glucksmann. L'appel sur Facebook de ce collectif citoyen a été relayé par plusieurs associations, comme SOS Racisme ou la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

À Strasbourg, ils étaient 150 à se rassembler. À Toulouse, ils étaient 600 à fouler le pavé derrière la banderole "réfugiés welcome". D'autres mobilisations sont annoncées la semaine prochaine. Sur la page Facebook de l'événement, le collectif déclare vouloir se réunir chaque semaine sur ce lieu symbolique de Paris "pour montrer [sa] solidarité et marquer [son] indignation".

L'opinion publique demeure toutefois majoritairement opposée à ce que la France assouplisse les conditions d'octroi du statut de réfugié aux migrants, selon un sondage paru dimanche. Pourtant Marc Lavoine lance un appel aux personnalités afin de venir en aide aux migrants et aux réfugiés qui affluent actuellement à travers l'Europe. Il veut mobiliser les artistes, mais aussi créer une chaîne solidaire entre eux.

Dans "le Journal du dimanche", 66 artistes lancent aussi un appel intitulé "Une Main tendue". A l'initiative du comédien Alex Lutz, le texte, signé notamment par Isabelle Adjani, Carole Bouquet, Matthieu Chedid, Guillaume Canet, les Daft Punk ou encore Dany Boon proclame : "Plus jamais d'Aylan sur les plages de Turquie". "Nous ne pouvons pas rester claquemurés dans l'indifférence et le silence devant la tragédie de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui meurent faute d'être accueillis, victimes de la barbarie et de la guerre dans leurs propres pays et du repli sur soi dans les nôtres", expliquent-ils. Du côté politique, selon le JDD, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a décidé de réunir le 12 septembre les maires prêts à accueillir des réfugiés.

Devant l'égoïsme des gestes de solidarité existent, ces réfugiés viennent parce qu'ils fuient la guerre doit-on fermer les yeux et dire qu'une que ce n'est pas notre problème. Le pays des droits de l'homme ne mérite plus ce nom s'il en vient à détourner les yeux pour ces personnes qui se réfugient chez nous pour trouver des cieux plus clément.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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