Philadelphie : le pape François exalte les valeurs de la famille

Publié le 27 Septembre 2015

Philadelphie : le pape François exalte les valeurs de la famille

LeParisien.fr dans son article du dimanche 27 septembre 2015 nous montre que samedi soir, le chef de l'église catholique a assisté à un concert géant, avec en vedette la reine de la soul Aretha Franklin. Après le récital de la chanteuse, fille d'un pasteur baptiste, et des témoignages de familles éprouvées venues du monde entier, il a livré un plaidoyer passionné pour la famille, «une usine d'espérance» et «la réalité la plus belle que Dieu a créée». Parfois, «les assiettes volent», a-t-il relevé avec humour, mais Dieu «n'abandonne pas» les couples qui se disputent.

Dans un texte qu'il n'a pas lu mais qui a été validé par le Vatican, il a demandé aux gouvernements de garantir des lois qui protègent les familles socialement. «On ne peut pas, a-t-il écrit, qualifier de saine une société lorsqu'elle ne garantit pas une réelle place à la vie de famille». Le pape est très attendu sur le mariage et la famille au synode des évêques qui s'ouvre dans huit jours sur ces sujets au Vatican. Alors que certains évêques américains s'inquiètent des ouvertures possibles sur le divorce ou encore l'homosexualité, le pape a affirmé à Washington que la famille était «menacée de l'extérieur et de l'intérieur». La famille n'est pas menacée, elle doit s'adapter aux changements comme toutes institutions. Il a aussi défendu devant l'ONU «une loi morale inscrite dans la nature humaine, qui comprend la distinction naturelle entre homme et femme». Cette loi naturelle a beaucoup de mal à expliquer l'existence de l'homosexualité dans l'histoire, puisqu'elle met à mal, le fait qu'il n'y a eu que des couples hétérosexuels. L'histoire nous livre des exemples évitant des raccourcis aussi facile.

À l'Independance Hall de Philadelphie, où a été proclamée la déclaration d'indépendance américaine en 1776, le pape a exalté les idéaux de liberté du pays, particulièrement la liberté religieuse. «La Déclaration d'Indépendance a affirmé que tous les hommes et toutes les femmes sont créés égaux, qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, et que les gouvernements existent pour défendre ces droits. Ces paroles vibrantes continuent de nous inspirer», a souligné le pape. Si tous les hommes et femmes sont créés égaux pourquoi alors s'opposer à de nouveaux droits pour les homosexuels ? Puisqu'ils sont aussi des hommes et des femmes.

Il s'exprimait devant des milliers d'immigrants et a rencontré plusieurs de leurs familles. Les plus nombreux étaient les hispaniques, qui représentent 40% des catholiques américains. Le sens élevé de la liberté a conduit aux «grandes luttes qui ont conduit à l'abolition de l'esclavage, l'extension du droit de vote, la croissance du mouvement des travailleurs, et l'effort progressif pour éliminer toute forme de racisme et de discrimination dirigés contre les vagues successives de nouveaux Américains», a salué le pape François. Le pape a oublié une discrimination, celle qui est sexuelle. Il a aussi rendu hommage à la richesse de la diversité religieuse américaine.

Le pape François se pose en défenseur de la famille en demandant que des lois les protégeant, tout en faisant l'hommage à la déclaration d'indépendance américaine de 1776, et aux combats pour la liberté. Un sous entendu pour le prochain synode ? On le verra au mois d'octobre.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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gaetan ribault 28/09/2015 10:14

pour vous faire reflechir !!
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Il y a eu de nombreux moments qui réchauffent le cœur durant la visite de la ville de New-York effectuée par le pape hier. Il s’est arrêté le matin pour prier avec des représentants d’autres religions au mémorial du 11 septembre sur le site des World Trade Towers. Et dans l’après-midi, il a passé une heure plaisante avec des écoliers d’une école associative d’Harlem Est (s’il s’est demandé s’il y avait en Amérique des gens parlant espagnol, il a pu constater qu’il y en avait, et pas qu’un peu). C’était l’amitié entre les religions à Wall Street, et un engagement entre les cultures et les races à Harlem.

Mais le pape ne voyage pas uniquement pour les bons sentiments – ou davantage d’amitié – bien que François ait reçu un accueil phénoménal à Washington et New-York. Il est venu, comme il l’a mentionné à la fois à Cuba et ici en Amérique, pour parler de la culture de vie et de la défense de la famille à une époque où nous avons atteint une crise de civilisation. Le Rassemblement Mondial des Familles à Philadelphie, rappelons-le, était la raison de sa décision de venir en Amérique. Il arrive à Philadelphie ce matin. Nous pouvons espérer qu’il y parlera avec autant d’éloquence et d’enthousiasme des familles qu’il l’avait fait le dernier jour de son séjour à Santiago de Cuba.

Cependant, ce message, comme plusieurs commentateurs l’ont observé, semble se perdre dans son enthousiasme pour d’autres matières, plus particulièrement : l’environnement, l’immigration, les inégalités, et ce qu’il faut appeler un appel plutôt dégoulinant à la gentillesse et à la fraternité sans réel contenu. Parfois, comme dans ses réflexions au mémorial du 11 septembre, cette fraternité universelle semble même éclipser le catholicisme du Pape et prendre une plus grande importance dans ses paroles que quelque engagement de foi, quel qu’il soit. C’est un refrain commun dans le monde moderne, mais plutôt étrange venant de celui que l’huissier du Congrès avait baptisé de pape du Saint-Siège.

Mais laissons tout cela entre parenthèses pour le moment, et analysons précisément l’exposé le plus conséquent qu’il ait fait à ce jour : son discours à l’Assemblée Générale des Nations-Unies hier. Il y avait davantage de chefs d’État de toutes les parties du monde qu’à tout autre rassemblement précédent des Nations-Unies (ou du moins c’est ce qui nous a été dit). Si nous éliminons les autres enthousiasme papaux – le changement climatique en particulier semble être un sujet qu’il a choisi pour réunir diverses préoccupations – y a-t-il quelque chose que les catholiques inquiets des caprices du pape puissent trouver dans ce texte pour réduire leur anxiété ?

Il y a vraiment une grande affaire. Mais pour être franc, elle doit être passée au crible. Ce n’est pas que les préoccupations actuelles concernant l’environnement n’aient pas un caractère éminemment catholique. Nous lisons ceci dans la Genèse, à propos du sixième jour :

Alors Dieu dit : « faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance, et qu’il gouverne les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et tout ce qui rampe sur le sol. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu Il le créa ; il les créa mâle et femelle. Dieu les bénit et dit : soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et maîtrisez-la ; régnez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les êtres vivants qui se meuvent sur la terre. »

Donc la domination et la gérance remontent à l’origine. C’est l’idéologie environnementale actuelle - plus visible aux Nations-Unies et parmi l’élite internationale – avec son contrôle des populations, son obsession de l’avortement, son règne gay de la Terreur et sa volonté de pouvoir qui n’est pas en concordance avec la Genèse. Il aurait été bon que François ait exposé clairement comment de vrais croyants se sentent effrayés par un post-modernisme contre-nature.

Même ainsi, il n’a pas exactement déserté sur ce front, bien qu’ayant mis la pédale douce sur les différences catholiques, selon ce qui est devenu sa trop prévisible habitude. Pourtant, nous avons des choses telles que ceci :

la défense de l’environnement et la lutte contre l’exclusion exigent que nous reconnaissions une loi morale écrite dans la nature même de l’être humain, une loi qui inclut la différence naturelle entre l’homme et la femme (cf. Laudato Si, 155) et le respect absolu de la vie à toutes ses étapes et dans toutes ses dimensions (cf. Laudato Si, 123, 136).

Notons que le Pape a dit que la défense de l’environnement exige les spécificités sur la nature humaine, sur l’homme et la femme dans la Genèse. La raison pour laquelle il est incapable de communiquer cette partie de sa vision globale au monde séculier reste un mystère.

Peut-être est-ce en raison de sa tendance à garder ses distances d’avec un langage explicite quand cela pourrait le mettre sur le côté avec l’élite internationale. Observons un autre passage de son discours :

Bien que regrettant d’avoir à le faire, je dois renouveler mes appels concernant la douloureuse situation de tout le Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et d’autres pays africains, où les chrétiens ainsi que d’autres groupes culturels ou ethniques, et même des membres de la religion majoritaire qui ne désirent pas être engloutis dans la haine et la folie, ont été forcés d’assister à la destruction de leurs lieux de culte, de leur héritage culturel et religieux, de leurs maisons et de leurs propriétés et se sont retrouvés devant l’alternative, soit de fuir, soit de payer de leur vie ou de l’esclavage leur adhésion au bien et à la paix.

Excellente vue d’ensemble. Mais regretter ? Devait-il s’excuser de simplement dire la vérité sur l’élément le plus meurtrier à ce jour dans les affaires mondiales : le fondamentalisme musulman ? Aurait-il franchi les limites de la charité s’il avait dit « des musulmans » plutôt que « même des membres de la religion majoritaire » ? Pour traduire du langage papal : à notre connaissance, même des croyants musulmans meurent en grand nombre par la faute de l’État Islamique et d’Al Quaeda et doivent être vus comme eux -mêmes des victimes d’un sectarisme meurtrier.

Il n’est pas difficile de formuler la pensée du Pape. Notre président semble être incapable de dire « terrorisme islamique », mais le successeur de Pierre peut sûrement dire la vérité à temps et à contretemps.

Le Saint-Père comprend également que les États modernes menacent les institutions civiles essentielles à la société : aux Nations-Unies il a défendu le droit des parents à éduquer leurs enfants de la manière qui leur semble convenable, le rôle de la religion dans l’éducation non seulement pratique mais spirituelle. Et il a assuré, d’une manière un peu confuse, que l’individualisme et l’étatisme sont des maux jumeaux que nous devons combattre. Il a même parlé d’une sorte de néocolonialisme (pratiqué par les Nations-Unies et les pays développés) pour obliger les pays en voie de développement à adopter des choses en contradiction avec leurs cultures, leurs religions et leurs traditions populaires.

Il a voulu le dire. Mais il est difficile de faire concorder cette conscience de la menace avec son éloge sans limites du système des Nations-Unies. Aurait-il été trop impoli de prononcer les mots sévères nécessaires pour faire la lumière : une élite internationale cherche à imposer un impérialisme post-moderne – sur l’avortement, l’homosexualité, « l’identité de genre » - dans beaucoup de parties du monde qui s’en plaignent amèrement ? Surtout depuis que l’aide internationale est subordonnée à l’acceptation de ces choses.

Le pape François déconcerte les catholiques parce qu’ils le voient applaudi par des non-catholiques et des anti-catholiques invétérés. Il y a une raison à cela : ce n’est pas simplement un défaut de rhétorique, mais une timidité à parler des vérités vraies. Nous en voyons les conséquences dans le sens que ses positions publiques ont encouragé les gens qui ne veulent pas de bien au pape – ni à l’Église – à penser qu’il est de leur côté. Et il vaut la peine de réfléchir à comment exactement leur est venue cette idée.

Source : http://www.thecatholicthing.org/201...

paroissiens-progressistes 28/09/2015 18:06

gaëtan,

C'est intéressant, mais cette pensée peut aussi se tromper, comme le fait de dire que le couple hétérosexuel est menacé n'est pas réel, il doit juste s'adapter au changement dans des sociétés où les couples sont différents (de même sexe, et recomposés) et où il est toujours majoritaire. Quant à l'Etat, il ne menace pas les familles pas plus que les religions, il remplit son rôle de mettre des cadres et une stricte séparation des pouvoirs.

Ce pape n'est pas déconcertant, il est différent de ces prédécesseurs et ses mots simples touchent, mais de là à penser qu'il est soit conservateur ou progressiste, cela est un peu précipité, il est modéré et c'est déjà pas mal, c'est sans doute pour cela qu'il touche tout le monde.

Merci !