"Ces quartiers ne peuvent pas être exclus de la République"

Publié le 26 Octobre 2015

"Ces quartiers ne peuvent pas être exclus de la République"

"La reconquête, c’est celle des cœurs et des esprits, pas de tel ou tel territoire. C’est le combat pour la République plus que jamais. Moi, c’est ça qui m’importe" a lancé le Premier ministre lors de son arrivée ce matin le lundi 26 octobre aux Mureaux comme le montre Libération.fr, LesEchos.fr, Francetvinfo.fr et ouest-france.fr. Dix ans après les émeutes qui ont éclaté en Seine-Saint-Denis, le gouvernement a tenu un conseil des ministres délocalisé dans cette ville de Seine-Saint-Denis. "Ces quartiers ne peuvent pas être exclus de la République", ajoute Manuel Valls.

Pour lutter contre le phénomène de ghettos urbains, Manuel Valls a annoncé une série de mesures en faveur de la mixité sociale et des banlieues. Voici les trois principales : Les préfets se substitueront aux maires dans les communes qui ne respectent pas l'obligation des 25% de logements sociaux. Manuel Valls a rendu publique une liste des 36 communes concernées; Les caméras piétons, de petites caméras fixées sur le torse des policiers et expérimentées depuis trois ans, vont être généralisées pour lutter contre les discriminations et protéger les agents de police; et une campagne nationale de testing, pratique visant à simuler des situations réelles pour identifier de possibles pratiques discriminatoires dans le monde du travail, va être lancée à la fin de l'année.

Dans le même temps, les 75 écoles qui préparent à l’accès à la fonction publique seront tenues de réaliser un diagnostic socio-économique des origines de leurs effectifs afin de "proposer un programme de renouvellement des origines sociales de ses élèves d’ici le 30 juin 2016". Le Premier ministre a également annoncé la prolongation des Zones de sécurité prioritaires pour trois ans supplémentaires et confirme les renforts de policiers et de gendarmes jusqu’en 2017.

Manuel Valls va nommer des délégués gouvernementaux dans dix villes ayant des quartiers considérés comme difficiles, dans le cadre d'une expérimentation visant à améliorer l'action locale des pouvoirs publics. Trois villes ont déjà été retenues : Trappes (Yvelines), avec le quartier des Merisiers-Plaine de Neauphle, Mulhouse-Illzach (Haut-Rhin), avec le quartier intercommunal Drouot-Jonquilles, et Avignon (Vaucluse), avec le quartier Monclar-Rocade Sud.

Ces délégués, qui agiront "en lien avec le maire", auront pour mission de redonner "force et cohérence à l'action publique locale". Chaque délégué "aura l'autonomie nécessaire, notamment budgétaire, pour mobiliser les ressources du territoire - administration comme associations - afin de bâtir de manière réactive et créative des solutions sur mesure pour obtenir des résultats tangibles pour les habitants", a expliqué Valls.

Le chef du gouvernement a aussi critiqué "la démagogie de l'extrême droite qui surfe sur les peurs, les craintes, les problèmes des Français". Et d'ajouter : "Mais pendant que eux parlent des problèmes, nous, nous apportons des solutions." "C'est une société où chaque citoyen a sa place, sa chance, la possibilité de se construire un destin". Manuel Valls appelle donc à ne pas "céder au repli".

Pour la grande majorité des élus interrogés sur la question, la situation des quartiers n'a pas été suffisamment abordée ces dernières années. Plusieurs, à l'instar du premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, dénoncent "un raté total". C'est sans doute la réponse à ces critiques de la part de Manuel Valls puisqu'il souhaite "montrer que l'engagement de la nation depuis des années en faveur des quartiers populaires doit se poursuivre". Nous le saurons en voyant les résultats de ces mesures.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Commenter cet article