Le Congrès de théologie amérindienne discute des défis et des opportunités dans l'Église d'aujourd'hui

Publié le 29 Octobre 2015

Adital.com.br du mercredi 28 octobre 2015 nous montre qu'avec le thème "Situation et pertinence globale du continent et de l'Église", la spécialiste péruvienne de science politique Cecilia Tovar présenta le mardi 27 Octobre, durant le deuxième jour du deuxième Congrès Continental de théologie amérindienne, les défis et opportunités de l'Église après le concile Vatican II. La philosophe dit que le moment présent est le passage d'un christianisme européen à un christianisme universel, en insistant sur les réformes et les questions proposées par le pape François, qui ont suscité une forte opposition au sein de la curie.

Cecilia Tovar est également une chercheuse, membre de l'Institut Bartolomé de las Casas (association fondée par le théologien péruvien Gustavo Gutierrez et un groupe de catholiques), en plus d'être l'auteur d'articles et de livres, tels qu'"être l'Église dans les temps de la violence" et "À l'Église dans la défense de la vie : le Pérou de 1980 à 2000".

Dans sa conférence, la chercheuse a expliqué qu'il y a trois grandes périodes de l'histoire de l'Église, en notant que la troisième période, qui a commencé avec le concile Vatican II (1962-1965), a promu le début d'une Église "véritablement universelle". Non pour elle mais pour elle, la période de réconciliation n'est pas "tombé du ciel", mais a été précédée par un "ferment" de théologiens, souvent condamnés, qui ont été interdit d'enseigner, mais considérés comme des spécialistes par le concile. "Ce fut une longue préparation et une lutte pour ouvrir les fenêtres de l'Église", réfléchit-elle.

Pour Cecilia la nomination durant cette période de personnalités conciliatrices qui ont, en quelque sorte, eues un rôle important dans l'Église amena des opportunités à l'Église. Celles-ci comprennent les papes Jean XXIII, Paul VI, Benoît XVI qui par sa démission a eu "un geste prophétique et sans précédent, démystifiant la papauté", et François qui selon elle propose un changement par la force, devenant un "acteur mondial important". Ce pape selon elle comprend la réalité et se rapproche du contexte pour aborder les "signes des temps" : la "mise à mort de l'économie", l'environnement, la migration (recommandant que toutes les paroisses bénéficient de ces familles), les guerres et le rôle des laïcs.

Elle rappelle également le pacte des Catacombes du groupe d'évêques rénovateurs, qui marquèrent la phase postconciliaire, en incitant aux changements liturgiques, dans l'attitude du dialogue avec le monde, dans l'ouverture à la modernité, la promotion de la séparation de l'Église et de l'État, le rôle des adultes des laïcs, l'œcuménisme et dans une attitude plus ouverte envers la sexualité, tout en mentionnant l'aile conservatrice des évêques alors minoritaire au concile qui s'est réorganisé et renforcé, devenant les néoconservateurs, qui se caractérisèrent par une offensive contre les "progressistes d'Amérique latine", et un troisième courant celui de l'Église des pauvres qui a commencé avec Jean XXIII, qui avait déjà défendu, même devant le concile, une Église des pauvres, qui existait à l'époque, et qui après Vatican II est théorisé en Amérique latine et a connu un grand nombre de martyrs.

Cecilia Tovar dit que le défi actuel de l'Eglise est le retour à l'essentiel, à un message chrétien qui fait sens pour le monde d'aujourd'hui et de restaurer la crédibilité de l'Église, immergés dans des scandales, afin de donner une autre façon d'être chrétien. "Nous sommes maintenant dans la transition", analyse-t-elle, en pointant comme un autre défi d'être une Église des pauvres pour les pauvres. "La question est de savoir comment nous pouvons contribuer à ce moment, et quel est notre rôle dans cette occasion historique. Nous ne pouvons pas rester passifs", dit-elle.

Cecilia Tovar nous montre au travers de son intervention pleine de références historiques que le concile Vatican II a ouvert le début d'une Église "véritablement universelle" et qu'il faut un retour à l'essentiel pour que l'Église retrouve sa crédibilité.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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