Le synode aborde même la communion pour les divorcés remariés

Publié le 13 Octobre 2015

Vatican Insider et Radio Vatican nous montrent dans leurs articles du lundi 12 octobre 2015 que le problème de la communion pour les divorcés remariés semblait avoir disparu de la discussion, avec le rapport initial du cardinal Peter Erdö, mais le thème est encore l'objet de débats au synode ordinaire sur la famille au Vatican, bien que, comme l'a souligné à plusieurs reprises le pape François ce n'est pas qu'"Un des thèmes de l'assemblée".

Entre samedi après-midi et ce matin, "nous avons discuté de la vérité et de la miséricorde, des divorcés et remariés et l'accès aux sacrements", a déclaré lors du briefing quotidien au Vatican Bernd Hagenkord, l'un des collaborateurs du porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, pour les langues non italiennes. "Certains ont cité la doctrine pour dire que cela est impossible, cependant, certains ont proposé des solutions pastorales ou plus précisément des directions pastorales vers des solutions possibles", a poursuivi le jésuite allemand, citant certains des pères synodaux intervenu entre guillemets (sans mentionner leur nom, comme il est habituel lors d'un briefing du Vatican) : "La vérité dans des situations pastorales", et la "flexibilité dans discipline est ce que Jésus nous demande aujourd'hui", nous "devons être témoins de la vérité", et la "vérité aujourd'hui est d'être miséricordieux".

Le père Lombardi a parlé pour dire que le débat a montré qu'"il n'y a pas de fixité absolue des enseignements de l'Église et de la théologie sur les questions du mariage et des sacrements, au regard du mariage". Il y a eu quelques premiers travaux sur la communion pour les divorcés remariés, certains, peu nombreux, mais précis, sur une position négative tout en les plaçant dans le contexte de l'attention de l'Église pour tous ceux qui se trouvent dans des situations difficiles et pour trouver des façons de sentir la proximité et l'attention de l'Église, mais sur la question de la communion la discussion est assez raide.

Pour beaucoup d'autres, les arguments invoqués dans le synode et qui sont renvoyés durant le briefing quotidien, souligne que la sexualité humaine est seulement un aspect de la vie conjugale et des stratégies pastorales pour repérer les nombreux types de famille existantes, afin d'amener la nécessité de récupérer la pastorale du concile Vatican II à la critique des organisations internationales qui passent "de 8,1 milliards $ pour les programmes de contraception dans les pays en développement dans le monde" et qui ne promeuvent pas les méthodes naturelles, l'importance de ne pas remettre en cause la doctrine pour le synode faire qui veut aussi faire un "geste" significatif sur la famille parce que les évêques ne doivent "pas rater cette occasion."

Par ailleurs, la formation et l’accompagnement des fiancés et des époux fut un sujet récurrent des interventions de samedi. Un évêque a même proposé l’instauration d’un "noviciat" de plusieurs mois pour les couples qui voudraient recevoir le sacrement du mariage. C'est comme dire que les couples ne savent pas pourquoi ils choisissent de se marier.

Un couple mixte de Bombay a témoigné ce weekend et ce lundi midi en salle de presse. Peneloppe et Ishwarlal. Elle catholique, lui hindou d'origine. Ils ont expliqué le succès de leur 38 ans de mariage. Issus de la même classe sociale, chacun a laissé à l’autre la liberté de vivre sa foi. La liberté religieuse a rendu "le chemin plus aisé" ainsi que "trois petits mots magiques" – compromis, humilité et pardon - grâce auquel ils ont mis leur égo de côté pour vivre "pour l’autre". Intéressé par la spiritualité de sa femme, lui s’est finalement converti au catholicisme après 25 ans de mariage, encourageant ainsi leurs deux enfants à se faire à leur tour baptiser. Ils les avaient en effet libres de choisir leur religion.

Le porte-parole du Vatican a également fait au début de la séance d'information une mise au point en rappelant que la relatio Synodi sera établi à la fin des trois semaines synode, à travers les discussions et les amendements émergeant lors de la discussion plénière et de groupes travail (minores circuli) à la base du document de travail (Instrumentum laboris). La Relatio finalis qui en émergera sera présenté le samedi 24 Octobre, en tenant compte des observations des pères synodaux, dans l'après-midi et l'ensemble sera soumis au suffrage en fonction de la nature du synode, puis livré au pape, qui prendra la décision de ce qu'il va en faire.

Les discussions du synode se poursuivent et montre des divergences sur les sujets les plus problématiques et on demande à des ONG de promouvoir la contraception naturelle qui n'est pas fiable à 100% et qui engendre tout de même des risques de grossesse. De plus, elle est très contraignante, avec une prise quotidienne de la température, et des périodes d’abstinence qui peuvent être très longues. Le témoignage de ce couple mixte est très intéressant, mais sera-t-il écouté.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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gaetan ribault 14/10/2015 22:42

Il va falloir demander à Jésus ce qu'il voulait dire . Ce pauvre ouvrier ne connaissait pas la subtiles manières de transformer son enseignement tel que rapporte par les évangélistes.

paroissiens-progressistes 17/10/2015 21:22

gaëtan,

Je ne le reprends pas le thème de la classe moyenne, souvenez vous que j'ai fait des études d'histoire, et que les artisans étaient mis dans cette catégorie durant l'Antiquité. Jésus en était un. Le problème, c'est qu'on ne sait pas ce que Jésus ferait, puisqu'il ne vit pas à notre époque. On ne sait pas comment il penserait au XXIe siècle, il était du Ier siècle. Donc, on ne peut pas comment il verrait le divorce aujourd'hui.

Merci !

gaetan ribault 17/10/2015 20:38

Tiens vous reprenez mon thème du Jésus pas pauvre mais de la classe moyenne, notion difficile à cerner à l’époque mais correspondant sans doutes aux artisans propriétaires de leur outil de travail.
Mais bien sûr qu'il faudrait savoir comment Jésus verrait l’interdiction de la communion. Il est sur que la répétition de l’adultère ne lui plairait pas ( Divorcés remariés)

paroissiens-progressistes 15/10/2015 17:18

gaëtan,

Jésus était de la classe moyenne, et lorsqu'il parle du divorce à son époque c'était pour défendre les femmes qui perdait tout (elles devaient souvent se prostituer ou vivaient dans le dénuement le plus total) et les mauvaises raison du divorce (un homme pouvait divorcer si sa femme le regardait mal, ou lui faisait mal à cuisiner). Aujourd'hui, les femmes ne dépendent plus financièrement des hommes et ne sont plus traitées comme des mineures, de plus il faut de bonnes raisons pour divorcer (souvent l'adultère, ou le conjoint violent), il est difficile de savoir comment Jésus verrait le divorce aujourd'hui. Il ne parlait pas d'interdiction de la communion pour eux. Jésus est venu chercher les pêcheurs, il est aberrant de priver les personnes d'outils pour leur salut.

Merci !