Le synode peaufine la conclusion de son texte avant le vote de demain

Publié le 23 Octobre 2015

Vatican Insider dans son article du vendredi 23 octobre 2015 que le texte de conclusion du synode sur la famille sera achevé entre aujourd'hui et demain et sera voté demain après-midi, mais il a déjà été largement rédigé et les pères synodaux sont "satisfaits" de lui. Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi l'a confirmé point de presse du synode au Vatican en parlant des discours de ce matin, qui étaient selon lui "très large", avec "des références bibliques pour les migrants, la formation, la pastorale, l'accompagnement, l'éducation, la spiritualité et la souffrance de la Croix vécue par les familles". Sans pour autant préciser si certaines questions sensibles ont été abordées, telles que le recours au "for interne" pour faire face à la question de la communion pour les divorcés remariés, une proposition avancée par le groupe de discussion en langue allemande. La conférence de presse du Vatican n'a pas donné plus de détails sur le texte parce que chaque paragraphe doit être voté et le texte publié dans son ensemble demain. À la fin du synode extraordinaire de l'année dernière, le pape avait décidé de publier à la fois le rapport final, les conclusions et les résultats de vote. Il pourrait décider de le faire à nouveau cette année.

Dans les prises de parole d'aujourd'hui dans la salle du synode, les participants ont présenté leurs demandes finales de modifications. Beaucoup de pères synodaux ont parlé de la "relation entre la conscience et la loi morale". Le président du Conseil pontifical Justice et Paix, Peter Kodwo Appiah Turkson a assuré que le texte ne sera pas édulcoré. Le document final selon lui "respecte tous les différents points de vue" mais il aborde également des "points forts", sans oublier la "collégialité" des évêques du monde entier, qui se sont rassemblés au Vatican au cours des dernières semaines. Mais le cardinal ghanéen a précisé qu'il n'a pas eu l'impression qu'il y avait "deux blocs opposés" au synode extraordinaire de l'année dernière.

L'évêque de Gand (Belgique), Mgr Luc Van Looy, de sa part, a souligné que "le document tente certainement de donner l'attention voulue aux situations d'une variété de pays, de nations et de cultures et de la conscience des gens dans ces contextes." L'archevêque de Québec (Canada), le cardinal Gerald Cyprien Lacroix, qui a également pris la parole à la séance d'information, a rappelé aux personnes présentes que le document préparé n'est pas un texte législatif, et qu'il rassemblera tout ce que les père synodaux ont discuté. Il ne peut-être pas à l'unanimité, ce qui selon lui n'est pas un problème, puisque c'est la présentation de leur réflexion au pape et qui les aidera à poursuivre ce travail.

À la fin de la séance d'information, le cardinal Turkson a répondu à une question sur un discours dans la salle du Synode qui traitait de l'homosexualité d'une manière particulièrement agressive. "Si vous pensez que ce sujet est tabou en Afrique, effectuez une visite en Russie d'abord" a-t-il dit. "Quand je faisais mes études de théologie dans les années 70, tous les livres de psychologie présentaient l'homosexualité comme une anomalie. Or, la perception a changé à un tel point tel qu'elle n'est plus considéré comme telle. Il doit être admis que les pays [africains] trouvent qu'il est difficile de grandir dans leur compréhension de cette expérience. Tout simplement parce que l'Occident voit les choses d'une certaine manière, cela ne signifie pas que le reste du monde le devrait aussi. Vous devez permettre à d'autres pays de se développer. Nous encourageons nos gens à ne pas criminaliser ce phénomène, mais nous encourageons les autres (pays) de ne pas s'en prendre à ceux qui ont encore des problèmes avec cela." Consternant de voir ce cardinal africain ne pas comprendre le monde dans lequel il vit. Oublie-t-il qu'en Afrique 43 pays africains répriment les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Le seul État qui protège les homosexuels est l’Afrique du Sud : ils peuvent se marier, hériter de leur partenaire et adopter.

"Maladie de Blancs", "importation de l’occident", ou "déviance sexuelle" sont les qualificatifs qu'on lui donne en Afrique, ce qui est bizarre puisqu'elle est pourtant présente dans son histoire comme le montre maliweb.net : chez les Bafia du Sud du Cameroun, où l’on considérait autrefois, que les garçons devaient franchir trois étapes différentes, pour bénéficier d’une bonne croissance; soit dans des rites initiatiques qui comportaient parfois des pratiques homosexuelles qui servaient soit à souder les liens au sein du groupe; soit à initier les hommes à l’art de la guerre, ou encore à permettre le passage de l’adolescence à l’âge adulte, notamment le "Mevungu" chez les Beti et le Ko’o – l’escargot – chez les Bassa, sont des cérémonies initiatiques qui comprenaient notamment des attouchements à caractère homosexuel entre femmes; chez les Fang du Gabon, du Cameroun et de Guinée-Equatoriale, les relations homosexuelles étaient considérées comme le meilleur moyen pour devenir riche; et enfin, les pratiques homosexuelles en l’absence d’hommes ou de femmes, comme chez les Azande du Sud-Ouest du Soudan, au sein des foyers polygames, les relations homosexuelles entre femmes n’étaient pas rares, tout comme en République Démocratique du Congo, où dans les foyers polygames des femmes nkundo, les pratiques homosexuelles existaient parfois entre coépouses, qui disaient ne pas être satisfaites par leurs maris, et en Afrique australe, lorsqu’elles étaient mariées, les jeunes femmes Herero expliquaient également leurs pratiques homosexuelles désignées par le terme epang, par l’insatisfaction à laquelle elles étaient confrontées dans leurs foyers.

Un synode où on garde le statu quo ou plutôt où l'on préfère laisser les problèmes au pape plutôt que de jouer son rôle. Des évêques progressistes ont déjà fait part de leur déception, espérons que le pape François fasse quelque chose et critique le manque de courage des pères synodaux qui devaient apporter du changement.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Commenter cet article

M.W 23/10/2015 20:32

Paroissien-Progressiste

Je vous l'ai dit que je le sentais mal ce synode, très mal. L'ouverture, ce ne sera pas pour maintenant...

Cordialement

paroissiens-progressistes 26/10/2015 18:36

MW,

Avant de sentir mal ce synode, attendons la feuille de route du pape, espérons qu'elle amène la décentralisation.

Merci !