Les évêques critiquent la campagne gouvernementale sur l'IVG

Publié le 1 Octobre 2015

Europe1.fr et L'OBS nous montrent que la Conférence des évêques de France (CEF) s'est élevée mercredi 30 septembre 2015 contre la campagne d'information que vient de lancer le gouvernement en faveur du droit à l'avortement, dans laquelle elle voit un signe de "banalisation d'un acte pas banal" qui oublie la "nécessité d'éduquer".

"La campagne insiste sur la liberté basée sur l'information; la CEF déplore que cette information fasse l'impasse sur la vie que porte une grossesse", écrit le porte-parole des évêques, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, dans un communiqué qui cite le point 120 de l'encyclique "Laudato Si" du pape François. La liberté de l'information sur l'avortement ? Pourquoi la CEF ne dit rien sur ces sites qui prétendent proposer une information neutre et médicale qui sont en réalité édités par des militants contre l’avortement. Il en va de même pour les forums où certains témoignages sont montés de toutes pièces par des opposants au droit à l’interruption volontaire de grossesse.

En outre, souligne la CEF, "le site internet qui accompagne la campagne prétend que 'le droit à l'IVG est unanimement soutenu par les Français' : c'est une contre-vérité qui bafoue la liberté de très nombreuses personnes de penser différemment". Pourtant, pour 88% des Français, le droit à disposer de son corps est un droit fondamental, une opinion qui atteint 96% chez les femmes, selon une enquête Ifop réalisée pour le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

"On constate 220.000 avortements par an en France sans qu'il y ait la moindre régression. Il avait été question d'éducation des jeunes pour favoriser la diminution de ce chiffre, mais on ne voit rien arriver", a déploré auprès de l'AFP Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre et membre du conseil famille et société de la CEF, qui dénonce "une banalisation d'un acte qui n'est pas banal". Rien n'est plus faux, car cette campagne du gouvernement est faite pour les femmes qui rencontrent encore des difficultés d'accès à l'IVG: c'est pourquoi le gouvernement lance une campagne d'information et crée un numéro national gratuit pour que chacune connaisse ses droits et soit guidée, sans tabou ni jugement.

"Or, enchaîne cet ancien médecin, l'avortement a beaucoup de conséquences psychologiques. Les femmes se plaignent, leur souffrance existe : où est-elle entendue ? Nous demandons un vrai travail d'accompagnement des personnes". Sauf que la majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.

Mais c'est tout le contraire, cette campagne est faite pour informer et déculpabiliser les femmes mais aussi faire changer le regard de tous sur l'IVG. Il y a donc un nouveau numéro de téléphone, national, le 0800.08.11.11. De n'importe où, les femmes pourront désormais avoir quelqu'un au bout du fil, pour poser toutes leurs questions, avant de prendre leur décision. N'est-ce pas éduquer que d'informer des personnes. Elles peuvent très bien ne pas avorter, c'est elles qui choisissent comme le montre le slogan "Mon corps, mon droit, mon choix".

Encore une fois, l'Église n'a pas compris que les femmes doivent se sentir pleinement libres de leur choix sans désinformation et sans pression, car c'est elles qui choisissent d'avorter ou pas.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Adam 10/10/2015 17:04

Bonjour à vous.

Juste pour signaler que le gouvernement manque terriblement de sincérité et n'évoque pas vraiment la réalité des faits et du terrain.

Il y a parfois des séquelles à long terme dans le sens où elles en souffrent parfois toute leur vie.

Elles ne sont pas si minoritaires que cela à en souffrir ni autant que les principaux responsables de leur malheur le prétendent.

Elles sont souvent isolées, seules, sans pouvoir en parler à autrui.

Elles sont aussi confrontées à des pressions sociales que ce soit dans leur entourage direct que dans les "services" qui sont sensés les aider et non pas les dénigrer, les culpabiliser (et ça arrive bien trop souvent.)

De plus le nombre de lieux pour avorter à fort diminué et force de plus en plus de femme à aller avorter là où c'est permis dans des délais intolérables. (oui car légalisation ou non le fait est que c'est une coquille vide jusqu'à environ 4 mois. Donc 3 mois c'est parfaitement acceptable.)

Aller plus loin est alors un crime, un début de meurtre en effet.

Mais parfois des cas font que c'est la moindre mal quand c'est pour des img. (et là on peut pas blâmer les gens!)

Mais on ne peut pas condamner celles qui vont le faire ailleurs car les délais sont dépassés!

Les principaux responsables sont justement ceux qui s'attaquent à leur droit de choisir et ont fait de gros dégâts.

Il y a des groupes tels que "maison tomes pouces" ou encore "laissez-les vivre" qui sont d'une hypocrisie infâme car ils n'aident pas leurs victimes, ils les laissent à leur sort une fois que les femmes ont accouchés (on pourrait presque dire "mis bas" car vu les conditions, vu comment elles sont considérées en réalité...)

Combien ont déjà dû se prostituer pour nourrir un petit à cause d'eux? Combien ont des dépressions à cause de toutes les pressions, de la désinformation qu'ils font et des attaques qu'ils lancent sans cesse?

Non, ce que fait le gouvernement c'est juste un écran de fumé.

Qu'ils arrêtent de claquer des milliards dans la fusion et passent à une agriculture plus saine, revoient l'alimentation des gens, leur proposent de changer de façon de manger à terme pour diminuer le chômage, manger mieux (et ainsi être en meilleurs santé...)

Je pense que le nombre de français qui seraient d'accord pour qu'on arrête le lait de vache et passe aux laits végétaux, pour qu'on élève mieux les bêtes et sans les bourrés de produits chimiques, je pense qu'ils seraient prêts à changer d'alimentation, du moins, certaines habitudes surtout si ça leur coûte pas plus cher voir moins cher, qu'on relocalise et que les agriculteurs s'en sortent (donc ceux qui font plus de lait de vache doivent être pris en charge et se reconvertir pour d'autres domaines agricoles... et ils pourraient s'en sortir voir même beaucoup mieux et plus facilement.)

En fait on a toujours ce "débat" sur l'avortement seulement ça sert à quoi si rien ne change autour, sir rien n'évolue, alors ce seront toujours les femmes qui seront victimes et tout le monde restera au même niveau.

Et dire "éduquer" de leur part il faut traduire par: "faut christianiser, faut tout interdire dans la contraception, mettre les tabous, ouvrir les lieux pour les filles qui ont un enfant jeune (elles étaient fort maltraitées dans ces lieux sinistres et en irlande c'est allez très loin, des centaines de corps d'enfants retrouvés à côté.)

Oui il faut "éduquer" mais certainement pas dans leur sens à eux qui est aussi néfaste que c'est un poison. Il faut apprendre à respecter ce droit car beaucoup sont mortes, beaucoup d'autres on soufferts car il leur était interdit...

Si on veut que l'avortement soit réellement un droit il faut que tout suive à côté sinon c'est inutile et ça ne fera que régresser.

Je trouve le gouvernement pas si honnête car il n'explique pas tout. Ils parle des sites, oui, seulement ça ne se limite pas à des sites... et ce n'est pas aussi simple d'avorter...

Donc voilà...

J'espère que c'est pas HS et s'il y a des choses à rectifier dedans mieux vaudra peut-être me le signaler par mail?

Merci bien.

Des problèmes il y en a et des solution aussi mais ces solutions ne font pas les affaires des pouvoirs financiers et des états...

gaetan ribault 01/10/2015 21:54

Encore un gugusse qUI SAIT MIEUX QUE LES FEMMES CE QU'ELLES RESSENTENT QUAND ELLES DOIVENT AVORTER. C'est ça le progressisme ???

paroissiens-progressistes 02/10/2015 17:08

gaëtan,

Je m'oppose simplement au fait qu'on ne laisse pas aux femmes la liberté de choisir d'avorter ou pas. Qu'on puisse les traiter comme des mineures, cela est révoltant. La décision leur est propre. Il est bon qu'elles puissent bien être informées à ce sujet, d'ailleurs ce site conseille aussi la contraception. Et veuillez être poli, le prochain commentaire de ce type ne passera pas.

Merci !