Pour Mgr Chaput, les évêques doivent sortir du lobbying de groupe au synode

Publié le 7 Octobre 2015

Vatican Insider montre que l'archevêque de Philadelphie Charles Chaput a parlé mercredi 7 octobre 2015 lors d'une séance d'information aux côtés du porte-parole du Vatican le père Federico Lombardi, et de deux autres membres du synode : l'archevêque péruvien Salvador Piñeiro García José Miguel Calderón et le français Mgr Laurent Ulrich. Mgr Chaput a alors eu une déclaration franche sur le lobbying au synode : "Je ne suis jamais allé à une réunion de l'Église où il n'y a pas de groupes qui se réunissent avec un lobby pour une direction particulière." Parmi les problèmes connus durant la discussion entre les prélats est la pratique de l'Église envers les catholiques qui se divorce et se remarie sans d'abord obtenir les annulations de l'Église. Des rapports anecdotiques sur celles-ci indiquent que les discussions sont devenues assez féroce parfois, avec quelques évêques parlant avec force sur les autres ou réfutant fortement leurs arguments.

Il répondait également à une question sur les documents collectés pour le synode dont le pape François avait parlé mardi matin, leur demandant de ne pas céder à une sorte d'"herméneutique de la conspiration" qui considère les idées des autres évêques avec une intention négative. Mgr Laurent Ulrich, qui dirige l'archidiocèse de Lille dans le nord de la France, dit avoir entendu les paroles du pape comme une exhortation pour que "tout le monde peut dire et penser ce qu'il ressent, mais ce que nous devons faire est une sorte de travail en commun." "Nous devons travailler afin d'être unis", a déclaré l'archevêque français. Les évêques synodaux se réunissent mercredi et jeudi en des petits groupes de discussion, divisé par la langue de préférence. Ils se réuniront de nouveau le vendredi et le samedi en audience publique.

Pendant ce temps, les cardinaux anglophones semblent être perdu dans la traduction des documents, ce qui rend la tâche d'évaluer les documents synodaux plus difficile. En ce qui concerne la tendance du document de travail à la question de savoir si les gens peuvent vivre l'enseignement de l'Église, Mgr Chaput dit que nombreuses familles à la Rencontre mondiale des familles ont montré une "faim de réaffirmation" des enseignements de l'Église actuels. Peut-on le croire ? Surtout quand on ne met pas au courant sur les contenus des questionnaires du synode.

Mgr Chaput a aussi parlé à plusieurs reprises au briefing de mercredi sur les rapports que certains évêques du synode ont appelé l'Église à utiliser un langage plus ouvert et inclusif dans ses enseignements sur les questions familiales. L'archevêque a dit qu'un souci exprimé dans son petit groupe était que la langue d'inclusion ne devrait pas être la doctrine claire de l'Église et ne doit pas permettre aux politiciens d'interpréter un tel langage dont l'Église n'a pas l'intention de le faire. Sur les rapports de certains évêques synodaux qui avaient suggéré à l'Église d'utiliser un langage plus inclusif envers les personnes homosexuelles, Mgr Chaput a dit que cette question n'était pas "une partie dominante de la conversation" durant les premiers jours du Synode. Il espère que les évêques trouveront le langage qui puisse convenir à tous, à la fois fidèle à l'enseignement de l'Église et fidèle à l'amour et au soutien des personnes "atteintes de l'attraction de même sexe". Dommage l'homosexualité n'est pas une maladie, il faudra sans doute faire mieux pour convaincre.

Mgr Chaput répond sans répondre, nage dans le vague et fait attendre. L'unité demandé par Mgr Ulrich peut-elle exister, quand on ne peut pas défendre ses positions. Espérons que le dialogue et les débats voulus par le pape François amènent mieux que des faux semblants.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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