Proche-Orient : ces citoyens qui œuvrent pour le rapprochement entre juifs et arabes

Publié le 21 Octobre 2015

Proche-Orient : ces citoyens qui œuvrent pour le rapprochement entre juifs et arabes

TF1.fr nous montre dans son article du mercredi 20 octobre 2015 qu'alors que l'actualité est marquée par l'exacerbation des violences en Israël et dans les Territoires palestiniens, les initiatives populaires visant à pacifier les relations entre les deux camps commencent à trouver un écho médiatique.

Dans son dernier angélus dominical, le pape François a appelé de ses vœux à ce que les "gestes de paix" se multiplient entre Israéliens et Palestiniens, ajoutant qu'il priait pour que "tous, dirigeants et citoyens, s'opposent à la violence et prennent des mesures concrètes pour apaiser les tensions".

Alors que l'exacerbation des violences a ravivé le spectre d'une troisième intifada, des initiatives populaires œuvrant au rapprochement entre juifs et arabes ont fleuri ces dernières semaines. La journaliste Anne Guion a recueilli dans ce livre les témoignages de l'Israélienne Robi Damelin et de la Palestinienne Bushra Awad, deux mères qui ont pour point commun d'avoir perdu un enfant dans des heurts entre les deux peuples. David, le fils de Robi, a été abattu en 2002 par un sniper près d'un check-point en Cisjordanie. Mahmoud, le fils de Bushra, a quant lui été tué en 2008 par des soldats israéliens dans son village cisjordanien. Les deux femmes militent aujourd'hui ensemble au sein du Cercle des Parents-Forum des Familles, une association rassemblant les familles des deux bords qui ont perdu des proches dans le conflit.

À Kfar Vitkin, dans le centre de l'État hébreu, le restaurateur israélien Kobi Tzafrir, milite pour la paix à son échelle. Il propose ainsi une réduction de 50 % aux juifs et aux arabes qui mangeront attablés ensemble dans son restaurant. "Peur des arabes ? Peur des juifs ? Chez nous, il n'y a ni arabes ni juifs. Chez nous il n'y a que des humains ! Et un excellent houmous arabe ! Et d'excellents falafels juifs, que vous soyez arabe, juif, chrétien ou indien", explique-t-il sur la page facebook dédiée à l'établissement.

Dans le nord d'Israël, 850 juifs et arabes israéliens ont participé vendredi dernier à une chaîne humaine, à l'initiative de l'association Givat Haviva. Pour les organisateurs, ce rassemblement est "un symbole de la coexistence et de la vie commune, en particulier en cette période tendue". Dans des propos relayés par timeofisrael, Ilan Sade, dirigeant du Conseil régional de Menash, a souligné que cet évènement illustrait les bonnes relations entre arabes et juifs dans la région : "L'appel à calmer les tensions et à une vie de coexistence est un appel à la normalité. Jusqu'à maintenant, nous vivions dans cette région en collaboration et nous sommes déterminés à faire perpétrer cette coexistence", a-t-il lancé.

Devant ce flot de haine, des juifs et des arabes essayent de réconcilier leurs deux communautés afin d'éviter un conflit stérile, car pour eux il n'y a ni arabes, ni juifs, il n'y a que des humains.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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