Synode : Quel état d'esprit pour cette dernière semaine de travail ?

Publié le 19 Octobre 2015

Romilda Ferrauto de l'équipe de rédaction de Radio Vatican nous montre dans cette réflexion du lundi 19 octobre que les père synodaux ont repris le chemin du synode, disciplinés mais fatigués, au sein de leurs treize groupes linguistes. Certains se disent revigorés par les propos prononcés par le pape François samedi pour le cinquantenaire de l’institution du synode, des propos dont la portée va bien au-delà de l’actuelle démarche synodale. «Au moins, on sait où l’on va».

Conscients de l’ampleur et de la complexité de la tâche, beaucoup se demandent si le synode parviendra à élaborer des propositions susceptibles de répondre aux nombreuses attentes, en évitant de s’en tenir à un simple toilettage. Or, ils ont passé beaucoup de temps à tenter de reformuler un texte, l’Instrumentum laboris, qui ne les convainc pas. Venus du monde entier, avec leurs valeurs, leurs priorités et leurs problèmes, ils se sont efforcés de brosser une vision moins occidentale de la famille.

S’ils ne sont pas toujours d’accord sur la marche à suivre, notamment face aux questions les plus sensibles, comme la pastorale des divorcés remariés, des unions libres ou des mariages mixtes, ils sont animés par une même ambition : annoncer la bonne nouvelle du message chrétien sur la famille dans la société actuelle. Cela passe peut-être par un approche personnalisée, car chaque famille est un cas à part; peut-être aussi par une plus grande prise de responsabilité des évêques locaux, à qui serait confié le travail de discernement – le pape a lui-même parlé de décentralisation.

La plupart des pères synodaux se positionnent d’ailleurs entre le tout et le rien. Ils savent aussi qu’ils devront rassurer et encourager les familles chrétiennes qui pourraient se sentir quelque peu délaissées par une Eglise très attentive aux familles blessées ou irrégulières - la terminologie varie en fonction des contextes et des différentes sensibilités. Dans les interventions, il a d’ailleurs beaucoup été question de langage, certains soulignant que ce n’est pas la doctrine qu’il faut changer, mais la manière de la proposer. Le mot «indissolubilité» est lui-même parfois remis en question. Bref, après un démarrage quelque peu chaotique la première semaine, le compte à rebours a commencé. La commission nommée par le pape pour rédiger le rapport final, présentera jeudi un premier texte qui sera soumis au vote de l’assemblée.

Quand on les interroge, les pères synodaux affirment avec franchise qu’ils ont vécu une aventure passionnante dont il sortira bien quelque chose. Le dernier mot, quoiqu’il en soit, revient au pape François. Il saura en tirer les conclusions.

Un synode où les pères synodaux ne s'entendent pas sur certains sujets sur la famille et la sexualité, et où l'on souhaite que la décentralisation puisse régler les problèmes tandis qu'on attend les conclusions du pape afin de ne pas prendre de risque donne une première semaine où le consensus était recherché, mais les positions sont mouvantes et rien ne dit qu'il n'y aura pas de surprises.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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