Attentats de Paris : le Vatican appelle à une action concertée

Publié le 17 Novembre 2015

Radio Vatican nous a montré dans son article du lundi 16 novembre 2015 que le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, appelle à une action concertée de tous les acteurs politiques et religieux pour combattre le terrorisme. Dans un entretien accordé au journal français La Croix, il souligne la nécessité en France, en Europe et dans le monde entier "d’une mobilisation de tous les moyens de sécurité, des forces de police et de renseignement, pour éradiquer ce mal. Mais aussi une mobilisation qui déploie toutes les ressources spirituelles pour donner une réponse positive au mal". Pour le secrétaire d’État du Saint-Siège, "ceci passe par l’éducation au refus de la haine […]. Sans cette union, cette bataille, très dure, ne sera pas gagnée. Et il est nécessaire, insiste le cardinal Parolin, d’y associer les acteurs musulmans. Ils doivent faire partie de la solution". Un appel à l’unité, un message d’espérance également, tout comme celui adressé aux fidèles dimanche 15 novembre 2015 par le cardinal André Vingt-trois. L’archevêque de Paris a présidé en la cathédrale Notre-Dame de Paris une messe à l’intention des victimes des attentats de vendredi à Paris et à Saint-Denis, de leurs proches mais aussi pour la France.

Il est vrai qu'il faut associer les acteurs musulmans, car les actes islamophobes se multiplient depuis les attentats de Paris comme le montre L'OBS ce mardi 17 novembre 2015. Un homme d'origine turque a été la cible de tirs en raison de sa couleur de peau à Cambrai; des croix gammées ont été peintes sur une mosquée à Pontarlier dans le Doubs; des tags racistes ont visé une boucherie halal et une salle de prière à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques); des pierres ont été jetées sur la voiture de livraison et la vitrine d'un kebab dans la nuit de vendredi à samedi à Barentin (Seine-Maritime); dans la nuit de dimanche à lundi, des coups de feu ont été tirés à proximité de la mosquée de Pontanezen, à Brest (Finistère); le "passage à tabac" d'un homme d'origine maghrébine, samedi à Pontivy dans le Morbihan, lors d'une manifestation contre les migrants; devant l'hôtel de Ville de Reims, des dizaine de militants d’extrême droite faisant des saluts nazis se sont postés devant la cathédrale avec une banderole où on lisait "On est chez nous, islamisation hors de notre nation"; et l'hôtel de Ville d'Évreux (Eure) a été tagué ce week end... Les actes islamophobes se multiplient depuis vendredi soir et certains musulmans craignent de voir repartir le cycle des amalgames, sinon des représailles, après les attentats, comme après les attaques de janvier.

LeTelegramme.fr nous montre que les Français ne se réduisent pas à ces gens à la pensée nauséabonde. Dimanche matin, une guirlande de cœurs a été découverte sur le portail de la mosquée de la rue Victor-Pengam, à Brest, sur les cœurs, on pouvait lire : "Partage ton cœur " et "pas d'amalgame". Une marque d'affection qui va droit au cœur des fidèles, ce qui démontre un geste très fort de fraternité, qui fait du bien. C'est la preuve qu'il y a encore des gens intelligents, pour qui le vivre-ensemble a du sens. Et comme le montre 20minutes.fr pour éviter que les actes islamophobes se multiplient, associations comme particuliers se mobilisent.

HuffingtonPost.fr nous montre que ce lundi la grande mosquée de Paris (GMP) a appelé mardi "tous les citoyens de confession musulmane et leurs amis" à venir exprimer vendredi à 14h "leur profond attachement à Paris, à sa diversité et aux valeurs de la République" devant ce lieu de culte symbole de l'islam en France. "Non au terrorisme et à l'amalgame", écrit la GMP dans un communiqué, soulignant qu'après les attentats de Paris qui ont fait au moins 132 morts le 13 novembre, "la mobilisation et le rassemblement de tous les citoyens sont une nécessité et la meilleure réponse à ceux qui veulent instiller le venin de la discorde et de la suspicion au sein de la communauté nationale".

TF1.fr nous montre heureusement qu'après les attentats qui ont frappé Paris vendredi soir, touchant notamment des bars et des terrasses de cafés, les actes de résistance se multiplient pour montrer qu'il ne faut pas céder à la peur. Entre slogans sur les réseaux sociaux et photos prises sur les terrasses, tous veulent faire face à Daech. Le site fooding.com a même lancé une invitation pour ce mardi 17 novembre avec un hashtag #TousAuBistrot.

"On doit parfois restreindre un certain nombre de nos libertés pour assurer la sécurité des Français", a lancé Manuel Valls sur France Inter. Attention à ne pas donner raison à Benjamin Franklin qui disait : "Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux." La sécurité doit protéger la liberté, pas nous en priver.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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