Au Portugal : Au revoir la droite de l'austérité, bonjour la gauche anti-austérité

Publié le 11 Novembre 2015

Au Portugal : Au revoir la droite de l'austérité, bonjour la gauche anti-austérité

L'OBS et Challenges.fr dans leurs articles nous montrent que la gauche portugaise, unie pour la première fois en 40 ans de démocratie, a provoqué mardi 10 novembre 2015 la chute du gouvernement minoritaire de droite "pour tourner la page de l'austérité", sous l'œil inquiet des marchés financiers.

Il reviendra désormais au président Anibal Cavaco Silva de décider s'il nomme un Premier ministre de gauche alors que ce conservateur n'a jamais caché sa réticence face à un tel scénario. Une motion rejetant le programme du gouvernement de droite a été adoptée par les 123 voix des députés de l'opposition, contre 107 à la droite, entraînant ainsi sa démission à peine onze jours après son entrée en fonction. Le gouvernement de Pedro Passos Coelho, 51 ans, dont la coalition de droite était pourtant arrivée en tête des élections législatives du 4 octobre sans être majoritaire, entre ainsi dans l'Histoire comme l'exécutif le plus éphémère du Portugal.

Le résultat du scrutin du mois dernier constitue "une défaite de la politique d'austérité menée au cours des quatre dernières années", a affirmé le PS dans le texte adopté avec les 123 voix des députés de l'opposition, contre 107 à la coalition gouvernementale de droite. "Le programme de ce gouvernement n'apporte pas de réponse à la volonté de changement exprimée par les Portugais. Le Portugal a besoin d'un autre gouvernement", a affirmé le secrétaire général du PS Antonio Costa lors du débat précédant le vote. "Il est possible de tourner la page de l'austérité dans le cadre de la zone euro", a assuré à l'issue du vote Antonio Costa, qui brigue la place de Premier ministre.

"Le Parti socialiste a fait un choix radical, préférant se joindre à des minorités qui l'ont toujours combattu", a regretté M. Passos Coelho. "Ce n'est pas tous les jours que l'on quitte le gouvernement en ayant obtenu le soutien des électeurs", a-t-il ajouté. Ce qui est faux puisque son gouvernement tenait sur une coalition minoritaire. M. Costa a signé trois accords distincts avec le Bloc de gauche, proche de Syriza au pouvoir en Grèce, le Parti communiste et les Verts, qui jettent les bases d'une alliance, certes fragile, soutenant un gouvernement du PS. censée permettre aux socialistes de former "un gouvernement stable, responsable, cohérent et durable", que les partis de la gauche radicale comptent soutenir au Parlement, sans toutefois y participer.

La gauche va donc devoir mettre en œuvre son programme commun qui prévoit notamment de rééquilibrer les efforts fiscaux, de relever le salaire minimum, de terminer le gel des pensions, de supprimer la surtaxe de l’impôt sur le revenu d’ici un an, de stopper le processus de privatisation des transports publics de la capitale, d'’investir dans les secteurs des sciences, des technologies, de la construction, entre autres, et de réaffirmer la défense de l’État social, des services publics, et singulièrement de la Sécurité sociale, de l’éducation et de la santé publiques, tout en respectant le cadre budgétaire européen. En gros, cette coalition de gauche veut relancer la consommation des ménages qui amènent de la croissance, ce qui n'est pas le cas de l'austérité.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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