François Hollande propose une révision de la Constitution pour agir contre le "terrorisme de guerre"

Publié le 16 Novembre 2015

Libération.fr nous montre que ce lundi 16 novembre 2015 à midi, la France s'est figée. Durant une minute, les Français ont rendu hommage aux 129 victimes des attentats perpétrés vendredi dans la capitale. Le président de la République a présidé cette minute de silence dans la cour de la Sorbonne. Il était accompagné du Premier ministre Manuel Valls, de la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem et du secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, Thierry Mandon. Sur la place de la République, devant le Bataclan, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame à Paris, comme à Lyon et à Marseille, nombre de Français se sont massés pour se recueillir.

Comme le montre L'OBS et francetvinfo.fr, François Hollande a exprimé devant le Congrès réuni à Versailles son souhait de "faire évoluer [la] Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d'agir, conformément à l'état de droit, contre le terrorisme de guerre". Lors de son discours, le président de la République a annoncé la création de 5000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie d'ici à deux ans, 2500 postes dans l'administration judiciaire et 1000 dans les services de douanes. Il envisage aussi la création d'une "garde nationale" formée de "réservistes" de la Défense. Le président a exprimé aussi son souhait de "faire évoluer la Constitution" pour permettre aux pouvoirs publics d'agir, conformément à l'État de droit, contre le terrorisme de guerre. Selon François Hollande, l'article 16 qui régit les conditions d'attribution des pouvoirs exceptionnels au président, et l'article 36, qui porte sur l'état de siège, ne sont "pas adaptés à la situation que nous rencontrons".

François Hollande va également demander la prolongation de l'état d'urgence, via une proposition de loi au Parlement, avec un "régime juridique renforcé" pour certaines mesures comme l'assignation à résidence ou les perquisitions administratives. Il souhaite l'adapter à "l'évolution des technologies et des menaces". La question de la légitime défense des policiers devra être "traitée", "toujours dans le cadre d'un "État de droit", lance Hollande. Il assure aussi que "Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité un individu condamné" pour un acte terroriste "même s'il est né français." Il propose d'interdire à un binational de revenir sur le territoire s'il présente un risque terroriste.

Le Président a déclaré avoir demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en vue d'acter l'objectif de lutter contre le groupe État islamique. Il a également confirmé la volonté de la France d'intensifier ses opérations contre le groupe terroriste en Syrie. Il a cependant assuré que l'Europe devait toujours accueillir "dans la dignité" les réfugiés qui relèvent du droit d'asile, mais "renvoie dans leurs pays ceux qui n'en relèvent pas".

François Hollande a enfin lancé un appel à l'"unité pour agir", demandant "une grande et unique coalition" contre le groupe État islamique en Syrie. Comme le montre Libération.fr, François Hollande nous assure que "Le terrorisme ne détruira pas la République, car c'est la République qui le détruira", conclut le président, applaudi par les parlementaires, qui entament ensuite une Marseillaise.

Le terrorisme islamiste annonce de nouvelles mesures plus sévères, le gouvernement souhaite que l'État de droit soit sauvegardé, et espère que l'union nationale existera en ces moments difficiles, mais malheureusement certain couacs viennent déjà. Attention, à ne pas vouloir créer une sécurité liberticide. Il conviendra donc que tout soit fait pour que cela n'arrive pas et l'État de droit y aidera beaucoup.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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