Pape François : La violence est un blasphème

Publié le 15 Novembre 2015

Pape François : La violence est un blasphème

LePoint.fr nous montre que le pape François a exprimé dimanche 15 novembre 2015 sa "profonde douleur" après les attentats de Paris et a martelé qu'utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence et la haine était "un blasphème". "Tant de barbarie nous laisse sans voix et on se demande comment le cœur de l'homme peut concevoir et réaliser des événements aussi horribles, qui ont bouleversé non seulement la France mais le monde entier", a-t-il dit lors de la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre de Rome. "Face à de tels actes, on ne peut que condamner l'inqualifiable affront à la dignité de la personne humaine", a ajouté le pape. "Je veux réaffirmer avec force que la voie de la violence et de la haine ne résout pas les problèmes de l'humanité et qu'utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème !", a-t-il martelé, chaleureusement applaudi. Le pontife a prié pour que naissent "dans le cœur de tous des pensées de sagesse et des propositions de paix" et a demandé aux milliers de fidèles de se recueillir quelques instants en silence avec lui.

Espérons que des pensées de sagesses vont aller vers nos dirigeants politique. "Le gouvernement sera très attentif" à "toutes les propositions efficaces" de l'opposition en réaction aux attentats, a affirmé dimanche dans L'OBS le Premier ministre Manuel Valls, appelant à "l'union sacrée". Le Premier ministre s'exprimait devant quelques journalistes lors d'une visite à la Préfecture de police de Paris, quelques temps après que Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, a réclamé à François Hollande des "modifications drastiques" de la politique de sécurité et une nouvelle politique de l'immigration au niveau européen. L'intervention de Jean-Claude Juncker est plus intelligente encore dans LePoint.fr. Les attentats de Paris ne doivent pas entraîner de changement radical de la politique européenne en matière d'accueil des réfugiés, a déclaré dimanche le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, avant le début du sommet du G20 à Antalya. "Ceux qui ont perpétré les attentats sont exactement ceux que les réfugiés fuient, et non pas l'inverse, et par conséquent il n'y a pas lieu de revoir dans son ensemble la politique européenne en matière de réfugiés", a déclaré Jean-Claude Juncker devant la presse. Un des auteurs des attaques était porteur d'un passeport syrien enregistré lors de l'arrivée de son détenteur en Grèce.

Il est beau de voir comme le signale LePoint.fr que les Parisiens défilent en grand nombre malgré l'interdiction de la préfecture de police de manifester jusqu'à jeudi. La place de la République est pleine depuis 16 heures ce dimanche. La foule se recueille devant des bouquets de fleurs et des bougies. Les Parisiens se sont également déplacés en grand nombre devant le bar Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge, lieux des fusillades ayant fait de nombreuses victimes vendredi soir. Les Parisiens rassemblés ont chanté en chœur la Marseillaise sur la place de la République.

Challenges.fr nous fait savoir que les responsables de onze mosquées marseillaises ont appelé "les Français à ne pas se laisser tenter" par les "amalgames" et les "représailles", après les attentats de Paris qui ont fait 132 morts. "Notre collectif appelle l'ensemble des Français à ne pas se laisser tenter par le cycle infernal des amalgames et des représailles, qui serait la meilleure façon de cautionner les actions criminelles des assassins parisiens", ont déclaré dans un communiqué commun les responsables de ces mosquées, rassemblés devant une salle de prière du 2e arrondissement.

Les cloches de Notre-Dame ont sonné le glas dimanche, à 18 heures 15 comme le montre francetvinfo.fr. Un fait rarissime pour marquer l'hommage aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre, à Paris et Saint-Denis. Selon Challenges.fr, la messe à Notre-Dame-de-Paris en hommage aux victimes des attentats a débuté dans une cathédrale pleine à craquer, en présence de plusieurs personnalités et de simples anonymes venus "prier" et dire "plus jamais", a constaté une journaliste de l'AFP. "Des hommes et des femmes ont été sauvagement exécutés de façon anonyme, rien ne pouvait anticiper que ce serait eux", a déclaré au début de la messe à 18H30 André Vingt-Trois, cardinal de Paris. "Notre assemblée ce soir a pour premier but de partager la peine de leurs proches, de leurs amis, de prier pour eux", "de prier aussi pour notre ville et pour notre pays", a ajouté le cardinal, devant une cathédrale pleine à craquer où la maire de Paris Anne Hidalgo, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, les anciens Premiers ministres François Fillon et Alain Juppé, et l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing avaient pris place au premier rang.

Plusieurs mouvements de panique ont secoué Paris, notamment les quartiers du Marais et la place de la République, après de fausses alertes relayées par les réseaux sociaux, et comme le montre 20minutes.fr, il y a eu de nouveau plusieurs centaines de personnes sur la place de la République aux alentours de 19h30. TF1.fr nous montre qu'entre 15 000 et 20 000 personnes rassemblées à Copenhague en hommage aux victimes. La police estime qu'entre 15 000 et 20 000 personnes se sont réunies devant l'ambassade de France dans la capitale danoise. Parmi elles : le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen et l'ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray. Ce dernier a d'ailleurs publié une vidéo du rassemblement sur son compte Twitter. Restons sur cette belle image.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Commenter cet article