Pour le pape, il faut se servir de gestes de miséricorde dans un monde tellement déchiré

Publié le 22 Novembre 2015

Vatican Insider montre que durant son Angelus sur la place Saint-Pierre ce dimanche 22 novembre 2015, la pape François a confié à des martyrs espagnols du siècle dernier les chrétiens persécutés et a demandé des prières pour son prochain voyage en Afrique.

Les entrées au large de la colonne Saint-Pierre, à la fin de la Via della Conciliazione, ont toutes été fermés suite aux menaces d'attentat de Daech à Rome. Pour entrer dans la place, une double vérification est nécessaire pour : la police d'abord vérifie les sacs et les sacs à dos, puis fait passer à travers un détecteur de métaux. Mais malgré les longues files d'attente pour entrer, les fidèles ne renoncent pas à venir.

"Dans le monde où il y a tant de larmes sur le visages et trop de blessures dans la chair des hommes, nous demandons à la Vierge Marie de nous soutenir dans nos efforts pour imiter Jésus, notre Roi, rendu présent dans son règne par des gestes de tendresse, de compréhension et de compassion" est la demande que le pape François a adressé avant la prière de l'Angélus à la foule rassemblée (plus de 30 000 selon la gendarmerie).

Après avoir salué les pèlerins présents, visant notamment des groupes de musique qui célèbrent Sainte-Cécile, le pape François a confié à l'intercession des martyrs espagnols capucins (Federico Berga et ses 25 compagnons) de la guerre civile espagnole en 1937 (qui furent exécutés politiquement à tort au simple fait que la hiérarchie soutenait les franquistes), "tant de nos frères et sœurs qui, malheureusement, sont encore aujourd'hui, dans diverses parties du monde persécutés pour leur foi dans le Christ."

Le pape a également demandé des prières spéciales pour son prochain voyage en Afrique de sorte qu'il soit "un signe de la proximité et de l'amour." Il se rendra au Kenya, en Ouganda, et en Centrafrique (où des dispositifs de sécurité seront déployés face à la menace djihadiste) pour délivrer un message de paix, de justice sociale et de dialogue entre islam et christianisme. La violence entre musulmans et chrétiens dans la République centrafricaine soulève de vives inquiétudes concernant la sécurité du pape, qui risque en cas de menace sérieuse d'annuler ou de raccourcir les étapes de son voyage. Le pape a aussi invité les fidèles présents sur la place Saint-Pierre à prier qu'il y ait "la paix et la prospérité" dans ces terres.

Dans le télégramme envoyé à l'archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo signé par le Secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, le pape a montré sa proximité avec les gens du Mali après l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako par les djihadistes d'Al-Mourabitoun, "Consterné par cette violence aveugle, que condamne fermement le pape qui implore Dieu pour la conversion des cœurs et le don de la paix" et il invoque la bénédiction divine pour toutes les personnes qui ont été touchés par cette tragédie.

C'est un moment difficile pour le pape François, car la menace djihadiste rend inaudible les artisans de paix, pourtant il délivre son message de miséricorde aux fidèles en leur demandant de penser aux chrétiens persécutés, et il désire toujours voyager en Afrique malgré les risques pour montrer l’importance de la lutte contre la pauvreté et contre l’exclusion, qui est aussi une solution qui rendra le fondamentalisme musulmans moins fort.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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