Les sacrements pour les divorcés remariés, l'ancienne règle était au cas par cas

Publié le 23 Décembre 2015

Vatican Insider dans son article du mardi 22 décembre 2015 nous montre que dans un essai, un évêque italien Alberto Marcello Semeraro, cite un document délivré par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi dans la lettre "Haec Sacra Congregatio" sur l'indissolubilité du mariage du 11 février 1973, qui invite les Ordinaires à appliquer "la pratique approuvée de l'Église du for interne" qui permet la résolution des cas "irréguliers" et à montrer une sollicitude particulière à ceux qui sont en unions irrégulières, ce qui est confirmé par une lettre datée du 21 mars 1975 et cette méthode a été mentionnée au cours du dernier Synode sur la famille dans le paragraphe 86 du rapport final.

La clause restrictive sur la vie dans "l'abstinence totale" a été introduite par Jean-Paul II dans l'homélie qu'il prononça sur la conclusion de la VIe synode des évêques (25 octobre 1980), alors que jusqu'au Concile elle ne visait que les prêtres mariés pour ne pas violer la règle du célibat, comme le montre Mgr Semeraro en rappelant à travers le théologien moraliste Bernhard Häring l'origine de cette imposition de l'abstinence dans "Pastorale des divorcés remariés" en 1990.

La clause restrictive de l'abstinence totale comme condition de divorcés remariés d'accéder aux sacrements qui n'a jamais été mentionné dans aucune des déclarations faites par la Congrégation de la Doctrine de la Foi pendant le pontificat de Paul VI - "a été répété dans les textes ultérieurs" qui sont venus après "Familiaris consortio", qui a maintenant été "omise de la Relation finalis du Synode", écrit Mgr Semeraro. "Cette procédure, qui est une partie de la réflexion théologique, est une façon de quitter un texte" et d'ouvrir "un texte que le Synode a voulu confier au Pape pour plus de discernement."

Mgr Alberto Marcello Semeraro nous fait comprendre que pour les divorcés remariés jusqu'à Paul VI pouvaient au cas par cas recevoir les sacrements sans l'imposition de l'abstinence, puis à partir de Jean-Paul II on leur imposa l'abstinence alors que cette règle ne concernait que les prêtres mariés. Le pape François choisit à nouveau d'étudier les cas au cas par cas et pourrait peut être se montrer plus libéral que ses prédécesseurs. Mais il faut rester prudent.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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