Les socialistes dégainent leur "livre noir" des mairies FN et proposent les territoires "zéro chômage" de longue durée

Publié le 10 Décembre 2015

Liberation.fr dans son article de Lilian Alemagna dans son article du mercredi 9 décembre 2015 nous montre qu'à travers le "livre noir" des mairies FN fruit de son travail de riposte contre l’extrême droite, le PS coupe court à l'idée clamée par Marine Le Pen d'une soi-disant «bonne gestion» frontiste dans les municipalités.

Un an et demi à tisser un réseau de militants dans les villes dirigées par l’extrême droite depuis mars 2014 et voilà un premier résultat : le PS a mis en ligne mercredi son "livre noir" de "dix-huit mois de gestion municipale par le Front national". Vingt-trois pages qui recensent, avec précision, les "faits" dans les communes FN. Piloté par les secrétaires nationales Sarah Proust et Elsa Di Meo, ce petit fascicule propose ainsi de "regarder en détail ce que les maires frontistes font et défont au quotidien, sur le terrain". Un FN non seulement "xénophobe" mais qui organise aussi "un méticuleux saccage social" : de la suppression de la gratuité de la cantine pour les familles les plus modestes au Pontet à la "diminution drastique" des subventions aux centres sociaux à Fréjus en passant par la "fermeture en catimini" de l’épicerie sociale et solidaire au Luc et les baisses d’impôts "en trompe-l’œil". L’outil militant permet aux socialistes sur le terrain de démontrer, preuves à l’appui, la réalité des gestions FN dans leurs municipalités.

"C’est le résultat du dispositif que nous avons mis en place il y a un an et demi, explique Proust, élue à Paris. Nos correspondants dans les villes ont épluché les délibérations des conseils municipaux et scrutent les réseaux sociaux." Pourquoi dégainer ce matériel anti-FN dans l’entre-deux tours des régionales et pas avant ? "Parce que le FN utilise l’argument de la soi-disant "bonne gestion" de ses villes pour les régionales alors que c’est une catastrophe, pointe Di Meo, opposante au maire FN David Rachline à Fréjus. On veut aussi des arguments aux militants sur le terrain qu’ils puissent expliquer pourquoi le FN démontre aussi qu’à l’épreuve des gestions municipales, le FN, ce n’est pas la même chose que la droite."

Tandis que BFMTV.com dans son article du jeudi 10 décembre nous montre que l'expérimentation de territoires "zéro chômage de longue durée" a été votée mercredi soir à l'unanimité à l'Assemblée nationale. Défendu par Laurent Grandguillaume, ce texte inspiré par l'association ATD Quart Monde, qui travaille sur le projet depuis plusieurs années, et soutenu par d'autres associations (Emmaüs, Secours Catholique, Fnars, pacte civique, Bleu Blanc Zèbre...), a obtenu l'aval de toute la gauche, comme de l'UDI et des élus Les Républicains. Au cœur du projet: une expérimentation législative, pendant cinq ans, dans dix micro-territoires volontaires, de l'embauche en CDI, payé au Smic, de chômeurs de longue durée dans une entreprise développant une activité dans l'économie sociale et solidaire, via la réaffectation des dépenses liées au chômage.

La mesure, si elle est jugée concluante, pourrait être généralisée. Alors que Laurent Grandguillaume estime que la proposition doit mobiliser un peu plus de 10 millions d'euros par an, la ministre du Travail a indiqué que pour la première année, l'État - dont l'engagement financier "viendra compléter celui d'autres partenaires, collectivités, organismes publics ou privé" - pourra consentir "un effort exceptionnel", qu'elle n'a pas chiffré. L'argent jusqu'alors alloué par l'État, les régions et les départements pour accompagner ces demandeurs d'emploi au travers du RSA, de contrats aidés ou de formations, servira à financer les salaires de ces personnes au chômage de longue durée. Laurent Grandguillaume espère aussi démontrer que le dispositif fera disparaître des coûts indirects du chômage, notamment de santé.

Les emplois identifiés vont des travaux de maraîchage ou forestiers, à l'aide à domicile, en passant par des travaux dans les campings. Cinq territoires ont déjà planché sur le projet, en impliquant tous les acteurs (élus locaux, Pôle emploi, etc.): Pipriac (Ille-et-Vilaine), Grand Mauléon (Deux-Sèvres), Prémery (Nièvre), Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle) et Jouques près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Environ 2000 chômeurs de longue durée seraient concernés, y compris des personnes qualifiées.

Les socialistes se décident enfin à bouger, sans doute un peu tard, mais vaut mieux tard que jamais. Tout n'a pas été fait contre le chômage et pour contrer le FN, et le PS commence à se rendre compte qu'il doit mettre la barre à gauche toute pour ne pas perdre ou retrouver son électorat (ouvriers, enseignants, artisans, commerçants, chômeurs, etc.).

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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