Pour Cambadélis, il n'y "pas de déroute" pour la gauche et il demande au gouvernement une "inflexion" contre "la précarité" et pour "l'activité"

Publié le 14 Décembre 2015

La gauche "n'aura pas la déroute annoncée" aux élections régionales et "l'union de la gauche a fonctionné", a réagi comme le montre HuffingtonPost.fr le dimanche 13 décembre 2015 durant la soirée le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

"Sursaut civique! Echec du FN! La gauche n'aura pas la déroute annoncée. La droite ne fera pas le grand chelem. L'union de la gauche a fonctionné", a commenté le premier secrétaire devant le Bureau national du PS, dont les propos ont été rapportés à l'AFP.

"Tout le monde devra tirer les enseignements des élections régionales. En tout cas le PS le fera", a ajouté Jean-Christophe Cambadélis. Le PS avait décidé de retirer ses candidats dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et en PACA, ainsi qu'en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes pour faire barrage au Front national. Dans cette dernière région toutefois, la tête de liste PS, Jean-Pierre Masseret, avait décidé de se maintenir.

Jean-Christophe Cambadélis, a exhorté le gouvernement à procéder à "une inflexion" d'ici à 2017 pour agir "contre la précarité" et "pour l'activité". "Je m'adresse au gouvernement, nous ne pouvons plus continuer comme cela. Il faut agir contre la précarité et pour l'activité comme nous nous sommes attaqués à la compétitivité et à la refondation de l'école. C'est l'inflexion qui doit intervenir dans les 18 mois à venir", a déclaré le responsable socialiste dimanche soir.

Comme le montre Libération.fr, le PS a sauvé les meubles en conservant cinq régions, la droite a essuyé un revers en faisant à peine mieux (sept régions), le FN n'en a emporté aucune mais a récolté un nombre de voix historiquement élevé. En l'état, il est assuré d'atteindre le deuxième tour de l'élection présidentielle, ce qui est une très mauvaise nouvelle.

Ces élections régionales montrent que la gauche rassemblée peut faire jeu égal ou dépasser ses adversaires de droite et du Front national. Les partisans de l'union de la gauche n'ont pas eu tort de critiquer les listes autonomes EELV-Front de Gauche qui n'ont guère démontré leur efficacité au premier tour et ont fait perdre des régions à la gauche. Les adversaires de la gauche sont avant tout la droite et l'extrême droite, et il va falloir une véritable inflexion pour qu'une véritable union existe comme celle entre 1972 et 1977.

Le PS va donc essayer de faire que la gauche soit au deuxième tour de la présidentielle selon Julien Dray. Il faut donc qu'elle se regroupe, se rassemble d'une manière ou d'une autre, et pas seulement par souci défensif. Elle doit le faire en travaillant, en étant adossé à un projet. Et cette fois espérons qu'il soit réellement de gauche.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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