Pour le cardinal Burke, la communion pour les divorcés remariés serait une cassure "fondamentale" avec l'enseignement de l'Église

Publié le 4 Décembre 2015

Catholicherald.co.uk nous montre dans son article du jeudi 3 décembre 2015 nous montre que le cardinal Burke raconte dans la revue trimestrielle Mass of Ages que les catholiques devraient être "très préoccupés" sur la communion aux divorcés remariés. Il a dit que si le synode de la famille ouvre la voie pour que les catholiques divorcés remariés reçoivent la communion, alors il s'"écarte de l'enseignement catholique sur une question très fondamentale".

Citant un article donné par le père Antonio Spadaro, rédacteur en chef de la revue jésuite La Civiltà Cattolica, qui dit le synode avait "jeté les bases" pour que les catholiques remariés puissent être admis à la communion. Le père Spadaro, a déclaré le cardinal Burke, "passe par toute cette argumentation confuse sur une 'voie de pénitence' et de 'solution de for intérieure' pour dire que maintenant la voie est ouverte pour tout cela". "Donc, je crois que les catholiques devraient être très préoccupés", a déclaré le cardinal Burke. "Si, en fait, le synode prend cette position, il a quitte l'enseignement catholique sur une question très fondamentale. L'enseignement de l'indissolubilité du mariage est fondé sur les paroles mêmes de Notre Seigneur dans l'Évangile". Doit-on rappelé au cardinal Burke, que l'Évangile n'interdit pas la communion aux divorcés remariés.

"Je pense que les catholiques devraient simplement dire : Je ne peux pas accepter cet enseignement comme il va contre ce que l'Église a toujours enseigné et pratiqué. Je ne pense pas que les catholiques devraient se permettre d'être chassé de l'Église par ceux qui ne conservent pas l'enseignement de l'Église". Doit-on, rappeler au cardinal Burke que l'Église a toujours pratiqué la miséricorde et le pardon de tous les péchés, comment font les divorcés remariés car ils n'ont droit à aucun des sacrements le permettant en dehors de celui des malades pour pouvoir communier à nouveau. Où est la miséricorde ?

Le cardinal a également dit que la réforme de l'annulation des mariages du pape François était un "changement radical" de la pratique de l'Église. Pour lui, les évêques ne doivent pas être appelés à juger des cas de nullité de mariage, comme ce sera le cas dans les réformes du pape. Mais le problème, c'est que les tribunaux de la curie romaine chargés de cela sont très éloignés de la réalité des mariages et le droit canon se trouve être des textes qui ne prennent pas en compte la vie des couples et l'échec de leurs mariages.

Pour lui les catholiques ne comprennent pas les mots du pape. "Je pense, par exemple, à la célèbre phrase 'Qui suis-je pour juger ?' et comment cela a été détourné pour insinuer que l'enseignement de l'Église sur le trouble intrinsèque des actes homosexuels a changé." Pauvres catholiques ignorants, nous ne comprenons pas les mots du pape. Ils ont très bien compris le mot du pape, ils savent très bien qu'il n'est pas pour le mariage gay, mais il a bien dit de ne pas juger les homosexuels comme le fait le cardinal Burke en utilisant le mot "trouble intrinsèque".

Le cardinal Burke le montre bien il y a encore des résistances aux réformes du pape François, qui devra sans doute lutter pour que l'Église puisse enfin entrer réellement dans le XXIe siècle.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Frédéric 11/12/2015 13:38

Je pense pour ma part que les questions doivent être bien posées pour que les vraies réponses surgissent. Est ce que l'Eglise doit protéger la famille ? Quels biens ou quel choc, quelles séquelles pour les enfants des parents séparés ? Les parents n’ont-il pas le devoir moral de se sacrifier pour le bien de leurs enfants ? Est ce que le mal engendré par la séparation des parents sur les enfants et la société de demain s'arrête dès que les parents sont réadmis à la communion ? L'Eglise doit pardonner ? Oui ! Mais quoi ? Le refus des conjoints à se pardonner mutuellement ou leur séparation ? Les conjoints n'ont-ils pas le devoir du pardon mutuel ? Arrivent-ils à dire librement le Pater quand vient le moment de la communion pendant l'Eucharistie ? Nous sommes au 21ème siècle. Doit-on pour cela annoncer une autre Bonne-Nouvelle que celle de Jésus-Christ qui date du 1er siècle ? Que de questions je me pose. Ce dont je suis sûr, la miséricorde de Dieu et sa grâce vont au delà des limites humaines

paroissiens-progressistes 11/12/2015 17:35

Frédéric,

Vous avez raison, c'est une question qui mérite un débat sérieux et des solutions sérieuses. Il n'y a pas besoin d'annoncer une nouvelle bonne nouvelle, puisque Jésus nous a donné les deux plus importants commandement dans Matthieu 22, 38-39 : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même." La miséricorde divine n'a pas nos limites humaines et cela est une bonne chose. Après tout, Dieu est amour.

Merci !