Pendant ce temps au Vatican...

Publié le 15 Janvier 2016

ouest-france.fr nous montre que le Vatican a organisé ce jeudi 14 janvier 2016 une sortie au cirque à Rome pour 2 000 exclus, des clochards, des migrants, un groupe de détenus et une nuée d'enfants Roms surexcités.

«Les gens qui font les spectacles de cirque sont des créateurs de beauté, et cela fait du bien à l'âme. Comme nous avons besoin de beauté !», avait déclaré le pape François l'année dernière en recevant des artistes. L'aumônerie du Vatican, chargée des œuvres caritatives du pape, a donc organisé une grande sortie au cirque comme «un encouragement pour nos frères plus pauvres à surmonter les épreuves et les difficultés de la vie qui semblent si souvent au-delà de nos forces», selon un communiqué. «C'est une grande émotion pour nous», a témoigné la propriétaire du Rony Roller Circus, Daniela Vassallo, sur Radio Vatican, rappelant que comme ses spectateurs d'un soir, les gens du cirque ne sont pas toujours bien considérés dans la société. «Mais ce sont des gens à qui tu sais que tu as quelque chose à transmettre, et que le message va être reçu. Tu vois les gens qui entrent en hésitant, et il suffit d'un rien, un sourire...», a-t-elle ajouté.

Le parc automobile du Vatican utilisé pour véhiculer les spectateurs. Un service sanitaire mobile a été installé devant le chapiteau pour proposer des consultations avant la représentation, et un casse-croûte devait être fourni à la fin. Selon le site Vatican Insider, le parc automobile du Vatican, qui sert habituellement à véhiculer les prélats, a été mis à contribution pour acheminer les spectateurs.

Radio Vatican nous montre aussi que deux paroisses du Vatican ont montré l’exemple en répondant rapidement à l'appel du pape François lors de l’angélus du 6 septembre 2015, où il avait invité chaque communauté paroissiale à accueillir une famille de réfugiés. Après l’accueil par la paroisse Sainte-Anne d’une famille syrienne, la paroisse de la basilique Saint-Pierre ouvre elle aussi ses portes à des réfugiés. L’annonce a été faite ce jeudi 14 janvier dans un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège.

C’est une famille érythréenne qu’accueille la paroisse de la basilique Saint-Pierre : Une mère et ses cinq enfants. Deux d’entre eux ne sont pas encore à Rome, ils se trouvent toujours dans un camp de réfugiés en Éthiopie. La communauté Sant’Egidio espère pouvoir organiser un regroupement familial en Italie d’ici la fin du mois. Le plus jeune de la fratrie n’a que quelques mois. Il est né en Norvège où était arrivée la famille avant d’être renvoyée en Italie, au regard de la Convention de Dublin. Cette famille érythréenne a été logée dans un grand appartement situé aux alentours du Vatican. Elle le partage avec une jeune femme, amie, et son petit garçon.

En septembre dernier, la paroisse Sainte-Anne avait elle pris en charge une famille syrienne : les parents avec leurs deux enfants venus de Damas, et une demande d’asile avait été présentée aux autorités italiennes. Le Saint-Père espère qu’en cette année de la miséricorde les nombreux gestes de solidarité se multiplient, notamment de la part des paroisses, communautés religieuses, monastères et sanctuaires de toute l’Europe. Lors de sa visite au Centre d’accueil Astalli des jésuites romains, il y a deux ans, il avait pointé du doigt les couvents vides transformés en hôtels, souhaitant qu’ils servent plutôt à accueillir les réfugiés.

Periodistadigital.com, nous montre que durant une l'interview qu'il a eu avec La Vida Nueva jeudi, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, admet que la gestion économique et financière du Saint-Siège puisse avoir des «erreurs et être inefficace», ce qui rend encore plus difficile la mise en œuvre des réformes dans un «temps opportun et nécessaire» pour atteindre «une plus grande efficacité et transparence». Elle est liée à ce qu'on attend des membres du clergé, c'est-à-dire «une vie sobre dans la ligne de la pauvreté évangélique et un comportement moral irréprochable». Membre du Conseil des 9 cardinaux qui conseillent le pape François dans la réorganisation du Saint-Siège, il propose trois éléments pour éviter «l'éléphantiasis» de la curie et veiller à ce qu'elle soit un instrument au service du au pape : «la coordination, la simplification et de décentralisation». Sur son opposition possible au pape François, dit : «Je ne semble pas être dans la résistance interne au changement. Ou si il y en a, on peut la considérer physiologique.»

En plus de ces questions, le chef de la diplomatie vaticane exhorte l'Europe à trouver des solutions «d'urgence» pour faire face à la plus grande vague d'immigrants et de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale. Il va voir les «instruments juridiques et techniques pour la plupart culturels» adéquats, afin que le respect «de la dignité et les droits» des citoyens et des nouveaux arrivants existe. Le cardinal Parolin reconnaît que «nous sommes tous dans la peur» après les attaques des fanatiques musulmans, mais il nous invite à ne pas être «paralysé» par la peur. Il invite les dirigeants musulmans à condamner «chacun des actes de terrorisme commis au nom de l'islam» afin de préciser la «totale incompatibilité» entre la violence et la religion.

Le secrétaire d'État évalue l'imminent voyage du pape au Mexique qui se tiendra du 12 au 18 février dans le cadre de l'arrestation du baron de la drogue Joaquin "El Chapo" Guzman, afin de ne pas négliger le besoin de «dénoncer clairement la collusion entre certains centres du pouvoir et les cartels de la drogue, qui peuvent ainsi agir librement et tranquillement.» Parmi les questions les plus difficiles de l'agenda international du secrétaire d'État, il y en a un d'une importance particulière : Le dégel progressif des relations entre Pékin et le Saint-Siège pour envisager une visite éventuelle à la Chine : «Le Saint-Père a précisé à maintes reprises non seulement sa disponibilité, mais aussi son désir d'aller en Chine, un pays qui veut le voir et l'estime beaucoup. Aujourd'hui ce n'est pas facile à prévoir. Quand les temps seront mûrs, alors ce voyage sera également effectué».

Le pape souhaite qu'en cette année de la miséricorde les actes de solidarité se multiplient, et il montre l'exemple à travers le Vatican et espère ainsi que l'Église suive sont exemple. Une Église solidaire des autres est pour le pape le meilleur remède envers les marginaux par ses actes d'amour. Pour autant, le réforme de la curie continue et les voyages du pape auront pour objectif de répondre à des besoins des populations présentes, et aussi de ceux des chrétiens.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

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