Petit tour de l'actualité

Publié le 11 Janvier 2016

Petit tour de l'actualité

Comme le montre HuffingtonPost.fr et BFMTV.com le dimanche 10 janvier, il a fallu attendre que l'effet Johnny peu porteur passe. Après la cérémonie officielle qui avait débuté à 11h dimanche, une seconde manifestation a eu lieu sur la place de la République un peu avant 17h40 avec l'illumination du chêne du souvenir, de la devise de Paris Fluctuat nec mergitur et de la statue de la République. Sur Twitter, plusieurs journalistes sur place remarquent que davantage de personnes sont présentes par rapport à la matinée assez calme venant déposer fleurs et bougies sur la place. La nuit tombée, certaines se sont activées à rallumer les bougies installées autour des points de commémoration. La statue de Marianne de la place de la République s'est également illuminée en bleu-blanc-rouge, des couleurs dont elle se parera désormais tous les soirs. Des symboles pour une journée de commémorations, qui clôture une semaine d'hommage aux victimes des attentats de janvier et novembre.

L'OBS dans son article du dimanche 10 janvier nous montre qu'à la veille d'une série de rendez-vous lundi à Matignon entre le Premier ministre et les principales organisations syndicales et patronales, les présidents du Medef, de l'Afep (association française des entreprises privées), de Croissance Plus, d'EDC (entrepreneurs et dirigeants chrétiens) et d'Ethic, détaillent des mesures qui peuvent "débloquer l'embauche". Dans cette lettre commune, publiée par le "Journal du dimanche", les signataires demandent "un contrat de travail agile" avec "plafonnement des indemnités prud'homales" et "prévoyant des motifs de rupture liés à la situation de l'entreprise ou la réalisation d'un projet". Ils demandent également une exonération totale de cotisations sociales patronales durant deux ans pour toute nouvelle embauche dans les petites entreprises. Ainsi qu'une exonération sociale totale pour tout recours à un alternant (apprenti ou contrat de professionnalisation). Les entrepreneurs souhaitent également que soit facilitée "l'embauche de chômeurs de longue durée ou de personnes éloignées de l'emploi" mais que la loi qu'ils appellent de leur vœux facilite aussi "des nouvelles formes d'activité indépendante". Dans cette lettre, ils assurent que "le coût de ces mesures sera largement compensé par les économies sur les comptes sociaux grâce à la réduction du chômage résultant de leur mise en œuvre". Le patronat souhaite une "expérimentation" de ces mesures pour "démontrer les effets concrets des mesures susceptibles de créer de l'emploi".

Et heureusement comme le montre LePoint.fr ce lundi 11 janvier 2015, les responsables syndicaux ont fustigé la lettre de plusieurs organisations patronales au président de la République. La CFDT précise même que le contrat de travail "agile", comme le réclament les patrons, est un contrat de travail "précaire", ce qui est tout à fait vrai. Pas besoin de cela, puisque la précarité, ça existe déjà, avec les CDD (contrats à durée déterminée), l'intérim, et les ruptures conventionnelles, sans que cela choque personne. Cela ne donne pas de travail, mais encore plus de chômage.

Ensuite dans un article du lundi 11 janvier 2015 L'OBS nous montre que des intellectuels, comme l'économiste Thomas Piketty ou le sociologue Michel Wieviorka, et des dirigeants écologistes, tels que Dany Cohn-Bendit, lancent dans "Libération" un appel pour une primaire "des gauches et de l'écologie" en vue de 2017. Pour que l'élection de 2017 "contribue vraiment à la sortie de la crise politique et ouvre enfin de nouvelles perspectives économiques, sociales, environnementales et démocratiques, il faut qu'aient été débattus et mis en lumière des choix et des alternatives claires sur les enjeux majeurs", écrivent les signataires de cet appel. Selon eux, "c'est sur ce socle politique partagé et cette légitimité ancrée dans une mobilisation élargie que se fera la campagne du candidat ou de la candidate lauréate et que, potentiellement, il ou elle construira une majorité parlementaire". "En 2016, nous ne pouvons pas faire ce cadeau à la droite de la laisser seule conduire un débat devant l'ensemble des Françaises et Français sur l'avenir de notre pays", préviennent les signataires, qui proposent que cette primaire à gauche se tienne au même moment que celle de la droite, en novembre. Figurent également parmi les signataires l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot, le démographe Hervé Le Bras, l'écrivaine Marie Desplechin, et encore le cinéaste Romain Goupil.

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, a jugé "pas impossible" puisque "Tout ce qui permet d'unir la gauche et les écologistes est positif", mais "peu probable" l'hypothèse d'une primaire "des gauches et de l'écologie" en vue de 2017, défendue par des intellectuels et des dirigeants écologistes dans une tribune publiée par "Libération" puisqu'il juge que pour travailler à l'union "ce n'est pas la bonne manière". Pour lui il est plus probable que le président de la République soit candidat, et qu'il soient "rassemblés derrière lui". Pourtant, la primaire pourrait aider la gauche qui laisse le champs libre à la droite en 2016. Il ne serait pas bon que la gauche se suicide, car une primaire à gauche pourrait éliminer Cécile Duflot et Jean-Luc Mélanchon qui seraient une balle dans le pied pour le PS. Pour ceux qui veulent signer cette pétition, je vous donne le lien en dessous.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 17/01/2016 10:05

Je n'oublie pas Taï, mais pour moi, la SFIO a plutôt rapidement tourné casaque. Et ceux qui ont le plus morflé, le plus tenu aussi sont bien les communistes. Pense aux FTP-MOI, tous communistes et qui ont payé un lourd tribu. Quant à la majorité des résistants y compris dans les groupes à direction non communiste, la plupart le sont.
Et pour le CNR, j'ai un autre son de cloche de deux anciens résistants toujours de ce monde, Léon Landini et Charles Palant. Autre tonalité aussi de celui qui a justement revalorisé l'histoire du CNR et que je connais personnellement: Gilles Perret.
Mais bon, tu me diras que dans cette histoire, chacun tire la couverture à soi.
Concernant les différents groupes de résistance, l'immense majorité était constituée de communistes. S'il n'y en avait pas eu, tu n'aurais pas eu de résistance à l'occupation ni au nazisme. Et c'est la même chose dans les autres pays. Les premiers résistants allemands qui ont aussi connu la déportation sont des communistes. Les résistants au franquisme et au nazisme sont en grande partie communistes aussi. Ceux de l'Affiche Rouge idem.

Le jour où les gens réaliseront tout ça sans se voiler la face, je pense qu'on pourra honorer véritablement la mémoire de celles et ceux qui ont donné souvent leur vie pour notre vie à nous. Mais qui étaient loin de penser à quel point leurs descendants feraient à ce point l'impasse sur eux.
Bon, c'est peut-être parce que j'ai eu mon grand-père paternel à la CGT, mon grand-oncle et mes cousins juifs bundistes, mais tu vois, se sont des choses que je ne peux pas oublier.
Bien que non encartée, je mesure ce que je dois aux anciens...

paroissiens-progressistes 18/01/2016 13:22

MW,

Je tenais juste à signaler que l'histoire nous montre nos acquis et à quel point ils ont été difficile à obtenir. Mais au lieu de rester fixé sur le passé dans une certaine nostalgie, il faut les défendre et en obtenir de nouveaux. J'aurais du préciser.

Merci !

M.W 17/01/2016 21:16

Paroissien-Progressiste

Je ne pense pas qu'il faille voir l'histoire comme un apport d'acquis, cette idée risque de nous donner une vision orientée de l'histoire or l'Histoire n'est pas orientée elle est ce que les gens en font. Et que ce que nous appelons des acquis ne sont rien d'autres que ce qui est conforme à la morale de notre société.

Cordialement

paroissiens-progressistes 17/01/2016 14:51

Françoise,

Encore une fois, je me dois de te contredire pour la lutte contre le franquisme, car les socialistes et les radicaux de gauche en faisaient aussi partie. Et que beaucoup changèrent de camp devant la violence des communistes et des anarchistes qui firent de beaux massacres comme les franquistes. Cela peut expliquer pourquoi les espagnols sont dégoûté à la fois de l'extrême droite et de l'extrême gauche.

D'ailleurs dans la résistance, même dans le maquis les communistes n'étaient pas seul, on trouvait aussi des socialistes et des radicaux. D'ailleurs entre 1943 et 1944, le maquis était partagé entre les communistes et les socialistes. La dominante à gauche n'était pas que communiste. D'ailleurs les communistes ne l'ont jamais caché et cette honnêteté les honore.

Pour moi, communiste ou pas, il est temps de voir que l'histoire nous a apporté des bonnes choses, mais que ces acquis sont fragiles et qu'il faudra lutter pour les garder.

Merci !

Françoise 16/01/2016 14:34

Coucou Taï

Détrompe-toi! Hollande a bien choisi son camp ultra libéral. Depuis un bon moment déjà. Ce qui explique qu'il poursuit à peu de choses près la même politique que Sarko.

Les communistes ont été surtout tellement opprimés, combattus dès la fin de la seconde guerre mondiale, alors qu'on leur doit au moins en France la résistance française aux nazis et à Pétain pour 90%, qu'on leur doit la Sécurité Sociale, les comités d'entreprises, les congés payés et tant d'autres choses...
Les gens ont oublié qu'ils doivent en grande partie leur amélioration de vie grâce aux communistes français. Et c'est fort dommage!
Je ne crois pas que le discours soit daté. Mais qu'il est au contraire toujours d'actualité depuis Marx. Nous sommes dans une guerre de classes. La classe dirigeante (haut patronat, hauts fonctionnaires, banques, grands propriétaires, multinationales, grands groupes industriels) contre le reste de la population.
Les Pinçon Charlot l'expliquent très bien. Lordon l'explique très bien, Friot également, Lepage bien évidemment.
Le problème de Syriza et Podemos, s'ils sont des partis éminemment sympathiques, le problème est qu'ils n'iront jamais au bout de leur démarche: ils l'ont avoué l'un comme l'autre via leurs différents dirigeants. Alors que nous avons besoin de ça pour installer un contrepouvoir en Europe à la dictature des puissants.
A mon humble avis, il nous faut une démarche populaire et citoyenne. Ce que Joseph Wresinski appelait une insurrection contre la misère.
J'en discutais avec la responsable d'une des associations pour laquelle je travaille jeudi. C'est urgent. Il me semble que nous arrivons aux limites du supportable.
Les citoyens sont de plus en plus conscients que l'état d'urgence prolongé est une situation abusive politique pour faire taire un maximum de contestation populaire face à des politiques iniques. (application de l'ANI, mise en place arbitraire du TAFTA et autres destruction du code du Travail et de la Sécurité Sociale).

Que ça n'a rien à voir avec les attentats.

M.W 16/01/2016 23:27

Madame Françoise

J'ai quelques remarques à faire.
_Les communistes n'étaient pas tout seul dans la Résistance française, comme le rappelle Paroissien-Progressiste la Résistance était un mouvement large très large rassemblant des gens de diverses opinions et origines politiques comme les communistes certes mais aussi les socialistes ; des gens de la gauche radical ; des gens de droites ; des monarchistes (par exemple le résistant qui assassinat Darlan était un royaliste) et même quelques personnalités de l'extrême-droite. De plus si dès 1940 des communistes sont entrée en Résistance il a fallu attendre l'année suivante pour qu'ils reçoivent e soutien des dirigeants du PCF. En effet en 1940 Maurice Thorez et ses lieutenants acceptaient le régime de Vichy et sont entrée en Résistance lorsqu'Hitler s'en est prit à Moscou et que Staline leur a ordonné de résister à Vichy.
_Comme le rappel Paroissien-Progressiste les grandes lois sociales de 1936 sont l'œuvre du Front populaire qui rassemblait le PCF la SFIO et la Gauche radical. Je dirai même plus ces mesures sont davantage l'œuvre de la SFIO et de la Gauche radical car après les élections les communistes se sont éloignés du gouvernement de Blum car ils voyaient en lui un gouvernement bourgeois. La Sécurité sociale de son côté est tout autant l'œuvre des gaullistes et des socialistes que des communistes.
_En ce qui concerne la guerre froide la mise à l'écart des communistes (persécution est peut-être exagérée) s'explique par le conflit idéologique avec l'URSS mais surtout par le fait que les gens ont été choqué de voir que les pays communistes sensés devenir les meilleurs pays du monde sont devenus des dictatures totalitaires brutales. Et que les dignitaires du parti communiste français ont souvent soutenu ces dictatures. Par exemple Maurice Thorez a refusé la destalinisation tandis que Georges Marchais, pourtant antistalinien a eu l'audace lors de la chute de l'URSS de déclaré que les goulags n'avaient peut-être pas existé ( négationnisme ?)
_Le fait que les pays communistes soient devenus des dictatures a profondément dégoutté les gens de cette idéologie, après on peut toujours dire que ce qu'ont fait Staline et Mao ne sont en rien du communisme mais alors dans ces cas là on peut aussi dire que ce que font les fanatiques ne sont en rien de la religion en gros on ferme les yeux sur la corruption qui gangrène notre idéologie ce qui donne un prétexte à nos ennemis pour critiquer notre idée. Qui sait c'est peut-être à vous, les marxistes, de prouver aux gens qu'un pays communiste peut rester une démocratie et que le communisme n'est en rien réductible à la Chine maoïste ou à l'URSS stalinienne. Moi même qui suit monarchiste je crois sincèrement que le communisme pourrait cohabiter avec la démocratie je pense même qu'il pourrait cohabiter avec une monarchie constitutionnelle. Tout n'est pas perdu.

Cordialement

paroissiens-progressistes 16/01/2016 16:44

Françoise,

Tu oublies que cette amélioration de la vie des gens le PCF l'a fait avec la SFIO (qui va donner le PS) et le centre gauche. Pour le programme du CNR à 90 % du fait des communistes, ce serait oublié le Comité d'action socialiste (CAS) (SFIO) qui en 1943 fait le premier programme politique pour l'après-guerre émanant d'un parti clandestin, qui prévoit cinq séries de mesures parmi lesquelles on peut noter le vote des femmes, l'élimination totale des trusts de la vie nationale, l'élimination progressive de la concurrence et du profit, la nationalisation du crédit et des banques, des compagnies d'assurances, des industries clées et du commerce extérieur, le maintien et l'amélioration des lois sociales acquises par les travailleurs avant 1939. Les socialistes, définitivement ralliés à de Gaulle, proposent au Conseil national de la Résistance constitué le 27 mai 1943 un "Programme commun" à la Résistance française qui abandonne l'abolition de la concurrence, mais introduit la participation à la gestion des ouvriers et des techniciens. Mais les socialistes suite au refus des communistes arrivent à un accord en 1943-1944 qui va donner le programme du CNR en reprenant ses idées de départ, celles du CAS.

Pour la résistance tu oublies la part de la SFIO aussi, des gaullistes, du centre gauche (Jean Moulin en faisait partie) et des catholiques aussi. Les mouvements de Résistance ne se réduisaient pas aux communistes : Libération-Nord est socialiste (SFIO), Résistance est apolitique, Libération de droite, OCM est de droite avec une tendance conservatrice puis marquée par l'importance grandissante de sa minorité socialiste qui devient majoritaire, Fanc-Tireur est de gauche sans étiquette, Libération Sud est socialiste (SFIO), Front National est communiste, Combat est démocrate-chrétien, ORA est giraudiste.

Hollande n'a rien choisi, car comme tout homme politique il va là où le vent le porte pour gagner les élections. il faut être honnête à ce sujet le PCF, le FdG et EELV n'attirent pas. La force de gauche la plus forte est le PS, c'est visible à chaque élection. Je préférerait que la ligne plus à gauche gagne au sein du PS et plus particulièrement celle que portait Stéphane Hessel l'emporte car elle modernisait d'un coup le programme du CNR en lui donnant divers instrument pour empêcher son élimination.

Moi, je serais pour des gestes forts comme l'idée de Martin Luther King d'une marche pour les pauvres pour que les grandes villes et les autorités voient enfin ce qu'elles refusent de voir, les pauvres crevant dans la misère.

Merci !

Françoise 14/01/2016 12:43

Je crois cher Taï que tu t'illusionnes beaucoup sur Hollande. Il a choisi depuis très très longtemps la voie du social libéralisme, comme sa compagne, comme Fabius, comme Aubry comme l'ensemble des forts en gueule actuels au pouvoir. Ces gens ont tué la gauche. Il faut le dire parce que c'est vrai.
Bien sûr que la plupart des militants socialistes sont déçus de la politique menée. Mais la plupart ne savent même pas que Hollande est l'héritier de Mitterrand au plan idéologique. Mitterrand n'a jamais été socialiste au plan politique. Et ses héritiers ne sont pas plus socialistes dans leur approche politique. Le socialisme cher à Jaurès n'est depuis déjà un certain nombre de décennies qu'incarné par les groupes communistes. Et tu sais bien à quel point cette vision socialiste est combattue par l'ensemble de la classe politique française depuis Pompidou. Combien tout ce qui au plan média, associatif, politique incarne cette vision sociale et politique est muselé, marginalisé, diabolisé ces dernières années (Arrêt sur Images, Là-Bas si J'y suis, l'Huma, le Monde Diplomatique, etc, etc) Alors ne nous voilons pas la face, ne nous faisons pas abuser...Nous l'avons été suffisamment comme cela par le passé!

M.W 14/01/2016 20:35

Madame Françoise

Ne soyons pas trop sévère avec François Mitterrand : il a mené une politique de gauche keynésienne et sociale intense lors de ses 14 premiers mois de mandas, mais ces réformes n'ont pas marchées car il voulait faire du keynésianisme alors que tous les autres pays d'Europe faisait du libéralisme et que malgré les augmentations de salaires les gens continuaient d'acheter des produits étrangers alors les petites et les moyennes entreprises françaises n'ont pas pût fructifier.

La "vrai gauche" est-elle persécutée ? Je me défis de cette affirmation car en France tout le monde se dit persécuté. L'extrême-gauche se dit persécutée, l'extrême-droite se dit persécutée, la droite se dit persécutée, la gauche se dit persécutée, tout le monde est persécutée en France. Ah les mouvements communistes... J'avoue que j'aime bien leurs idées de partage des richesses mais je n'approuve pas toutes leurs doctrines, en tant que royaliste je ne partage pas leur propos antimonarchiste, en tant que partisan du pluralisme religieux je n'aime guère les opinions antireligieux er athéiste de certains d'entre eux comme Lutte ouvrière.

Cordialement

paroissiens-progressistes 14/01/2016 18:32

Françoise,

Il n'a rien choisi, il est comme tous les hommes politiques actuels il va là où le vent est meilleur. Il choisit d'abord la négociation avec le patronat et quand cela va rater, il va se souvenir qu'il est de gauche. Il va faire comme Mitterrand et on ne verra rien venir. C'est un opportuniste qui aime le compromis, ce qui fait qu'il tranchera toujours au milieu au lieu de chercher le conflit.

Les communistes n'arrivent plus à séduire, le langage est daté. Le modèle le plus intéressant est celui de Syriza et Podemos qui ont un langage moderne, une vision de gauche qui ne fait pas peur et qui séduit le plus grand nombre. Ils ont un programme politique viable également. Le FdG et le PCF n'arrive pas à atteindre ce modernisme et cette parole de gauche plus constructive vue à travers les médias et les images actuelles comme Game of Thrones.

Pour ne pas se faire abuser, il faut que nous aussi nous soyons plus incisif, mais plus subtil et ingénieux. On ne change la donne qu'en regroupant ses idées et en les mettant en commun. La gauche se tape trop dessus surtout quand elle doit gagner des élections que ses division lui font perdre.

Merci !

Françoise 13/01/2016 11:33

Le chômage structurel de masse légitime la précarité et la mise en esclavage des personnes.
Pour le vivre au quotidien en tant que vacataire, ce système ne permet ni les vacances ni l'indemnité maladie. C'est un système d'esclavage qui ne dit pas son nom. Et qui n'assure que quelques heures par semaine de travail. Donc oblige les précaires à multiplier les lieux de travail, les emplois et les fiches de paie pour arriver à un salaire décent. Je cumule 7 emplois différents pour un SMIC mensuel sur 10 mois. Deux mois par an, je n'ai aucun revenu et à chaque vacances idem. Une honte qui s'applique à plus de 10 millions de français actifs actuellement et pouvant possiblement relever du statut de chômeur de par cette précarité.
Ce que le patronat voudrait encore plus généraliser et appliquer à tous les salariés. Pour baisser le coût du travail mais aussi pour faire encore plus de profit sur notre dos à tous. La suppression du CDI, la suppression des cotisations patronales et l'obligation-généralisation d'une cotisation de mutuelle patronale obligatoire par les salariés (encore un racket qui concerne préalablement les précaires comme moi mais qui s'applique aussi dans les grandes entreprises) pour faire s'effondrer plus rapidement encore le système de Sécurité Sociale français, est juste une honte.
Donner caution à des socialistes qui ont choisi la destruction de toutes les conquêtes du CNR (selon l'aveu malheureux de Denis Kessler au Siècle) est juste impensable pour moi.
De même que je ne cautionne pas l'actuelle politique gouvernementale ultra libérale comme je n'ai jamais cautionné la politique ultra libérale menée par la droite, la pseudo primaire est juste la caution morale donnée à cette politique de destruction de l'intérêt collectif pour la légitimation continue d'une politique injuste, violente, abusive de la classe dominante.
Le socialisme ultra libéral a détruit la gauche et le socialisme tel qu'il avait été défini au siècle dernier et tel qu'il avait été promu au niveau populaire (émancipation populaire vis à vis du principe de domination/soumission face aux tyrannies royalistes, industrielles, bancaires, dictatoriales). La CFDT a été son valet le plus zélé. Et continue de l'être. La destruction syndicale doit beaucoup à la CFDT. Mais aussi à l'institutionnalisation syndicale, qui finalement s'est révélée incapable au bout d'un moment d'intégrer ce qui faisait pourtant sa force: rejeter le principe de domination soumission du patronat pour instaurer non une dictature du prolétariat mais un rapport de force suffisant pour détruire le principe de subordination et donc de soumission du salariat. Aujourd'hui nous voyons un système de soumission totale au patronat d'une bonne partie des syndicats. Alors que nous savons quand même que les intérêts du patronat sont contraires aux intérêts du peuple.

De même le rejet socialo-libéral de l'écologie et de la gauche communiste (tous deux dans une démarche réformiste et contestataire du système de domination soumission) ne sert qu'à suicider le socialisme idéologiquement. Même si Mitterrand depuis 81 avait déjà bien entamé ce suicide, on peut dire que Hollande achève ce dernier par sa politique de continuation sarkozyste à sa sauce. Honte à lui et à celles et ceux qui le suivent. On comprend mieux pourquoi il s'était d'ailleurs commis dans une photo désormais culte dans le Oui à l'Union Européenne en 2005.
Et combien le peuple avait eu raison de ne pas se laisser berner par cette soit-disant union républicaine.
Maintenant, reste à inventer une alternative réellement socialiste, mais sans les socialistes ultra libéraux. Ce qui élimine pas mal de monde en fait. Et travailler essentiellement avec les écolos et les communistes. Et tous les intellectuels réfléchissant à une autre politique, une autre économie, un autre rapport au monde. Mais qui ne passe pas par le système de domination/soumission actuel. Qui passe par le système de l'autonomie, de l'échange et du respect. Un programme bien différent...et toujours à conquérir.

paroissiens-progressistes 13/01/2016 13:14

Françoise,

Les militants socialistes, je les connais bien ils honnissent la politique actuelle du gouvernement, car pour eux il faudrait un revirement plus à gauche, un Etat protecteur de ceux qui travaillent et qui sont sans emplois, qui doit augmenter les impôts aux plus riches et soutenir les syndicats dans leurs combats. La pensée sociale libérale y est minoritaire, mais elle est professé par ceux qui sont députés, sénateurs et ministre. Pour le président, on ne sait pas ce qu'il pense, ou plutôt il essaye de trouver un juste milieu qui ne marchera jamais car il ne profite pas aux plus pauvres. L'économie sociale et solidaire et la démocratie participative peuvent être des solutions intéressantes.

Merci !

M.W 11/01/2016 20:50

Paroissien-Progressiste

Juste comme cela, vous aimeriez qui comme candidat pour la gauche en 2017 ? Et vous qui êtes militant de gauche que pensez-vous de la droite au sens général du terme pas au sens sarkozyste ?

Cordialement

paroissiens-progressistes 12/01/2016 19:13

MW,

Borloo a toujours été apprécié car il savait s'ouvrir et discuter avec son opposition de gauche à Valenciennes, il était très social et maintenant il s'occupe de donner de l'électricité en Afrique.

Merci !

M.W 12/01/2016 12:19

Paroissien-Progressiste

Et pourquoi Jean-Louis Borloo au juste ?

Cordialement

paroissiens-progressistes 12/01/2016 11:46

MW,

Pour le candidat de gauche en 2017, on verra bien en espérant qu'il y ait une primaire à gauche. Je ne suis pas militant mais sympathisant de gauche, et je n'attend rien de la droite car elle met en avant le libéralisme économique qui nous a mis dans la panade, le seul à droite qui a de la valeur à mes yeux est Borloo.

Merci !