Le quartier madrilène de Vallecas demande une rue dédiée à "l'évêque Iniesta"

Publié le 8 Février 2016

Le quartier madrilène de Vallecas demande une rue dédiée à "l'évêque Iniesta"

Julio Perez Pinillos nous montre dans son article du lundi 8 février 2016 pour periodistadigital.com que le magazine "Vallecas", en distribution gratuite, a demandé à ce dernier un témoignage simple et personnelle d'Alberto Iniesta. Dans le quartier, il commence à faire un appel que la rue soit nommé au nom de "l'évêque" à Vallecas, pour que ses paroissiens et les citoyens peuvent encore continuer à savourer sa présence. Certes, la municipalité actuelle prend acte de cette volonté populaire. De là, les paroissiens et les citoyens de Vallecas, demande comment cela va se faire. Il représente le prêtre charismatique, "pas carriériste et ayant l'odeur de ses brebis" dans le plus pur style du pape François.

Julio Perez Pinillos nous montre un évêque conciliaire qui a compris toutes les intuitions du concile Vatican II. Il était transparent, un grand croyant et un mystique avec les pieds sur terre mettant en relation les institutions civiles et ecclésiales. Il a vécu parmi ses paroissiens, qui ont apprécié ce qu'ils ont appris de lui. De là, il rejoint le mouvement des Collectivités des église paroissiales et les associations de quartier, avec sa proximité, sa tendresse et l'empathie qu'on doit tenir face à des gens cherchant leur place. Le concile Vatican II lui a donné d'excellents dans une période tendue et permettant une homélie de protestation durant l'interdiction de "l'Assemblée de Vallecas" durant la période franquiste et son "voyage" à Rome pour parler du fonctionnement des prêtres et des groupes communautaires au séminaire et dans l'Église de Vallecas pour donner une autre façon de comprendre la politique sociale et civile ecclésiastique et plus conforme à l'Évangile de Jésus et de l'esprit de Vatican II.

Les orientations évangélique de cet évêques vont se refléter encore plus avec les prêtres ouvriers et les prêtres mariés. En Espagne, ils ont choisis de travailler avec les paroissiens dans les usines, les hôpitaux, mais aussi comme maçons, peintres de bâtiment, des balayeurs, des chauffeurs de taxi et d'autres services. Ils ont choisi de participer à la défense des droits des travailleurs dans un sens social et évangélique convaincu. Vallecas s'est réjoui d'accueillir prêtres ouvriers et a soutenu des hommes aussi divers que Carlos Jiménez de Parga, Mariano Gamo, Enrique de Castro, Guillermo Nevado y Fernando Carracedo entre autres. Il a été le premier avec les évêques Mgr Casaldáliga et Mgr Castellanos à soutenir sans équivoque et de manière décisive l'organisation de la première Conférence nationale des prêtres ouvriers Espagnols (1983) : "L'option du prêtre-ouvrier et tout ce qu'ils représentent pour l'Église doit être préférentielle pour la hiérarchie, car elle souligne le sens de tout cela. Il nous guide." "Vous êtes comme les explorateurs de la terre promise qui nous annoncent le lieu où Dieu se trouve de préférence". "La question est ou n'est pas de savoir si c'est une œuvre pastorale, mais de savoir si ça doit être une pastorale bourgeois". Mgr Iniesta toujours eu le temps de visiter les prêtres ouvriers quand ils étaient "détenus".

Il a aussi vu le début des prêtres mariés qui voulaient servir la communauté dans mouvement mondial qui résiste depuis 40 ans. Durant l'année 1976, il aida un couple où se trouvait un prêtre qui décida de se marier, afin qu'ils continuent leur travail pastoral et la guérison, dans son cas, sans demander la distribution au service des groupes et des communautés. Il dit à ce couple qu'il pensait à ce sujet, qu'ils étaient invités à essayer de corriger le chemin de l'Église, que le service dans la communauté, et non pas en face ou au-dessus d'elle pourrait leur permettre d'aller de l'avant et de prendre un nouveau rythme qu'ils auront choisis. Ainsi quand ils se rencontrons, ils pourront parler de leur façon de vivre l'Évangile. Juste avant sa mort, Mgr Iniesta lui envoie une attachante lettre pour le soutenir lui conseillant au prêtre de se séculariser avant le mariage, ne pouvant pas faire autrement, et en lui disant : "Même si au final si nous n'avons pu le faire, cela n'empêche que je vous aime comme un bon ami et un frère dans l'Église, cela ne m'oblige pas à juger qui appartient à Dieu, et doit être dans le futur dans l'histoire de l'Église".

"Les prophètes nous encouragent après la mort", nous rappelle Julio Lois du quartier de Vallecas. Espérons que des prêtres comme celui-ci reviennent guérir l'Église de ses blessures et de ses péchés pour la reconstruire enfin sur de bonnes bases au plus près des attentes du Peuple de Dieu.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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