Mexique : le pape dénonce à Ciudad Juarez la "tragédie humaine" des migrations forcées

Publié le 18 Février 2016

Mexique : le pape dénonce à Ciudad Juarez la "tragédie humaine" des migrations forcées

LaPresse.ca dans son article du mercredi 17 février 2016 et Europe1.fr dans son article du jeudi 18 février 2016 nous montre que de nombreux fidèles sont arrivés très tôt le matin, arborant des tee-shirts "J'aime le pape". Certains "latinos" sont venus des États-Unis pour cette messe.

Des dizaines de milliers de fidèles étaient rassemblés mercredi des deux côtés de la frontière séparant Ciudad Juarez d'El Paso au Texas (États-Unis) pour assister à l'ultime messe du pape François où il a plaidé pour la sécurité et l'accueil des immigrés, à l'issue de sa visite au Mexique. Une immense scène avait été installée près de la clôture qui sépare les deux pays pour cette messe transfrontalière inédite suivie par plus de 200 000 personnes côté mexicain. Jorge Bergoglio s'est d'abord recueilli symboliquement près d'une grande croix située à l'extrémité d'une rampe surplombant la frontière, décorée de fleurs jaunes, d'où il a adressé sa bénédiction à des fidèles situés de l'autre côté du grillage. "Plus de mort, ni d'exploitation ! Il est encore possible de changer", a-t-il lancé à la foule.

"On ne peut ignorer la crise humanitaire de ces dernières années qu'a provoqué la migration de milliers de personnes, que ce soit par train, par route ou même à pied, traversant des centaines de kilomètres à travers les montagnes, les déserts, les chemins inhospitaliers", a déclaré le pape François dans son homélie. S'exprimant devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles enthousiastes, dont quelques centaines collés au grillage côté américain, le pape a exhorté : "Ce sont des frères et sœurs qui jetés par la pauvreté et la violence, par le narcotrafic et le crime organisé".

Une visite scrutée depuis les États-Unis. Sa visite à Ciudad Juarez est observée attentivement depuis les États-Unis, l'immigration étant un des thèmes clivant de la bataille pour la Maison Blanche. "Je pense que le pape est quelqu'un de très politique" a déclaré la semaine dernière Donald Trump, le promoteur immobilier candidat à l'investiture républicaine. "Je ne suis pas sûr qu'il mesure le danger que représente (pour nous) cette frontière ouverte avec le Mexique", a ajouté le milliardaire, qui a promis que s'il était élu il ferait construire un mur entre les États-Unis et le Mexique. "C'est un homme de foi il ne faut pas s'étonner que son message pastoral et spirituel ait des répercussions politiques", a commenté le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

Plus tôt dans la journée, le pape a visité un centre pénitentiaire accueillant 3000 détenus, qui fut jadis l'un des plus dangereux d'Amérique latine, où il a déclaré que la prison n'était pas la seule solution à "l'insécurité" et invité les détenus à se faire "prophètes" de la paix dans la société. Cette visite du pape François dans un établissement carcéral mexicain est survenue quelques jours après la tuerie (49 morts) entre détenus de bandes rivales dans une prison à Monterrey, au nord-est du pays.

Le voyage du pape François au Mexique s'est fini sur la célébration d'une messe fortement symbolique le long de la frontière avec les États-Unis, où le pape a dénoncé "la tragédie humaine" de la migration forcée, la "crise humanitaire" des migrants qui cherchent à rejoindre le nord du continent. Il aussi a exprimé son opposition à un système carcéral trop centré sur la mise hors d’état de nuire des délinquants et pas assez sur leur réhabilitation.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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