Nouvel An chinois : le pape rend un hommage appuyé à la Chine

Publié le 2 Février 2016

Comme le montre L'Express.fr le pape François a rendu mardi 2 février 2016 dans une longue interview à l'occasion du nouvel an chinois un hommage appuyé à la Chine, soulignant le "respect" que l'Eglise catholique doit à sa "grande histoire de sagesse".

La Chine "a toujours été pour moi un point de référence de grandeur", la richesse de la Chine contemporaine reposant sur sa capacité de "regarder l'avenir à partir d'un présent soutenu par la mémoire d'un passé culturel", affirme le pape dans cette interview au journal Asia Times, publiée par le service de presse du Vatican.

"À la veille du nouvel an, je désire transmettre mes meilleurs souhaits et félicitations au président Xi Jinping et à tout le peuple chinois", explique-t-il. "Et je souhaite exprimer mon souhait qu'ils ne perdent jamais la conscience historique d'être un grand peuple, avec une grande histoire de sagesse, et qu'ils ont beaucoup à offrir au monde", ajoute le pontife argentin.

Le pape n'évoque pas directement le statut de l'Eglise catholique chinoise, mais rappelle les efforts du jésuite Matteo Ricci (1552-1610) pour évangéliser la Chine tout en respectant sa culture. "L'expérience de Ricci nous enseigne qu'il est nécessaire d'entrer en dialogue avec la Chine, parce que c'est une accumulation de sagesse et d'histoire. C'est un pays béni", insiste-t-il. "Et l'Église catholique, dont l'un des devoirs est de respecter toutes les civilisations, a le devoir, devant cette civilisation, de la respecter avec un R majuscule", souligne le pape.

Parallèlement à cette interview, des informations de presse non confirmées font état d'un accord imminent avec les autorités chinoises sur la nomination par le pape d'évêques en Chine. Des contacts réguliers et discrets se poursuivent entre la Secrétairerie d'État et le gouvernement chinois, même si certains catholiques chinois accusent avec véhémence le Vatican de vouloir sacrifier leurs intérêts sur l'autel d'une réconciliation.

Les quelques dizaines de millions de catholiques chinois sont divisés depuis des décennies entre une "association patriotique", dont le clergé est choisi par le parti communiste, et une Église clandestine, dont les évêques nommés par Rome ne sont pas reconnus par Pékin.

Le pape n'est pas plus naïf que nous sur la Chine et son respect des droits de l'homme, cet hommage lui sert juste pour arriver à un accord pour nommer des évêques. Dommage, il aurait été plus honorable d'éviter ces marchandages.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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