Pédophilie : le pape ne visait pas le cardinal Barbarin, selon le Vatican

Publié le 19 Février 2016

Comme le montre BFMTV.com et LePoint.fr ce vendredi 19 février 2015, actuellement poursuivi pour "non dénonciation de faits de pédophilie", le cardinal Barbarin est accusé d'avoir maintenu en fonction pendant les années 90 l'archevêque de Lyon malgré de nombreuses plaintes.

Le pape François ne visait pas le cardinal français Philippe Barbarin lorsqu'il a jugé jeudi que la démission d'un évêque s'imposait quand celui-ci se montrait laxiste vis-à-vis de prêtres accusés de pédophilie, a indiqué vendredi le porte-parole du Vatican. "Un évêque qui change de paroisse un prêtre alors qu'il sait qu'il est pédophile est un inconscient et la meilleure chose qu'il puisse faire est de présenter sa démission", a dit jeudi le souverain pontife dans l'avion qui le ramenait du Mexique à Rome.

"Je ne pense pas que cette réponse du pape puisse se référer à ce cas", a déclaré le père Federico Lombardi, interrogé sur Radio Vatican à propos des accusations portées à l'encontre de l'archevêque de Lyon. Le père Lombardi a également apporté son soutien au cardinal Barbarin en jugeant que, dans cette affaire, il agissait "avec beaucoup de responsabilité". De plus, a-t-il ajouté, cité par l'agence spécialisé sur le Vatican I.media, "la question a été posée par un journaliste mexicain qui avait à l'esprit le cas du père Maciel (fondateur des Légionnaires du Christ) ou ceux des États-Unis". Belle pirouette, qui ne sauve pas pour autant le Primat des Gaules.

Dans l'entourage du cardinal, on souligne au contraire que "cette phrase ne vise en aucune façon Mgr Barbarin, qui a justement suspendu le père Preynat après avoir rencontré une première victime et avoir pris l'avis de Rome, et ce, avant même qu'une première plainte ne soit déposée". Rien ne dit que le pape ait été informé de cette affaire, ajoute-t-on du côté de la Conférence des évêques de France. Sommes nous si naïf ? Non, un peu d'honnêteté de la part de la CEF serait plus louable.

Il s'agissait alors "de cas effectifs de couverture (...) irresponsable" de prêtres pédophiles, qui ont été transférés au risque de récidiver ailleurs, a ajouté le porte-parole du Vatican. Or, a-t-il affirmé, "le cas du cardinal Barbarin est complètement différent: il n'a absolument pas pris d'initiatives pour couvrir (ces faits), mais il s'est trouvé face à une situation qui remontait à des années auparavant". Ce n'est pas une excuse puisqu'il n'a rien fait, il était quand même au courant des comportements pervers du père Preynat dès 2007-2008. Il avait affirmé avoir reçu les premiers témoignages concernant cette affaire en 2014, puis avoir diligenté une enquête et mis fin aux missions du prêtre en mai 2015.

En outre, il n'avait pas reçu "d'accusations particulières" sur ce cas "délicat et complexe", a encore estimé le père Lombardi. Mgr Barbarin est soupçonné de ne pas avoir réagi assez tôt à une affaire de pédophilie, concernant le père Bernard Preynat. Soupçonné d'agressions sexuelles contre de jeunes scouts il y a plus de 25 ans, le père Preynat, aujourd'hui septuagénaire, a été mis en examen fin janvier, mais avant cela il avait toujours été muté dans des endroits différents sans être dénoncé.

Bertrand Virieux, secrétaire de l'association La Parole libérée (Je vous mets le lien vers le site en dessous afin que vous puissiez le voir), qui rassemble d'anciennes victimes du prêtre. Le porte-parole des victimes a exprimé son "soulagement d'avoir été écouté" par le pape, auquel l'association avait adressé il y a peu une lettre ouverte. Espérons que son combat pour les victimes du père Peyrat aboutisse pour que justice soit faite.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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