Comment voit-on les abus sexuel sur les mineurs au Vatican ?

Publié le 4 Mars 2016

Comment voit-on les abus sexuel sur les mineurs au Vatican ?

Radio Vatican et Vatican Insider nous montrent que le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’Économie au Vatican, a rencontré le jeudi 3 mars 2016, dans l'hôtel Quirinale de Rome, un groupe de victimes d’abus sexuels, provenant du diocèse de Ballarat en Australie.

Au terme de cette rencontre, le cardinal australien a lu une déclaration face à la presse où il a défini l'abus sexuel sur mineurs comme une "peste" et assurant de son engagement à travailler avec ces habitants originaires de sa ville de naissance, près de Melbourne. Le préfet veut en faire un "centre et un exemple du soutien concret pour tous ceux qui ont été blessés par le fléau des abus sexuels".

Il s’est enfin engagé à aider les groupes de survivants, à l’aide des institutions présentes dans l’Église, comme notamment la Commission pontificale pour la protection des mineurs guidée par le cardinal de Boston Sean O'Malley. Une délégation des victimes avait même rencontré le matin pour deux heures le jésuite allemand Hans Zollner, de la Commission pontificale pour la prévention de la maltraitance des enfants, où ils ont reçu des informations sur les "progrès" réalisés par la Commission.

Les victimes d'abus sexuels ont réussi à pousser Mgr Pell a faire une déclaration publique. Ils sont maintenant en train d'attendre une éventuelle visite du pape qu'étudie Mgr Pell. Mais il ne sont pas naïfs car ils ont du mal à croire que Mgr Pell n'était pas au courant, comme le montre la dépêche AFP de jeudi : "Nous avons obtenu des mots. Nous avons besoin d'une action réelle et que tout le poids de l'Église soit derrière les victimes et empêche que cela se reproduise", a déclaré Anthony Foster, père de deux filles violées par un prêtre, à la fin d'une rencontre à huis clos avec le cardinal. De l'Église "nous attendons de l'humilité et qu'elle nous demande pardon. Qu'elle fasse tout pour réparer les vies de toutes les victimes là-bas", a ajouté cet homme venu de Ballarat, la ville d'origine de Mgr Pell, près de Melbourne.

Malheureusement comme nous le montre NCRonline.org le mercredi 2 mars 2016, Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, durant l'interview avec le quotidien allemand Kölner Stadt Anzeiger lors d' une visite en Allemagne, a été interrogé sur sa réaction au dévoilement systématique de dissimulation d'abus sacerdotale sexuelle dans le film oscarisé film "Spotlight", et il a déclaré que seul un certain nombre d'individus non motivés par leur fonction sacerdotale, mais plutôt "perturbé ou immature", ont été prouvés comme coupables d'abus sexuels sur mineurs. Minorons afin que ça ne se voit pas et sauvons la hiérarchie qui les a couverts, les victimes apprécieront.

"La grande majorité des prêtres ont été amèrement lésés par les généralisations concernant les abus", a-t-il dit, rappelant que les statistiques criminelles qui ont montré que la plupart des agresseurs sexuels ont été trouvés dans le cercle familial. "Ils sont les pères et autres parents des victimes. On ne peut pas, cependant, tirer la conclusion inverse que la plupart des pères sont donc les auteurs possibles ou réels." Maintenant essayons de minorer encore la situation, en disant que c'est pire ailleurs. Ce qui est pire c'est que l'Église qui prétend être une société parfaite qui désire apporter la Bonne nouvelle a couvert des prêtres pédophiles.

Cath.ch nous montre le jeudi 3 mars 2016 que le cardinal O’Malley, archevêque de Boston, un diocèse profondément marqué par le scandale des abus sexuels commis par des membres du clergé sur des mineurs, découvert en 2002, salue le travail des médias dans cette affaire criminelle. "Dans une démocratie comme la nôtre, souligne le cardinal sur le site du diocèse américain, le journalisme est essentiel à notre mode de vie".

Commentant le film "Spotlight", vainqueur cette année de l’Oscar du meilleur film et de celui du meilleur scénario original, le cardinal O’Malley, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, relève le rôle des médias dans la mise en lumière des cas d’abus sexuel. Il souligne qu’ils ont "ouvert une porte que l’Église a traversée pour répondre aux besoins des survivants".

L’archevêque de Boston rappelle aussi ce qui doit être une priorité de la vie de l’Église dans tous ses aspects: protéger les enfants et assister les victimes et leurs familles. Le cardinal souligne aussi l’engagement de l’Église pour promouvoir des politiques et des procédures de vigilance, "afin de prévenir la répétition de telles tragédies".

En particulier, le cardinal O’Malley mentionne "les programmes éducatifs sur la protection des mineurs, l’obligation de vérifier les précédents, des signalements et de la collaboration avec les autorités civiles pour ceux qui sont accusés d’abus, le soin et le soutien pour les victimes et leurs familles". Il demande de continuer à demander pardon pour tous ceux qui ont été blessés par cette tragédie et à prier "pour que, chaque jour, le Seigneur nous guide sur le chemin de la guérison et du renouveau".

Vision altruiste et égoïste, telles sont les situations qui se dégagent au Vatican sur les abus sexuels des prêtres sur mineurs. Les victimes en ont assez d'attendre et veulent des actes, plus des mots. C'est compréhensible, car elles ne veulent pas que de tels actes continuent.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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