Indemnités prud'homales, "garantie jeunes"... Valls expose les modifications de la Loi Travail

Publié le 14 Mars 2016

Indemnités prud'homales, "garantie jeunes"... Valls expose les modifications de la Loi Travail

Libération.fr et francetvinfo.fr nous montre que ce lundi 14 mars 2016 Manuel Valls a rencontré les partenaires sociaux pour leur présenter la nouvelle version de la loi Travail, en les invitant à donner "un nouveau départ" au projet modifié. Le barème des indemnités prud'homales sera seulement "indicatif". Concernant les licenciements économiques, les nouveaux critères sont maintenus, mais avec un contrôle accru du juge qui pourra vérifier que les multinationales n'organisent pas artificiellement leurs difficultés économiques sur le territoire français pour licencier.

En matière de forfait-jour et d'astreintes, le dirigeant de PME ne pourra pas prendre de décision unilatérale. En l'absence d'accord collectif, le droit actuel ne pourra être changé. Au niveau du compte formation, le plafond est relevé de 150 à 400 heures pour les salariés sans diplôme, ce qui leur permettra "d'accéder à un niveau supplémentaire de qualification tous les 10 ans", selon le discours de Manuel Valls. Le CPF, entré en vigueur en janvier 2015, n'est aujourd'hui accessible qu'aux salariés et demandeurs d'emploi du secteur privé. De même, la "garantie jeunes" va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation. Le compte épargne-temps n'est pas inclus dans le compte personnel d'activité et le projet de loi ne changera pas les dispositions actuelles en matière de durée du travail des jeunes en contrat d'apprentissage, ces derniers continueront donc de travailler un maximum de 35 heures par semaine.

Lors de sa conférence de presse, Manuel Valls a dit qu'il se "réjouissait des réactions qui ont accompagné ces annonces". Il n'avait sans doute pas en tête la réaction de la CGT, de FO ou encore de l'Unef, trois organisations qui appellent à une poursuite de la mobilisation contre le projet de loi. Comme on pouvait s'y attendre les syndicats soit disant réformistes (CFDT, CFE-CGC et la Fage) se sont vendus pour un simple toilettage qui ne protège en rien les travailleurs.

Pourtant une solution plus simple que la modification du contrat de travail et la flexibilité permet de faire baisser le chômage comme le montre un article de L'Humanité.fr du mercredi 17 décembre 2014 qui signale qu'un rapport parlementaire, présenté à la presse, démontrait que la réduction du temps de travail en 2000 a permis la création massive d’emplois, sans obérer la compétitivité. À bon entendeur, salut !

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 15/03/2016 10:48

On appelle la CFDT les jaunes et c'est pas pour rien!
La mobilisation de toute façon se poursuit. Et le 31 mars risque d'être le grand ramdam...