Nicolas Sarkozy au Vatican : les coulisses d'une "visite privée"

Publié le 21 Mars 2016

Le Point.fr nous montre que pour sa première rencontre avec le pape François, l'ancien chef de l'État a eu droit à un tête-à-tête d'une demi-heure. Mais motus sur leurs échanges.

«Visite privée.» L'entourage de Nicolas Sarkozy a bien insisté sur la nature de la rencontre du chef des Républicains, ce lundi 21 mars 2016, avec le pape François. Et, à la sortie, l'ancien président a aussi pris soin auprès des proches qui l'accompagnaient de ne pas reformuler des paroles que le pape avait pu prononcer, «pour ne pas trahir sa pensée». On était loin de l'ambiance de ses deux voyages précédents au Vatican, très médiatisés et sur fond de polémiques – la présence de plusieurs people dont l'humoriste Jean-Marie Bigard, en 2007, les dissensions avec les catholiques français suite aux expulsions de Roms en 2010. Mais Nicolas Sarkozy était à l'époque président de la République française, et son interlocuteur s'appelait Benoît XVI.

S'il avait pu, dans l'exercice de ses fonctions, rencontrer trois fois (deux fois à Rome, donc, et une fois à Paris) le précédent pontife, Nicolas Sarkozy n'avait jamais eu l'occasion de s'entretenir avec le pape François. Selon l'AFP, il avait voulu le faire en 2014, en vain – «Faux !», répond l'entourage du leader de la droite. Quoi qu'il en soit, pour cette visite, même si elle n'était pas inscrite à l'agenda public du pape, le leader des Républicains a eu le droit aux égards d'un chef d'État. Une visite très protocolaire, en fait, qui a eu lieu au Palais apostolique et non à la Résidence Sainte-Marthe – où habite le pape et où il reçoit les interlocuteurs choisis. Arrivée en voiture dans la cour d'honneur devant les gentilshommes pontificaux en tenue d'apparat (habit et décorations), réception dans les appartements pontificaux, tête-à-tête dans la Bibliothèque vaticane… Carla Bruni, qui accompagnait son époux aux côtés de l'un des fils de celui-ci, Pierre, avait parfaitement respecté les usages, s'en tenant à une tenue vestimentaire stricte – robe noire et mantille.

Discrétion de mise. Une petite délégation de sept personnes – outre les trois Sarkozy, l'ancien ambassadeur de France au Vatican Bruno Joubert et son épouse, ainsi que l'historien et conseiller Camille Pascal. Et un tête-à-tête avec le souverain pontife, en français et en italien, qui a duré une demi-heure. «33 minutes exactement», précise Camille Pascal, qui a chronométré la rencontre. Au menu : les questions sur la laïcité positive, des sujets internationaux… L'affaire Barbarin ? Cela n'a pas filtré. «Le président a été discret sur les échanges, témoigne Camille Pascal. Il nous a dit qu'il avait évoqué le fait que la prière, la création culturelle et la famille – il a beaucoup insisté sur la famille – étaient consubstantielles de l'être humain et représentaient un marchepied vers la transcendance. Mais on n'en sait pas plus de ce qu'ils se sont dit. En tout cas, Nicolas Sarkozy avait l'air très content à la sortie. Il a fait part d'un échange très joyeux, en précisant qu'il avait ri à plusieurs reprises avec le pape.» C'est déjà ça.

Ne nous inquiétons pas cette visite ne restera pas longtemps privée, car si Nicolas Sarkozy est venu rendre visite au pape c’est pour faire un signe à l’électorat catholique qui vote majoritairement à droite et réussir un coup dans la future primaire à droite comme le montre son insistance sur la prière, la création culturelle et la famille.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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