Pédophilie présumée : L'écrivain lyonnais Alexis Jenni «accablé» par la «culture» du silence de l'Église

Publié le 29 Mars 2016

Comme de nombreux Lyonnais, catholiques ou non, il a suivi l’affaire, ses rebondissements et le tourment dans laquelle se sont retrouvés plongés l’église lyonnaise et le cardinal Barbarin depuis la médiatisation de cas de pédophilie présumés dans le diocèse comme le montre 20minutes.fr dimanche 28 mars 2016. Dans une interview accordée au Monde (lien payant) ce lundi, l’auteur lyonnais Alexis Jenni, lauréat du Goncourt 2011, s’est dit «frappé et accablé» par «la culture du silence de la hiérarchie catholique à propos des questions liées à la sexualité». «L’institution religieuse parle de miséricorde mais ne prend pas en compte la souffrance des êtres victimes d’agression sexuelle», ajoute l’écrivain, auteur de L’Art français de la guerre, et de Son visage et le tien, une réflexion personnelle sur la foi.

Interrogé sur le cas de l’archevêque Barbarin, accusé par plusieurs victimes d’avoir protégé des prêtres soupçonnés d’agressions sexuelles sur des mineurs, Alexis Jenni n’a pas souhaité s’exprimer sur la question de la démission du cardinal. «Il s’agit avant tout de changer la culture de l’institution (…) L’Église est une machine idéologique folle lorsqu’elle est confrontée à la vie sexuelle en général et à la pédophilie en particulier».

«D’un côté, elle exclut les divorcés remariés pour avoir rompu un sacrement, et de l’autre, les homosexuels sous le prétexte d’une mention dans le Lévitique (…) Mais elle ne semble pas prendre en compte sérieusement la souffrance de ceux qui sont abusés, et ne semble pas davantage prendre les mesures nécessaires pour que les responsables de ces abus ne puissent plus les commettre», ajoute l’écrivain, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre au lycée catholique Saint-Marc à Lyon.

L'enseignant, qui se décrit comme «un chrétien qui a boudé l'église» et «un catholique plus proche des ordres religieux que des paroisses» se prononce donc en faveur d'une réforme urgente des institutions, qui comme «l'école ou l'église, peuvent exercer de la coercition sur les enfants».

L’auteur lyonnais Alexis Jenni nous livre ici son point de vue sur l’Église qui exclut les divorcés remariés et les homosexuels, tout en refusant de prendre en compte la souffrance des victimes des prêtres pédophiles, et que nous rejoignons tous dans son souhait que l’Église se réforme.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0
Commenter cet article