Actualité religieuse : aux accords de Paris, les leaders religieux ensemble pour le climat et 15 évêques se rendront au Salon de l’agriculture

Publié le 21 Avril 2016

“Nous nous tenons ensemble, comme leaders religieux et spirituels, pour demander instamment à tous les chefs d’État de signer et ratifier rapidement cet accord”. Tel est le message envoyé le 21 avril 2016 par des dizaines de hauts dignitaires religieux du monde entier, la veille de la Cérémonie de signature de l’Accord de Paris sur le climat, à New York comme nous le montre cath.ch.

“Prendre soin de la Terre relève de notre responsabilité partagée”, affirme la déclaration signée par les représentants des principales religions de la planète, dont le Dalaï lama, l’archevêque anglican Desmond Tutu ou encore le cardinal Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie pontificale des sciences. Les leaders religieux remarquent que l’humanité se situe à un carrefour crucial. “Nous, en tant que communautés de foi, reconnaissons que nous devons amorcer une transition hors des énergies fossiles polluantes et vers les sources d’énergies renouvelables propres”.

Les dignitaires saluent “le consensus inédit dont a résulté l’adoption de l’Accord de Paris, accueilli favorablement par des communautés de foi dans le monde entier”. Ils se déclarent ainsi unis dans leur soutien pour une mise en œuvre totale et ambitieuse de l’Accord de Paris et de toutes les autres décisions adoptées à la COP21, en décembre dernier. “Ces engagements doivent être définis par une ambition à la hausse, décrite dans des feuilles de route nationales dédiées à la transformation de nos sociétés et économies d’ici à 2050, et clairement intégrés dans les plans de développement nationaux”, affirment-ils.

Pour les leaders religieux, le changement climatique “offre à notre famille globale l’opportunité de nous engager sur un chemin de renouvellement spirituel défini par une conscience écologique plus profonde et une action écologique plus grande. Tout acte destiné à protéger et prendre soin de tous les êtres nous connecte les uns aux autres, approfondissant la dimension spirituelle de nos vies”.

Espérons que les dirigeants internationaux écoutent ces 20 leaders religieux qui souhaitent une mise en œuvre ambitieuse des Accords de Paris et de la COP21 au moment où la transition énergétique est plus que souhaitable en cette période de réchauffement climatique.

Tandis que catch.ch nous montre aussi qu’une délégation de 15 évêques se rend pour la première fois le 29 février 2016 au Salon de l’agriculture, qui se tient jusqu’au 6 mars au Parc des expositions de Paris, rapporte le quotidien français La Croix. Une manière pour l’Église de manifester son soutien aux agriculteurs et au monde rural. Dans l’après-midi, chaque prélat passera un moment dans les stands consacrés à sa région.

Cette visite “historique” témoigne de cette sollicitude de l’Église pour une profession profondément déstabilisée, assure La Croix. Une profession dont elle a toujours reconnu la noblesse mais confrontée aujourd’hui à de multiples mutations : urbanisation des campagnes, mobilité, apparition des agricultures raisonnée et biologique, etc. À distance des syndicats professionnels comme des politiques, et alors que ses relais traditionnels de l’action catholique en monde rural sont en perte de vitesse, l’Église cherche aujourd’hui de nouveaux moyens de soutenir les agriculteurs. Dans ce contexte, dix évêques de l’ouest de la France ont publiquement affirmé, le 10 février 2016, leur soutien aux agriculteurs, qui traversent une crise profonde dans la région.

Depuis plusieurs mois, Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux et Sarlat, consacre ainsi beaucoup de temps et d’énergie à sa mission de référent pour le monde rural à la Conférence des évêques de France (CEF). Lui-même fils d’agriculteur, il guide la délégation d’évêques dans les allées du Salon de l’agriculture. Inspiré aussi bien par la “sobriété heureuse” de Pierre Rabhi que par la notion de “Maison commune” chère au pape François, il tient à se mettre à l’écoute de cette profession en crise, qui s’exprime peu mais lance régulièrement des appels de détresse : un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, selon l’Institut de veille sanitaire. La priorité de l’évêque est justement de les aider à sortir de l’isolement. Pour cela, il souhaite voir se développer des équipes de jeunes issus du monde rural, qui leur permettent d’échanger sur leur travail et, le cas échéant sur leur foi.

Ici, les évêques sont pleinement à leur place en soutenant l’agriculture française notamment dans cette période de crise où les agriculteurs font face à de violentes mutations.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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