Du changement dans l’Église ? : Pédophilie dans l'Église : l'évêque de Pontoise précise ses propos et le pape François veut donner libre cours aux évêques de donner la communion aux divorcés remariés

Publié le 7 Avril 2016

RTL.fr nous montre ce jeudi 7 avril 2016 que Mgr Stanislas Lalanne explique ce qu'il a vraiment "voulu dire". Après avoir déclenché une polémique pour avoir affirmé sur un réseau de radios chrétiennes francophones qu'il "ne saurait dire" si la pédophilie est un pêché, l'évêque de Pontoise revoit sa copie au micro de RTL.

"Je redis clairement les choses : la pédophilie est un mal très grave. S'attaquer à des enfants fragiles, c'est extrêmement grave, c'est atroce et c'est une faute. Objectivement, c'est un pêché", affirme-t-il désormais. "Ce que j'ai voulu dire, c'est que les personnes pédophiles, prêtres ou éducateurs sont souvent dans le déni parce qu'ils ont un clivage de personnalité. Ils n'ont pas toujours pleinement conscience de la responsabilité de leurs actes et des conséquences", argumente-t-il.

L'évêque assure donc que son intention n'était pas faire de faire une "banalisation" des "actes" ou de la "souffrance" liée à la pédophilie. Il s'interroge cependant sur "le niveau de responsabilité de ceux qui ont fait ces actes" et considère qu'on "ne peut pas toujours l'évaluer" et que "c'est différent pour chacun".

Les premiers propos de Stanislas Lalanne avaient choqué les victimes d'un prêtre pédophile à Lyon, affaire dans laquelle le cardinal Philippe Barbarin fait l'objet d'une enquête pour non dénonciation. Les membres de l'association Parole Libérée, qui ont contribué à la médiatisation de ces affaires, avaient alors dénoncé une "communication de l'Église de France empreinte de maladresses et d'amateurisme". Ils estimaient également que la déclaration de l'évêque de Pontoise résonnait "de manière violente et dégradante pour les victimes d'actes de pédophilie".

L’excuse est encore pire que le propos précédent, on ne peut pas croire qu’un prêtre pédophile ne sait pas que ce qu’il fait est mal. Ils le savent très bien que c’ est mal, mais ils ne s’inquiètent pas surtout quand on voit l’exemple de Lyon, puisqu’on ne les livre pas tout le temps à la justice.

periodistadigital.com nous montre aussi ce jeudi que l’exhortation post-synodale sera un coup de pouce à l'intégration de toutes les personnes en "situation irrégulière". L’accès à la communion des divorcés remariés pourra-t-il enfin être une réalité pour les catholiques, selon la quelques fuites à propos de l’exhortation post-synodale exhortation "La Joie de l’Amour" (Amores Laetitia), qui sera présenté demain à midi.

Ainsi, selon le journal Clarín, le pape a placé dans les mains des évêques du monde entier la responsabilité de choisir soit un "chemin pénitentiel" pour d'un côté ratifier le mariage catholique qui est indissoluble par la volonté divine, et de l'autre il offrira la possibilité pour un divorcé remarié lors d'une cérémonie civile de pouvoir récupérer la communion qui leur a été prise, parce qu'ils vivent dans une situation grave irrégularité avec son nouveau partenaire.

Pour Juan Vicente Boo, correspondant du Vatican au quotidien ABC, "La joie de l' amour", qui sera présenté le vendredi à midi au Vatican, est un long texte qui comprend les deux synodes de la famille et, par conséquent, garde la ligne de réévaluer la décision en pleine conscience, dans des dialogues privés entre divorcés et remariés, le pasteur ou compagnon spirituel, et l'évêque respectif.

Le fait que le pape François a demandé au du cardinal de Vienne, Christoph Schönborn, l’un des théologiens les plus actifs dans le groupe de travail de la langue allemande au dernier synode, de faire la présentation de l’exhortation, c’est lui qui a suggéré que le document recueille des sécurités pour étudier chaque cas en privé et dans le «for interne», à savoir, celui de la conscience personnelle. Mgr Schönborn lui-même est l'enfant de parents divorcés.

"Amoris Laetitia", comme elle est appelé, va ajouter une nouvelle impulsion à l'intégration de toutes les personnes en situation irrégulière du point de vue du droit canon, qui, dans de nombreux endroits sont plus de la moitié des catholiques. Dans cette image, les divorcés remariés sont une très petite minorité par rapport aux couples qui vivent simplement ensemble sans se marier ou qui, en Afrique, passent par les différentes phases matrimoniales entre le couple négociés entre les familles et les mariés.

Voyons demain ce qu’il en est demain, et espérons qu’on ouvre enfin en grand les portes de l’Église pour que tout le monde se sentent à sa place.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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