Le gouvernement est-il aveugle ?

Publié le 27 Avril 2016

Libération.fr nous montre qu’alors que les négociations concernant le régime d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle continuent, ceux-ci tentent de faire entendre leur voix dans ces pourparlers. Après le théâtre de l’Odéon dimanche, la Comédie-Française a été investie mardi soir. La mobilisation prend de l’ampleur dans la capitale, mais essaime aussi dans de nombreuses villes de province, à Lille, Caen, Strasbourg, Montpellier ou Bordeaux notamment.

Pourtant le gouvernement fait mine de ne rien voir, comme le montre francetvinfo.fr avec Audrey Azoulay qui appelle les intermittents du spectacle et leurs employeurs au dialogue. La ministre de la Culture a demandé, dans la cour de l'Elysée, mercredi 27 avril, que les négociations sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle reprennent mercredi après-midi. Tandis qu’Europe1.fr nous montre que le même jour la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a estimé que les négociations sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle qui reprennent ce mercredi devaient "se dérouler dans un climat serein", alors que plusieurs représentations théâtrales ont été annulées.

Pour ne rien arranger, la ministre du Travail se satisfait des 60 000 chômeurs en moins, cependant ce la tient au fait que les emplois précaires sont en hausse. Comme le montre Libération.fr, Pour la ministre du Travail Myriam El Khomri, «(cette baisse) n’est pas suffisamment forte ; c’est pour ça qu’il faut apporter des mesures structurelles». Et d’ajouter : «Mon travail est de me battre au quotidien pour faire qu’elle soit durable.» Avec la loi travail que nous prépare la ministre du travail, ce ne sera qu’une baisse artificielle du chômage à coup de travail précaire et un risque de chômage massif.

Vu ce que nous montre LesEchos.fr, sur ce que prépare le patronat pour les chômeurs l’avenir n’est pas rose. Le Medef, la CGPME et l’UPA ont envoyé aux syndicats un document détaillant leurs propositions de réforme de l’Unédic. Le patronat veut limiter les avantages des seniors, renforcer les contrôles, revoir le calcul des allocations et faire varier la durée des droits selon le niveau du chômage. En gros, rendre la situation des chômeurs précaire pour leur proposer des emplois au rabais. Il y a de sérieux doute sur l’acceptation des syndicats à ce niveau là. Le patronat ne sait plus que faire du chantage pour se débarrasser du social.

La lutte contre la loi travail verra le jeudi 28 avril des manifestations contre la loi travail avant celle du 1er mai pour mettre la pression sur les députés qui vont examiner le texte le 3 mai. Tous les transports pourraient être touchés. Paris et Toulouse sont toujours en période de vacances, mais les syndicats espèrent malgré tout que la mobilisation soit forte.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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