Nous sommes tous des saints Thomas !

Publié le 3 Avril 2016

Nous sommes tous des saints Thomas !

En ce dimanche de la divine miséricorde, nous avons tous vu que l’évangile du jour portait sur l’apparition de Jésus à Thomas dans Jean 20,24-29. N’ayant pas vu Jésus il doute du bon sens des disciples et fait un pari avec eux, qu’il ne croira que s’il voit dans ses mains la marque des clous, et s’il met mon doigt dans la marque des clous, et s’il met ma main dans son côté. Le pari est tenu et Jésus apparaît à Thomas huit jours après et l’invite à mettre ses doigts dans la marque de ses clous et à toucher son côté. Il croit finalement et Jésus félicite ceux qui croient sans avoir vu. Cette dernière phrase a peut-être été rajoutée pour fortifier la communauté qui était visée dans l’évangile à ne pas douter que Jésus était ressuscité.

Pourtant, le doute est-il si nuisible à la croyance, non ? Non, car une religion sans doute pousse au fanatisme. Ce n’est pas le doute que l’évangile vise mais le manque de foi. Thomas nous représente tous dans nos périodes de doute, dans nos certitudes que l’on croit immuables, pourtant Jésus lui montre que comme le disait Yoda dans l’Empire contre-attaque à «désapprendre tout ce qu’il a appris» afin d’apprendre des choses nouvelles et la résurrection de Jésus fait partie de ces leçons de la vie que nous devons un jour connaître.

Cette apparition montre que nous les croyants nous sommes fixés à nos certitudes alors que le monde dans lequel nous vivons n’est pas basé sur des choses toutes faites, mais bien sur des évolutions concrètes et des changements notables, Thomas nous montre donc que ces certitudes se sont brisées sur une évolution majeure, la résurrection de Jésus qui a amené chez lui un changement notable, celui d’être très présent dans sa communauté avec un élan missionnaire qui le poussa à annoncer l’évangile en Arabie.

Comme un ami à moi avait l’habitude de le dire : «Nous sommes tous des saints Thomas !» Le doute n’est pas un danger pour la foi, il amène à revoir notre foi de fond en comble, en relisant sérieusement et patiemment les textes qui nous inspirent, tout en nous retrouvant dans les actes d’amour et à une miséricorde sans borne car comme le disait Jésus dans Stromates 1, 19, 94,5 : «Tu as vu ton frère, tu as vu Dieu».

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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