Nuit Debout réfléchit et répond par son travail au mépris politique

Publié le 24 Avril 2016

Selon BFMTV.com dans son article du dimanche 24 avril 2015 que le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen (PS), a jugé ce dimanche que le mouvement Nuit Debout était "très marginal" et en partie manipulé par l'extrême gauche.

"C'est très marginal, on imagine mal que la place de la République soit la réponse à la présidentielle de 2017", a estimé Jean-Marie Le Guen au Grand Rendez-vous sur Europe 1/Le Monde/iTélé. "Même s'il faut prendre en compte cette soif d'idéal, on voit les manipulations grossières d'une extrême gauche qui vient ramener ici sa radicalisation, là sa violence", a-t-il dit. "Il y a un témoignage intéressant, et une authenticité pour partie, une manipulation pour le reste", a-t-il résumé.

On ne peut pas faire plus méprisant. Ils ne sont pas manipulés, ni marginaux. Ils réfléchissent sur la société de demain, ce que ne fait plus le PS au pouvoir. Hier, une commission a parlé des modes de vie alternatifs que vivent les nomades et les SDF, la Commission Démocratie a travaillé sur un processus de vote juste, la Commission Climat a mis en place le tri sélectif des déchets et la Commission Antipub a fait un atelier détournement et redécoré le métro parisien tandis que les employés de La Poste sont venus et les taxis ont rejoint la Nuit Debout sous les applaudissements de la place de la République. Aujourd’hui, les débats et des échanges vont tourner autour de la question Où est la violence ?, et la Commission Éducation Populaire fait aussi un atelier sur le travail et la démocratie.

Le succès est au rendez-vous et comme le montre Gazette Debout près de 160 villes en France et 94 à l’étranger ont rejoint le mouvement. Hier, Environ 200 personnes se sont rassemblées vendredi à Montréal dans le cadre du mouvement «Nuit Debout» comme le montre Libération.fr. Présenté comme «un rassemblement d’appui au mouvement social et démocratique» en France, la première manifestation de ce type dans la métropole québécoise avait comme objectif de tester la motivation avant d’organiser le 29 avril un rassemblement plus large. Vendredi à Montréal les débats ont porté principalement sur les questions environnementales avec la polémique sur la construction d’un oléoduc au Québec, ou encore sur la défense du féminisme ou des Amérindiens. L’un d’eux au micro a dénoncé les inégalités frappant les autochtones.

L’AG de Nuit Debout a proposé depuis le 9 avril de mettre en avant les cahiers de doléances et d'exigences 2016 ayant pour but de recevoir et référencer toutes idées, propositions, indignations, dans le but de revenir à un mode de démocratie simple et nécessaire afin de constituer un socle commun d'idées dont la mise en œuvre pourra être débattue.

Pendant ce temps, Stéphane Le Foll lance lundi son mouvement «Hé oh la gauche!» pour mobiliser l'électorat de gauche en vue de 2017, car il estime que ce qu’à fait le gouvernement «mérite d'être valorisé», et considère que "l'alternative à gauche n'existe pas". Il veut s'adresser aux électeurs qui ne sont pas allés voter à plusieurs reprises soit disant pour «redonner de la clarté, pour interpeller les électeurs à qui on a dit qu'on avait trahi». Les frondeurs ne sont pas invités ce qui est un mauvais signal.

Les électeurs déçus de François Hollande de 2012 ne veulent pas qu’on leur rappelle le bilan du Président de la république puisqu’ils sont pour la plupart à Nuit Debout pour exprimer leur déception. Écouter Nuit Debout serait sans doute une meilleure solution que de rappeler un bilan bien maigre.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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