"Haine anti-flics" : des policiers rassemblés à Paris et partout en France

Publié le 19 Mai 2016

FranceInfo.fr et Libération.fr dans leurs articles nous montre qu’après deux mois d'affrontements parfois violents en marge de la mobilisation contre la loi Travail, le premier syndicat très droitier de police Alliance a convié les policiers, hors service et en civil, à des rassemblements statiques dans une soixantaine de villes le mercredi 18 mai 2016.

Le plus important rassemblement de policiers a eu lieu sur la très symbolique place de la République à Paris. Un millier de participants, 7000 selon les organisateurs. Eric Ciotti du parti Les Républicains, Marion Maréchal-Le Pen ou encore Gilbert Collard du FN étaient présents pour soutenir les policiers. Le plus inquiétant est de voir Marion Maréchal-Le Pen, députée du Front National, venue accompagnée de son collègue Gilbert Collard avoir le droit à vingt minutes de selfies avec des manifestants tout sourire, tandis qu’Eric Coquerel, porte-parole du Parti de gauche, est un temps privé d’accès à la place de la République.

Jean-Claude Delage, du syndicat de police Alliance, s'exprime depuis la tribune installée pour le rassemblement place de la République, à Paris. Il appelle à généraliser «les assignations à résidence» et autres «mesures préventives». Son discours se termine au son de la Marseillaise. On a eu même le droit à un document nourri d’images chocs (notamment de Libération et du site Taranis News) et gonflé par une musique testostéronée, qui se focalise sur les violences commises à l’encontre des forces de l’ordre. Rien, en revanche, sur les nombreux cas d’usage disproportionné de la force par les policiers et gendarmes.

Comme le montre BFMTV.com et LeMonde.fr la CGT-Police n’est pas du même avis et dénonce plutôt un manque de consignes pour interpeller les casseurs avant qu'ils n'aient le temps d'agir. Alexandre Langlois, le responsable de la fédération Police à la CGT estime même que les organisateurs de manifestations ont gagné en expérience au cours des dernières années afin que ces dernières se déroulent le calme.

Alexandre Langlois est aussi venu pour parler avec les représentants de Nuit Debout prêts à dialoguer. Il déplore que la préfecture ait posé des barrières autour de la place pour garder les contre-manifestants à distance. L’échange aura effectivement lieu, à proximité d’un cordon de gendarmes mobiles. «La police est au service du peuple, pas des institutions», rappelle-t-il. «Actuellement, elle est instrumentalisée par tout le monde», regrette-t-il. Convaincu que les personnes qui sont «contre la police» sont une minorité, le syndicaliste regrette l’escalade : «Si les ordres donnés aux forces de l’ordre étaient clairs, s’ils étaient donnés au bon moment, il n’y aurait pas tous ces débordements.»

250 policiers se sont également rassemblés à Toulouse, entre 200 et 300 devant le commissariat de Dijon. 200 à Marseille et Bordeaux, 300 à Nantes. Près de 80 au Mans. À Paris on n’en a pas vu pas plus d’un millier.

À Paris, entre 200 et 300 contre-manifestants dénonçant les violences policières ont été maintenues par les forces de l'ordre à l'extérieur de la place de la République. Ils ont scandé des slogans comme "tout le monde déteste la police". Il y a eu quatre interpellations en marge de cette contre-manifestation, une voiture de police a été incendiée. Une enquête en flagrance pour tentative d'homicide volontaire est ouverte. À part L’OBS personne ne parle des manifestants qui sont venus en aide aux policiers.

Les forces de l'ordre ont notamment été mises en cause après qu'un jeune homme a perdu un œil, fin avril à Rennes, et une trentaine d'enquêtes de l'IGPN, la "police des polices", ont été ouvertes.

Il n’est pas sûr qu’une telle manifestation organisé par le syndicat Alliance qui demande à une généralisation de l’état d’urgence qui a surtout servi, une fois tout les djihadistes surveillés et arrêtés, contre des personnes qui ne sont pas des terroristes, puisque les opposants à la COP21, les journalistes et les syndicalistes n’ont rien à voir avec des djihadistes. Le dialogue comme le veut la CGT-Police avec les opposants à loi travail serait une meilleure indication comme des enquêtes exemplaires contre les bavures policières pour faire retomber la pression.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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gaetan ribault 24/05/2016 17:56

Vous devriez créer un uniforme de casseur , cela éviterait les bavures

paroissiens-progressistes 24/05/2016 18:39

gaëtan,

Ils ont déjà leur uniforme (capuches, col qu'il relèvent sur leur visages, gros manteaux, sac à dos chargés) et sont reconnaissables. On devrait plutôt aider les policiers à bien faire leur travail plutôt que de les mettre en danger, mais là il faut aussi une collaboration avec les manifestants et les SO syndical pour arriver à faire que les casseurs n'agissent plus. Eviter les bavures est un moyen plus sur.

Merci !

gaetan ribault 20/05/2016 14:15

Rien, en revanche, sur les nombreux cas d’usage disproportionné de la force par les policiers et gendarmes.
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Pas d’usage disproportionné car selon le vieil adage " Force doit rester à la Loi" Si de jeunes ou moins jeunes manifestants n'optenmpérent pas ils prennent le risque , je ne vais pas les plaidres

paroissiens-progressistes 21/05/2016 16:49

gaëtan,

Mesurez vos propos, je ne prône pas la violence gratuite. Je suis contre les casseurs, mais il y a des méthodes plus efficaces comme les arrêter avant que ça commence, ce qu'on ne permet pas à la police, s'allier aux SO des syndicats pour les repérer, voir même s'aider des manifestants. Ils ne sont pas nombreux et facilement repérables.

Merci !

gaetan ribault 21/05/2016 15:43

Bien sur que non puisque les agresseurs des forces de police sont soit sévèrement blessés voire morts ce dont je ne me plaindrai pas .

paroissiens-progressistes 20/05/2016 22:50

gaëtan,

En arriver à abuser de la force démontre aussi l'impuissance.

Merci !

gaetan ribault 20/05/2016 20:46

le juste milieu c'est l'impuissance !

paroissiens-progressistes 20/05/2016 18:37

Gaëtan,

Les forces de l’ordre doivent protéger la population et débarrasser les manifestations des casseurs, comment le faire quand on frappe sur des personnes qui ne sont pas des casseurs et qui n’ont rien à voir avec eux. L’ordre doit être juste, s’il n’est pas juste ce n’est plus de l’ordre mais de l’autoritarisme. La police n’est pas au-dessus des lois, pas plus que ceux qu'ils combattent. Il faut un juste milieu qui permet aux policiers de sécuriser les manifestations sans en arriver à un usage disproportionné de la force.

Merci !