L’Église perd un pasteur et doit faire face à ses mauvais évêques auxquels le pape François doit montrer l’exemple

Publié le 9 Mai 2016

periodistadigital.com nous montre dans son article du dimanche 8 mai 2016 que l’épiscopat et le gouvernement de l’Équateur ont pleuré aujourd'hui la mort du prêtre espagnol Gonzalo López Marañón, qui est décédé le samedi 7 mai 2016 en Angola et qui officiait depuis 40 ans dans la province amazonienne de Sucumbios.

La Conférence épiscopale équatorienne a déclaré dans un communiqué que López Marañón est décédé samedi dans le diocèse de Lwena, dans la province angolaise de Moxico. Sa santé avait été fragilisée à cause du paludisme qui ravage l'Angola et aussi la province de Moxico, ce qui aggrava son diabète.

Vicaire apostolique émérite de San Miguel de Sucumbíos, López Marañón est né à Medina de Pomar (Burgos) le 3 octobre 1933, il professa dans le Carmel Thérésien et a été ordonné prêtre le 6 Avril 1957 à Burgos, a déclaré la Conférence. Le religieux burgosien a été choisi en 1970 pour être le «préfet apostolique de la Mission carmélite San Miguel de Sucumbíos» et il «est resté pendant quarante ans dans le service missionnaire, jusqu'en 2010», et aussi comme Vicaire depuis 1984.

«Ayant accompli son service en Équateur en 2010, il a voulu continuer à vivre et à servir l'Église missionnaire et rechercha poste de missionnaire en Angola», a rapporté la Conférence. «Dans la terre africaine il a abandonné son grain de blé et espéré que le fruit de son travail donne de nouvelles vocations missionnaires», ajoute le texte de l'entité catholique.

Le président équatorien Rafael Correa a aussi déploré la mort de López Marañón, qui, selon ce qu’a écrit le président dans son compte Twitter, «il a travaillé 40 ans dans Sucumbios et fut l’évêque de la province, toujours à côté des plus pauvres». «Notre amour et notre gratitude est pour tout le travail qu'il a donné en Équateur, et qu'il considérait comme sa deuxième maison», a ajouté le chef de l’État.

Un grand pasteur part, et l’Église est toujours entre les mains de pasteurs mercenaires plus occupés à faire de la politique que d’être des apôtres de la miséricorde comme nous le montre l'Observatoire espagnol contre la LGBTphobie (StopLgbtfobia) qui considère "éthiquement répréhensible" le fait que l'évêque de Cordoue, Demetrio Fernandez, et le prêtre de Posadas, Juan Jose Romero, nient la confirmation de José Belloso, un transsexuel qui avait l'intention d'être le parrain de sa nièce.

L’observatoire explique que José Belloso, âgé de 28 ans, qui travaille comme ouvrier agricole dans la province de Cordoba Posadas, voulait être le parrain de sa nièce, pour cela il devait être confirmé. Quelques jours avant la fin de la catéchèse pour la confirmation, qui devait se tenait le 27 mai prochain, le pasteur de l'église de Santa Maria de las Flores, Juan José Romero, a informé José Belloso qu'il ne pouvait pas être confirmé "étant transsexuel".

Cet observatoire contre la Lgbtphobie indique que l'évêque de Cordoue a qu’il "n’admet pas les personnes transgenres" et que Belloso "doit avoir enduré le châtiment que Dieu lui donne et la croix que le Seigneur lui envoie, sans offenser la nature". De l'évêché de Cordoue, poursuit l'observatoire il existe une discrimination, mais il invoque le code de droit canonique pour dire que c’est un "mode de vie" "impropre" qui est incompatible avec la vie chrétienne. Et l'évangile, l'évêque de Cordoue le connait-il ?

"Depuis l'Observatoire espagnol contre la Lgbtfophie considère (ce fait) éthiquement condamnable à tout point de vue et une discrimination dégradants et humiliants au seul motif de l'identité sexuelle", a déclaré son directeur, Paco Ramirez.

L’évêque de Cordoue devrait s’inspirer du pape François qui lors de la messe quotidienne, ce lundi 9 mai à la Maison Sainte-Marthe s’est prononcé contre une foi «réduite à une morale froide et à une éthique» comme le montre Radio Vatican. Il ne faut pas se limiter à appliquer les Commandements et «rien de plus», dit-il. La vie chrétienne, a répété le pape, «n’est pas une éthique, c’est une rencontre avec Jésus-Christ».

Enfin Radio Vatican nous montre que le pape François a reçu ce lundi 9 mai 2016 au matin les membres du Cercle de Saint-Pierre, une œuvre de charité surnommée par les Romains «la soupe du Pape». Cette association est notamment responsable du Denier de Saint-Pierre, la quête effectuée chaque année dans les diocèses du monde entier, en faveur des activités du Saint-Siège, de ses œuvres missionnaires, de ses initiatives humanitaires et de ses actions de promotion sociale. La somme récoltée contribue à l’action du successeur de Pierre, notamment en faveur de diocèses pauvres, d’instituts religieux démunis et de fidèles confrontés à de graves difficultés.

Le pape a chaleureusement remercié ce lundi matin les membres du Cercle de Saint-Pierre, saluant leur action quotidienne auprès des couches les plus fragiles du diocèse de Rome. «Vous êtes, leur a-t-il dit, l’expression d’une Église en sortie, qui marche pour chercher, visiter, rencontrer, écouter, partager et s’arrêter auprès des personnes les plus pauvres».

Mais le pape François a également tenu à les mettre en garde contre la tentation de viser son propre prestige. Il ne faut pas se limiter à aller à la rencontre des plus nécessiteux ; il faut y aller «en leur apportant Jésus et en répétant ses gestes de pardon et d’amour». Pour cela il est nécessaire cultiver la foi qui naît de l’écoute de la parole de Dieu et d’une profonde communion avec Jésus. L’objectif est d’être le signe de la tendresse de Dieu à l’égard de chaque personne surtout les plus fragiles et les laissés-pour-compte.

Le pape François aura encore beaucoup de travail pour mettre dans le droit chemin les brebis galeuses, il faudra sans doute qu’il compte sur le peuple de Dieu s’il veut réussir.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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