La dignité au travail, un thème cher au Pape François

Publié le 2 Mai 2016

Radio Vatican ce lundi 2 avril 2016 nous montre qu’une centaine de membres d’ONG, militants et experts réunis au Vatican se penchent, le temps d’un séminaire, sur "le développement durable et l’avenir du travail dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde". Ce rassemblement international, convoqué par le Conseil pontifical Justice et Paix, en lien avec l’Organisation Internationale du Travail, se tient jusqu’au 5 mai. Objectif : approfondir la compréhension de la Doctrine sociale de l’Église sur la dignité du travail. Un thème cher au pape François.

«Le problème du travail est grave, à cause des taux élevés de chômage des jeunes, mais aussi de la question de la dignité du travail» : c’est avec ce tweet, posté au lendemain de l’emblématique 1er mai, que le pape souligne une fois encore, sa préoccupation sur le sujet. Dimanche déjà, au cours du Regina Coeli, le pape avait évoqué la tenue de ce séminaire, espérant qu’il parvienne à sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et la société civile, en faveur de la promotion d’un modèle de développement juste, qui tienne compte de la dignité humaine dans le respect des réglementations sur le travail et l’environnement.

Dans son discours d’ouverture du séminaire, le cardinal Peter Turkson, président du Conseil Pontifical Justice et Paix, est revenu sur la notion fondamentale de développement durable, lequel doit reposer sur trois piliers : le développement économique, l’inclusion sociale, et la protection de l’environnement.

Pour le Cardinal Turkson, «il est urgent de rompre avec la logique d’un développement basé uniquement sur la recherche du profit, au détriment des pauvres. Il faut redonner du sens au travail, le repenser comme participation à l’œuvre créatrice de Dieu, au service de la Maison commune.» Autre objet d’inquiétude : la tentation par certaines entreprises de remplacer les travailleurs par des technologies avancées, c’est-à-dire des machines, pour des motifs de coût de main d’œuvre. Attention, prévient le cardinal, «cette substitution pose un grave problème d’éthique» car il place clairement la rentabilité économique avant la dignité humaine. «Il convient là encore que la technologie soit au service de l’homme et du Bien commun, et le Bien commun implique un travail décent pour tous.»

Le 3 mai prochain, à Bruxelles, se tiendra un séminaire sur le thème : "125 ans de doctrine sociale de l’Église : une référence pour le bien-être social et écologique". L’évènement, organisé par la Commission des Conférences épiscopales de la Communauté européenne, COMECE, et le mouvement chrétien des travailleurs, se tient dans le cadre du 125e anniversaire de la première encyclique sociale "Rerum Novarum", du pape Léon XIII.

Deux députés européens présents seront amenés à donner leur opinion sur «les écrits sociaux de l'Église comme guide utile pour les politiciens européens dans la lutte contre la crise économique persistante». Le théologien autrichien Ingeborg Gabriel, vice-président de Justice et Paix Europe, offrira une lecture de ces 125 années de la Doctrine sociale de l'Église, au regard de l’actualité européenne et des besoins d'un nouveau «bien-être social et écologique». La soirée sera précédée d'un séminaire avec Flaminia Giovanelli, sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, qui expliquera la relation entre la pauvreté et l'écologie et comparera "Rerum Novarum" avec l’encyclique "Laudato si".

Comme le précise Radio Vatican ce séminaire international sur le «développement durable et l’avenir du travail dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde» qui a lieu du 2 au 5 mai au Vatican auront une ne centaine de participants, militants et experts, qui analyseront au sein de différents groupes de travail, les mutations intervenues dans le monde de l’emploi, l’accès des jeunes au travail, l’éthique et les valeurs du travail et de la paix à la lumière de la justice sociale et du développement. Les tables rondes seront consacrées aux questions critiques et aux solutions innovantes. Selon le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et paix, le but est surtout de contribuer à l’éradication de la pauvreté.

Le pape François souhaite que cet événement parvienne à sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et la société civile, en faveur de la promotion d’un modèle de développement qui tienne compte de la dignité humaine dans le respect des réglementations sur le travail et l’environnement.

Les préoccupations du pape François rejoignent celles de Nuit Debout et de ceux qui luttent contre la loi travail, car ils désirent la même chose un travail digne qui leur permettent de vivre. Nuit debout et le mouvement contre la loi travail payent le fait que l’on laisse les casseurs faire leur œuvre alors que l’on pourrait dès le début de la manifestation pouvoir fouiller les personnes pour voir si certaines sont venues pour manifester. Maintenant Nuit Debout ne peut plus se réunir après 22 h et c’est quand pour ne plus faire de manifestations contre la loi travail ? Est-ce un État de droit qui empêche la démocratie de se mettre en œuvre ? Le peuple a le droit de se réunir pour parler de son avenir.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 04/05/2016 10:40

Il fait quoi contre le travail des enfants en Italie du Sud et de plus en plus dans toute l'Italie, notre pape? Parce que c'est bien gentil de parler de travail digne mais vivre dans un pays où le travail des enfants dès l'âge de 5-6 ans devient de plus en plus une réalité, certes taboue mais une réalité quand même, ça devrait le conduire à dénoncer ce système et à mettre en place une politique de protection des enfants, non?