Le pape François veut que la communication de l’Église a un style clairement évangélique et un nouveau scandale d'agression sexuelle dans l'Eglise catholique

Publié le 8 Mai 2016

Radio Vatican nous montre que lors de la prière du Regina Coeli, en ce dimanche 8 mai 2016, place Saint-Pierre, le pape François a aussi évoqué l’organisation ce dimanche de la 50e Journée mondiale des Communications sociales, issue du Concile Vatican II. En citant son message pour cette édition 2016, le pape a souhaité que les communications «puissent jeter des ponts entre les personnes, les familles, les groupes sociaux, les peuples. Et ceci dans l’environnement physique comme dans le numérique». Il a appelé à ce que les acteurs de la communication de l’Église aient toujours «un style clairement évangélique, un style qui unisse la vérité et la miséricorde».

Mais comment faire passer cette communication qui doit être clairement évangélique, tout en unissant la vérité et la miséricorde, car comme le montre Xabier Pikaza sur periodistadigital.com ce dimanche est orchestré un assaut par les cardinaux et les nouveaux ultramontains de la qui ont commencé à dire que le pape ne connaît pas la théologie, qu’il enfreint la loi naturelle et qu’il détruit l'église, donc qu’il faut s'attendre à ce qu’elle meurt. En réalité ces accusations montrent qu’ils cherchent une loi de «cour» fermée, contrôlée, craignant que les chrétiens soient libres et explorent la vérité de la vie selon l'Évangile. Ils ont peur que le pape offre un programme de restauration pour l’Église déchue, comme François d'Assise, quand il a commencé à reconstruire les murs de San Damiano, pour reconstruire et recréer plus tard l'Église tout entière, celle de l'Évangile sans gloses, dans la liberté, la fraternité et la pauvreté (qui se base sur le partage des richesses).

Pour Xabier Pikaza trois solutions s’imposent pour en finir avec cela : le chrétien est un spécialiste de la liberté, il doit se tourner vers les hommes et les problèmes actuels, ensuite il peut juger, discerner de distinguer ce qui est bon et ce qui est mauvais pour lui-même et enfin il est un homme d'action qui s’engage à partir du domaine particulier de la vie et de la souffrance humaine, à voir, à marcher, à aimer une autre, avec la liberté offerte par l'Évangile.

Le pape François aura beaucoup de travail à faire pour réformer l’Église et la nettoyer de ses brebis galeuses puisque comme l’a montré Europe1.fr le samedi 7 mai un prêtre haut placé dans la hiérarchie catholique française et au Vatican est visé par plusieurs accusations de viol et d'agressions sexuelles. Dix ans après de premiers signalements et une plainte au parquet de Paris pour des accusations de viol remontant aux années 90, de nouveaux témoins accusent Monseigneur Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste, d’abus sexuels.

Cette nouvelle affaire est d'autant plus marquante qu'elle concerne un personnage très haut placé. Tony Anatrella a ses entrées au plus au niveau dans le diocèse de Paris, ainsi qu'au Vatican où il a été nommé conseiller pour la famille par Jean-Paul II. Malgré ces nouvelles accusations, la hiérarchie catholique n'a toujours pas lancé une enquête interne. Une inaction que dénonce le secrétaire de l'association La Parole Libérée, Bertrand Virieux : "C'est encore une situation dans laquelle les victimes sont laissés-pour-compte. Elles sont presque obligées de passer par la presse, faute d'écoute" déplore-t-il. En effet, l’église Catholique aurait été mise au courant des suspicions contre Tony Anatrella dès 2001. Des accusations renouvelées en 2006-2007, dont la justice s'était à l'époque emparée. Les faits avaient alors été classés sans suite : la première affaire n'avait pas abouti faute de preuves, dans les deux autres, les faits étaient déjà prescris.

En parallèle d'éventuelles poursuites judiciaires, Bertrand Vireux réclame une prise de conscience de l'Église catholique dans ses plus hautes instances : "on a écrit au Pape, on a même demandé une audience privée, pour qu'un acte fort soit pris" raconte-t-il. "On pense que c'est à ce niveau là que les choses peuvent bouger. Il ne faut pas oublier que Mgr Anatrella a quand même des responsabilités au Vatican." Face au manque de réponse de l'Église, le secrétaire de La Parole Libérée compte donc sur l'écho médiatique donné aux accusations pour alerter les instances catholiques. "On est démuni, il faut que l'opinion publique française prenne à bras le corps cette affaire." conclut-il.

Face à ces témoignages, l’Église n’engage pour l’instant aucune enquête interne contre Tony Anatrella. Pourtant comme le montre mediapart.fr on sait qu’Anatrella est un grand ami des Légionnaires du Christ, et plusieurs thérapeutes, appartenant même au milieu catholique, estiment avoir affaire à «un pervers narcissique», de plus il n’est pas un pas médecin psychiatre, mais titulaire d’un DEA (équivalent d’un master aujourd’hui) de psychologie.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Françoise 09/05/2016 22:48

L'affaire Anatrella n'est pas nouvelle. Elle avait déjà fait la Une des journaux, mais l'institution avait réussi à s'en tirer du fait de la prescription des faits criminels. C'est tout.
Pour faire bon poids, faudrait aussi ressortir l'affaire di Falco.
J'ai passé à Clément sur Golias, la lettre ouverte d'un prêtre également abusé sexuellement par d'autres prêtres quand il était séminariste. La lettre est formidable et touchante:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/rhone/la-lettre-d-un-pretre-du-rhone-victime-d-abus-sexuels-992255.html