Loi Travail : entre Valls et la CGT, les relations se réchauffent

Publié le 31 Mai 2016

L’EXPRESS.fr dans son article du mardi 31 mars 2016 montre qu’alors qu'une nouvelle semaine de contestation s'ouvre contre la loi Travail, le gouvernement distille ses appels au calme et tente de donner des gages aux syndicats et aux opposants.

L'heure est à l'apaisement, après des semaines d'affrontements sur la loi Travail. Depuis le début de la semaine, le gouvernement égraine les appels au calme après les déclarations fracassantes du patron des patrons, Pierre Gattaz, qui a estimé lundi que certains militants CGT se comportaient comme des "voyous", des "terroristes". Une comparaison qui n'est pas du tout passée et qui a poussé la Confédération générale du travail, opposée à la loi Travail, à déposer une plainte pour diffamation, mardi.

Le même jour, le Premier ministre lui-même est monté au créneau pour dénoncer ces propos, qu'il a jugé "pas acceptables". Un soutien timide mais franc, qui illustre le réchauffement des relations entre la CGT et le gouvernement. Manuel Valls a par ailleurs joint samedi, par téléphone, Philippe Martinez. Une première depuis le mois d'avril qui a été bien perçue. "Quand on se parle [avec le gouvernement], c'est quand même mieux" s'est réjoui Philippe Martinez. "On a pris ça comme une volonté de dialoguer, c'est ce qu'on demande depuis trois mois", a-t-il poursuivi.

Mais pour l'instant, ce rapprochement n'a pas abouti à grand-chose : Philippe Martinez continue d'appeler au retrait de la loi. Ce mardi matin, il a énuméré les quatre articles refusés par la CGT - l'inversion de la hiérarchie des normes, le périmètre des licenciements collectifs, la question du référendum en entreprise, et la médecine du travail - tandis que le chef du gouvernement rappelait, de son côté, sa fermeté à faire adopter la loi portée par la ministre du Travail Myriam El Khomri. "Reculer serait une faute politique", a-t-il assuré devant des députés socialistes.

Restons méfiant, car François Hollande espère que le passage au Sénat majoritairement de droite va le sauver. Ainsi il va établir une comparaison entre son texte et ce que préconise l’opposition pour atténuer les oppositions de gauche. Et pour bien acheter la paix sociale Manuel Valls répondra aux revendications catégorielles comme le montre Europe1.fr, ainsi les intermittents n'auront pas à subir les économies redoutées, les cheminots sont en passe de conserver leur régime spécifique, les routiers ont obtenu une dérogation à la loi Travail, les enseignants viennent de se voir promettre des augmentations salariales, tout comme les fonctionnaires, etc. En gros vendons le paradis, avant d’offrir l’enfer.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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