Reçu par le pape, le cardinal Barbarin veut rester à son poste

Publié le 21 Mai 2016

"Pas un seul enfant" n'a eu "à souffrir des décisions qu'il a prises en tant qu'évêque" de Lyon, assure le prélat dont le diocèse est agité par des scandales de pédophilie comme le montre francetvinfo.fr.

"On ne quitte pas le navire en pleine tempête !", lâche le cardinal Philippe Barbarin dans un entretien au Figaro, vendredi 20 mai 2016. Le prélat y confirme son intention de rester à son poste, conforté dans son attitude par le pape François. En le recevant au Vatican, quelques heures plus tôt, le souverain pontife lui aurait redit "sa confiance" et lui aurait conseillé "d'attendre paisiblement" que la justice fasse son travail dans les affaires de pédophilie qui secouent son diocèse de Lyon.

"Si la justice mettait en lumière un grave manquement dans la conduite de ma mission, [une démission] serait effectivement une perspective à envisager. Pour l'heure, ce ne serait pas responsable, ce serait même contraire à mon devoir", explique le cardinal. Selon lui, "pas un seul enfant" n'a eu "à souffrir des décisions qu'[il] a prises en tant qu'évêque". Et il dit attendre "avec sérénité" sa convocation par les enquêteurs dans le cadre des procédures pour non-dénonciation engagées à son encontre.

Philippe Barbarin a reconnu une nouvelle fois ses erreurs dans la gestion des dossiers antérieurs à son arrivée. Il a estimé que la responsabilité envers les victimes "doit désormais s'appliquer à tous les cas, aussi anciens soient-ils". Et il a reconnu que "l'Église ne pouvait considérer la question" sous l'angle de la prescription, comme le fait la justice.

Le cardinal a par ailleurs tendu la main à l'association de victimes La parole libérée qui a eu des mots très durs à son égard et réclame sa démission. Et le prélat d'assurer : "Je m'engage à prendre une obligation de moyens pour que soit regardé attentivement le cas de tous les prêtres concernés de près ou de loin, même pour des faits très anciens, même juridiquement prescrits, et à rendre publiques mes décisions cet été."

C’est maintenant trop tard, l’association de victimes La parole libérée n’a plus confiance en lui, puisqu’il était bien au courant de la dangerosité du père Preynat et a été pris en flagrant délit de mensonge vu qu’il a dit qu’il était n’était au courant qu’en 2014 de ce cas, avant de se démentir en disant que c’était en 2007-2008. Ce n’est pas une erreur de laisser un prêtre pédophile jusqu’en 2015 au contact des enfants, c’est de la complicité.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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