Selon le cardinal Parolin une femme pourrait être secrétaire d’État du Saint-Siège et le cardinal Lehmann demande le diaconat pour les femmes dans l'Église

Publié le 6 Mai 2016

la-Croix.com nous montre l’article de Marie Malzac avec Crux du jeudi 5 mai 2015 dans lequel le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a affirmé mardi 3 mai qu’une femme «pourrait» occuper ce poste, car ce rôle «n’est pas lié aux sacrements ou au sacerdoce».

«Une femme pourrait devenir secrétaire d’État, dans la mesure où le rôle du secrétaire d’État n’est évidemment pas lié aux sacrements ou à la prêtrise». C’est ce qu’a assuré le cardinal Pietro Parolin, actuel secrétaire d’État du Saint-Siège, à l’occasion de la présentation au Vatican de la nouvelle formule de L’Osservatore Romano au féminin, mardi 3 mai. «En tous les cas, je le répète, regardons la voie qui a été tracée et le Seigneur nous dira jusqu’où nous pouvons aller», a-t-il encore déclaré.

Cette charge, qui date du XVIe siècle, était à l’origine purement diplomatique. Le rôle du secrétaire d’État a aujourd’hui gagné en importance, puisqu’il est désormais chargé également de la gouvernance globale dans l’Église, ce qui fait de lui le «numéro 2» du Vatican, une sorte de premier ministre.

Lors de cette présentation, le cardinal Parolin a invité à «écouter les femmes, à voir les nombreuses choses qu’elles ont à dire et les nombreuses initiatives qu’elles prennent, en mettant en œuvre la synergie hommes femmes si souvent invoquée dans les documents officiels mais pas toujours mise en pratique». Écartant la possibilité du sacerdoce pour les femmes, le secrétaire d’État et homme de confiance du pape François a cependant indiqué qu’il y avait de nombreux autres rôles à occuper dans l’Église, y compris le sien.

«Je ne crois pas que les femmes veuillent des «quotas», mais elles veulent avancer par leurs mérites et leurs capacités, sans avoir pour autant des places réservées au niveau institutionnel», a-t-il souligné, indiquant que l’on devait en faire «plus» pour les femmes. «Plutôt que de se plaindre de la réalité, nous devrions faire des propositions», a encore soutenu le cardinal italien.

Tandis que periodistdigital.com dans son article du jeudi 5 mai nous montre que le cardinal Karl Lehmann, l'un des dignitaires les plus influents de l'Église catholique en Allemagne, a insisté dans une interview avec dpa sur la nécessité d'ouvrir le diaconat aux femmes.

"Malheureusement, on passe trop de temps à Rome pour prendre une décision sur le diaconat permanent féminin" a déploré le cardinal Lehmann, qui demande au pape François de se retirer de l'archevêché de Mayence quand il aura bientôt 80 ans le 16 mai. Il a été nommé évêque de Mayence en 1980 et cardinal en 2001.

"Pour être honnête, je ne vois pas un moyen pour les femmes d’être prêtres dans notre Église", dit le cardinal Lehmann, qui a présidé la Conférence épiscopale allemande de 1987 à 2008. Les diacres prennent le travail communautaire dans la paroisse et gèrent aussi le soin des âmes, mais ils ne correspondent pas aux prêtres. Dans l'Église catholique à ce jour, seuls les hommes ont accès au diaconat permanent.

Le cardinal a également appelé les évêques allemands de la Conférence épiscopale à porter la possibilité de permettre l'ordination des mariés ("viri probati") pour remédier à la pénurie de prêtres dans le pays. "Ce ne peut pas être la solution que d’apporter des prêtres d'Inde, de Pologne et d’autres pays ", a-t- il dit. Le cardinal Lehmann est convaincu que cette question "doit être analysée avec une plus grande intensité."

En outre, le cardinal de 79 ans est prudent quant à la possibilité de réformer le Vatican avant les propositions de changement du pape François. "Les réformes ne se feront pas si vite", dit-il. "Il est têtu (...) sur différentes positions." "Je prie pour que nous ayons beaucoup de temps le pape François. J'espère qu’il trouvera le temps de prendre les bonnes décisions au sujet des personnes et des fonctions à Rome et dans le monde", a-t- il dit.

"Peut-être trouverons-nous de l'aide avec le concept défendu à plusieurs reprises qui veut que l'église a un caractère synodal, une forme de plus grande indépendance des Églises particulières, sans compromettre ainsi l'unité, si importante dans une Église mondiale. Parce qu’elle peut nous toucher nous aussi. Le pape ne peut pas tout faire tout seul."

On avance mais lentement, le souhait est de donner un meilleur rôle aux femmes dans l’Église se fait à travers des propositions intéressantes, mais comme le cardinal Karl Lehmann nous le montre il est grand temps de passer des propositions aux actes.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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