Sommet humanitaire : la confiance du cardinal Parolin

Publié le 25 Mai 2016

Radio Vatican nous montre que e Sommet mondial humanitaire s'achèvera mardi 24 mai 2016 au soir à Istanbul, en Turquie. Institutions internationales, ONG, membres de la société civile présents sur les cinq continents, ont poursuivi pendant toute la journée de mardi leurs interventions lors de diverses tables-rondes. Ce mardi matin, l'accent a été mis notamment sur l'évaluation des risques face aux crises climatiques, ou encore sur le renforcement du rôle des femmes et des filles dans les sociétés où leurs droits sont bafoués.

Ce sommet permet d'écouter la voix des plus vulnérables touchés par les catastrophes humanitaires, victimes de guerre, de persécutions, des changements climatiques, contraints à la fuite, à l'exil. Aujourd'hui, la crainte de ceux qui les défendent et parlent en leur nom, est de ne pas être entendu, que les politiques ne donnent pas suite aux promesses faites lors de ce premier sommet humanitaire mondial.

À la tête de la délégation vaticane à Istanbul, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège, nous a accordé un entretien, il espère que sortiront des mesures concrètes de ce sommet, pour que "les pleurs de ceux qui souffrent" soient entendus… Le cardinal Parolin s'est exprimé ce mardi 24 mai lors d'une table-ronde de dirigeants autour du thème 'maintenir les normes qui sauvent l'humanité'. Lors de son intervention, le Secrétaire d'État du Saint-Siège a expliqué que l'aide humanitaire ne devrait jamais être marchandée, ou être instrumentalisée à des fins politiques ou encore subir des pressions économiques ou idéologiques.

Le numéro deux du Saint-Siège a aussi jugé que personne ne pouvait être silencieux devant des crimes qui sont commis au nom d'une religion. Il s'est également exprimé sur la délicate question de l'avortement après des viols comme arme de guerre, en précisant que le droit humanitaire international ne garantit en aucun cas le recours à l'IVG, et qu'il fallait donc se garder d'en avoir une interprétation trop large. Le Saint-Siège, a t-il rappelé, soutient les organisations catholiques et les institutions religieuses dans leur aide psychologique, matérielle et spirituelle aux victimes de viol, mais aussi les enfants qui en sont nés. «Chacun de nous a la responsabilité de défendre les normes qui sauvent et protègent l'humanité de la souffrance et des barbaries», a conclu le cardinal.

L’aide humanitaire ne doit pas être marchandée, ou être instrumentalisée ? Mais en s’opposant à l’IVG et la contraception n’est-ce pas la marchander et l’instrumentaliser aussi ? N’est-ce pas aussi vouloir le pire, car cela laisse comme seul recours aux femmes l’IVG clandestin qui souvent peut être fatal.

Mais il ne fait que reprendre ce que le pape François a envoyé dans un message écrit aux participants du sommet mondial humanitaire qui s’est ouvert le lundi 23 mai à Istanbul. Un message dans lequel le Saint-Père dénonce des efforts humanitaires parfois dictés par des considérations idéologiques ou financières.

«J’espère que vos efforts contribueront à soulager les souffrances de millions de personnes, pour que les fruits de ce sommet puissent montrer une solidarité sincère et un profond respect pour les droits et la dignité de ceux qui souffrent», écrit le Pape. «Nous ne pouvons nier le fait que de nombreux intérêts aujourd’hui imposent le Dieu-argent, explique t-il, alors que dans le même temps les efforts humanitaires sont souvent conditionnés par des contraintes commerciales ou idéologiques.»

Pour cette raison, poursuit le pape, «ce dont avons besoin aujourd’hui est de renouveler notre engagement à protéger chaque personne dans sa vie quotidienne et de protéger sa dignité. Ce sommet exige que nous ne baissions pas les bras et que nous prenions la responsabilité de nos actions envers les victimes elles-mêmes», écrit-il.

Dans ce message, le pape souligne aussi que «personne n’aime un concept ou une idée» mais que l’on aime «des personnes». Le pape achève ce message fort en lançant un défi à ce sommet : «écoutons les pleurs de victimes et de ceux qui souffrent. Changeons nos comportements et nos attitudes de supériorité culturelle.»

L’Église est-t-elle bien placée pour parler de supériorité culturelle pour l’aide humanitaire puisqu’en s’opposant à la contraception et à l’IVG elle met en avant sa supériorité culturelle qu’elle a imposée dans les pays du Sud durant la colonisation. Au lieu de faire des reproches qui lui seront retourné et si elle aidait les pauvres là où ils en ont besoin et pas dans leur chambre.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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