Traduction du Missel romain : bisbilles autour de la version francophone

Publié le 31 Mai 2016

Bernard Litzler dans son article pour cath.ch du dimanche 29 mai 2015 nous montre qu’objet de dissensions entre le Vatican et les évêques francophones, la traduction officielle du Missel romain en français est bloqué, révèle La Croix du 27 mai 2016. Un conflit qui dure et qui concerne également d’autres langues.

“Ne nous laisse pas entrer en tentation” : le changement de la finale du Notre Père avait été annoncé. Son entrée en application, prévue au printemps 2017, à la place de “Ne nous soumets pas à la tentation” risque d’être différée. En effet, les évêques francophones (France, Canada, Suisse, Belgique) chargés de la liturgie s’opposent toujours à la volonté inflexible de la Congrégation pour le culte divin. Selon le quotidien La Croix du 27 mai, les autorités romaines veulent imposer une traduction intégrale du texte latin, sans ajout ni omission. Or les évêques de langue française demandent des adaptations guère prisées en haut lieu.

Le conflit n’est pas nouveau. Depuis 2001 et l’instruction Liturgiam autenticam, une version francophone du Missel est en chantier. Premier refus de Rome en 2007. Une nouvelle commission a remis l’ouvrage sur le métier et a rendu sa copie récemment. Mais Rome la refuse : pas question d’adaptations, mais une traduction du texte latin. Or, argumentent les Canadiens, pourquoi nous imposer par exemple le mot “calice” – un juron au Canada – plutôt que le mot “coupe” ?

Selon La Croix, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours et président de la commission liturgique de l’épiscopat français, tient à faire avancer le dossier. Mais le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, insiste : “Les nouvelles traductions du Missel romain doivent impérativement respecter le texte latin”, a-t-il confié à l’hebdomadaire Famille chrétienne.

Les difficultés des traductions liturgiques du Missel ne sont pas propres aux pays francophones. La version anglaise du Missel, adoptée en 2011, passe mal : la moitié des fidèles et 71% des prêtres la rejettent, car trop formelle et pompeuse, indique La Croix. En Allemagne, la commission instaurée par Benoît XVI a essuyé un refus de la part des évêques en 2013. Du côté hispanophone, le travail n’a pas commencé et les Italiens renâclent également.

Les francophones espèrent pourtant que les choses se débloquent du côté de la recognitio officielle. Mais rien n’est certain pour le moment. L’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Missel, prévue pour le carême 2017, pourrait être reportée à l’Avent 2017.

La traduction du Missel romain montre que la décentralisation serait salutaire plutôt que d’imposer d’en haut une traduction ne voulant pas coller aux langues locales alors que l’adaptation serait de mise.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Liturgie

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M.W 01/06/2016 14:13

Paroissien-Progressiste

Dîtes-moi mon ami quand quelqu'un vous dit que les rois d'entant n'en avait rien à foutre du peuple et ne songeaient qu'à tyranniser et à s'empiffrer, que lui répondez-vous ?

Cordialement

M.W 02/06/2016 20:55

Paroissien-Progressiste

Je comprends mais je ne pense pas que cela va convaincre Françoise qui a une analyse politique du passé et qui se fiche complètement du contexte...

Au fait je vous avez demandé quels sont vos rois préférés, je ne vous ait pas dit les miens, je le fais :

J'aime bien Hugues Capet (qui a était un grand personnage politique quoiqu'un roi plutôt affaibli) ; Robert II le Pieux (qui était un peu saint Louis avant l'heure) ; Louis VI (qui a renforcé le pouvoir royal et a lutté contre les Seigneurs-Brigands) Philippe II Auguste (pour les raisons que vous aviez évoqué) ; Louis IX (quand même) ; Philippe IV le Bel (qui a certes eu ses défauts, il n'en reste pas moins un grand administrateur) ; Louis X le Hutin et Philippe V le Long (ils ont eu un bon bilan politique malgré quelques tâches et des règnes courts) ; Charles V (pour les raisons que vous avez évoqué) ; Charles VI (qui était un bon dirigeant entre deux crises de folies et je le trouve attachant ;)) ; Louis XI (un grand administrateur, un des plus grands chefs d'Etat que la France ait eu) ; Louis XII (un roi proche du peuple et populaire) ; Charles IX (qui à déclenché la Saint-Barthélémy car il était manipulé par les Guises mais qui avait bon fond et qui était attachant) ; Henri III (un roi soucieux de paix et un grand administrateur quoi qu'on en dise) ; Henri IV (qui a restauré la paix religieuse même s'il a perdu en popularité à partir de 1604) ; Louis XIII (qui était un meilleur politique que ce que l'on pense souvent et qui savait s'entourer, une grande qualité pour un chef d'Etat) ; Louis XV et Louis XVI (qui ont tenté de faire des réformes et qui se sont souciés de leur peuple et qui avaient une haute idée de ce qu'est un roi, bien loin, de l'image des rois niés ou cons que les écoliers ont eu trop longtemps, hélas) ; Napoléon Ier (qui malgré ses défauts fut un grand chef d'Etat) ; Louis-Philippe ( qui a tenté de mettre en place une monarchie libérale tout en voulant continuer à gouverner) et Napoléon III (qui est à mes yeux le meilleurs chef d'Etat français de la période contemporaine ;)).

Les autres, je ne les aimes pas mais je ne les hait pas non plus...

Cordialement

paroissiens-progressistes 02/06/2016 18:46

M.W,

Il faut signaler que les monarchies ne sont pas tyranniques et oppressantes en soit, elle sont les créations d’un contexte, d’ailleurs on jugeait un roi tyrannique quand il ne pourvoyait plus à la subsistance du peuple, ce qui était son devoir, et il existe aussi des monarchies constitutionnelles et électives (où l’on choisit le souverain).

Merci !

M.W 02/06/2016 15:27

Paroissien-Progressiste,

Je le sais bien mon ami mais comment convaincre des gens comme Françoise de cet état des choses ?

par contre vous ne répondez à qu'une partie de ma question, désolé,

Cordialeement

paroissiens-progressistes 02/06/2016 13:51

M.W,

La question n’est pas simple, car notre vision de la royauté actuelle est simpliste et vue avec une vision politique. C’est surtout la monarchie absolue qui a commencée sous Louis XIII que l’on prend comme modèle, mais on la voit avec nos yeux XXe siècle ou XXIe siècle. En réalité, le roi a des limites même dans ce système, car il doit en effet tenir compte de la religion, des biens et des libertés de ses sujets, et aussi des coutumes locales (règles juridiques) et des coutumes du royaume. Il doit également obéir à ses propres lois, il ne peut donc passer outre comme ses sujets. Le pouvoir royal n'est pas total ni arbitraire, il demeure encadrée par des institutions et demeure soumis à des lois. On ne doit pas confondre l'absolutisme avec les dictatures qui ont existé au XXe siècle.

Merci !